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Extrait ajouté par Sabine68 2017-11-08T21:44:18+01:00

— Alors, tu vas… quoi ? Me libérer de ma vie contraignante ? Me libérer et me laisser m’envoler ?

— Non, ptichka.

Sa voix est gentiment moqueuse.

— Rien d’aussi noble.

— Alors, quoi ?

— Je vais te mettre dans ma propre cage et te faire chanter.

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Extrait ajouté par Lecteuraddict 2018-05-18T11:50:46+02:00

— Comment te sens-tu ? Demandé-je en m’approchant du canapé.

Je n’ai pas eu la chance de la prendre ce matin et je sens un début d’érection juste à l’avoir près de moi. Toutefois, mon désir passe après mon besoin de savoir qu’elle va bien.

Sara ne mourra pas de crampes menstruelles, mais je ne veux pas la voir souffrir.

— Mieux, merci, répond-elle, en déposant la tablette près d’elle.

Elle regardait des vidéos de musique… quelque chose que je l’ai vue faire lorsqu’elle veut se détendre.

— Tu peux continuer, dis-je, en faisant un geste de la tête vers la tablette. Je dois préparer le dîner, alors n’arrête pas pour moi.

Elle ne fait pas mine de reprendre la tablette, se contentant de pencher la tête et de m’observer comme je vais me laver les mains et sors les ingrédients pour le dîner simple de ce soir : les poitrines de poulet que j’ai fait mariner la nuit dernière et les légumes frais pour la salade.

— Tu sais, tu n’as jamais répondu à ma question, dit-elle après une minute. Pourquoi fais-tu vraiment ça ? Qu’est-ce que tu retires de toute cette vie domestique ? Un homme comme toi n’a pas quelque chose de mieux à faire avec sa vie ? Je ne sais pas… peut-être descendre en rappel un immeuble ou faire exploser quelque chose ?

Je soupire. Encore ça. Mon ambitieuse jeune médecin ne peut pas comprendre que j’aime tout simplement faire ça… pour elle et pour moi. Je ne peux pas remonter le temps et passer plus de temps avec Pasha et Tamila, ne peux pas mettre en garde l’homme que j’étais de renoncer au travail en faveur de ce qui importe, parce que tout pourrait disparaître en un instant. Je ne peux que me concentrer sur le présent, et mon présent est Sara.

— Ma femme m’a appris à préparer quelques plats simples, dis-je en déposant les poitrines de poulet dans la poêle avant de commencer à couper les légumes. Dans sa culture, les femmes s’occupaient de toute la cuisine, mais elle n’était pas forte sur la tradition. Elle voulait veiller à ce que je sois à même de m’occuper de notre fils si quelque chose lui arrivait, alors pour lui faire plaisir, j’ai accepté d’apprendre quelques recettes… et j’ai découvert que j’aimais préparer des repas.

Une douleur familière m’étreint la poitrine à ces souvenirs, mais je repousse le chagrin, me concentrant sur la curiosité sympathique dans les yeux noisette qui m’observent depuis le canapé.

Parfois, je suis convaincu que Sara ne me hait pas.

Pas tout le temps, du moins.

— Alors, tu as commencé à cuisiner pour ta femme ? demande-t-elle lorsque je reste silencieux un moment, et j’acquiesce tout en vidant les légumes coupés dans un grand bol à salade.

— Oui, mais je n’ai rien appris de plus que les bases jusqu’à sa mort, dis-je et, malgré moi, ma voix est rauque, à vif de toute mon agonie réprimée. Deux mois après le massacre, j’ai croisé une école culinaire à Moscou et, sur le coup, j’ai décidé d’entrer et de suivre un cours. Je ne sais pas pourquoi je l’ai fait, mais lorsque j’ai eu terminé, mon bortsch mijotait sur le poêle et je me suis senti un peu mieux. C’était quelque chose de différent sur lequel je pouvais me concentrer, quelque chose de tangible et de réel.

Quelque chose qui calmait la rage brûlante en moi, qui me permettait de planifier ma vengeance comme une recette, avec les étapes et les mesures nécessaires pour y arriver.

