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Bibliothèque de Montjoie : Mes envies

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Automobile Club d'Egypte Automobile Club d'Egypte
Alaa El Aswany   
Ma femme comprit que j’avais besoin de solitude. Je lui laissai la grande voiture et le chauffeur pour ses déplacements avec les enfants et je partis au volant de la petite voiture jusqu’à la villa que nous possédons sur la côte nord. Pendant trois heures, je fus seul avec mes pensées et la voix d’Oum Kalsoum que diffusait le lecteur de CD. Avant de passer le portail du village, le garde de sécurité vérifia minutieusement mes papiers. Pendant l’hiver, l’Administration double les mesures de précaution pour éviter les vols. La fraîcheur revigorante de l’air de la mer me cingla. Le village, complètement vide, ressemblait à une cité enchantée abandonnée par ses habitants. Les villas étaient fermées et dans les rues il n’y avait d’autre présence que celle des réverbères. Je dépassai la place principale du village puis tournai dans la rue qui conduisait à la villa quand apparut une voiture japonaise d’un modèle récent, conduite par un homme dans la cinquantaine qui avait à ses côtés une belle femme de quarante ans. Lorsque la voiture passa à côté de moi, je les regardai : c’étaient des amants venus au village pour s’isoler des regards. Cela ne faisait aucun doute. Cette sérénité, cet épanouissement, ce silence plein d’amour, il est difficile de les rencontrer chez deux époux. J’arrivai à la villa. La porte grinça. Suivant à la lettre les conseils de ma femme, je commençai par ouvrir les fenêtres, mis en marche le réfrigérateur, enfin ôtai les housses qui recouvraient les meubles. Puis je pris un bain chaud avant d’entrer dans ma chambre vider ma valise et ranger mes vêtements dans l’armoire. Je revins alors au salon m’asseoir devant la fenêtre. Je commandai avec mon téléphone portable de la nourriture au seul établissement qui travaillait pendant l’hiver. Je mangeai avec appétit, peut-être sous l’influence de l’air marin, puis ressentis une envie irrésistible de dormir. Lorsque je m’éveillai, la nuit était tombée. Je regardai par la fenêtre. Le village était plongé dans l’obscurité et vide à l’exception de la longue rangée des réverbères. Une idée angoissante s’empara soudain de moi : j’étais maintenant complètement seul, à des centaines de kilomètres du Caire. Et s’il m’arrivait soudain quelque chose ? Une crise cardiaque par exemple, ou bien une attaque à main armée… Et si j’étais le héros d’un de ces faits divers que je lisais dans les journaux ?


par ilovelire
L'enfant invisible L'enfant invisible
Cornelia Read   
Dans le troisième roman de Cornelia Read, on retrouve son héroïne Madeline Dare à New York, en 1990. Tandis qu’elle aide une cousine à débroussailler un petit cimetière privé, Madeline découvre le cadavre d’un enfant. La police établit rapidement l’identité de la victime : Teddy Underhill, trois ans, dont la disparition a été signalée par son arrière-grand-mère. La mère de Teddy, Angela, et son compagnon, Albert, sont bientôt arrêtés. Madeline Dare assiste au procès en simple spectatrice, impuissante face au cours immuable de la justice, mais constamment en proie à une émotion très vive, tant le sort du petit Teddy lui inspire de compassion. A cette intrigue principale se rattachent d’autres fils narratifs : Dean, le mari de Madeline, travaille désormais pour Christoph, marié à Astrid, une amie de lycée de Madeline, et qui forment un couple pour le moins perturbé. Madeline elle-même se lie d’amitié avec Jayné Skwarecki, l’inspectrice chargée de l’enquête, et retrouve une vieille connaissance, l’avocat Kyle West. Ces fils multiples tissent un roman en forme de réflexion sur la maltraitance, que celle-ci se manifeste sous sa forme la plus brutale à travers la mort du petit Teddy ou dans un contexte plus bourgeois, dans l’entourage de Madeline, voire dans sa propre famille…

