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Bibliothèque de musea_uranie : Liste d'Or

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Playground Playground
Lars Kepler   
Quelle claque ! Un livre traitant de la vie après la mort sans tomber dans le cliché facile. L'auteur a su créer un contexte plausible à coup de mythologie chinoise, qui serait le berceau de notre propre monde vivant. Une véritable réussite et assurément une de mes meilleures lectures de l'année !
La Révolte La Révolte
Clara Dupont-Monod   
Un roman court et percutant que j'ai dévoré, mais qui me laisse une impression ambiguë, déçue par certains points et en ayant adoré d'autres...

Les phrases s'enchaînent, concises, s'emmêlent pour donner au récit un rythme, on imagine la plume haletante courir sur le papier comme Richard sur les champs de bataille. L'auteure fait des sauts en arrière, allers-retours passé-présent mais également d'un personnage à l'autre pour nous conter la vie de Richard cœur de lion et de sa mère Alienor d'Aquitaine.

Dans le premier tiers du roman j'ai adoré cette écriture hachée et qui me semblait adaptée à l'histoire pleine d'action. Ça donnait le ton.

Cependant dès la moitié du roman j'ai commencé à me lasser et à me perdre, il est dur de suivre la chronologie de l'histoire et de situer les évènements les uns par rapport aux autres, entre l'action en cours, les souvenirs et les "sauts dans le temps" constant. L'auteure change d'heure voir d'année sans prévenir, d'un paragraphe à l'autre.

Sur le dernier tiers j'étais fatiguée de devoir fournir une concentration très importante et constante pour réussir à suivre l'enchaînement des batailles et alliances qui ressemblent à des notes prises lors d'un cours d'histoire. Dix ans de guerre résumés en dix lignes ça prends un côté trop bachotage à mon goût...

L'histoire d'Aliénor d'Aquitaine me fascine, cette femme tantôt vue en héroïne tantôt en traîtresse selon les versions et "le camps" de celui qui raconte, est selon moi précurseur du féminisme et a eu une vie riche. J'étais donc ravie de trouver un nouveau livre portant sur le sujet.
Cette version de la deuxième partie de sa vie m'a beaucoup plu, l'auteure a choisi d'en faire une femme fière et forte quoique trop repliée sur elle-même.
En revanche, mon âme d'enfant qui avait découvert et aimé Richard cœur de lion via la légende de Robin des bois, a été déçue de ce qu'elle a fait de lui.

La chute du roman est à l'image de tout le reste: brutale. J'ai eu une impression de trop rapide et trop condensé qui m'a laissée sur ma faim. Cette rapidité empêche de s'ennuyer mais l'intrigue est du même coup expéditive et le développement des actions très superficiel. À contrario, la psychologie des personnages est profondément creusée et très intéressante!

par btizlit
Beauté fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine Beauté fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine
Mona Chollet   
Habituellement je ne suis pas friande de livres sur la condition féminine, mais avec celui-ci, je suis restée complétement scotchée, du début à la fin ! L'auteure mène une réflexion claire et construite qui nous propose une critique de la société, de l'image et de la condition de la femme plus que pertinente, tout simplement convaincante ! Elle prend bien soin d’illustrer ses propos d'exemples riches et pertinents, qui pour beaucoup sont des témoignages qui ne laissent pas indifférents. Il ne faut pas non plus oublier l'humour mordant et délicieux qu'elle nous sert tout au long de sa réflexion ! Tout ces éléments font de cet essai une vrai réussite, qui nous invite a une réflexion active et qui change radicalement notre vision du monde !

par krisalt
La Symphonie du hasard, Tome 1 La Symphonie du hasard, Tome 1
Douglas Kennedy   
Que de longueurs! Des pages et des pages inintéressantes! Indigne d'un grand auteur , comme quoi ce ne sont pas toujours des références..Les universités, le foot, le basket, les actes de racisme et consorts, les références à des écrivains américains plus ou moins connus, les familles typiquement américaines comprenant plein de gens bizarres, les difficultés à quitter l'adolescence, ... ouf c'est épuisant, d'un profond ennui.

par Lola38000
La Soeur du Roi La Soeur du Roi
Alexandra De Broca   
Découvert via le blog de Jessica "Au bordel culturel", La sœur du roi d'Alexandra De Broca propose de connaître plus en profondeur Elisabeth, sœur de Louis XVI de sa naissance à sa mort prématurée sous la Terreur à travers son histoire platonique avec François Dassy, herboriste du roi.

De sa vie, l'Histoire n'aura retenu que son statut : celui de Fille de France et de sœur du roi très vite effacée par sa belle-sœur, Marie-Antoinette. Pourtant, la vie de cette femme à contre-courant est rocambolesque voir romanesque. Alexandra de Broca nous propose à travers une écriture douce et facile d'accès un roman à la frontière du document d'histoire qui rend compte d'une femme forte rêvant de briser le carcan de la cours et faire évoluer la monarchie.

Le livre n'est pas pour autant larmoyant même dans les moments les plus durs, ce dernier n'ayant pas pour but de légitimer certaines actions, mais bien de rendre compte de l'Histoire. C'est ce que j'ai surtout apprécié dans ce dernier, au-delà de la romance entre une princesse et un herboriste qui d'ordinaire aurai pu m'agacer. Celle-ci coule naturellement entre les pages sans être niaise et apporte un vrai plus au contexte et aux personnages. D'autant plus que La sœur du roi traite aussi des personnes dévolues au service de la famille royale que ce soit médecin, dame de compagnie, jardinier etc...

En regardant la bibliographie de l'auteure après ma lecture, j'ai eu plaisir à découvrir que ses écrits pouvait être lu dans le sens chronologique des événements historiques. Ainsi, j'espère continuer avec La Princesse effacée et Monsieur mon amour.

