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Extrait ajouté par adele 2014-05-05T10:54:29+02:00

L'inspecteur Christos Konstantinov va interroger l'hôtesse de l'air...

La porte s'ouvre enfin, dévoilant une bombinette d'un mètre soixante qui fixe le gendarme avec de grands yeux de manga à peine réveillés. Son visage rond est bordé de cheveux noirs et raides, genre Dora l'exploratrice. Christos s'efforce de ne pas baisser davantage le regard, le tee-shirt qu'elle porte recouvre si peu ses cuisses qu'il a l'impression qu'à chaque respiration de la fille ses petits seins qui pointent soulèvent assez le tissu pour dévoiler son pubis.

Il montre sa carte. Elle frotte ses yeux et puise dans sa mémoire brumeuse.

- Ah oui, c'est vrai, le type de l'aéroport. Entrez.

Dora l'impudique lui propose le canapé d'abord, un café ensuite.

(...)

Elle grimpe à son tour sur le canapé en croisant les jambes. Le tee-shirt remonte jusqu'au nombril. Dora joue les Sharon Stone. Christos se pince les lèvres pour éviter que sa langue pendante ne tombe dans le café bouillant. La belle sourit, pas gênée, plutôt amusée du trouble du flic.

- Vous attendez tout de même deux secondes ? Je vais enfiler un truc.

Dommage...

Elle disparaît dans la chambre. Christos a à peine eu le temps de débander qu'elle revient. Elle a fait tomber sur ses épaules une robe légère en popeline rose qui couvre d'un bon centimètre supplémentaire ses cuisses nues...

La pudeur selon Dora.

source site "dans notre petite bulle"

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Extrait ajouté par Didie6 2015-05-29T11:13:22+02:00

Pourquoi tuer Rodin ?

Pas pour le voler. Rodin était un type qui n'avait rien sur lui, rien à lui, pas même une case où dormir. Christos se retourne, observe le chenal du port. Une hypothèse se forme, délirante mais crédible.

Et si Rodin avait tourné la tête, une fois dans sa vie, une seule ? Un bruit dans son dos, un cri, un appel au secours. Juste un quart de cou, à peine une seconde.

Un instant de rien du tout, comparé à une vie de contemplation.

Et si Rodin avait été victime d'une malchance suprême, d'une de ces ironies cruelles dont s'amuse parfois la vie ?

Tourner la tête rien qu'une fois... mais au pire des moments.

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Extrait ajouté par ninanouchte 2014-12-21T16:13:47+01:00

Un couple d'amoureux dans les eaux turquoise de l'ail de la Réunion.

Farniente, palmiers, soleil.

Un cocktail parfait.

Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l'île, est lancée.

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Extrait ajouté par adele 2014-05-05T10:54:08+02:00

Martial Bellion et Naivo, le gardien de l'hôtel viennent d'entrer dans la chambre du couple et de constater que Liane Bellion a disparu...

Martial s'est assis sur le lit. Hagard, perdu. Pourtant, bizarrement, Naivo n'y croit pas. Il ne saura pas vraiment l'exprimer face aux flics, mais quelques chose dans la réaction de Bellion ne paraît pas naturel. Il se contentera de décrire la scène à la capitaine Purvi, ce père de famille de quarante ans, séduisant, sûr de lui, qui s'effondre comme un gamin en découvrant la chambre vide. Ce play-boy statufié sur son lit dans son caleçon de bain. C'est peut-être cela qui sur le coup lui a semblé surréaliste. Le contraste...

Le contraste... et les taches rouges...

Les tempes de Naivo s'inondent de sueur.

Des taches rouges colorent le drap de lit.

Naivo écarquille les yeux. Une dizaine d'autres taches rouges tapissent la moquette beige, autour du lit, près de la fenêtre, sur les rideaux. Il se tait. Il ne voit plus qu'une pièce éclaboussée de sang.

Indécis.

source site "dans notre petite bulle"

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Extrait ajouté par lokidor 2014-03-28T23:46:33+01:00

Il a deviné mon déguisement. Il ne s'est pas laissé piéger comme cet idiot de gendarme ou cet ogre de libraire chinois. A y réfléchir comme ça à toute vitesse, les Malbars me font encore plus peur que les chinois. Mes jambes tremblent, comme si la rue avec ses trois palmiers était plus longue à traverser qu'une forêt hantée. Je suis idiote,j'y suis presque. Papa m'attend là-bas après le tournant. Je cours maintenant sans me retourner vers la grosse voiture noire qui a sans doute démarré maintenant. Papa!

La porte de la maison s'ouvre, je reconnais papa même s'il a une drôle de tête avec ses cheveux coupés super court et de toutes petites lèvres sans la moustache et la barbe. Je fonce dans le couloir. Papa referme la porte.