par Lilou
Comment reconnaître vos amis des grands singes Comment reconnaître vos amis des grands singes
Will Cuppy   
« Les moyens vieillots et dans l’ensemble bien peu efficaces pour reconnaître vos amis des grands singes ne manquent pas, je vous l’accorde. Quand vous êtes au zoo, par exemple, rien n’est plus simple. Les grands singes se trouvent derrière les barreaux. D’accord, mais quand vous êtes sortis du zoo, vous faites quoi ? »
Depuis les fameuses classifications d’Aristote, on n’avait rien lu de plus révolutionnaire que les leçons d’anthropologie et de zoologie de Will Cuppy. Après s’être penché sur les origines de l’homme et des primates, l’auteur étudie ainsi des catégories comme « Les oiseaux parfaitement imbuvables » ou encore « Les mammifères qu’il faut connaître ou pourquoi être un rhinocéros ? ».
Magic Bus Magic Bus
Rory MacLean   
Ils furent des centaines de milliers, dans les sixties puis les seventies, à prendre la route de Katmandou, laissant derrière eux le monde de leurs parents, en quête d'une vie nouvelle. La plus invraisemblable procession de minibus et de voitures déglinguées à avoir jamais sillonné la planète - et le premier mouvement de gens pressés d'être «colonisés» plutôt que de coloniser quoi que ce soit.
Ce «Summer of Love» né en 1967 à San Francisco, il fallait qu'il ne finisse jamais, qu'il s'étende à la planète... Il devait durer près d'une décennie. Et la face du monde en fut changée.
Que reste-t-il de cet élan et de ces rêves ? Rory MacLean, avec en tête les airs des Grateful Dead et de Bob Dylan, et dans la poche Sur la route de Kerouac, reprend quatre décennies plus tard la «route des hippies», depuis le légendaire Pudding Shop au pied de la mosquée Bleue d'Istanbul jusqu'à Katmandou, en passant par l'Iran et l'Afghanistan : 9000 kilomètres d'un voyage de tous les dangers - et de toutes les surprises. Sur une portion de la route «Peace and love» règne aujourd'hui guerre et chaos. Tout a changé ? Pas si sûr : ce voyage réservera à l'auteur bien des rencontres surprenantes.
Un formidable récit d'aventures au présent, et une plongée dans l'histoire de nos rêves, où la tendresse n'exclut pas la lucidité, parfois cruelle. Best-seller en Grande-Bretagne, ce livre a déclenché un véritable mouvement sur Internet : des milliers d'anciens «voyageurs intrépides» se sont retrouvés, échangeant photos, documents et souvenirs grâce au site de l'auteur.

par nobodyel
Champs de ténèbres Champs de ténèbres
Alan Glynn   
roman passionnant ou se mêle thriller et science-fiction.
On les dévores en quelques heures car on a envie d'en savoir toujours plus.
Seul ombre noire au tableau: la fin un peu décevante mais qui ne gache en rien le plaisir que nous apporte l'histoire.

par Jundow
La Conjuration des imbéciles La Conjuration des imbéciles
John Kennedy Toole   
Infiniment drôle, c'est le fond critique et finalement sans gaieté de ce livre qui en fait un chef d'oeuvre.
Je pense que décrire ce livre comme humoristique serait une grossière erreur, car malgré les nombreux fou rires qu'il provoque, ce bouquin dénote une grande détresse de la part du "héros" qui ne trouve pas sa place dans la société américaine, et ne souhaite pas la trouver.
C'est un livre sur lequel je crois sincèrement qu'il faut s'attarder. L'humour est subtil, la critique toujours omniprésente mais si bien amenée... L'auteur était un grand, cela ne fait aucun doute.

par Lilith-
Angélus Angélus
Tim Winton   
Les 17 histoires de ce livre se passent toutes autour d’une ville de bord de mer, Angelus, dans l’Ouest de l’Australie près de Perth. Ce ne sont pas des nouvelles du fait de l’unité de lieu et de la progression lente qui d’une histoire à l’autre finit par dessiner une carte, constituer l’image d’un topos. Dans cette ville se trouvent des hommes, des femmes et des adolescents en lutte contre un passé douloureux, un futur tout tracé, animés par l’espoir ou la volonté d’une vie meilleure. Ils appartiennent à la classe ouvrière ou à la classe moyenne (la seule classe véritable en Australie aujourd’hui lorsque l’on n’est pas au chômage ou mort) Tous fixent l’horizon, le monde au-delà d’Angelus. Au-delà la porte du bar, au-delà des bateaux dans le port, au delà du parking et des dunes. C’est ce moment clé de résistance, d’action ou de conscience que Winton dépeint avec une violence et une mélancolie extrême. On relève ici trois noyades, deux incinérations, une électrocution, des décès par cancer et méningite, un accident de voitures et trois suicides. Comme si Tim Winton avait écrit ce livre à l’occasion d’une résidence d’écrivain non pas à la Villas Médicis mais au service des urgences.

Tim Winton est ici plus âpre et plus précis car ce qui compte dans ces 17 histoires ce n’est pas le détail, l’exubérance et le lyrisme mais la franchise aiguisée, la conscience affûtée, la vie pelée, stupéfiante. Tim Winton ne s’infiltre pas dans une histoire, il se plante dedans.