En bref, un destin de femme unique et avant-garde portait par le talent d'Alexandra de Broca qui aura su magnifier Elisabeth de Bourdon, sœur de Louis XVI et surtout femme proche de son peuple.


Lien : HTTPS://WP.ME/P8WW3Y-13I
La nuit des béguines La nuit des béguines
Aline Kiner   
1310, à Paris. Les béguines vivent sous la protection du roi, communauté de femmes, souvent veuves, qui se retirent de l’emprise des hommes pour vivre dans la foi, qui travaillent, et parfois espèrent se remarier. Mais cette communauté parisienne vacille lorsqu’une jeune femme, Maheut la Rousse, se réfugie chez elle. Recherchée, la jeune femme les met en danger dans une époque où le béguinage commence à être mal vu. A l’époque de Marguerite Porete, ces femmes qui se gèrent en autonomie font peur.

Ce roman se place avant et au tout début des Rois Maudits de Druon. On sait donc que le pays va plonger dans le chaos, les templiers sont arrêtés, Marguerite Porete jugée. C’est dans ce contexte de grande instabilité qu’on découvre le béguinage et les femmes qui y sont. La plupart sont veuves et veulent simplement travailler et partager leur vie avec la communauté. Guérisseuse, institutrice, drapière, les métiers sont nombreux et divers autant que ces femmes. Parmi elle, Ysabel qui s’occupe des malades, Ade, une jolie veuve qui ne sait pas si elle veut se remarier ou partir au couvent, et Maheut, mariée de force, qui s’est enfuie de chez elle.

J’ai bien accroché durent toute la première partie du roman, un peu moins la seconde. J’ai trouvé que le texte faisait parfois un peu fouillis, avec des répétitions et des éléments pas assez clairs dans le temps pour en faire la chronologie. J’ai bien apprécié de découvrir cette communauté et la vie à cette époque, l’histoire en elle-même était moins intéressante et prenante que le vantait la 4ème de couv’.

Une lecture un peu en demie-teinte, qui reste agréable, mais qui m’a laissé un peu sur ma faim !

par heleniah
L'homme qui voulait vivre sa vie L'homme qui voulait vivre sa vie
Douglas Kennedy   
Décidément, Douglas Kennedy ne cesse de m'impressionner. Après avoir lu son roman bouleversant "Quitter le monde", voilà qu'il continue à m'époustoufler avec "L'homme qui voulait vivre sa vie".
Quand j'ai commencé à comprendre vers quelle direction se tournait l'intrigue, je me suis rendue compte que la quatrième de couverture ne représentait vraiment que la partie émergée de l'iceberg... C'est incroyable! J'avais acheté ce livre un peu par hasard, je voulais juste lire du Douglas K., donc je n'avais aucune idée du scénario que j'allais découvrir.
Bravo bravo!

Les indomptables Les indomptables
Florence Colombani   
Splendeurs et misères de quatre stars hollywoodiennes.

Je remercie NetGalley ainsi que les Éditions Fayard pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir les biographies croisées de Lana Turner, Ava Gardner, Lena Horne et Grace Kelly lorsqu'elles étaient actrices pour la MGM à l’âge d’or d’Hollywood.

Lana Turner a 16 ans lorsqu’elle est repérée dans un bar par un reporter qui lui propose de la recommander auprès des studios de la MGM. Ava Gardner a 19 ans lorsqu’un chercheur de talents flashe sur un de ses portraits. Quant à Lena Horne, elle est la première femme Afro-américaine à être engagée par la MGM. Grace Kelly se joindra au trio une dizaine d’années plus tard.

Lana, Ava et Lena ont en commun une enfance difficile. La MGM va totalement les “fabriquer”. Lana a dû changer son prénom, à l’origine elle s’appelait Judy, elle doit apprendre sa biographie inventée de toutes pièces par la MGM, abandonner son accent, veiller à la couleur de sa chevelure. Cela prendra 5 ans. Ava est une magnifique sauvageonne qui adore aller pieds nus, a un accent épouvantable et est terrorisée par la caméra. Elle commencera à boire pour surmonter sa nervosité. Avec Lana, elles deviennent inséparables et découvriront Lena Horne lors d’une soirée. Pour Lena, rien n’est facile. Nous sommes en pleine Ségrégation, elle est trop blanche pour les Noirs et trop noire pour les Blancs. Toutes les trois vont partager les amants, les maris — je pense en particulier à Artie Shaw, Franck Sinatra — les nuits trop arrosées, les confidences. Plus tard, Grace Kelly les rejoindra et Clark Gable deviendra l’un de leurs partages. Une seule règle : “chacune attend que l’autre en ait fini avec l’amant ou le mari du moment”.

Florence Colombani à travers les biographies de ces quatre stars fait revivre toute une époque et c’est passionnant. Sa plume fluide et limpide, sa parfaite connaissance du sujet donnent vie à ces quatre femmes qui ont marqué plusieurs générations et continuent à nous émouvoir.

par Goewin
Le cycle de Pendragon, Tome 1 : Taliesin Le cycle de Pendragon, Tome 1 : Taliesin
Stephen R. Lawhead   
Ce premier tome relate la naissance du cycle arthurien.

L'énigmatique Taliesin bouleverse la vie de son père adoptif, et bien plus encore, toute celle de la communauté. Promis très jeune à un brillant avenir de druide, il engendrera à son tour un personnage de légende : Merlin.

Pour moi, un des meilleurs cycles arthuriens. Souffle épique, imagination, richesse de l'intrigue, profondeur des personnages.

La plume de Law Head est agréable, fluide et simple. Il confère à tout son récit l'hérisme voulu sans toutefois tomber dans des caricature ou de la Fantasy.

Une merveille.

par lutin82
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.