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– Ne fais pas ça, dis-je.

– Ne fais pas quoi ?

Mais je me contentai de secouer la tête, en remerciant mentalement le ciel que ma jupe soit assez longue pour cacher toutes sortes de péchés, puis je m’installai sur ses genoux. Ou plus précisément au-dessus de ses cuisses, car si mes genoux se pressaient contre le rembourrage des accoudoirs, il n’y avait en vérité aucun point de contact entre nous deux, à part le léger effleurement de l’intérieur de mes genoux contre l’extérieur de ses cuisses.

Tout ça n’avait aucune importance. Je mouillais déjà, mon sexe était chaud, et ma culotte me collait à la peau. Le peu d’air frais qui parvenait à se glisser sous les plis de ma jupe ne suffisait en rien à calmer le feu qui brûlait en moi.

Je me penchai en avant, ma main par-dessus son épaule, accrochée au dossier de son fauteuil pour garder l’équilibre. Mes yeux plongeaient dans les siens, il soutenait lui aussi mon regard.

– Ne fais pas quoi ? répéta-t-il.

Sa voix était profonde, il ne me quittait pas des yeux.

– Ne fais pas ton numéro où tu essaies de me faire croire que tu n’as pas envie de moi.

Il ne sourcilla pas, ne bougea pas d’un millimètre.

– Peut-être que je n’ai pas envie de toi.

Je me penchai encore un peu. Doucement, de façon séductrice.

– Foutaises…

Son visage resta le même. Et pourtant je vis le sourire qui grandissait en lui.

Je souris moi aussi et, ce faisant, baissai mon bassin jusqu’à ce que ne nous séparent plus que le satin de ma culotte et le coton de son pantalon. Je m’accrochai au fauteuil, balançai mes hanches d’avant en arrière, savourai la friction qui me rendait un peu dingue.

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Le silence s’installa un moment. Puis il dit, à voix basse, d’un ton neutre :

– Il m’arrive de penser à sauter, moi aussi.

– Suicidaire ? dis-je malicieusement.

Il se retourna vers moi et je ne vis dans ses yeux ni du désir ni de la chaleur, mais de la détermination pure et dure.

– Non. Arrogant.

Mes sourcils se froncèrent de confusion.

– Je suis assez arrogant pour penser que je peux contrôler ma propre chute, clarifia-t-il.

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Je lui jetai un regard noir, et les mots sortirent avant que j’aie pu vraiment réfléchir.

– Peut-être que j’aime les hommes dangereux.

Il hésita une nanoseconde avant de me répondre. Mais il aurait pu préparer sa réponse pendant un an qu’elle ne m’aurait pas fait plus mal.

– Tu ne devrais pas.

Sans même réfléchir, je me déchaînai contre lui et tentai de lui coller une gifle. Ce fut un échec total. Il me saisit le poignet et m’attira vers lui jusqu’à ce que quelques millimètres seulement nous séparent. La chaleur de nos corps était si intense que j’eus peur de m’enflammer d’un seul coup.

Il faisait bien une tête de plus que moi. Et il me tenait si serrée contre lui que mes lèvres laissèrent presque une marque sur son cou. Il avait le parfum du péché, et malgré mon agacement, je dus lutter contre l’envie de sortir ma langue pour goûter sa peau.

Il pencha la tête, son souffle caressait le dessus de mon oreille.

– Je comprends, me murmura-t-il simplement.

Je me raidis.

– Qu’est-ce que tu comprends exactement ?

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– Est-ce que tu la sens, Angie, la pression de la vitre ? Elle te retient. Elle te garde debout. Elle te garde au chaud ici, en sécurité avec moi.

J’entendis à peine ses mots. Tout ce dont j’avais conscience, c’était la façon dont sa voix me caressait, comme un long chemin de baisers le long de mon corps. Je ne sentais que la pression de ses mains recouvrant les miennes et son souffle sur ma peau, aussi envoûtant que le rayon d’un soleil d’été.

– Et si la vitre se brisait ?

Sa voix était douce et calme, comme si c’était la chose à laquelle penser le plus naturellement du monde.

– Tu ne tomberais pas, Angie. Tu t’envolerais.

