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Bibliothèque de MoonlightReads : Je n'ai pas apprécié

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Maman a tort Maman a tort
Michel Bussi   
Autant être claire (mais en même temps paradoxale) : si j’ai plutôt aimé ma lecture… Je n’ai vraiment pas accroché à ce livre.
Le résumé était pourtant prometteur, mais voilà, beaucoup trop d’éléments m’ont empêchée d’apprécier « Maman a tort ».

Déjà, c’est toujours compliqué d’accrocher à une histoire quand on n’aime pas son personnage principal, et je N’AIME PAS, mais alors VRAIMENT PAS Marianne Augresse… Mais est-ce que l’auteur, en lui donnant un nom pareil, voulait vraiment qu’on s’y attache ? Je me pose encore la question…
Bon, outre son nom de famille (ridicule), s’il y a bien une chose qui m’a insupportée avec ce personnage, c’est son obsession de faire un enfant. Et donc son obsession de trouver un père à son enfant – tout en pensant que tous les hommes sont des cons blah blah blah…
Comme elle possède un fort caractère, c’était peut-être un moyen de nous la rendre sympathique, d’avoir de la compassion pour elle… Eh bien pour moi, ça a été l’inverse total, ça m’a même carrément énervée à chaque fois qu’elle pensait à son envie de gosse. (Oups je m’énerve encore.)
Bon, on ne peut pas dire que j’ai vraiment apprécié les autres personnages du roman non plus… En fait, pour moi, seule Angie réussit à tirer son épingle du jeu, passant d’abord pour la meilleure amie un peu potiche pour se révéler au final bien plus intelligente et forte qu’on ne le pensait.

Passons maintenant à l’histoire, et je vais être brève (et pas seulement parce que je l’ai lu il y a longtemps et que je ne m’en souviens pas très bien ha ha ha…).
Si l’enquête est parfois intéressante, tout ça traîne bien trop en longueur, et, surtout, il y a bien trop de twist ! Au premier, on se dit « Oh, c’était donc ça ! », au second on se dit « Ah, j’avais pas pensé à ça, pourquoi pas ! », au troisième : « M’ouais… » et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on se dise « Dis Michel, tu te foutrais pas un peu de nous ? »
C’est le gros problème du livre : certains éléments sont tellement alambiqués qu’il n’y a aucune chance que ça se passe dans la vie réelle, et l’histoire perd au fur et à mesure toute sa crédibilité…

Et c’est vraiment ce qui manque à ce livre : de la crédibilité.
Que ce soit dans les différentes situations, les manières de mener l’enquête, les relations entre les personnages… Ça ne semble pas crédible.
Et on ne va pas se mentir, donner à ses personnages des noms comme « Dragonman » et « Augresse », ça n’aide pas vraiment.

Donc, si ma lecture n’a pas été une torture, loin de là, je suis restée totalement extérieure à ce roman, son histoire, ses personnages. (Surtout TOI, Marianne AUGRESSE !)
Seul le silence Seul le silence
R. J. Ellory   
Un thriller avec un protagoniste enfant – du moins au début – et d’atroces meurtres de petites filles, ce roman avait tout pour me plaire non ? (J’exagère, revenez !) (Même si mon cœur balance généralement vers les histoires sombres je l’avoue.) (Mais revenez quand même je suis gentille, je suis même en train d’écouter des chansons Disney là !)
BREF, l’histoire me tentait pas mal, mais pourtant je n’ai pas DU TOUT accroché à ce roman. Dommage.

Déjà, je n’ai pas aimé l’écriture de R.J. Ellory, et ce dès la PREMIÈRE PAGE ! Je me suis dit que ça allait être une lecture fastidieuse. Et ça a été le cas. D’ailleurs je m’y suis mise à deux fois pour lire ce livre en entier. Pourtant, le style d’Ellory a l’air d’être quelque chose d’apprécié au vu des critiques que j’ai pu lire… Mais avec moi ça n’a pas matché, c’est tout.

Encore une fois, le manque d’attachement aux personnages a compliqué ma lecture. Je trouve que Joseph « sonne faux » pour un enfant de son âge, c’est peut-être l’époque qui veut ça (puisque le début du livre se situe vers les années 50) mais c’est quand même quelque chose qui m’a gênée. Et puis bon, je parle de Joseph parce que c’est le personnage principal, mais je n’ai pas trouvé les personnages secondaires assez intéressants pour relever le niveau non plus.
Une autre chose qui m’a « perturbée » (même si c’est un bien grand mot), c’est la relation qu’entretient Joseph avec son institutrice, Mlle Webber, lorsqu’il grandit. Je ne peux pas en parler en détails pour ne rien divulgâcher de l’histoire, mais j’ai trouvé ça assez bizarre, presque « malsain » (là aussi j’utilise un bien grand mot) et c’est dommage parce que c’est un point plutôt important dans l’intrigue et dans la manière dont Joseph va devenir adulte.

