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Commentaires de livres faits par Nausicaah

Extraits de livres par Nausicaah

Commentaires de livres appréciés par Nausicaah

Extraits de livres appréciés par Nausicaah

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Manuel de survie à l'usage des jeunes filles est un premier roman émouvant, triste, naïf et beau à la fois. C'est en tout cas un pari réussi de l'auteur, qui nous emporte dans une histoire humaine poétique mais difficile à la fois.

L'écriture de l'auteur est très intéressante, car les personnages principaux sont deux jeunes filles, de 10 et 13 ans environ et c'est l’aînée qui est la narratrice. L'auteur utilise un vocabulaire simple mais sans pauvreté, avec des phrases nettes, précises, parfois abruptes, qui permettent au lecteur de croise à cette narration par une jeune adolescente, sortie trop tôt de son enfance. Et c'est une belle prouesse, surtout quand l'on sait qu'il s'agit d'un premier roman écrit par un homme qui met en scène principalement des femmes.

L'histoire nous emmène en Ecosse, à la rencontre de deux filles, qui vivent dans un foyer pauvre, chahutée par leur mère et leur beau-père, les deux ayant de nombreux tords. Mais l’aînée, Sal, décide de sortir sa demi-soeur Peppa de cet enfer et c'est ainsi que commence ce roman. Il est difficile de parler de l'histoire sans en révéler la plupart des éléments, mais c'est bien une aventure humaine, avec ce qu'elle a de triste, dans un contexte familial difficile, mais également de poétique, de beau. On passe par de nombreuses découvertes, parfois naïve, parfois drôle, mais également des rencontres, des réflexions sur le corps, l'alcoolisme ainsi que de nombreux autres sujets.

Les seuls défauts que l'on pourrait attribuer à ce livre est une fin très prévisible et, parfois, un changement de rythme dans la narration, qui peut perturber de temps en temps. J'aurais également aimé plus de dialogue sur le fond, car l'événement principal du livre, ce pourquoi elles en sont arrivées là est presque occulté par le reste. Mais ce sont de petites choses, qui n'empêchent le livre d'être bon, car c'est ce qu'il est.

Mick Kitson est un écrivain à suivre dans le futur, il livre ici un très joli roman, tendre, fragile, mais à découvrir sans l'ombre d'une hésitation, même pour les personnes moins coutumières du genre.
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date : 27-12-2018
Craig Thompson propose un gros pavé, un magnifique roman graphique traitant de nombreux thèmes difficiles comme l'esclavage "moderne", la religion, l’émasculation, l'amour, l'écologie, ... Et c'est réussi! Si d'une premier abord on croise un pavé très épais, à la lecture, les pages se dévorent d'elles-mêmes.

Conte onirique, dans un monde proche, l'autour nous emmène faire le tour de nombreux thèmes tabous et les dévoilent les uns après les autres, entremêlant religion, calligraphie et scénario. Le style graphique est très intéressant, pourvu de nombreux détails et d'explications nécessaires pour la bonne compréhension de l'histoire. L'approche est très belle et ce livre ne plombe pas l'ambiance, malgré l'histoire racontée. Pleins d'espoirs, le scénario se déroule tranquillement jusqu'à une magnifique conclusion.

Attention toutefois, il n'est pas à proposer à tout le monde, de part les thèmes abordés et l'omniprésence de la sexualité tout au long du récit.
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date : 23-12-2018
On retrouve dans cette bande dessinée un homme en proie au doute, sur sa place, en pleine crise existentielle. Le ton est donné dès les premières pages, c'est bien tout un processus d'interrogation de la personnalité dans lequel va nous amener l'auteur.

Cependant, je n'ai pas réussi à me prêter au jeu. Les dessins sont beaux, le scénario est intéressant, mais tout simplement, cela n'a pas fonctionné pour moi. Je me suis ennuyée, j'ai trouvé le développement très long, avec des passages sans trop d'intérêt, même si le message porté par l'auteur est, au final, très intéressant. Ce livre ne m'a pas accompagné et, pourtant court, le finir a été difficile.

Je dirais tout simplement que cette bande dessinée n'est pas mauvaise au contraire, qu'elle est même intéressante à lire et soulève de nombreux questionnements, mais je ne l'ai pas trouvé faite pour moi et je n'ai donc pas pu l'apprécier à sa juste valeur.
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date : 23-12-2018
Une nouvelle qui sort de l'ordinaire mais qui, à la fois est extrêmement banale, ce qui rend une lecture étrange.

