Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de ness19 : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Terreur en Gévaudan Terreur en Gévaudan
Philippe Mignaval   
Le roman est assez particulier dans son ensemble. Au début l’auteur nous explique l’histoire de la bête du Gévaudan de manière un peu trop historique selon moi. Il y a beaucoup d’informations et j’ai eu peur qu’il y en ait tout le temps mais cela n’a heureusement pas été le cas.

Dès le début et tout au long du roman on sent vraiment que l’auteur a fait des recherches concernant cette histoire qui est quand même assez célèbre.
Il a tout de même voulu y ajouter sa propre touche en nous exposant sa propre théorie et sa propre histoire.
J’ai bien apprécié cette version même si dans celle du départ il n’y a que les humains qui sont les plus touchés.
En effet ici il y a beaucoup d’animaux morts, tués et déchiquetés. Mon petit cœur « d’amie des animaux » a trouvé cela un peu exagéré…

Les descriptions sont assez bien écrites et approfondies dans l’ensemble.
Il n’y en a ni trop ni pas assez . Philippe Magnaval est arrivé à trouver le juste milieu.
Le style de l’auteur est fluide et agréable à lire. Il y a quelques passages un peu lourds par exemple concernant les explications au tout début du roman mais ce n’est pas tout le temps.

Les idées sont intéressantes et s’enchaînent bien. Il n’y a pas trop de retournements de situations et l’auteur ne cherche pas à rajouter des éléments pour charger l’histoire.

La fin est selon moi un peu trop romancée. Personnellement je n’aurais pas mis les informations du dernier chapitre dans une scène comme celle-là…
Je trouve que ça ne va pas avec la partie thriller/horreur du roman.
En résumé, si vous aimez les romans avec la bête du Gévaudan, les thrillers un peu gore et si vous ne connaissez pas cet auteur alors n’hésitez pas à lire ce livre, il vous plaira peut-être.

https://fais-moi-peur.blogspot.com/search/label/affaire%20n%C2%B0451

par manue14
La cité des dieux sauvages La cité des dieux sauvages
Isabel Allende   
Roman complètement différent des autres romans d'Isabel Allende mais très bien aussi. Cela se passe en Amazonie. On suit Alexander (dont la maman est gravement malade et hospitalisée) et sa grand-mère (assez dure) qui doit écrire un article sur la bête pour le National Géographic. Histoire sur les indiens et leur vie, le côté imaginaire des légendes...

par Lilou
Les Chroniques lunaires, Tome 1 : Cinder Les Chroniques lunaires, Tome 1 : Cinder
Marissa Meyer   
J'en entendais vaguement parler depuis quelques semaines (et merci la couv' du catalogue PKJ !), sans vraiment m'y intéresser de plus près. Et puis finalement, je me suis laissée tenter. Avec vampires, loup-garous, sorciers, démons ou je ne sais quoi d'autre à la pelle, pourquoi pas un cyborg ? Histoire d'avoir un brin d'originalité...

Eh beh franchement, pour quelqu'un qui n'avait pas d'attente particulière, j'ai été comblée. Sérieux mais... WOUAH ! Je n'ai pas pu me coucher avant de l'avoir fini, malgré mes paupières qui n'avaient qu'une envie : se fermer.

Et pourtant, quand j'ai eu le livre entre les mains et que j'ai aperçu la mention "entre Cendrillon et Star Wars" au dos, j'étais très sceptique. C'est quand même vachement large comme fossé, quoi XD imaginez, une Cendrillon avec un sabre laser. Ou même un Jedi qui fait les poussières. Flippant, non ? Enfin bon, rien de tout ça, mais une fois fini, je peux dire que ce livre peut mériter ces deux "thèmes".
* Star Wars à cause de tous ces androïdes-cyborgs, et par les jeux de complots et alliances, voire menace de guerre inter-planétaire.
* Et Cendrillon parce que... l'ambiance, quoi ! Il y a pas mal d'éléments qui rapellent ce fameux conte de Perrault (en trèèèès remasterisé, certes, mais c'est qui est bon). Belle-mère, soeurs, bal, prince... et comme quand on voit (ou lit) le Cendrillon original, cette irrésistible envie de lui hurler "mais bouge-toi, bon sang, cogne-les !!!" (... bon, ok, il n'y a peut-être que moi qui ait ce besoin de la voir se rebeller ^^)
Donc, s'il y a des gens qui apprécient Cendrillon ET Star Wars, franchement, ne pas hésiter (même s'il n'y a pas de sabre laser ou de souris qui parlent !)