Enfin, l’enquête ne m’a pas du tout passionnée et, je ne sais pas si l’identité de l’assassin était prévisible, mais personnellement je l’avais devinée assez tôt, du coup il n’y a pas eu de surprise.
Avec un style et des personnages que je n’aime pas, en plus d’une intrigue qui ne m’a pas surprise… Vous comprendrez que cette lecture a été très (très) longue pour moi.

Voilà, une critique un peu courte (et sans doute horripilante pour ceux qui ont adoré le livre), mais je n’ai plus vraiment d’autres choses à dire, et je n’ai pas envie de démonter ce roman (le peu que j’ai écrit n’est déjà pas sympa, autant faire court).
Ça aura été ma première lecture de R. J. Ellory, ça n’aura pas été facile, mais je pense honnêtement que je lirai d’autres de ses œuvres à l’avenir, au moins pour lui donner une seconde chance.
Harry Potter et l'Enfant maudit Harry Potter et l'Enfant maudit
Joanne Kathleen Rowling    Jack Thorne    John Tiffany   
Alors pour moi, « Harry Potter and the Cursed Child », c’est…


… un format qui ne colle pas du tout avec un univers aussi gigantesque que celui de Harry Potter.

Déjà, le fait que ce soit une pièce de théâtre, ça me tentait moyen, même quand je l’ai acheté, et mon ressenti a été le même à la fin de ma lecture.
Le plus gros problème, c’est qu’il n’y a du coup aucune description, ce qui est dommage pour un univers aussi magique (oui) que celui de Harry Potter. Il y a tellement de choses à voir, à découvrir dans le monde des sorciers, et on en est privés dans ce livre.
En plus, on passe parfois plusieurs jours voire plusieurs années en quelques lignes, et personnellement ça me sort totalement de l’intrigue.
Du coup (mais là je sais que c’est la colère qui parle et que c’est peut-être totalement faux) le choix d’une pièce de théâtre me semble choisie pour sa « facilité » (comprenez moins de descriptions donc moins de pages), pour être écrite plus vite et donc vendue plus vite.



… une intrigue d’une facilité décevante.

Aaah cette histoire où les héros, un peu naïfs[spoiler], font un voyage dans le passé pour changer quelque chose, mais que ça se retourne contre eux quand ils reviennent dans le présent parce qu’ils ont créé une timeline alternative où rien ne va… [/spoiler]C’est tellement original… Ça n’a jamais été fait avant… Et ça ne va pas à l’encontre des propres règles de l’univers de Harry Potter…
D’ailleurs, honnêtement, quand on sait que [spoiler]le voyage dans le temps[/spoiler] est quelque chose de très difficile à maîtriser dans une histoire, et que beaucoup de reproches sont faits à J.K. Rowling sur les [spoiler]Retourneurs de Temps et leurs « incohérences »[/spoiler] dans le troisième tome… POURQUOI en faire l’intrigue principale ? C’était risqué, et le résultat n’est franchement pas intéressant ! Par rapport à toutes les intrigues que Rowling a pu créer dans la saga, celle-ci est une insulte tellement elle est simpliste.
(Bon, en réalité j’ai une idée de pourquoi ils ont choisi ce genre de scénario, j’en parlerai un peu plus bas.)



… un gâchis des personnages déjà existants.

Je ne comprends pas comment J.K. Rowling a pu laisser faire ça. Ce livre est une trahison envers les personnages de Harry Potter (et leurs fans).
Leur caractère, leur psychologie ne sont absolument pas respectés, leurs choix sont parfois incompréhensibles avec ce que l’on connait d’eux, et ils sont pour certains complétement caricaturaux.