L'écriture est intéressante, mais parfois un peu brouillon, notamment dans la manière de décrire les personnages et leurs actions, ainsi que dans certaines descriptions, ce qui peut rendre la lecture moins aisée. Le style d'écriture n'est pas mon préféré, mais il n'est pas mauvais, c'est une question de goût.

Par contre, le scénario... est mauvais et bon à la fois. En effet, si une grande partie de la nouvelle propose un développement très intéressant, dès que l'intrigue principale est dévoilée on retrouve un concept réchauffé maintes fois et exploité comme tous ceux qui y ont déjà touché l'ont fait avant. Donc un concept pas très intéressant et d'où l'on voit arriver la fin de très loin, ce qui, avec le format d'une nouvelle, n'est pas une bonne chose.

Pour conclure, je dirais que c'est un livre intéressant, mais pas le meilleur de cette collection, avec une chute vue et revue sur tous les supports possibles!
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date : 23-12-2018
Le choix, une nouvelle très intéressante qui est une nouvelle à chute et qui pose au lecteur diverses questions morales et dont le nom est très bien trouvé.

L'écriture de la nouvelle est très intéressante et c'est dans les 2 dernières pages que le lecteur va comprendre la nouvelle. Mais c'est également lors de la fin que les questions éthiques font resurgir et, sans aucun doute, la question "qu'aurais-je fait?".
On retrouve un monde sale, moche et en même temps miraculeusement sauvé, dont la population est divisée sur les questions morales et l'on suit deux jeunes protagonistes, qui vivent à l'écart du monde. Et c'est autour d'une "richesse" potentielle qu'un choix sera fait.
De là, le livre va se scinder en deux, deux possibilités explorées, à travers le regard du personnage principal.

Une belle nouvelle de SF, très intéressante et dont on ressort avec plus de questions que de réponses!
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date : 07-12-2018
Après Vango et Tobie Lolness, Timothée de Fombelle est l'un de mes auteurs préféré en lecture jeunesse française. Des aventures d'une grande qualité et d'une très jolie plume.

Malheureusement, je n'ai pas trouvé Neverland à la hauteur, il n'est pas mauvais mais je n'ai pas aimé, ni la manière dont c'est écrit, ni l'histoire.
En effet, l'écriture de Timothée de Fombelle est très belle, très poussée, mais manque parfois de clarté. Comme pour "Le Livre de Perle", le texte n'est pas simple à la lecture et à la compréhension et perd (trop) souvent le lecteur.

Le scénario est intéressant, car on essaie d'aborder l'enfance à la frontière de l'adulte et au moment fatidique où l'on est passé de l'autre côté. De retrouver ces moments magiques, cette vision du temps étirable et l'auteur a bien réussi à retransmettre ces émotions et à partager sa réflexion.


En conclusion, le livre est bon, il est d'ailleurs très beau en grand format, mais je n'ai pas réussit à accrocher. Il se lit facilement et rapidement, mais reste obscur sous certains aspects.
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Dragon écrit par Thomas Day
date : 04-12-2018
Une nouvelle de la collection Une Heure Lumière, collection très sympathique à découvrir mais dont les textes sont souvent durs et parfois violents.

C'est le cas de Dragon, qui nous emmène en Thaïlande, inondée, rongée par la corruption et la mafia et surtout par le tourisme sexuel. Une Thaïlande sale, sanglante, tendue et brumeuse.

L'écriture de Thomas Day ainsi que le format choisi ne laisse pas une seconde au lecteur pour respirer. C'est d'ailleurs très bien fait et la sensation de tension est ressentie lors de la lecture. Les personnes sont profonds, ont une histoire, des forces et faiblesses ce qui est intéressant, car en 150 pages, l'auteur fait mieux que certaines séries de 800 pages par tomes. Mais c'est aussi sa faiblesse, car il n'y a pas de moment de calme ou de repos.

Le scénario est bien tenu, très intéressant à suivre, passant par divers points de vue, explorant plusieurs lieux, plusieurs personnages. Rien à dire, la nouvelle est vraiment bonne, il faut juste aimer le thème, qui est difficile. C'est également une force, d'écrire et de publier des textes sur des sujets tabous et difficiles, et l'on peut saluer l'effort de tous ceux qui y ont contribué. Le livre est très violent, sanglant, chose que personnellement je n'aime pas. Je comptais mettre une note plus basse, mais au final c'est la fin que tout s'est révélé et que j'ai pu relativement apprécié Dragon.