Je n’aborde pas ce point, car le regard de Sara s’adoucit encore plus. Je suppose que mon petit loisir me rend plus humain à ses yeux. Ça me plaît, alors je passe sous silence que je me trouvais à Moscou pour tuer mon ancien supérieur, Ivan Polonsky, pour avoir participé à la dissimulation du massacre, ou qu’une heure après le cours, je lui tranchais la gorge dans une ruelle.

Son sang ressemblait beaucoup à du bortsch ce jour-là.

— Je suppose qu’on ne réalise jamais ce qu’on a avant de l’avoir perdu, songe Sara, étreignant le coussin chauffant contre elle, et je sens une flambée de jalousie devant la note de mélancolie dans sa voix.

J’espère qu’elle ne pense pas à son mari, parce qu’en ce qui me concerne, ce n’est pas une grande perte.

Ce sookin syn méritait tout ce qu’il a eu, et même plus.

Lorsque le repas est prêt, Sara se joint à moi à la table et nous mangeons pendant que je lui raconte certaines des villes où j’ai suivi des cours de cuisine : Istanbul, Johannesburg, Berlin, Paris, Genève… Après avoir décrit les cuisines, je partage quelques récits à propos de chefs capricieux et Sara rit, un sourire sincère illuminant son visage comme elle m’écoute. Pour éviter de gâcher l’ambiance, je tais les parties sombres, comme le fait qu’Interpol m’a trouvé à Paris et que j’ai dû quitter l’immeuble de l’école de cuisine avec une arme à la main, ou que j’ai fait exploser une voiture à Berlin avant de me rendre au cours. Nous terminons donc le repas sur une note agréable, Sara m’aidant à ranger avant que je la chasse.

— Va te détendre, lui dis-je. Prends une douche et mets-toi au lit. Je serai là dans un moment.

Son expression se fait méfiante.

— D’accord, mais sache que je viens de commencer mes règles.

— Et alors ? Tu crois qu’un peu de sang me répugne ?

Je souris devant son expression.

— Je plaisante. Je sais que tu n’es pas au mieux de ta forme. Nous nous contenterons de dormir comme au bon vieux temps.

— Ah, pigé.

Un sourire, sincère et chaleureux, étire ses lèvres.

— Dans ce cas, je te retrouve en haut dans un moment.

Elle sort en hâte de la cuisine et je reste là, le souffle coupé, avec l’impression qu’on vient de me poignarder les entrailles.

Bordel, ce sourire… Ce sourire était tout.

Pour la première fois, je comprends pourquoi je me sens ainsi près d’elle.

Pour la première fois, je réalise à quel point je l’aime.

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Extrait ajouté par NAAMASTE 2018-04-17T19:22:36+02:00

Je me fige, surprise.

— Quoi ?

— Oh, oui. Ne prétends pas ignorer ce dont il est question, Sara. Je sais que tu l’as ressenti : toutes les attentes de la société, de tes parents, de ton mari et de tes amis… la pression de réussir parce que tu es née intelligente et belle, le désir d’être parfaite, le besoin d’être tout pour tout le monde, en tout temps…

Sa voix est douce et ténébreuse, m’enveloppant dans sa toile séductrice et soyeuse.

— Je l’ai vu au club hier : ton envie de liberté, ton désir de vivre sans les contraintes qu’on t’a imposées. Pendant quelques moments, sur la piste de danse, tu as laissé tomber les menottes et j’ai vu le joli petit oiseau quitter sa cage dorée et voler librement. Je t’ai vue, Sara, et c’était magnifique.

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Extrait ajouté par NAAMASTE 2018-04-17T19:20:46+02:00

-Tu vois Sara, la mort fait partie de la vie. Une partie hideuse, certes, mais il n'y a pas de beauté sans laideur, tout comme il n'y a pas de bonheur sans douleur. Nous vivons dans un monde de contraste, pas d'absolus. Nos esprits sont faits pour comparer, pour percevoir les changements. Tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons en tant qu'êtres humains, se base sur le fait que X est différent de Y, mieux, pire, plus chaud, plus froid, plus sombre, plus clair, peu importe, mais seulement dans la comparaison. Dans le vide, X n'a aucune beauté, tout comme Y n'a aucune laideur. C'est le contraste entre eux qui nous permet d'estimer l'un plus que l'autre, de faire un choix et d'en retirer du bonheur.