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Extrait ajouté par Papachoultse 2013-12-10T18:36:29+01:00

Extrait:

Saint-Gilles-les-Bains, île de La Réunion

Vendredi 29 mars 2013

1

Quelques pas mouillés

15 h 01

- Je monte une seconde à la chambre.

Liane n'attend pas de réponse, elle informe juste sa fille et son mari, enjouée, radieuse, tout en s'éloignant déjà de la piscine.

Gabin, derrière son bar, la suit des yeux avec une discrétion professionnelle. Cette semaine, Liane est la plus belle fille de l'hôtel Alamanda. Et de loin... Pourtant, elle n'est pas exactement le genre de touristes sur lesquelles il aime laisser traîner les yeux, d'ordinaire. Petite, très fine, presque pas de seins, mais elle possède un je-ne-sais-quoi de classe. Sa peau encore blanche, peut-être, avec un bouquet de petites taches de rousseur qui commencent à pointer dans le bas de son dos, juste au-dessus de son maillot émeraude et or. Ce petit cul qui s'éloigne aussi, qui se balance doucement comme un fruit vert bercé par le vent. La fille, pieds nus, semble marcher sur la pelouse sans briser le moindre brin d'herbe. Gabin la suit encore du regard jusque dans le patio, après les transats blancs, à moitié dissimulée par un palmier trop maigre. La dernière image qu'il a d'elle, c'est ce qu'il dira à la capitaine Purvi, c'est de la voir faire tomber discrètement le haut de son maillot ; la fugitive vision sexy d'un dos nu, d'un sein blanc, d'une moitié de téton, juste le temps qu'elle attrape sa grande serviette coucher de soleil et qu'elle l'enroule autour d'elle.

15 h 03

Naivo, à l'accueil, derrière son bureau d'acajou, rend comme il peut le sourire mouillé de Liane.

- Bonjour, mademoiselle...

Elle passe dans le hall encombré, entre un présentoir de cartes postales et un étendoir recouvert de paréos et de chemises à fleurs. Sa chevelure blonde goutte sur l'éponge de la serviette au-dessus de sa poitrine. Naivo trouve cela joli, ces épaules sans bretelles, sans marques, blanches. La fille avance doucement, pour ne pas glisser, elle est pieds nus. C'est interdit normalement, mais Naivo n'est pas là pour faire chier les touristes. L'eau ruisselle le long des jambes de la fille. Une seconde plus tard, elle a disparu en direction de l'ascenseur et il ne reste d'elle que quelques flaques. Comme Amélie Poulain lorsqu'elle fond en larmes, a pensé Naivo sur le moment. Il ne sait pas pourquoi. C'est ce qu'il pensera toujours par la suite. Pendant des heures et des nuits à se torturer la mémoire. La fille s'est évaporée, au sens propre du terme. Mais il n'osera pas en parler aux flics. Pas sûr qu'ils comprennent ce genre de truc, les flics.

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Extrait ajouté par ceaime2B 2022-09-21T12:43:00+02:00

Elle a toujours considéré que ces flics masquent leur incompétence en brassant de l'air, un peu comme ces profs incapables de faire cours qu'on colle à l'IUFM.

Michel Bussi. ( chap 23. 8h36)

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Extrait ajouté par sosoya 2022-01-13T12:57:20+01:00

Quand le malheur vous touche on refuse tous d'admettre qu'il n'y a aucun coupable à punir. Alors pour diminuer ses souffrances on s'invente une vengeance

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Extrait ajouté par Laully 2021-03-05T17:12:30+01:00

Il ne reste d'elle que des empreintes de pas mouillés sur le carrelage nickel. Les traces s'effacent déjà, comme si le carrelage froid avait aspiré le reste de la fille, les pieds en dernier. Une sorte de sable mouvant high-tech, pense bizarrement Eve-Marie. Elle soupire, seule dans l'immense couloir vitré.

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Extrait ajouté par Laully 2021-03-03T20:14:29+01:00

Elle a réclamé sa maman pendant une heure. Martial lui a expliqué, comme il a pu, maladroitement.« Elle va revenir, Sofa.

Elle est partie se promener. Elle va rentrer bientôt. »

Peine perdue.

Les questions sont tombées en averse.

Pourquoi elle ne téléphone pas, maman ?

Pourquoi elle ne m’a pas fait de câlin avant de partir ?

Pourquoi elle ne m’a pas emmenée avec elle ?Elle est où, maman ? ELLE EST OÙ ?

Pourquoi on ne dort pas dans la même chambre qu’hier ? 

« Parce qu’un gendarme va venir relever nos empreintes, Sofa. » Mais cela, Martial ne peut pas le dire à sa fille

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