En fin de compte, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre, il est de très bonne qualité, mais la violence n'est pas ma tasse de thé et ma note aurait été moins bonne s'il n'y avait pas eu cet épilogue, qui permet une certaine respiration et une prise de recul sur l'histoire. C'est une bonne histoire, mais à ne pas mettre entre toutes les mains, comme d'autres textes de cette collection.
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date : 03-12-2018
Suite du très beau Souvenir d'Emanon, qui est à l'origine pas réellement pensé pour se dérouler en plusieurs tomes.

Les errances d'Emanon, elles, présenteront une suite dans le scénario, importante pour connaître les tenants et les aboutissants. Calme, épuré, apaisant, ce manga interroge sur l'humanité et la vie en général. Les dessins sont superbes, la première partie entièrement colorisée rend très bien et souligne le talent de Kenji Tsuruta.
L'écriture est calme, tranquille, rien n'est pressé et tout arrive à temps. L'auteur n'hésite pas à utiliser des temps de réflexion dans le scénario, ce qui ne fait que souligner gracieusement l'oeuvre.

Cependant, après avoir beaucoup aimé le premier tome, je trouve ce tome-ci moins complet, si un scénario commence à réellement se mettre en place, les informations sont trop peu données dans ce tome avec l'impression que le lire n'a pas fait avancer du tout la chose. A voir si le ou les prochains tomes apportent un peu plus d'éclaircissements sur tout cela.

En attendant, c'est un manga très beau, poétique et un bonheur pour les yeux!
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Cette bande dessinée d'enquête Bretonne est intéressante, car elle ne cherche pas trop loin. Son style graphique est simple, l'enquête, le scénario et l'écriture le sont tout autant. Et pourtant cela fonctionne, car elle se lit facilement, sans se prendre la tête et propose un petit moment de détente, au final.
Est-ce un manque d'ambition ou un choix, d'utiliser cette simplicité? Pour ma part, je prônerais le choix, car l'ensemble est cohérent et tient la route, même si ce n'est pas la bande dessinée du siècle.
A lire pour un moment de repos!
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Visiblement très bien notée sur de nombreux sites, je n'ai malheureusement pas réussi à prendre goût à cette bande dessinée humoristique.

Ma critique ne sera pas très intéressante car j'ai tout simplement pas trouvé cette bande dessinée drôle, je suis restée totalement hermétique aux divers gags et je l'ai fini avec un sentiment de lassitude, sans trop pouvoir expliquer pourquoi. Je pense tout simplement que cet humour n'est pas le mien. Chacun a ses goûts et cette série n'est pas du mien.

Un point positif cependant, le graphisme est bien sympathique.
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Une petite pépite en album jeunesse!

D'une grande poésie, on suit les aventures d'une biologiste sur la trace d'animaux, de magnifiques chimères, qui nous transportent dans un autre monde.

Le graphisme notamment, est ce qui fait la force du livre, est créé par une jeune illustratrice. Et c'est réussi, on sent un univers travaillé, personnel et magnifique.
Le texte, qui est presque optionnel, mais apporte une touche de poésie en plus. Tout à fait adapté au livre, à l'univers graphique, il s'insère très bien dans les pages.

La collaboration de ces deux talents nous offrent une pépite rare mais sublime, à découvrir à tout âge!
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J'étais déjà très septique quand à la sortie de cette bande dessinée, mais le contenu a validé mes craintes. Pour moi, le pari n'est pas réussi.
Il faut savoir tout d'abord que ce n'est pas la première fois que l'oeuvre de Damasio est proposée pour une adaptation : un film et un jeu vidéo auraient du être créés, mais le manque de financement, entre autre, a mené ces projets à l'abandon.

Quand à la bande dessinée... Eh bien c'était un projet plutôt ambitieux, compte tenu de la complexité du roman et des spécificités de l'univers.

Note : le reste de la critique est masquée car elle contient quelques parties d'intrigue.
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Rendre un vent continuel en dessin n'est pas chose aisée, car il faut rappeler son intensité et son existence sur toutes les cases. Alors Henninot utilise diverses méthodes : les habits, les arbres qui plient, les onomatopées, des "traces", seulement le tout a l'air assez brouillon. On oublie la présence du vent à plusieurs reprises. Et d'un autre côté, rendre les différentes formes de vent est un exercice extrêmement difficile. Damasio y avait consacré un "langage", de signe de ponctuation. La transformation de ces formes est également ratée, selon moi.
Toujours sur le côté graphique, les personnages. Nous avons tous une imagination différente, nourrie de nos expériences propres. Cependant, même en prenant ceci en compte, la description des personnages de Damasio me paraît bien différente du rendu! Caracole par exemple, de part sa nature et son fonctionnement est un personnage vif, fier, curieux et relativement jeune! Mais là il parait âgé, il ressemble à un personnage transgenre avec des traits de visages féminins et sa coiffre n'arrange pas les choses. Et ce n'est pas le seul a avoir reçu ce traitement! D'autres personnages se voient affublés de caractéristiques qu'ils n'ont pas dans le livre (les moustaches de chat, vraiment?). Je n'aime vraiment pas les choix graphiques de la bande dessinée.