Commençons par le Golden Trio : Hermione et Ron font partis de ces personnages caricaturaux. Hermione, en petite je-sais-tout qui souhaite absolument respecter les règles était parfois énervante, mais elle faisait tout pour aider ses amis (en leur sauvant les fesses à peu près trois fois dans chaque roman) et ça pardonnait ses défauts. Ici, son côté froid et respectueuse des règles est poussé à l’extrême, et elle en devient juste INSUPPORTABLE. Ron, quant à lui, était le meilleur ami sympa, drôle, et parfois un peu à la ramasse ; ici, c’est un parfais crétin. Quant à Harry… Oh Harry… Il tellement inintéressant, et a parfois des réactions insensés, comme quand il dit qu’il aurait préféré ne jamais avoir Albus comme fils. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’il évolue comme ça ? C’est triste de ne même plus reconnaître le héros qu’on a suivi et dont on a connu les moindres pensées durant toute une aventure s’est tout de même étalée sur sept romans, et avec qui certains ont grandi.

Mais parlons des autres personnages.
Déjà, pour la sorcière à chariot, celle qui vend des friandises dans le Poudlard Express… Juste… What the fuck ? [spoiler](Ceux qui ont lu la pièce savent de quoi je parle, pour les autres, sachez qu’elle transforme ses mains en pointes tranchantes (???) et qu’elle balance des Patacitrouilles explosives.) What. The. Fuck.[/spoiler]

Il y a aussi Amos Diggory, pour qui j’avais beaucoup d’empathie, et dont je gardais l’image d’un père effondré mais qui n’en a jamais voulu à Harry pour la mort de son fils. Dans ce livre, c’est un vieux aigri qui se dit que, AU FINAL, Harry a TOUT à voir avec la mort de Cédric, et il va jusque chez lui pour lui gueuler dessus. Okétrèbien.

Cédric, justement, [spoiler]devient un Mangemort dans un présent alternatif parce qu’il s’est fait humilier lors de la seconde tâche du Tournoi des Trois Sorciers. [/spoiler]Est-ce que les auteurs se sont rendus compte que c’est l’exacte opposé de sa personnalité et que c’est impossible que ça ait lieu ?

Pareil pour Rogue [spoiler]qui, dans ce présent parallèle, est un rebelle luttant contre Voldemort avec un groupe de résistants. Il a une relation plutôt bonne avec Ron et Hermione, et va presque nous lâcher une petite larme quand il apprend qu’Albus Severus a été nommé d’après lui… Juste NON. C’était tout de même un méchant à la base, et même parfois un sale type.[/spoiler] Ici, seul le côté héroïque, niais et gentil – tout au plus un peu cynique – est gardé.

Mais la pire déception, la chose inadmissible, LE moment où tout a basculé et où j’ai su qu’on avait atteint le point de trahison ultime c’est…

Accrochez-vous bien…

En fait la pièce est sortie depuis deux ans donc tout le monde doit déjà être au courant mais tant pis…

[spoiler]Voldemort et Bellatrix Lestrange ont eu un enfant. [/spoiler]
Honnêtement je n’ai pas besoin d’en rajouter, cette simple phrase suffit à faire comprendre toute l’idiotie de l’idée. [spoiler]Voldemort. Bellatrix. Un enfant. Et vous savez comment on fait les enfants. Je n’ai pas besoin de souligner qu’il est impossible que Bellatrix ait été enceinte dans le dernier tome, tout comme le fait que Voldemort ne peut être que répugné par la simple idée d’avoir un contact physique avec de simples êtres humains… [/spoiler]Je ne comprends pas. Je ne comprends pas cette idée. Et je ne la comprendrai jamais.

Je rajoute d’ailleurs que les nouveaux personnages sont eux aussi très mauvais : Albus, le fils de Harry, est chiant et se plaint tout le temps, Rose, la fille de Ron et Hermione, est franchement méchante (elle est froide et refuse de s’asseoir dans le même compartiment que Scorpius parce qu’elle n’aime pas sa famille… Tiens, ça me rappelle le comportement de certains Sang- Purs envers les familles d’origine Moldue.) et Delphi, l’enfant qui n’aurait jamais du exister, est juste ridicule.
Le seul bon personnage de toute la pièce est Scorpius, le fils de Drago Malefoy : il est gentil, il est malin (il est à l’opposé de son père quoi), franchement je n’ai rien à redire sur lui.



… une mauvaise fanfiction.

Du coup, comme je vous le disais un peu plus haut, j’ai une idée sur ce qui a pu motiver les auteurs à choisir une intrigue portant sur[spoiler] le retour dans le temps[/spoiler] : c’est parce qu’ils ont voulu que leur livre fasse plaisir aux fans de Harry Potter (et par conséquent, se vende bien) en foutant du fan service PARTOUT. Arg ça m’horripile.
Pour faire du fan service, il n’y a rien de mieux que de remettre des personnages que les gens ont adoré. Mais comment faire quand la moitié de ces personnages sont morts ?[spoiler] BIM, un petit retour dans le temps. [/spoiler]Easy peasy money money.