Et puis même Cinder vaut le coup. Sarcastique, attachante, on la prend facilement en pitié... [avec une [spoiler]mère adoptive et tante[/spoiler] pareilles, ce n'est pas dur. Sans oublier ses problèmes de pied (a)].

Bref, on entre très vite dans le contexte, dans l'histoire, on s'attache vite aux personnages, il n'y a pas vraiment d'action pure et dure, mais c'est tellement addictif qu'on n'y prête même pas attention, tout s'enchaîne à la perfection pour maintenir l'intérêt. Surtout que, eh ! pour une série Young Adult, tout n'est pas rose et mignon, tout ne se passe pas à merveille (bien au contraire, j'ai envie de dire), et c'est justement ça, qui fait qu'on a toujours envie d'en savoir plus, savoir comment va finir Cinder et son entourage.

Conclusion : Un très bon début de série Young Adult, et mon premier gros coup de coeur pour cette année 2013 !
(Faites que le tome 2 ne tarde pas. Please.)

par Zinthia
Damnés, Tome 3 : Passion Damnés, Tome 3 : Passion
Lauren Kate   
Mon avis est très septique quant à ce tome.
Explorer les vies antérieures de Luce était certes intéressant dans l'absolu, cela étant je n'ai pas été touchée par ces nombreuses et différentes réincarnations.
J'ai trouvé comme certains que les scènes étaient répétitives et manquaient d'émotions. J'aurai préféré moins de bons dans le passé mais y rester plus longtemps, en découvrant davantage et de manière plus approfondie la relation entre Luce et Daniel dans les différentes époques.
Quelques explications ou révélations nous sont distillées au compte goutte mais sont trop rares sur l'ensemble du livre pour me convaincre.
Seule la fin est à peu près intéressante, c'est vraiment dommage car ce tome avait matière à être mieux exploité.

par ccmars
Silver, Tome 1 Silver, Tome 1
Kerstin Gier   
Quand je suis entrée dans cette petite librairie indépendante d'une ville en Allemagne, j'ai découvert ce livre en cherchant sur les rayons. Lorsque je l'ai aperçut, je me suis dit que le nom de l'auteur me paraissait familier. Puis, j'ai compris que c'était l'auteure de la Trilogie des gemmes, une trilogie que j'ai beaucoup aimé. La vendeuse m'a dit que ce livre était différent, tout aussi bon, mais différent.

Je ne peux qu'être d'accord avec elle après la lecture du roman. L'auteure, tout en restant dans son créneau de livre pour adolescents et jeunes adultes, exploite un tout nouveau univers après celui des voyages dans le temps : les rêves. Elle exploite ce thème d'une façon qui est, je pense, unique et certainement excellente. Ses personnages sont tout aussi attachants et l'histoire tout aussi prenante que sa trilogie connue.