Quand au texte... La Horde n'est pas une lecture facile, il faut s'y accrocher, "le mériter" mais le livre en vaut la peine. Rien que l'écriture de Damasio, dont les phrases sont travaillées sur la prononciation, le verbe, tout les aspects possibles et inimaginables! Les mots coulent de source.
Mais ce texte n'est pas repris, ou très largement changé et si Henninot dessine bien (ce n'est pas parce qu'on aime pas que c'est mauvais) eh bien, au niveau de l'écriture, ce n'est pas ça. L'écriture casse les codes de la Horde et est de moins bonne qualité.

Enfin, le scénario me parait également étrange, se déroulant parfois très vite et parfois trop lentement, et manque cruellement d'homogénéité dans son déroulement.
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En conclusion, je ne pense pas que cette bande dessinée s'adresse réellement à ceux qui ont aimé la Horde pour le travail et la qualité des textes de Damasio, ainsi que son scénario complexe. Je pense que la bande dessinée permet de faire découvrir une adaptation de l'oeuvre sur un autre support, qui s'adresse à un autre lectorat, qui n'aura peut être pas l'envie de se plonger dans la lecture du livre. Et c'est de cette manière que cette bande dessinée devrait être abordée, car les inconditionnels de la Horde n'y retrouverons pas forcément ce qui en fait sa force.
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date : 02-12-2018
Un très bel album, plutôt imposant et digne de Claude Ponti! Toujours cet humour si particulier, cette tendresse et cette inventivité autour des mots et des concepts.

Ce livre, qui peut se lire dans es deux sens explore tous les possibles de l'avant à l'arrière et propose une course effrénée de poussins! Par contre, il est assez difficile à la lecture autonome pour de jeunes enfants, il vaut mieux le lire avec un adulte afin de pouvoir expliquer les mots inventés.

En tout cas les amoureux de Claude Ponti y trouverons ce qu'ils aiment!
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date : 02-12-2018
Ken Liu nous livre ici, après avoir proposé un recueil de nouvelles SF, un cycle de fantasy silkpunk très intéressant à découvrir!

Selon ses propres mots, Ken Liu considère le silkpunk comme un mélange de science-fiction et de fantasy. Mais si le steampunk s'inspire de l'esthétique de la technologie chrome-laiton-verre de l'époque victorienne, le silkpunk s'inspire de l'Antiquité est-asiatique classique. Son roman est rempli de technologies telles que des cerfs-volants, des dirigeables en soie et bambou, des bateaux sous-marins qui nagent comme des baleines, ainsi que des éléments fantastiques tels que des dieux qui se chamaillent et manipulent, des livres magiques qui nous racontent ce qu'il y a dans notre coeur, des bêtes d'eau géantes qui provoquent des tempêtes et guident les marins en toute sécurité, et des illusionnistes qui manipulent la fumée pour scruter l'esprit de leurs adversaires.
Le vocabulaire de la technologie silkpunk est basé sur des matériaux organiques historiquement importants pour l'Asie de l'Est (bambou, papier, soie) et des cultures marines du Pacifique (noix de coco, plumes, corail). La grammaire technologique suit des principes biomécaniques tels que les inventions dans Les Trois Royaumes, de @Luo Guanzhong. L'esthétique générale est celle de la souplesse et de la souplesse, exprimant les cultures qui peuplent les îles." (Source : https://io9.gizmodo.com/author-ken-liu-explains-silkpunk-to-us-1717812714)


Pour ma part j'ai trouvé ce roman très intéressant, bien que certains aspects manquaient d'innovation. L'écriture est très bonne et j'ai dévoré ce pavé de plus de 800 pages sans même m'en rendre compte. L'univers exploré parait réel, l'ambiance plonge le lecteur au cœur des intrigues et autres manipulations politiques avec une facilité étonnante. Les espaces explorés sont vivant sous la plume de Ken Liu, il est d'ailleurs assez simple de se repérer sans utiliser la carte présente au début du livre.
Si l'écriture est plaisante à lire, elle manque parfois de fond, notamment autour des personnages secondaires qui mériteraient une place plus importante. Autre point, Mata Zyndu, qui, au fil de l'histoire semble retourner à l'âge de pierre, c'est en tout cas l'impression que m'a laissé la lecture. Alors que le potentiel de ce personnage est très intéressant! Par contre, Kuni Garu lui présente un réel intérêt, avec ses failles, ses doutes, ses forces et faiblesses.

