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Myrina Holmes, dans quel pétrin t’es-tu mise !

Je ne sais pas où est la chambre de Kel. Je renifle toutes les portes comme un clébard en m’évertuant à sentir son sillage olfactif récent, mais…

Bordel, voilà encore un Griffon à une intersection ! Vite, j’éteins mon portable et le range dans ma poche. Des mouches à merde, ces sales types. Ils sont partout ! Je n’ai pas le temps de faire demi-tour, en prime…

Oh non, ils murmurent, ils sont deux !

Je m’accroupis contre le mur en espérant qu’ils ne se retourneront pas et passeront leur route sans me voir. Les poings serrés sur mon couteau et mon revolver, prête à les dégainer en même temps, je bande les muscles au cas où je devrais me détendre comme un ressort pour les attaquer s’ils venaient à détecter ma présence. Les lourds pas des deux gardes se rapprochent de l’intersection. L’un d’eux rigole en sourdine à une blague de son camarade. Ils balayent les couloirs avec de puissantes lampes torches, comme les autres avant eux. Je retiens mon souffle et...

... un bras puissant crochète ma taille par-derrière tandis qu’une paume me bâillonne.

J’expédie aussitôt mon bras en arrière. Cependant, mon assaillant a les abdominaux si contractés qu’il ne sent rien. Comme s’il avait anticipé mon réflexe de défense ! Je balance la tête en arrière afin de lui éjecter un bon coup de boule pour lui péter le nez, mais là encore, il esquive en se tordant le cou. Au moment où je tente d’empoigner mon flingue et mon couteau, je sens qu’il me relève avant de me tirer violemment sur le côté. Une rafale qui m’emporte ! Mes pieds décollent du sol à mon insu et je suis entraînée de force dans une pièce minuscule. Je me débats en battant des jambes, griffant ses bras et mordant sa main aplatie contre ma bouche, mais mon adversaire resserre sa prise sur moi sans perdre sa maîtrise de lui-même. Il m’écrase contre un mur avec un léger grognement lorsque je plante mes crocs dans sa peau avec sauvagerie, dans le but de le faire saigner, voire de lui arracher un morceau de chair, puisqu’il est sous sa forme humaine et…

J’écarquille les yeux de stupeur.

Minute !!!

Je le reconnais, ce grognement !

Et le goût de son sang ne m’est pas inconnu !

Mon cœur loupe un battement avant de piquer une accélération brutale tandis que la porte d’un cagibi – il me semble – se referme furtivement sur nous. Nous sommes désormais immergés dans l’obscurité la plus totale.

— Putain. De. Traqueuse, siffle-t-il à mon oreille.

Il aurait pu m’insulter de bien pire, ça n’aurait rien changé au fait que je suis folle de joie d’entendre sa voix rauque vibrer au creux de mon tympan. Je tremble même d’émotion de le sentir de nouveau contre moi. Ses lignes dures épousant toutes mes courbes, sa chaleur incendiaire réchauffant ma peau sous mes fringues et… son odeur, que je n’avais pas pris le temps de flairer et d’identifier jusque-là. Si je n’étais pas autant bourrée d’adrénaline, j’en pleurerais. J’inspire par les narines, gorgeant mes poumons de son parfum. Mes griffes et mes crocs se rétractent.

Kel est là.

Ce n’est pas un rêve, cette fois.

C’est même la réalité la plus tangible qui existe.

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Myrina

"Dix-huitième jour après disparition de Kelen Wills. Opération "A la recherche de l'Hybresang" en cours.

Seuil de motivation: maximal

Contrariété: maximale

Envie de tuer tout le monde: maximale"

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La beauté de son visage indéchiffrable me perfore le cerveau, le palpitant et l’estomac. Elle écorche tous mes organes vitaux, en fait… En cet instant, ses yeux mordorés verrouillés à la caméra n’expriment rien. Son regard est un véritable désert émotionnel, ce qui me flanque une trouille bleue. C’est lui sans être lui. On dirait une enveloppe vide. 

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Mes os craquent. Ma vue se voile. Mes tympans sifflent. Mon corps accuse chaque choc comme un séisme. Ramassée en boule, je me protège les parties sensibles avec les bras lorsque c’est possible et encaisse la salve d’attaques en bandant mes muscles, même si je morfle énormément.

Mais je sens la métamorphose indissociable de mon instinct de conservation et de combat commencer à se produire. Tout comme je sens une haine animale glacer le sang dans mes veines.

Des picotements engourdissent mes membres.

Mes griffes surgissent de mes doigts raidis.

Ma peau se morcelle en générant des esquisses d’écailles irisées.

Je ne maîtrise plus rien… La démone qui réside en moi ne peut pas se laisser battre à mort. Je vais l’attaquer, dussé-je y laisser ma vie. Je dois me défendre ! Je suis une Traqueuse !

— Ne te transforme pas, salope d’hybride, JE TE L’INTERDIS ! 

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Elle m’octroie deux ou trois petits coups de langue entre les jambes, pensant déclencher une érection. Putain, elle me chatouille, cette conne. Je me mords les joues pour éviter de rire et de froisser la foldingue.

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Il faut que je me défoule en la défonçant. Que je la poignarde avec ma queue à défaut de le faire avec une lame. Je veux qu’elle souffre comme je souffre !

Je la hais autant que je me hais. 

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Le retour de Kel du point de vu de Myrina

"Car il n'est pas venu seul.

Une femme brune d'une beauté sulfureuse a glissé son bras sous le sien.

Je ne la connais pas.Je ne l'ai jamais vue.

Mais je comprends d'instinct qui elle est.

Le Numéro Un des Révoltés.

Mes pires craintes sont fondées.

Lilith est de retour dans notre monde."

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Si je mets la patte sur le connard ou la connasse qui écrit le scénario de ma vie, il ou elle va passer un sal quart d'heure. Je pencherais plus pour une femme. Les hommes ne sont pas aussi machiavéliques.

Myrina, page 314

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Profondément choquée par son déluge d’insultes insoutenables, je saute sur mes pieds et lui catapulte une claque chargée d’électricité magique afin de décupler sa souffrance physique.

Mais Kelen réplique.

Il me décoche un coup de poing phénoménal dans la figure qui me fait basculer par-dessus la balustrade de la loge.

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Aramiel s’esclaffe en inclinant la tête vers elle et s’éloigne. Par réflexe, ma sœur et moi admirons son petit fessier ferme avant qu’il ne sorte de la chambre, puis nous nous entre-regardons en acquiesçant d’un air entendu. Beau cul.

— Les filles, je vous ai vues, maugrée le patient. 

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