J'ai été agréablement surprise par ce premier tome d'une nouvelle trilogie qui s'annonce prometteuse. J'ai certainement hâte de lire la suite!

par laane1000
International Guy, Tome 1 : Paris International Guy, Tome 1 : Paris
Audrey Carlan   
Voilà une série que j’attendais avec impatience, curieuse de découvrir le nouveau feuilleton mensuel d’Audrey Carlan. Calendar Girl m’avait laissé un assez bon souvenir, malgré quelques défauts qui m’avaient bien fait grincer des dents. Malgré tout, j’avais envie de découvrir ces International Guy…

Parker, Bo et Royce ont formé leur entreprise, International Guy, qui propose de multiples services à ceux qui peuvent y mettre le prix. Parker, le Dream Maker, s’occupe de coacher les clients en matière de vie et d’amour ; Bo, le Love Maker, se charge de vous relooker de la tête aux pieds. Quant à Royce, Money Maker, il transforme en argent le moindre dossier qu’on lui confie. Leurs missions, aussi différentes les unes que les autres, les poussent à voyager aux quatre coins du monde. Parfois seul, parfois à eux trois, quand la situation l’exige.

Ici, je vais vous parler simultanément des deux tomes, que j’ai enchainés. Et heureusement que les deux sortent le même jour car, si je n’avais pas eu le second opus immédiatement sous la main, je ne sais pas vraiment si j’aurais continué la série.

Sur le principe, l’histoire est sympa. J’aime beaucoup les personnages de Bo et de Royce qui apportent un vrai potentiel à l’entreprise. C’est avec Parker, le Dream Maker, que j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal. Dès le départ, ça ne la pas fait, du tout du tout, et ce sentiment n’a pas vraiment disparu au cours de ma lecture.

Il faut dire qu’avec Sophie, la cliente du premier opus, ce n’était pas évident non plus. La jeune femme est une petite chose toute tremblante, toute fragile, qui est là pour apprendre de ces trois mâles virils qui vont la transformer profondément en deux temps, trois mouvements. Même pas une semaine pour « transformer » une femme peu sûre d’elle en une croqueuse d’hommes ? J’ai eu du mal à avaler tout ça. Surtout que, nous présenter une femme qui ne peut réussir dans son travail que si elle porte des talons de douze centimètres ou des tenues sexy… J’ai eu un peu mal à mon féminisme…

Mais l’histoire reste plaisante, l’écriture d’Audrey Carlan, toujours aussi addictive, fait le job et, finalement, ce n’est pas vraiment ce qui m’a le plus dérangé.

Comme je le disais, c’est avec Parker Ellis que ça coince. Bo et Royce, au moins, sont directs dès le départ : ils aiment les femmes, ils profitent de leurs charmes et ne le cachent pas. Parker, lui, est soit disant le gentleman par excellence… qui va pourtant emballer les deux premières clients dès le premier jour. Et, pour quelqu’un qui dit ne jamais, jamais avoir couché avec les clientes, bizarrement, c’est ce qui va lui arriver dans les deux premier opus.

Bon, soit. Après tout, c’est de la new romance et, après Calendar Girl, je ne m’attendais pas à quelque chose de tout sage non plus. Mais Parker est une suffisance hallucinante qui m’a fait secouer la tête à de nombreuses reprises. Soit disant le meilleur dans son domaine – même si je n’arrive pas à comprendre à quoi il sert vraiment. Bo et Royce ont des positions bien définies. Parker, lui… Je cherche toujours à comprendre en quoi les leçons de vie qu’il donne sont si indispensables puisque, à part ses parties de jambes en l’air, on ne voit pas trop ses fameuses leçons de vie.

Je me rends compte que ma chronique peut paraitre assez négative. Comme je le disais, si je m’étais arrêtée au premier tome, je ne sais pas du tout si j’aurais continué la série. C’est avec le second tome qu’Audrey Carlan a su susciter mon intérêt pour sa série en installant les prémices d’un fil conducteur à la Mia/Wes. C’est mignon et intéressant et, si ça n’a pas vraiment atténué mes griefs contre Parker, j’avoue qu’Audrey Carlan m’a ferrée et que je suis dorénavant curieuse de voir comment leur histoire va pouvoir s’installer durant les dix mois restants.

