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Bibliothèque de moumy : Liste d'Or

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Jours barbares Jours barbares
William Finnegan   
Parfois on entre dans une bibliothèque ou une librairie sans trop savoir ce que l'on cherche, et on en sort avec un livre qu'on n'aurait jamais imaginé emprunter ou acheter. Ca a été le cas pour moi avec ce livre-ci.

Je ne connais pas vraiment l'univers du surf, même si ça m'arrive de regarder les surfeurs exercer leur passion tout simplement parce que je trouve ça beau, apaisant et en même temps impressionnant à regarder. Ce que William Finnegan en dit, en mêlant des termes techniques, des émotions et des réflexions quasi philosophiques sur les vagues m'a intéressée. Et j'ai l'impression d'avoir ouvert une autre perspective sur l'univers marin grâce à ma lecture...
J'ai également apprécié la façon de raconter de l'auteur qui, même s'il a tendance à être redondant par moments, reste humble sur les événements qui ont marqué sa vie. Il évite l'écueil des autobiographies pompeuses et ultra-romancées qui fleurent bon la réécriture avantageuses d'une vie. Il m'a donné l'impression d'avancer avec lui sur le chemin de la vie qu'il a menée, de partager ses victoires et ses déboires. J'ai été surprise par certaines révélations qui arrivent là où on ne les y attend pas, notamment par rapport au choix de sa profession.

Au final, ce livre m'a beaucoup appris. Il est arrivé au bon moment pour moi (lire une autobiographie au moment de faire des choix de vie important peut être un soutien parfois...). Les défauts qu'il a (son côté redonnant et une description trop détaillée parfois) me paraissent finalement des qualités, car j'ai eu l'impression d'un auteur sincère, vrai, qui cherche à expliquer une passion, un parcours, une époque, sans faux-semblant. Merci William Finnegan, ce genre de livre peut être extrêmement apaisant...
Quand sort la recluse Quand sort la recluse
Fred Vargas   
Il y a du suspense, de l'angoisse, des personnages toujours riches, complexes et intéressants. Un livre qui résonne avec les problématiques actuelles de droits des femmes et de lutte contre le harcèlement sexuel, et l'écoute des victimes. Des visions assez effrayantes des recluses - dans les deux sens. Mais j'ai trouvé que la fin traînait en longueur, peut-être parce que j'avais deviné l'identité du coupable.

par Laurien
Fille de la campagne Fille de la campagne
Edna O'Brien   
L'auteur raconte sa vie et ce, depuis son enfance en Irlande à Drewsboro. C'est la partie de ses mémoires que j'ai le mieux aimé, quand elle parle de ses parents et puis de sa période au couvent où elle était pensionnaire, puis ses premiers émois et déconvenues amoureux et quand au grand dam de ses parents, elle a tenu à épouser un écrivain divorcé et a eu deux enfants Carlo et Sasha... Par contre après son divorce et quand elle a récupéré ses enfants et les a mis dans une pension coûteuse, j'ai fini par décrocher à la lecture de sa vie ultra-mondaine...

par fanfan50
La Maison du sommeil La Maison du sommeil
Jonathan Coe   
Jonathan Coe faisait de partie de mes auteurs "à lire" mais dont je trouvais toujours le moyen de repousser la lecture (je trouve de toute façon TOUJOURS le moyen de ne jamais lire ce que j'ai sous la main). C'est désormais chose faite ! Et pour une première lecture de l'auteur britannique, je suis totalement convaincue.

La maison du sommeil est un roman complexe à l'histoire mystérieuse et à la structure intrigante. Grâce à sa construction très travaillée, Coe nous fait jongler d'une époque à une autre (passant des années 1983-84 à l'année 1995), enchaîne les stades du sommeil pour découper son roman (état de veille, stade 1, stade 2, stade 3, stade 4 et sommeil paradoxal) et manie habillement les mises en abîmes. On est pris dans la toile, intrigué par les histoires de tous ces protagonistes dont on découvre au fur et à mesure le passé et le présent avec toutes les liaisons qu'ils peut exister entre les deux temps... et entre les différents personnages. Car c'est un aspect du roman que j'ai beaucoup aimé : cette habileté à tout mélanger, à établir des connexions entre chaque élément, aussi insignifiant qu'il puisse être. Du coup, si le déroulement de l'histoire m'a semblé un peu difficile à suivre au début, une fois prise dedans, j'ai vraiment apprécié ma lecture.