Je fermai les yeux encore plus fort. Il avait déjà toute l’attention de mon corps, il capturait maintenant celle de mon imagination.

– Je ne dis pas que tu briserais cette vitre volontairement… mais si elle disparaissait, tu profiterais au maximum de l’expérience. Tu écarterais les bras, tu embrasserais ta chute. Tu respirerais l’air et sentirais le vent souffler autour de toi, te soutenir tout entière. Te soulever. Parce que c’est à ça que tu pensais, n’est-ce pas ? Il ne s’agissait pas de sauter, ni de tomber…

Je pris une grande inspiration et suffoquai légèrement en me laissant aller en arrière pour m’appuyer contre lui, mes fesses contre son entrejambe tout dur. Et une chose était sûre, je mouillais.

– Tu veux t’envoler, Angie ? murmura-t-il.

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Tu es la plus grande adrénaline de ma vie. Le plus grand frisson. La virée la plus folle. Tout ce que j'ai toujours voulu, tout ce que je ne pensais pas mériter. Tu es exceptionnelle. Tu es belle. Tu es a moi. Et je t'aime.

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Extrait de Most Wanted, tome 1 : Te désirer ajouté par noacrocmot 2014-12-25T20:07:55+01:00

J'avalai ma salive. Ça, pour me regarder, il me regardait. ses yeux gris troubles restaient rivé sur mon visage, et je vis son corps se contracter comme s'il se préparait à être frappé par un violente tempête.

Je bus une grande gargée de vin à mon tour, toutben sachant au fond de moi que c'était une mauvaise idées. Soit, je devais garder les idées claires ce soir; mais à cet instant précis, c'est de courage que j'avais le plus besoin.

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Mais l'instant passa. Evan se retourna pour regarder le lac obscur au loin.

Le silence s'installa un moment. Puis il dit, à voix basse, d'un ton neutre :

- Il m'arrive de penser à sauter, moi aussi.

- Suicidaire ? dis-je malicieusement.

Il se retourna vers moi et je ne vis dans ses yeux ni du désir ni de la chaleur, mais de la détermination pure et dure.

- Non. Arrogant.

Mes sourcils se froncèrent de confusion.

- Je suis assez arrogant pour penser que je peux contrôler ma propre chute, clarifia-t-il.

- Mais tu ne peux pas, dis-je, en pensant à ma sœur. A ma vie. A mon oncle. Personne ne peut.

Son sourire s'élargit encore, si sexy que c'en était presque douloureux. Il avait aussi l'air désespérément triste. Il tendit la main et caressa doucement ma joue.

- Tu verras.

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Extrait de Most Wanted, tome 1 : Te désirer ajouté par bellajessica 2014-06-02T01:30:04+02:00

À cette époque, Jahn résidait principalement dans sa maison au bord de l’eau à Kenilworth, une banlieue de Chicago d’un luxe à couper le souffle. Je passai les deux premières semaines assise sous le belvédère à regarder le lac Michigan. Pas vraiment dans mes habitudes. Lors de mes visites précédentes, j’avais passé mon temps à faire du jet ski, ou du skate au milieu de la rue, à me balader sur un vélo le long de Sheridan Road avec Flynn, le garçon que je baiserais ensuite, qui vivait deux maisons plus bas et avait la même tendance à déconner que moi. Une fois, à douze ans, j’avais même attaché un câble entre la chambre du grenier et le côté opposé de la piscine, puis je m’étais empressée de le tester, à la consternation de ma mère qui avait hurlé et juré en me voyant fendre l’air et atterrir comme une bombe dans l’eau.

Grace avait couiné sans bouger de la chaise longue qui lui servait de trône et m’avait accusée d’avoir abîmé son exemplaire d’Orgueil et préjugés. Ma mère m’avait obligée à passer le reste de la journée dans ma chambre. Oncle Jahn avait gardé le silence, mais j’avais cru voir un sourire amusé dans son regard, et même une certaine forme de respect, en passant à côté de lui.

Je ne vis rien de tout ça dans ses yeux l’été de mes seize ans. J’y vis seulement de l’inquiétude.

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