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Extrait ajouté par Feyre 2017-07-02T19:10:10+02:00

Chapitre 1

Peter

[...]

Il n’y a plus de supplication, plus de marchandage avec quiconque ou quoi que ce soit. Je suis sans espoir, dépourvu de chaleur et d’amour. Je ne peux plus revenir en arrière et serrer mon fils plus longtemps, je ne peux plus rester avec lui comme il me l’a demandé. Je ne peux pas amener Tamila à Moscou l’an prochain comme je le lui ai promis.

Je n’ai plus qu’une seule chose à faire pour ma femme et mon fils, une chose qui me forcera à vivre.

Je les ferai payer.

Chacun de leurs tueurs.

Ils répondront de ce massacre de leurs vies.

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Extrait ajouté par Feyre 2017-07-02T19:05:14+02:00

Sara

Il dépose sa fourchette et s’adosse à la chaise.

— Je trouve ton travail fascinant.

— Vraiment ?

Il acquiesce.

— Tu es médecin, mais pas seulement quelqu’un qui préserve la vie et soigne les maladies. Tu donnes la vie, Sara, en aidant des femmes dans leur état le plus vulnérable, et le plus beau.

J’inspire, le fixant du regard. Cet homme, ce tueur, ne peut pas comprendre, n’est-ce pas ?

— Tu crois… que les femmes enceintes sont belles ?

— Pas seulement les femmes enceintes. Tout le processus est beau, dit-il, et je réalise qu’il comprend. Tu ne crois pas ?

demande-t-il lorsque je continue de le fixer, sous le choc. La façon dont la vie se forme, la façon dont une petite grappe de cellules croît et change avant de voir le jour ? Ne trouves-tu pas

ça beau, Sara ? Miraculeux, même ?

Je soulève mon verre et prends une gorgée avant de répondre.

— Oui.

Ma voix est étouffée lorsque je réussis enfin à parler.

— Bien sûr. Je ne m’attendais seulement pas à ce que tu le voies ainsi.

— Pourquoi ?

— N’est-ce pas évident ?

Je dépose mon verre.

— Tu mets fin à des vies. Tu t’en prends à des gens.

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Extrait ajouté par Livie-1 2019-07-07T14:40:11+02:00

Elle ne m’aime peut-être pas encore, mais elle ne me déteste pas et, comme je la serre contre moi, humant la fragrance délicate de ses cheveux, je suis convaincu qu’un jour, elle m’aimera vraiment… qu’un jour, j’aurai tout d’elle.

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Extrait ajouté par Idole 2019-06-26T17:03:26+02:00

(Peter)

Sait-elle que lorsque je me suis retrouvé au chevet de son mari deux nuits plus tôt, pendant un bref moment, j’ai envisagé de ne pas appuyer sur la gâchette ?

Elle termine son discours avec les paroles traditionnelles sur le fait que George manquera à tous ses proches, puis elle quitte l’estrade, laissant le prêtre terminer son sermon. Je la regarde se diriger vers le couple âgé, puis lorsque la foule se disperse, je suis silencieusement les autres hors du cimetière.

Les funérailles sont terminées et ma fascination pour Sara doit l’être également.

Il y a d’autres personnes sur ma liste et, heureusement pour elle, Sara n’est pas l’une d’elles.

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Extrait ajouté par Eppupuce 2017-07-17T17:58:33+02:00

… Au loin, j'entends les sirènes, accompagnées du grondement des hélicoptères, mais malgré le danger imminent, je me sens calme et satisfait.

Non, plus que satisfait… heureux.

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Extrait ajouté par Feyre 2017-07-02T19:08:26+02:00

Chapitre 15

Peter

J’observe par mes jumelles Sara entrer chez ses parents ; puis, j'ouvre mon portable et active la caméra qui se trouve dans le vestibule.