J'ai aimé découvrir les liens entre ces morceaux de plusieurs vies, comment le passé explique le présent dans les parties de 1996, comment les personnages que l'on découvre en 1984 ont évolué une dizaine d'années plus tard. Et si l'histoire et d'autant plus intéressante à suivre, c'est parce que Jonathan Coe nous propose un récit dans lequel les différents personnages ont des psychologie établies avec beaucoup de finesse et de maîtrise. L'amoureux transit, la narcoleptique, l'excentrique, le savant fou, ils sont tous fascinant à découvrir, dans leurs personnalités, leurs névroses, leur certitudes, leurs rapports aux choses et à eux-mêmes. J'ai adoré le personnage de Terry, déjà pour ses transgressions constantes sur le cinéma, et puis pour ce côté ironique que l'auteur utilise si bien à travers ce personnage. Jonathan Coe ne se gêne pas pour donner à sa plume un ton grotesque dans les choses dont il cherche à se moquer ouvertement. Et j'ai trouvé les passages concernés (l'histoire de l'article mal corrigé, le séminaire des médecins) vraiment amusants, je les attendais avec impatience à chaque fois.

Avec son histoire alambiquées, ses coïncidences qui ne semblent jamais tout à fait en être, et son ton souvent ironique, La Maison du sommeil est un roman maîtrisé que j'ai aimé découvrir. Coe a de la suite dans les idées et sait parfaitement où mener son lecteur. Si on peut lui reprocher un traitement peu approfondi du thème du sommeil (on apprend deux trois choses, c'est vrai, mais le sujet reste superficiel) et une intrigue qui se devine sur la fin, on prend tout de même plaisir à en lire le dénouement qui, fait à partir de documents annexes (lettre, retranscription) est une façon originale de clôturer cette histoire. Quoiqu'il en soit, ce n'est sûrement pas le dernier roman que je lis de l'auteur.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2015/10/la-maison-du-sommeil-de-jonathan-coe.html

par x-Key
L'Élégance du hérisson L'Élégance du hérisson
Muriel Barbery   
Je l'ai trouvé trèèès long à démarrer, comme certaines personnes l'ont fait remarquer, on a parfois l'impression de ramer entre les moments où il se passe quelque chose. Mais au bout d'un moment, j'ai pris davantage de plaisir à la lecture et je me suis même beaucoup amusée à certains passages (notamment celui où Renée se dit qu'elle aurait pu répondre "Mon chat ne sait pas lire")

J'ai assez apprécié la portée philosophique du livre, même si comme le dit zouck, ça vire parfois légèrement au snobisme. D'ailleurs j'ai eu beaucoup de mal à supporter Paloma, snober les snobs ça reste quand même le comble de la prétention ! Donc je ne pouvais qu'approuver le passage vers la fin où elle reconnait d'être comportée comme une petite fille qui veut faire son intéressante (en plus "je souffrais mais sans douleur", j'ai trouvé ça très pertinent, je crois qu'on ressent souvent ça).

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En ce qui concerne l'écriture, je ne fais pas du tout confiance à mon jugement, mais j'ai été assez agacée par la manie de l'auteur de terminer les chapitres sur des phrases censées être philosophiques. Attendez j'ouvre des fins de chapitres au hasard :

"La contemplation de l'éternité dans le mouvement de la vie."

"Car l'Art, c'est l'émotion sans le désir."

"L'éternité, cet invisible que nous regardons."

"Parce qu'un camélia peut changer le destin."

C'est peut-être vrai et très intelligent, mais finir ses chapitres sur de telles phrases, je trouve ça résolument snob. :P

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Oh et puis j'en veux TERRIBLEMENT à Muriel Barbery pour cette phrase :

"Mais le gloutof de Manuela est aussi un nectar. Tout ce que l'Alsace comporte de lourd et de desséché se transmute entre ses mains en chef d'œuvre parfumé."

Pardon ? Bon, lourd, je veux bien le lui concéder, mais desséché ??? Blasphème, blasphèèème !!! A supposer que "gloutof" désigne le kouglof, il n'y a rien de moins desséché, c'est même aussi moelleux que la brioche, mais en moins gras ! Cela dit cette réclamation n'engage que moi. ^^
Par contre, Renée fait précéder ladite phrase d'un "Le gloutof est un gâteau alsacien un peu vorace." qui selon moi ne veut pas dire grand-chose. Je n'ai pas souvent croisé de gâteau "vorace". Enfin je dis ça je dis rien... Enfin la même Renée a beau être une farouche défenseuse de la grammaire française, elle n'en emploie pas moins un anglicisme tel que "réaliser" dans le sens de "prendre conscience".