En ce qui concerne le scénario, celui-ci est globalement bon, on se retrouve dans une période de guerre et de révolution, le fil rouge est simple et on le retrouve à travers les différents personnages et les différents chapitres. Autant le début et le milieu du livre présentent des recherches scénaristiques intéressantes, autant sur la fin, on sent de l’essoufflement de la part de l'auteur. Les manœuvres semblent moins inattendues et moins complexes au fil du temps, suivant de ce fait l'évolution vers le bas de Mata Zyndu, deuxième personnage principal.

En tout cas, ce fut une lecture très plaisante (hormis le poids du livre, qui atteint le kilogramme), bien que l'on ressente un essoufflement vers la fin, qui ne termine malheureusement pas en apothéose, comme j'ai pu l'espérer. A voir pour la suite, où de nouveaux personnages prendront de l'importance et j'espère que, de manière générale, le second tome corrigera les défauts (bien que mineurs) du premier!
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date : 30-11-2018
Le monde de la fin est un roman publié chez Acte Sud d'un écrivain Israélien qui interroge en quelque sort la mort. Et c'est un très beau livre à découvrir.

Tout le scénario tourne autour de la mort et il est difficile d'en parler sans en dévoiler la majeure partie. Simplement, l'écrivain propose une vision différente, poétique et explore l'être humain et sa disparition d'une manière calme et posée, très intéressante.

L'écriture est bonne, le livre est bien construit et immerge le lecteur dès la première ligne et jusqu'à la dernière. Une très belle fiction, qui propose à la fois poésie et réflexion autour d'un sujet universel, la mort.

A lire absolument!
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date : 30-11-2018
Lune noire n'est pas un livre de zombie, mais un livre décrivant ce que les effets du sommeil peuvent faire sur un cerveau.

Ceci état dit, le livre n'est pas mauvais en soit, il ne se passe juste pas grand chose. pas d'explications, pas de background intéressant. L'écriture est relativement bonne mais les amateurs de zombie n'y trouverons pas leur compte.
Le sommeil est un sujet intéressant, le côté sombre de l'humanité aussi, et c'est ce dont traite le livre, parfois un peu trop, le roman a tendance à être très noir.

En conclusion, si vous cherchez un bon roman de zombie, passez votre chemin. Si vous souhaitez un roman noir où l'âme humaine est explorée mais sans actions, c'est pour vous. Pour ma part, je n'ai pas aimé.
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date : 30-11-2018
Comment décrire une telle catastrophe. J'aime bien ActeSud et leur collection SF, mais parfois ils trouvent des livres dont la traduction n'est pas, et de loin, nécessaire à la littérature de manière générale. Et celui-ci, à mes yeux, en fait parti.

Tout simplement incompréhensible, tordu, insultant et grossier, ce livre contient aussi, et c'est son principal problème des phrases de 4 km de long! A tel point qu'on doit les relire deux ou trois fois pour en comprendre le sens. Sans parler de la longueur des chapitres, du scénario, de tout est mélangé, long, incompréhensible, en bref illisible.

J'ai malheureusement fais le choix d'abandonner la lecture de ce livre, trop peu adapté à mes goûts et à mes envies de lecture. Rien n'est construit, rien n'est intéressant et j'ai vraiment eu l'impression de lire quelque chose de répugnant quand à la brutalité de l'auteur et la grossièreté des descriptions et du vocabulaire.
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date : 30-11-2018
Ce n'est PAS un livre de fantasy, ni de sciences-fiction, ni de fantastique, ni de quoique que ce soit qui s'en approche. Loin de là!
Cette précision étant faite, parlons maintenant de ce que ce livre est : mauvais, en tout cas selon moi. C'est un livre d'argent, de codes dans la société, d'argent, de famille et encore d'argent. En fait, on pourrait résumer ce livre juste avec le mot argent. Une famille riche, qui a des problèmes de riches, à savoir devenir encore plus riche et qui vit enfermée dans ses codes de bienséance et autres carcans de l'époque, mais en tant que riche. Ah et puis c'est des loup-garou. Pourquoi? Comment? Vous n'en saurez jamais rien par que l'argent est bien plus important.
Le scénario est raté, l'écriture est mauvaise et mettre des loup-garou juste pour vendre le titre en SFFF n'a strictement aucun intérêt. Donc à part si vous êtes intéressé par un policier qui n'a pas de sens, dans une famille où l'argent est le centre de tout et où il n'y a aucun contexte quand aux loup-garou, fuyez ce livre!
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date : 30-11-2018
Lombres, premier livre avec lequel j'ai pu rencontrer l'écriture et le monde de China Miéville et que depuis, je n'ai pas quitté.