Surtout, j’aime vraiment les personnages de Bo et Royce qui, à eux deux, me donnent vraiment envie de voir ce que ça va donner pour ce trio d’amis. Si on enlève l’ego surdimensionné de Parker envers les femmes (oui, oui, promis j’arrête avec lui…!), on sent toute l’amitié fraternelle qui les lie tous les trois. Je suis là aussi curieuse de voir ce que ça va donner pour la suite, si Audrey Carlan va réussir à faire tourner ses effectifs et à ne pas tomber dans la redondance. Mais, après Calendar Girl, je lui fais confiance pour nous surprendre là où on ne l’attend pas… Série à suivre donc…!

https://aliceneverland.com/2018/07/12/international-guy-tomes-1-2-paris-new-york-audrey-carlan/


par Kesciana
Salem Salem
Stephen King   
Un livre sur les vampires très loin de ce qui a été fait dans la bit-lit, et même du temps de la Chronique des Vampires. Un récit de vampires assez conventionnel dans le sens où la religion est très présente ; ou ces vampires se rapprochent plus je pense des "originels", qui craignent les crucifix, l'ail, et les pieux en bois dans le cœur. Des vampires qui se tiennent a l'écart du divin, qui sont bannis des églises, et qui doivent se faire inviter pour entrer chez quelqu'un. Et puisque c'est un Stephen King, c'est forcément une œuvre à ne pas manquer.
Le suspense et la peur sont toujours présents, la violence, l'horreur... On n'est pas déçu ; c'est du Grand King !
L'Héritage des Syrénas, tome 1 : Poséidon L'Héritage des Syrénas, tome 1 : Poséidon
Anna Banks   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2014/08/the-syrena-legacy-tome-1-of-poseidon.html

Ce qui m'a tout de suite attirée vers ce roman est définitivement la mythologie et les créatures qu'a choisi de développer Anna Banks. En effet rares sont les romans qui s'intéressent aux sirènes, et encore plus rares sont ceux où c'est le protagoniste masculin qui s'avère être un sirène de rang royal. Parce que bizarrement lorsqu'on parle sirène on a forcément l'image d'une créature féminine à la chevelure de rêve (je blâme La Petite Sirène de Disney pour ce cliché), or dans Of Poseidon le mythe de cette créature est définitivement dépoussiéré et modernisé d'une bien belle et originale manière.

Si côté protagonistes on reste dans une configuration très habituelle des romans Young Adult, les personnages savent nous être tout de même sympathiques. Emma est une héroïne plutôt débrouillarde qui prend les révélations sur ses particularités avec une certaine philosophie. Elle ne fait jamais l'autruche et prend les problèmes à bras le corps, bien décidée à aller au fond des choses. Sa relation avec Galen, notre prince Syrena, se base quasi exclusivement sur des secrets et des non-dits ce qui peut parfois la rendre exaspérante malgré son côté mignon. Les deux jeunes gens ne cessent de faire un pas en avant puis deux en arrière, alors que Galen en rajoute en se culpabilisant sur l'éventualité que Emma soit héritière du pouvoir de Poseidon et donc par la loi Syrena promise à son frère aîné Grom (bonjour les réunions de famille après ça !). Cette problématique semble donc toujours se nourrir de nouveaux éléments et, sous prétexte de forts tempéraments propres aux Syrena, les personnages tombent alors dans des attitudes parfois extrêmes. Personnellement cela m'a somme toute un peu choquée (ou alors c'est tout à fait normal de balancer quelqu'un à travers une baie vitrée) et sûrement pas fait rire, or je crois que l'humour qui nous était promis reposait grandement sur ces supposés comiques de situation... Ou alors j'ai raté les dialogues censés être hilarants. Allez savoir. Toujours est-il que je ne qualifierais pas ce récit de drôle (pas que ce soit gênant en soi, mais autant le clarifier puisque c'est ce qu'on nous vend en quatrième de couverture).