Malgré tout c'était une lecture très agréable, qui incite à réfléchir et donne envie de profiter de la vie en lisant de la littérature.
Millénium, Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air Millénium, Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air
Stieg Larsson   
Dommage qu'il marque la fin de la série. L'évolution du personnage de Lisbeth au cours de la sage était vraiment intéressante à suivre, un personnage atypique et torturé qui commençait à s'ouvrir aux autres.

par joe
Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Stieg Larsson   
Excellent livre, avec une superbe ambiance noire. C'est sympa aussi que d'avoir comme cadre la Suède qu'on voit peu souvent dans les livres. J'ai adoré le livre alors qu'à la base je ne suis pas très porté sur les polars. Les personnages ont des personalités fortes et l'intrigue devient de plus en plus prenante au fur et à mesure des pages. J'ai hâte de commencer le tome 2 mais je vais quand même lire autre chose avant, le temps de digerer le premier. :)

par Virgile
En un monde parfait En un monde parfait
Laura Kasischke   
Il n'y a rien d'extravagant ou de surfait dans l'écriture de Laura Kasischke, tout est écrit avec la justesse la plus totale. C'est ce qui me plaît tant dans ses histoires, cette capacité à retranscrire le banal tout en essayant de brusquer la normalité de l'univers raconté. Il y a un toujours un léger voile de fantastique qui recouvre ses histoires. Une impression inquiétante, dérangeante qui prend corps dans le comportement d'un enfant, dans une mystérieuse épidémie, dans l'éloignement d'un époux.

Pas d'apocalypse fulgurante pour cette histoire aux airs de fin du monde. L'auteur nous plonge lentement dans l'apparition de ce virus étrange, sans pour autant en faire le centre de son histoire. J'aime énormément la façon dont elle utilise cet élément en arrière-plan, comme une sorte de cassure dans l'univers de Jiselle, la protagoniste, et de ses aspirations d'épouse, de mère, de monde parfait, et préférant mettre en avant des sujets de réflexion tels que les relations humaines, les réactions face à l'adversité, l'adaptation à l'inconnu en les exposant avec un tel réalisme que c'en est fascinant.

L'écriture de Laura Kasichke a la faculté de faire découvrir l'humain sous une dimension tellement différente et avec une telle profondeur que j'en suis toujours bouleversée. Outre la beauté du style, ses mots poussent à la réflexion, trouvent le lecteur et le happent pour ne plus le lâcher jusqu'à la fin du livre. C'est un sentiment que je retrouve dans très peu de romans et que peu d'auteurs arrivent à me faire ressentir. Laura Kasischke fait mouche à chaque fois, ça ne rate jamais, et, à travers sa plume, il est à la fois bouleversant, cocasse et perturbant d'observer le monde des personnages basculer.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/03/en-un-monde-parfait-de-laura-kasischke.html

par x-Key
Les Heures Les Heures
Michael Cunningham   
3 époues : New-York fin du XXe siècle, Londres 1923 et Los Angeles 1949.
3 femmes : Clarissa éditrice. Virginia écrivain. Laura mère au foyer. On vit leurs désillusions, espérances, petits plaisirs et vrais malheurs comme si chacune d'entre vivait l'autre à d'autres époques.
Le fil directeur est 'Mrs Dalloway', le roman phare de Virginia Woolf. Le film m'a fait pleurer des heures .... le livre a confirmé. MAGNIFIQUE
Les Âmes grises Les Âmes grises
Philippe Claudel   
J'ai trouvé ce roman très beau, comme les autres de Claudel que j'ai lu. J'ai lu le Rapport Brodeck aussi, et il semblerait que le titre puisse s'adapter aussi dans les deux cas. On dirait que tous les personnages de Claudel sont des âmes grises. Et c'est ça qui leur donne leur humanité. Il ne sont ni totalement des salauds, ni des anges. Ils ont tous leur coeur de noirceur, et à la fois, ils sont humains, et vivent comme ils peuvent les choses qui se passent.
Je n'ai pas trouvé que le récit soit lent, ennuyant, tout ça... Je pense qu'il ne faut pas prendre ce roman comme un roman policier avec une intrigue, un suspense, tout ça. Ce n'est pas pourquoi il est fait je pense (c'est pourquoi j'ai aimé la fin). Je n'étais pas pressé de savoir qui était le meurtrier, j'ai juste suivi le récit de ce type qui racontait simplement - tout simplement - l'Affaire, et le monde qu'il avait appris à connaitre durant toutes ces années. L'intérêt n'est pas dans l'histoire, mais dans les personnages, dans la vie et l'humanité qui se dégage du roman. Les descriptions des personnages, les attitudes, caractères, les réactions et comportements. La façon que chacun a de réagir à ce qui lui arrive, la façon dont l'humain se découvre face à certaines réalités, dont son âme se met à nu pour qu'on voie finalement que derrière le pire des salauds, il y a un humain, et que derrière l'humanité dans toute sa beauté, il y a des choses qu'on ne sait pas et qu'on ne saura jamais, le mal, la douleur, tout un monde. Que tous, finalement, nous portons nos propres âmes grises.
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