Lombres est un livre jeunesse, très ambitieux avec un vocabulaire et des concepts très inventifs. On retrouve ces caractéristiques de China Miéville dans tout ces autres livres, mais elles sont ici simplifiées et adaptées à la jeunesse. Et je pense qu'il s'agit du livre à lire pour s'initier à cet autour ou à la weird fiction en général, parce qu'il est relativement simple.

Lombres est aussi un livre qui se moque des codes de la SFFF et notamment de la littérature jeunesse. Anti-héro, anti-quêtes, anti-épreuves vous seront servis tout au long du scénario, qui prend les règles classiques pour les tordre, les couper, les emmêler à sa convenance! Et c'est bien fait!

Lombres permet également d'affiner son esprit critique et de se rendre compte du modèle des autres livres grâce à l'auteur, qui dit clairement au lecteur : "Regarde tout ce que les autres font au final, et au final pour arriver à quoi? A s'enfermer dans des règles. Et maintenant, regarde ce que j'en fais!". Le publier en jeunesse est alors très intéressant, bien que le livre s'adresse déjà à des plus âgés.

Cependant, la weird fiction reste un genre particulier, couplé à l'écriture de China Miéville, ce livre est fait pour ceux qui connaissent et aiment la SFFF et qui ont des facilités de lecture, et non pas à des lecteurs moins expérimentés et qui maîtrisent moins bien le vocabulaire.
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date : 30-11-2018
Liu Cixin apport avec ce premier tome une trilogie hard SF d'une grande qualité. Chinois, Liu Cixin aborde la SF d'une manière plutôt différente, notamment via une écriture dont les codes ne sont pas les mêmes qu'en Europe/Amérique et dont les personnes ont d'autre manière de ressentir les choses. C'est très intéressant de découvrir ce que chaque culture, chaque pays a à apporter à la littérature, notamment la Science Fiction, qui, n'oublions pas, est à ce jour difficile d'accès (voire impossible) dans certains pays, avec des traductions rares et une censure importante.
Point négatif dès le début du livre, sa quatrième de couverture. Je ne sais pas comment les éditeurs la prévoient, mais j'ai des doutes sur le fait qu'ils lisent les livres. Etant resté longtemps dans ma pile de réserve, je n'ai pas eu ce problème, mais cela a du gâcher la lecture à certains.


L'écriture de Liu Cixin est déroutante au début, de plus, il faut se faire aux noms des personnages, qui pour ma part, peu habituée, ont été difficile à distinguer car très long et complexe à lire/prononcer. Liu Cixin propose un livre très descriptif et très calme, même lors des scènes d'action. Presque une écriture détachée de son support et de ses personnages. On retrouve également des personnages qui semblent être froids, sans vie, très enfermés en quelque sorte. Je ne m'avancerait pas à dire que c'est une caractéristique de la littérature asiatique, mais j'ai pu retrouver cela dans mes quelques lectures de romans asiatiques (hors SFFF). Et malheureusement, le début est réellement difficile et très long. D'un point de vue sciences, par contre, on sent le professionnel derrière, (car l'auteur est ingénieur) qui sait expliquer et qui connait le domaine. Ces connaissances permettent des explications précisent qui renforcent l'univers.

L'histoire est au début très lente à se mettre en place, on suit divers personnages et diverses époques, qui auront tendance à embrouiller le lecteur. Mais, quand on s'y accroche, le livre deviens de plus en plus ambitieux, de plus en intéressant et c'est à la fin de ce premier tome que l'on comprend la nécessité d'une introduction si lente. Le partit pris de faire évoluer ce livre lentement puis de proposer une telle fin est un paris gagné, mais qui aura ses conséquences : des abandons. Parce qu'il faut s'y accrocher à se livre! Il ne se livrera pas tout seul, et mine de rien est un beau pavé.