Néanmoins tout ces petits défauts sont bien vite oubliés et mis de côté face à la mythologie proposée par l'auteure. Si les personnages sont un peu clichés et que l'intrigue ne renferme pas de gros secrets à cause d'indices tout sauf discrets, on peut tout de même souligner que Anna Banks a mis le paquet sur l'originalité de son univers. On est complètement entraînés dans ce monde inconnu qu'on découvre avec plaisir et pour lequel nous sommes insatiables. Personnellement je me suis réjouie de chaque détail qui nous été présenté et une fois le roman terminé j'avais déjà hâte de lire la suite pour en découvrir toujours plus. Le fait est que puisque Galen passe énormément de temps à s'occuper d'Anna en surface, on voit peu le royaume Syrena et on reste donc à espérer le découvrir plus en profondeur par la suite. Puisqu'il s'agit d'un tome 1 cela ne m'a pas gênée car il faut tout de même être réaliste sur le nombre d'informations de base à déjà présenter. On ne connait pas les personnages, il faut donc leur donner vie et leur créer des liens un minimum solides, tout en intégrant l’élément surnaturel qui ici nous laisse peu de points de comparaisons avec d'autres romans existants. Ainsi la partie fantasy du récit est distillée de manière assez juste afin que nous soyons intrigués et prêts à revenir pour la suite avec grand plaisir.

Ainsi Of Poseidon est un premier tome de trilogie satisfaisant et intrigant. Si les personnages ne sont pas particulièrement innovants ils ont le mérite d'être sympathiques, et si il y a peu de suspens cela passe au second plan face à l'originalité de la mythologie proposée. Le monde des Syrena promet d'être passionnant et il est clair que The Syrena Legacy s'annonce comme une trilogie montant en puissance au fil des tomes !

par Althea
Isaac Cole Isaac Cole
Cynthia Havendean   
Je viens de finir le livre , qui est enfin sortie en version papier ! J'en est encore les larmes aux yeux ... Ce livre ma profondément bouleversée. L'auteur est fantastique , qui arrive à nous touchées avec ses mots ! Une véritable pépite !

par marine811
La vie rêvée d'Ève, Tome 1 : La fuite La vie rêvée d'Ève, Tome 1 : La fuite
Anna Carey   
http://wandering-world.skyrock.com/3055007211-Eve-Tome-1-Eve.html