Un autre aspect du fan service présent dans le livre concerne les relations entre les personnages : pour contenter un maximum de monde, J.K. Rowling et les deux monstres co-auteurs de la pièce n’ont pas oublié les « shippers », ceux qui imaginent leurs couples fictionnels rêvés. Il existe de nombreux couples fictionnels dans l’univers de Harry Potter, surtout utilisés dans les fanfictions. Parmi les plus célèbres, il y a le couple Drago et Hermione (ou Dramione), le couple Drago et Harry (ou Drarry), le couple Sirius et Remus, (ou Wolfstar)… Dans « The Cursed Child », les auteurs se servent de la progéniture des personnages pour assouvir les fantasmes des shippers. Le fils de Drago est amoureux de la fille de Hermione (coucou Dramione), les enfants de Harry et Drago ont une amitié très forte que certains voient comme de l’amour (coucou Drarry) et [spoiler]Voldemort et Bellatrix on carrément eu un ENFANT ENSEMBLE.[/spoiler]
(Excusez moi je fais un peu un hors-sujet, mais me devais de vous partager ceci : en faisant mes recherches, j’ai appris qu’il existe des gens qui ont imaginé un couple entre Drago Malefoy et une pomme verte. Une POMME VERTE. J’en peux plus. Je n’ai pas relu « The Cursed Child » depuis longtemps mais si à un moment Drago mange une pomme, par pitié dites-le moi.)

Le tout cumulé (le fan service, la simplicité de l’histoire, les couples INSENSÉS qui sont dans ce livre) fait – pour moi – de « The Cursed Child » une fanfiction. Une mauvaise fanfiction. Qui coûte 18 euros.
Le Rouge et le Noir Le Rouge et le Noir
Stendhal   
Malheureusement, parfois, une mauvaise lecture ne tient pas qu’à un mauvais livre… Ici, si l’histoire ne m’a pas plu, mon contexte de lecture n’a pas beaucoup aidé non plus… Puisque j’ai eu à lire ce GROS PAVÉ (plus de 600 pages svp) en peu de temps, et pour un cours de Fac que je n’aimais. Pas. Du tout. Oui, ça commençait mal.
Mais bon, je suis quand même une adulte intelligente, sage et mesurée (et modeste oui), alors je sais faire la différence entre un mauvais contexte de lecture et un mauvais livre… Et « Le Rouge et le Noir » n’est évidemment pas un mauvais livre, sinon il ne serait pas aussi apprécié, même presque 200 ans après sa sortie… Mais bordel, moi, je ne l’ai vraiment pas aimé !
Je l’ai trouvé extrêmement ennuyeux, et si quelques rares personnages ont trouvé grâce à mes impitoyables yeux (à savoir Mme de Rênal et Mathilde de la Mole #girlpower), Julien Sorel, le personnage principal, m’a plutôt extrêmement énervée. Moi qui pensait tomber sur un protagoniste cultivé, sensible, et différent des hommes de son temps… Au final Julien n’est qu’un arrogant ambitieux, prêt à tout pour gravir les échelons, (enfin surtout à coucher avec les femmes chez qui il travaille hein, faut pas trop lui demander non plus). Et puis bon, j’avoue que la petite bourgeoisie de 1830 n’est pas non plus le sujet qui me passionne le plus.
Vous pouvez donc comprendre que devoir lire cette (longue, très longue) histoire qui concerne un personnage à qui j’ai envie de mettre des baffes les trois quarts du temps sur un sujet qui me laisse de marbre, ce n’est pas ce qui a été le plus plaisant, et si ce livre était déjà une de mes pires lectures, le contexte dont je vous ai parlé au dessus ne l’a évidemment pas aidé non plus.
Bref, je suis quand même contente d’avoir lu « Le Rouge et le Noir » (ça me fait un classique de lu en plus), mais je ne pense pas m’y replonger un jour, ou alors pas avant plusieurs années. (Et qui sait, peut-être que je changerais d’avis ?)
Hex Hex
Thomas Olde Heuvelt   
Ça sonnait plutôt bien pour moi, non ? Une petite ville (comme dans les romans de Stephen King que j’aime tant), une sorcière creepy (avec en bonus une réadaptation moderne du mythe), et des personnages adolescents…
Eh bah c’était pas terrible. (Vous le voyiez venir hein ?)