Je pourrais conclure en disant que ce livre est comme une fleur de cactus, d'abord on se pique au cactus, on se demande pourquoi la nature a créé de telles plantes, on attend et rien ne change. Puis un jour, vient l'espoir, une petite pouce innocente dont la croissance s'accélère de jour en jour jusqu'à arriver à l'éclosion d'une belle fleur, qui ne durera qu'une journée. Et puis l'attente de la prochaine année, pour pouvoir revoir cette fleur magnifique, dont au final, on comprend la leçon de patience.
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date : 28-11-2018
C'est une bataille rude entre Le Concile de Fer et Les Scarifiés pour gagner le trophée de mon livre préféré de Miéville! Malheureusement pour Les Scarifiés, Le Concile gagne la première place...

On retrouve l'univers tentaculaire, développé et surtout incroyable dans lequel Miéville plonge ses lecteurs grâce à Bas-Lang! Une société complexe, politisée dans laquelle, même si l'on retrouve pleins de races plus étranges les unes que les autres, on peut se croire. L'écriture de Miéville est si particulière, son univers si complexe, si foisonnant, parfois un peu trop, à tel point qu'on peut se perdre dans les concepts proposés par l'auteur. La lecture n'est pas facile, loin de là, Miéville invente des mots, tords les phrases, s'amuse du vocabulaire, de la grammaire et de toutes les règles en général, à tel point qu'un dictionnaire peut être indispensable!

On retrouve cette fois-ci, non pas Nouvelle-Crobuzon mais des pirates! Sur une ville flottante pirate! Quoi de mieux que des pirates en SFFF? Absolument rien! (Bon, si, le Concile de Fer...) Et ces pirates emmènent le lecteur à la découverte du monde de Bas-Lang, lors d'explorations, de faits d'armes, de découvertes, de quêtes épiques! Le scénario en est même parfois secondaire et le livre est difficile à terminer car, après la dernière page terminée, c'est un sentiment de vide, de manque que l'on peut ressentir. Et l'envie de continuer, de découvrir plus, encore et encore!

J'ai adoré ce livre, comme j'adore la weird fiction et cet auteur. Cependant, notez que ce genre n'est pas un genre facile à aborder. Soutenu en terme d'écriture, des univers durs et cruels vous attendent, ainsi que des concepts dont la conception laisse penser l'usage de substances illicites...
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date : 28-11-2018
Kraken n'est pas le meilleur livre de cet auteur, loin de là. Kraken s'adresse plus aux amateurs du genre et de l'auteur qu'à des lecteurs ne connaissant pas l'auteur.

L'écriture est comme d'habitude très soutenue, loin d'un livre facile et tranquille à lire, dont on dévore les pages! Malheureusement, China Miéville brouille beaucoup les pistes et a une certaine tendance à perdre le lectorat avec des phrases complexes dont le sens peut échapper rapidement.

Le scénario est bon et moyen à la fois, car il est très complexe à suivre, souvent trop si l'on n'est pas habitué au genre. Et, parfois pas très logique, bien que la weird fiction se joue des règles habituelles, certains raccourcis sont trop simplistes et certains autres aspects peu évoqués alors qu'indispensable pour la compréhension.

Je recommande la lecture de ce livre qu'aux fans de l'écrivain, car commencer la weird fiction par se livre ne va pas permettre d'aborder le genre facilement et ne sera pas intéressant pour les lecteurs non avisés!
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date : 28-11-2018
Le concile de Fer est une pépite de China Miéville. A la lecture, on ne fait même plus attention au support, au livre lui-même, tellement le lecteur est aspiré par le récit.

China Miéville écrit de la weird fiction, un genre aux frontières de la SFFF, que peu d'auteurs explorent et pourtant un genre atypique et très intéressant à lire. L'écriture de China Miéville est reconnaissable entre toutes, lui seul sait manier le vocabulaire de cette façon, à tel point que sa traductrice est régulièrement récompensée pour son travail (et ayant déjà essayé de lire un de ses livres en VO, j'ai vite compris). Le vocabulaire, les tournures de phrases, le travail sur l'univers, ... Tout cela fait du Concile de Fer un livre à part. Et mon préféré de l'univers de Bas-Lang!

Le scénario est très politisé, on se retrouve dans un monde cruel, sale, transformé, abîmé par l'homme dans lequel diverses races vivent ensembles. C'est une rébellion que le lecteur va suivre, une comme on n'en imagine pas tous les jours et qui dispose d'un outil incroyable, un train qui peut aller n'importe où (ou presque).

