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Bibliothèque de Nausicaah : Je suis en train de lire

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Les Furtifs Les Furtifs
Alain Damasio   
Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ? Plutôt l’exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.

Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l’éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka – volatilisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l’armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d’une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne.

Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d’IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d’écoute et d’échanges. Partout où cela s’avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez. La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d’auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

(Source : La Volte)

par x-Key
Calpurnia Calpurnia
Jacqueline Kelly   
Je l'admets volontiers, les sciences et moi, ça n'a jamais été une grande histoire d'amour. (Ah tous ces 6 en SVT à l'époque, qu'est-ce que ça pouvait me décourager...)

Alors imaginez ma réaction en voyant :
- la couverture totalement immonde et pas du tout évocatrice dudit ouvrage,
- qu'il s'agit d'un roman "naturaliste".

Je vous l’avoue, j'ai fait un blocage au départ, puis j'ai vu que ce livre ne bougeait pas des étagères de mon lieu de travail et pourtant j’en avais lu beaucoup de bien sur Internet. Donc je me suis forcée et bien m’en a pris car ce livre est un petit bijou !

Non content de faire évoluer cette petite fille, Calpurnia, que sa famille voudrait docile et domestique, en un redoutable esprit scientifique, Jacqueline Kelly parvient grâce à elle à évoquer tout une époque : la condition des femmes, celle des domestiques également, l’éducation à la dure des enfants ou encore les progrès de l’automobile et de la science d'une façon générale.
Sans être rébarbatif, scolaire, sans donner une montagne de détails, Mme Kelly donne envie une fois le livre refermée d’en savoir davantage, à la fois sur cette période mais également sur les choix de Calpurnia.

Car c’est la fin le petit point noir du livre, cette fin ouverte [spoiler]qui ne nous dit pas clairement si cette enfant a réussi à imposer ses choix de vie ou si elle a été empêchée de s’épanouir à cause de son statut de femme.[/spoiler] Un regret mais, je le suppose aussi, une nécessité pour le lecteur à une réflexion plus profonde.

Un très bon livre que je ne regrette finalement pas d'avoir ouvert !

par Rowena77