Les parents de Sara habitent une petite maison ordonnée qui aurait besoin de quelques rénovations, mais qui est autrement chaleureuse et douillette. Même moi, je sais que c’est un foyer, et pas seulement un endroit où vivre. Étrangement, elle me rappelle la maison de Tamila de Daryevo, bien que cette maison de banlieue américaine n’ait rien à voir avec une hutte de village en montagne.

Sara embrasse ses parents dans le vestibule, puis les suit jusqu’à la salle à manger. Je passe à la caméra qui s’y trouve, zoomant sur son visage alors qu’elle salue les autres invités, un couple âgé et un grand homme svelte dans la mi-trentaine.

Ce sont les Levinson et leur fils, Joe, l’avocat que les parents de Sara aimeraient qu’elle fréquente.

Quelque chose de sombre s’agite en moi lorsque Sara serre la main de l’avocat avec un sourire poli. Je ne veux pas la voir avec lui ; cette seule idée me donne l’envie de plonger ma lame entre les côtes de cet homme. Hier, lorsque le barman lui a souri, j’avais envie d’écraser mon poing contre sa gueule souriante, et l’envie violente est encore plus forte aujourd’hui.

Je ne l’ai peut-être pas encore prise, mais elle est mienne.

Sara aide ses parents à apporter les hors-d’œuvre, puis s’installe aux côtés de l’avocat. Je lève le son et les écoute parler de tout et de rien. Pour quelqu’un qui vient de découvrir la vie secrète de son mari, la petite médecin est remarquablement sereine, son masque souriant fermement en place. Personne ne pourrait croire qu’avant de se présenter au dîner, elle est restée dans son placard pendant des heures et n’en est sortie que quarante minutes plus tôt, les yeux rougis et gonflés.

Personne ne soupçonnerait qu’elle est terrifiée parce que je la désire.

J’ai eu toutes les peines du monde à la laisser dans ce placard,

à pleurer seule. Elle s’y est installée pour échapper à mes caméras, et je lui ai laissé ce moment de solitude. Elle aurait été

encore plus bouleversée si j’étais entré pour l’étreindre, si j’avais tenté de la réconforter comme je le voulais.

Je dois lui laisser plus de temps pour s’habituer à l’idée de nous deux, et pour savoir que je ne la blesserai pas.

Le dîner dure quelques heures, puis Sara aide sa mère à

débarrasser la table avant de donner son congé. L’avocat lui demande son numéro et elle le lui donne, mais je peux voir que c’est surtout par politesse. Ses joues sont pâles, sans aucune trace de la couleur qui embrase son visage en ma présence, et son langage corporel ne laisse paraître que de l’indifférence. Joe

Levinson ne l’excite pas, et c’est une bonne chose.

Il pourra rentrer chez lui en un morceau.

Je suis de loin Sara alors qu’elle se dirige vers la clinique, puis j’attends dans ma voiture jusqu’à ce qu’elle en ressorte, me divertissant en l’observant par les caméras que j’ai installées dans la clinique. Je sais que mon comportement est celui d’un harceleur, mais je ne peux m’en empêcher.

Je dois savoir où elle est et ce qu’elle fait.

Je dois m’assurer qu’elle est en sécurité.

Je pourrais laisser la tâche de sa sécurité physique à Anton et aux autres – ils s’en chargent déjà lorsque je ne peux pas –, mais je veux être là en personne. Je veux la voir de mes propres yeux.

Avec chaque jour qui passe, mon besoin d’elle s’intensifie et, maintenant que j’ai eu une véritable conversation avec elle, ma fascination se transforme rapidement en une obsession.

Je dois la posséder. Prochainement.

Elle sort de la clinique trois heures plus tard et je la suis alors qu’elle se dirige vers un hôtel. Elle croit probablement qu’elle y sera plus en sécurité que dans sa maison pleine de caméras, mais elle a tort.

J’attends jusqu’à ce qu’elle s’enregistre à l’hôtel et monte dans sa chambre, puis je sors de la voiture et la suis.

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