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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:02:41+01:00

Je haissais ce journal. Je haissais tous les journaux. Je crevais des mensonges en papier. Je crevais des journalistes, de leur sang d'encre aux mains. Qui écrivent sans savoir, sans connaitre, sans penser. Ces gens qui se recopient les uns les autres et de faute en faute jusqu'à l'idiotie

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:00:29+01:00

Nous étions comme ça, à deux, face au lac, et milieu de son Irlande et de son ciel. Il m’a pris par l’épaule. Il n’a rien dit, d’abord. Il a laissé le vent, la lumière effleurer les collines, les murets de pierres plates. Sa main, lourde sur mon épaule, ses yeux clos. Je l’ai regardé. J’étais fier. De sa confiance surtout.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T20:54:32+01:00

Le salaud, c'est parfois un gars formidable qui renonce.

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Extrait ajouté par ghjulia 2018-08-17T15:29:44+02:00

"On ne joue pas à la guerre, on la fait".

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Extrait ajouté par sapho 2017-03-05T17:17:06+01:00

Il est à 6h. Je me suis levé. Je suis sorti dans la rue. J'ai marché encore. Je suis allé jusqu'à la butte Montmartre. Je ne reconnaissais rien. Je crois que je suis entré dans un café. Je me souviens d'une odeur de pain. Je me souviens du bruit d'un camion-poubelle. J'ai décidé que je n'irai plus à Belfast. Jamais. Pas tout de suite. Que je ne pouvais pas. Que tout me faisait peur. Jim était mort, Cathy était folle, Tyrone avait trahi, Sheila était trahie. C'était eux, Belfast. Eux quatre et personne d'autre. Je connaissais tout le monde à Belfast. C'est-à-dire personne. Un clin d'œil d'ici, un salut là, une poignée de main parfois. Des regards croisés, des visages connus, mais quoi ? Jim et Tyrone étaient mes Irlandais. Je ne dormais pas à Belfast, je dormais chez Jim O'Leary. Je ne défilait pas dans la rue avec les républicains, je marchais avec Tyron Meehan. C'était eux. C'était tout. Mon Irlande était construite sur deux amitiés. Mon Irlande était du sable. J'étais un luthier parisien. Je jouais du violon entre les douleurs étrangères. Je m'inventais dans un autre pays.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:02:32+01:00

La guerre est sale. Sale. Ne parle jamais de guerre propre

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:02:19+01:00

Il a dit qu'il n'y aurait jamais de paix sans justice

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:02:08+01:00

Ils sont morts les uns après les autres. Entre le 5 mai et le 20 août 1981, dix jeunes hommes. Avec Bobby Sands, ce fut donc Francis Hughes, puis Raymond MacCreesh, Patsy O’Hara, Joe McDonnell, Martin Hutson, Kieran Doherty, Kevin Lynch, Thomas McElwee et puis Micky Devine. Le plus robuste après 73 jours de jeûne. Le plus fragile après 46 jours. Le plus âgé avant 30 ans. Le plus enfant, 23 à peine.

Le 6 novembre 1981, Jim O’Leary est mort aussi. Le mari de Cathy. Mon Jim.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:01:53+01:00

J’ai essayé de me souvenir du Notre-Père. Les mots sont revenus. « Que Votre nom soit sanctifié ». J’ai fermé les yeux. Bobby Sands était mort. C’était une nouvelle immense. Gréviste de la faim, il avait été élu député à Westminster par les nationalistes du compté Fermanagh/South Tyrone. Il était emprisonné, mais aussi député du Parlement britannique. Il avait joué le jeu. La population républicaine s’était rendue aux urnes pour lui donner sa voix. A l’annonce de son élection, au plus fort de son agonie, l’Irlande a bondi. Jamais, jamais Thatcher ne pourrait laisser mourir de faim un membre de son Parlement. Jamais. « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Et voilà qu’il était mort. Après 66, jours. Et que Francis Hughes allait mourir à son tour, et Ray McCreesh, et Patsy O’Hara. S’ils avaient laissé mourir Bobby Sands, les autres n’avaient pas l’ombre d’une chance. « Protégez-nous du mal. Amen ».

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Extrait ajouté par anonyme 2014-03-16T21:01:42+01:00

- Salauds !

Comme Jim, Tyrone crachait ce mot tout le temps. Quand il croisait une patrouille écossaise, quand il observait un hélicoptère au-dessus de sa ville, quand un drapeau anglais flottait en haut d’un mât, quand le Premier ministre apparaissait à la télévision. Il disait « salauds » et il crachait. Alors je me suis mis à cracher aussi. Même à Paris, sans y prendre garde. En remontant les rues comme si elles étaient miennes. J’avais un mouvement d’épaules rentrées, le pas long, les poings dans les poches, le col relevé et je crachais.

- Quand je t’ai vu, j’ai cru que tu étais irlandais, m’a dit un jour une fille de Belfast avant que je ne lui parle.

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