J'attendais de lire Eve depuis très longtemps. Comme c'est un roman purement dystopique, j'avais déjà craqué rien qu'en lisant le résumé. Maintenant que j'ai lu le livre, je dois bien avouer que je suis complètement sous le charme de cette fabuleuse histoire. Dès le début, nous sommes entraînés dans l'univers impitoyable et saisissant de l'ouvrage. Pas de longueurs, pas de problèmes particuliers, Eve est vraiment très intéressant et prenant. Il y a quelques fausses notes, mais elles ne m'empêcheront en rien de m'empresser sur la suite !
Au début, nous rencontrons Eve, dix-huit ans, jeune femme modèle dans son École réservée exclusivement aux filles. Le premier chapitre nous fait pénétrer dans la dernière soirée qu'elle va passer dans son lieu de vie. En effet, le lendemain, Eve va devoir quitter l'École et pénétrer dans la Ville de Sable, un lieu merveilleux où elle aura un travail, un mari, des enfants, et une vie parfaite.
Vous voyez déjà l'aspect dystopique ? Attendez, ce n'est pas fini. Dans son École, seules des filles sont acceptées. Pourquoi ? Tout simplement car les hommes sont considérés comme horribles. Ceux en dehors de la Ville de Sable, bien sûr. Des centaines de filles âgées de trois à dix-huit ont appris à éviter les êtres masculins et à combattre leurs mensonges et leurs promesses. Eve et sa meilleure amie, Pip, ont toujours été les meilleures à tous les niveaux. Mais c'est en particulier Eve qui excelle dans toutes les matières. C'est pourquoi elle a été choisie pour donner un discours lors de la grande cérémonie avant son départ. Sauf que tout va être chamboulé par Arden, la rebelle de l'École.
En tant que meneuse et meilleure élève, Eve doit empêcher le moindre débordement. C'est pourquoi elle va suivre Arden lorsque celle-ci va tenter de s'enfuir de l'École. Arden va lui offrir la vérité sur ce qui l'attend. Et Eve ne s'en remettra pas. Au départ, même si elle ne croit pas aux révélations d'Arden, elle va la suivre. Arden va lui montrer l'atrocité de ce qui l'attend derrière les Murs de l'École et dans la Ville de Sable. Elles vont donc s'enfuir. Seules. A la merci des ténèbres qui se bousculent à l'extérieur de l'École.
Commence alors un long voyage pour trouver un lieu où se cacher, se nourrir, et se protéger. En chemin, Eve et Arden vont rencontrer Caleb, un jeune homme de leur âge qui vit avec d'autres garçons dans des tunnels. A partir de là, l'histoire prend un tournant passionnant. Le côté dystopique est très marqué, ce qui m'a vraiment plu. On nous dépeint un monde en pleine perdition, où la population a été décimée il y a seize ans par une maladie mortelle dont quatre-vingt dix-huit pour cent des humains sont morts.
Eve est une héroïne touchante et émouvante, qui est la fois innocente par son manque de savoir et totalement décidée à se battre pour sa liberté. J'ai adoré voyager à ses côtés. Elle est forte, aussi bien mentalement que physiquement, et tous les instants passés avec elle m'ont comblé. De même, Arden est vraiment une personne adorable. J'ai eu un peu de mal au départ, mais passées les quarante pages, j'ai commencé à bien accrocher avec elle.
Caleb et sa bande paraissent froids au premier abord, mais on découvre que cela n'est qu'une façade pour se défendre. D'ailleurs, c'est là un des éléments clés de l'histoire. Quand on doit se protéger, se battre constamment contre la mort, est-il réellement possible de laisser parler ses sentiments ? C'est ce que vont tenter de découvrir Eve et Caleb lorsqu'ils vont se rapprocher.
Comme je l'ai dit au début de ma chronique, il y a aussi quelques faux pas. J'ai trouvé que, parfois, l'auteure choisissait la facilité. Certains problèmes se règlent trop facilement, quelques personnages ne sont pas suffisamment utilisés, et je me demande vraiment ce qu'il va advenir pour quelques-uns d'entre eux. Mais bon, à côté de ça, Anna Carey nous offre un monde vraiment époustouflant et très très intriguant.
D'ailleurs, elle possède un style d'écriture vraiment plaisant ! Les pages nous glissent extrêmement facilement entre les mains tant on est ancré dans l'intrigue. Les mots forment autour de nous une atmosphère envoûtante, voilà ici un point fort du roman. L'univers dystopique est décrit à la perfection, vraiment. Pour les fans du genre, comme moi, vous ne serez pas déçus !
Le côté romance est présent, mais au second plan. La passion entre Eve et Caleb est légèrement moins impressionnante que celles dans les autres romans que j'ai lu. Ceci peut aussi être considéré comme un moins, bien que cela ne m'ait pas spécialement dérangé. Nous avons tout de même droit à des moments tendres et durant lesquels nous pouvons respirer et baisser notre garde avant d'être à nouveau aspirés dans la tornade d'action et de rebondissements qu'est Eve.
La deuxième moitié du roman se dévore à une vitesse phénoménale ! Le roman est ( trop ! ) court et aucun moment de répit ne nous est laissé. A la fin, mon coeur a fait des tas de bonds dans ma poitrine. Je me demande encore comment il a fait pour tenir le coup. Les dernières pages nous laissent totalement haletants et nous coupent le souffle. J'ai adoré le personnage d'Eve, son histoire, son monde, ses rencontres, sa force et sa détermination. Malgré les quelques bémols que possède le roman, je sais que je peux foncer tête baissée sur la suite qui, j'en suis sûr, sera aussi fascinante que ce premier opus.

par Jordan