Je me suis lancée dans le roman pleine d’optimisme et de volonté… Mais assez vite, un constat s’est imposé : les personnages sont chiants. Ou cons. Ou les deux.
De l’inutilité à l’exaspération pure et dure, AUCUN habitant de Black Spring ne m’a attiré la moindre sympathie, et même si ça sert au propos final du roman, il faut avouer que ça n’aide pas à entrer dans l’intrigue… (Surtout pour moi où l’attachement aux personnages doit compter pour à peu près 90% de mon appréciation du roman.)
Mais bon, ne nous emballons pas, à défaut d’avoir de bons personnages, l’histoire peut toujours sauver le roman non ?
Eh bien oui !
Mais ça n’a pas été le cas ici. (Oups.)

Déjà, il ne se passe pas grand-chose… Au début du moins.
Avec un tel concept, on s’attend à assister à pas mal d’événements, que ce soit des attaques de la sorcière, ou au moins la fameuse rébellion des jeunes de la ville…
Bon, déjà, pour la seconde partie, spoiler alert, ça ne se produit jamais, et pour ce qui est des événements vraiment marquants… Disons que ça met du temps à arriver.
Alors au début, la lenteur de l’intrigue ne me dérangeait pas (il faut dire que j’ai l’habitude avec les romans de Stephen King #roasted), mais quand, à la moitié du livre, il ne s’était toujours rien passé, j’ai commencé à m’inquiéter pour la suite…
Puis l’avalanche est arrivée.
A la fin du roman, on a droit à un enchaînement de violence, d’événements tragiques, et si je me plaignais de la lenteur du début, ici, c’est trop. On quitte une atmosphère assez légère voire parfois comique pour tomber dans quelque chose de très sombre, de violent, parfois même de dégueu. On a carrément l’impression d’arriver dans un autre roman tant le changement de ton est soudain, et surtout mal préparé.
Bref, il y a un vrai problème de rythme, mais aussi de dosage entre la légèreté et l’horreur pure, et ça crée un gros handicap pour le roman.
Si l’on ajoute à ça quelques détails comme des références abusives aux films d’horreur (enfin, on dirait que l’auteur ne connaît que « Le Projet Blair Witch ») et aux technologies modernes mais aussi la répétition inlassable des mêmes phrases (et lire cinq fois la même chose, je peux vous dire que ça fait beaucoup), le roman ne semble vraiment pas abouti…

Pour finir, je ne veux pas être cette personne qui voit le mal partout… Mais le traitement des personnages féminins n’est vraiment pas glorieux dans ce roman.
Déjà, les femmes sont très peu mises en avant, et, en soit, ce n’est pas si grave, toutes les histoires n’ont pas l’obligation d’avoir de « strong independent women »… Mais entre la mère de famille inutile, l’ancienne femme battue – grosse, idiote ET raciste – qui reste cantonnée à ce rôle de bout en bout du roman et n’a aucune évolution, et les quelques personnages secondaires qui sont surtout jugées sur leur physique (front trop grand, trop d’UV…), ce n’est pas génial. Loin de là.
Et je ne parle pas de Katherine, la sorcière : d’accord, elle est considérée comme le principal antagoniste de l’histoire ET c’est un être surnaturel, ça me paraît normal qu’elle soit traitée avec une certaine hostilité… Mais elle se fait énormément humilier tout au long du roman, et j’avoue que ce n’est pas ce que j’ai envie de lire dans une histoire de sorcière.
Je pense que tout cela relève surtout de la maladresse, et que l’auteur n’est pas forcément misogyne (bon j’en sais rien en fait, je ne le connais pas), mais c’est une chose sur laquelle je ne peux pas fermer les yeux. (Pas comme Katherine, lol.) (Je dis ça parce qu’elle a les yeux cousus.) (J’avoue, cette blague n’est pas terrible.) (Comme le roman.)

Bref, « Hex » est le premier roman du jeune Thomas Ode Heuvelt… Et ça se sent.
Entre un concept mal exploité, des personnages peu développés, un problème évident de rythme, certaines facilités d’écriture et pas mal de maladresses… Ce roman ne semble vraiment pas abouti. Et ça me fait du mal de descendre un jeune auteur comme ça (bon, j’avoue que vu son traitement des personnages féminins, ça ne me fait pas si mal que ça), mais j’espère pour lui qu’il va s’améliorer, et, qui sait, peut-être que je serais au rendez-vous pour ses prochains romans ? (Mais cette fois je les emprunterai à la bibliothèque.)