par Nadia974
À quand les bonnes nouvelles À quand les bonnes nouvelles
Kate Atkinson   
As indicated by the title, When will there be good news ? is not a cheerful book. Actually, the story itself is quite gruesome, with numerous deaths and a succession of tragic events which seems to never stop. If it weren’t for Kate Atkinson’s obvious talent at writing, I would probably not have enjoyed such a plot.
In Edinburgh, sixteen-year-old Reggie works for Dr. Hunter. But when her employer disappears with her baby, she seems to be the only one to worry about her, perhaps because Detective Chief Inspector Louise Monroe is too busy looking for David Needler, who has just murdered several relatives.
Anita Shreve’s novel is moving and its organisation successfully organised: one chapter out of two tells about the present and explains how Kathryn deals with the situation. The other chapters tell about the past and recount moments of her life with her husband Jack, from their marriage to the last time she saw him. As a consequence, the reader feels involved in Kathryn’s thoughts and discovers her memories little by little, as they come back to her mind. At the same time, and without the reader noticing it, the author prepares the spectacular end which is about to come. It is only towards the very end, after tension built up in the last chapters, that we fully understand the connection between all the anecdotes – although a basic general knowledge is required to catch all the details.
Jackson Brodie, ex-police officer, is on a journey that could change his life, but an unexpected event occurs which turns his plans unsuccessful.
These three different stories finally come together in an amazingly thrilling plot which holds in store many surprises.
Although this book is not the first one telling of Jackson Brodie’s adventures, it is the first one I read and it turned out to be a success. I really enjoyed the writing style, which is not what you would expect in a crime novel. It is funny, full of jokes, plays on words and comic scenes; it is literary, full of quotes by famous British authors; it is contemporary, full of references to a typical English or Scottish daily life. And yet, it is full of suspense and dark events.
We are thrown into the story straightaway, witnessing a terrific crime. However, after these few pages full of tension, the pace slows down notably and we have a whole first part to gat to know the characters. Several stories are mixed together: Reggie’s, Dr. Hunter’s, Louise Monroe’s, Jackson Brodie’s... and many other people’s. The chronology is more or less linear and so we go from one person to another. In these chapters, there is not a lot of action; we get to know the characters we are going to accompany until the end of the book. The way the plot is built reminded me a lot of Harlan Coben’s novels, which always start with different stories that come together in the end.
It is only about half way through the book that we finally understand the link between these different stories. I would not say there is real suspense, because I had guessed quite a lot of the events, but it did not spoil my reading at all and the tension built up constantly in the second part. From that moment on, the rhythm of the story is a real contrast to the slow – and apparently quiet – life the characters lived at the beginning. I liked the difference and thought it was extremely well balanced; we get to now the characters first and then the action takes place.
The characters are all extremely well built and attaching. We get to know them extremely well and I particularly enjoyed Reggie, who is the real hero of the novel. Although she does not have a lucky life, she is very clever and kind as well as independent and grown-up – sometimes a little bit too much to my taste. As plays a central role in the plot, all the other characters get to know her and I liked the way their relationships slowly developed.
The great number of deaths and murders – I think that all of the characters have a member of their family who died of natural or unnatural cause – was sometimes too much for me, but although there were so many coincidences, I was not disturbed by the fact that the story was unrealistic or unlikely. This is probably due to the author’s writing style and the way she constructed her story.
In summary, When will there be good news ? is a good book, between psychological and crime novel. Kate Atkinson’s writing style is no doubt its biggest strength, with many touches of humour in the middle of a rather macabre story – something fresh and unexpected that will lead us through the pages.
Les vendredis d'Eleanor Les vendredis d'Eleanor
Joanna Trollope   
Une excellente peinture d'une tranche de vie d'un groupe de femme assez divers : retraitée, Dj, mère de famille, veuve, active woman. On trouve les thèmes du couple, de la famille, de l'amitié, de la solitude, de l'épanouissement. C'est un bon roman, jamais caricatural, agréablement écrit.
Les Apparences Les Apparences
Gillian Flynn   
« Les Apparences » est un thriller extrêmement bien pensé et construit. Les moindres petits détails sont calculés et ont leur importance. J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur nous plonge au cœur de l'enquête sur la disparition d'Amy.

[spoiler]La psychologie des personnages est assez fascinante. Gillian Flynn arrive à nous dresser des portraits très changeants de ses protagonistes : on déteste Nick avant de se prendre de compassion à son égard ; l'inverse se produit avec Amy, dont la machination la rend méprisable bien que pas moins fascinante. L'idée de nous la faire découvrir dans un premier temps à travers un journal intime, même si factice finalement, nous rapproche d'elle et ne rend la révélation de son simulacre que plus obscène. On se demande comment, nous lecteurs, avons bien pu se faire berner si facilement.[/spoiler]

Il n'y a rien de bien original dans l'écriture de Gillian Flynn, si ce n'est un style toujours clair, direct qui, d'une certaine façon, nous rapproche des personnages par son manque de fioritures : nous sommes vraiment dans la tête des protagonistes.

Le dénouement m'a plu malgré le côté très frustrant d'une fin qui n'est pas celle que l'on aurait pu attendre. [spoiler]La folie d'Amy est détestable autant qu'elle est délectable, et même si le sort de Nick fait peine à voir, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'histoire se termine.[/spoiler]

En bref, Gillian Flynn nous livre ici un thriller très prenant, qu'il est fascinant de lire et d'en découvrir les machinations. Pour ceux qui se poseraient la question, l'adaptation de David Fincher, Gone Girl, colle très bien avec le bouquin et est excellente, n'hésitez pas à la découvrir également !

par x-Key
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