On retrouve, comme dans la plupart des livres de Miéville une grande part de critique de la société (lui-même étant engagé politiquement) notamment sur les disparités et les inégalités sociales.

Et comme presque tout ces livres, la fin est... difficile à décrire sans dévoiler plus, mais ce n'est pas une fin spécialement heureuse. Rien que pour les conclusions de ces romans, Miéville est un maître de l'écriture!

Cependant, la lecture n'est pas facile et China Miéville ne plaira pas à tous, loin de là! Ce n'est pas le genre de livres que l'on peut lire d'une traite, mais plutôt petit à petit, car il est indéniablement difficile, même pour les grands lectures!
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date : 27-11-2018
Légationville est un livre complexe, difficile à lire, brumeux ayant pour trame le langage.

Ce livre est du pur Miéville, un livre de SF peu accessible et à ne pas lire pour se détendre! L'écriture de China Miéville est extrêmement particulière en temps normal, mais semble s'être encore complexifiée dans ce roman-ci.

Le scénario est quand lui brumeux, parfois un peu trop, mais on aime ou on aime pas. On retrouve un univers pauvre, dur, cruel et très politisé. Cependant, le livre tourne particulièrement autour des notions de langage et développe des théories intéressantes!

Malheureusement, j'ai lu ce livre il y a un certain temps et je ne peux fournir une grande critique du fait de l'oubli de certains éléments.
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date : 25-11-2018
Premier tome d'une trilogie, Arcanum propose un monde dans le commencement d'une guerre contre des extras-terrestres, aux desseins obscurs.

Le scénario débute aux USA, et dont le premier personnage introduit est une jeune garçon en fauteuil roulant. Et rien que pour ça, on peut remercier l'auteure, car c'est très intéressant de proposer un shonen avec un handicap. Introduire le handicap dans des mangas permet également de le banaliser et à terme, peut être, de faire changer petit à petit les choses.
Pour le reste, on reste dans la lignée japonaise où il faut travailler sans relâche pour réussir, et ne rien faire d'autre. Soeur et frère se soutiennent et travaillent tous les deux pour réussir à créer un futur sans les Idra.

Petit à petit, la progression du personnage se dévoile, même si le fait que ce soit une trilogie accélère parfois trop le mouvement, on sent un beau travail scénaristique!
Les dessins sont très agréables, classiques mais fonctionnent très bien pour ce manga!

La fin de ce tome, et l'événement lié, m'a parue par contre trop rapide par rapport à l'évolution des personnages et de l'histoire, le format en 3 tomes parait bien court pour ce qui semble être proposé, bien sûr, il est aussi important de garder les lecteurs en haleine pour les prochains tomes!

Pour les amateurs de shonen SF, mais qui ne souhaitent pas se lancer dans une série trop longue, c'est un très bon manga!
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date : 24-11-2018
Merfer est un livre qui ne pourrait pas être écrit par quelqu'un d'autre que Miéville!

Fidèle à lui-même, il nous embarque dans un monde étrange, peuplé de créatures féroces, un monde noir, cruel mais avec son lot d'espoir et de poésie. Le concept de se livre tient grâce à la mer de rails, lignes de fer, vestiges d'un ancien temps. On retrouve nos jeunes protagonistes, à la fois inconscients et naïfs et à la fois matures et réfléchis. Ceux-ci vont s'embarquer dans une quête difficile, celle de, peut être, trouver la fin de la mer de fer, si celle-ci existe.

L'écriture est comme d'habitude un peu longue par moment, mais très riche en concept, en vocabulaire (et la traduction de belle qualité) et en images, à l'instar de ces autres livres. L'auteur a une certaine tendance à rendre certains passages complexes à la compréhension, mais le tout arrive quand même à se tenir. Lire ce livre n'est pas forcément simple et encore moins reposant, mais cela en vaut réellement le coût.

C'est au niveau de l'univers que la prouesse est impressionnante, encore une fois l'imagination hallucinante de Miéville joue des tours aux lecteurs et les emmène dans des univers très bien exploités, riches, complexes et travaillés.

Se cache (à peine) sous ce livre et particulièrement avec la fin, une critique de la société, dure et pourtant réaliste. Comme presque tout ces romans, la fin laisse ce gout amer, elle est inattendue et brusque et saute à la figure du lecteur. Rien que pour les derniers chapitres, la lecture en vaut la peine!
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