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Bibliothèque de Nicolas-52 : Liste d'argent

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Notre-Dame de Paris Notre-Dame de Paris
Victor Hugo   
Un chef d'oeuvre de la littérature. Une oeuvre magistrale.
En effet, bien plus qu'un simple roman, ce roman nous propose l'exploration, tout en littérature, du fameux monument qui marqua tant les esprits, Notre Dame.
Les descriptions sont d'une puissance indéniable. Des envolées lyriques nous portent sur les remparts de la cathédrale, nous font danser sur la place au rythme des pas de la Esmeralda, nous emportent dans un moyen-âge qui semble pourtant intemporel de splendeur.
Tout devient fabuleux une fois retranscrit par l'écriture d'un Hugo quasi au sommet de son génie. Surtout au paroxysme final qu'est cette ultime scène d'adieux et de retrouvailles !
Elle voulait juste marcher tout droit Elle voulait juste marcher tout droit
Sarah Barukh   
https://aliceneverland.com/2017/03/22/elle-voulait-juste-marcher-tout-droit-sarah-barukh/

Dans ce roman d’après-guerre et de Paris à New York, Sarah Barukh nous raconte l’histoire et l’évolution d’Alice, une fillette de huit ans qui vit avec sa nourrice et qui se pose des tas de questions sur ses origines, mais aussi sur le monde qui l’entoure. Un jour, sa maman revient la chercher, seulement, celle-ci n’est pas du tout à la hauteur des espérances de la petite fille, mais elle n’a pas d’autre choix que de la suivre. Au-delà de son apparence effrayante, elle semble vouloir éviter à tout prix certaines questions, ce qui la rend très mystérieuse et difficilement accessible. Alice réussira-t-elle à la comprendre, à rattraper le temps et à découvrir ce qu’elle lui cache malgré son silence ?

En premier lieu, vous remarquerez cette petite fille qui tient un bagage et qui marche tout droit sur des rails. À cet instant, vous vous poserez probablement certaines questions et c’est alors en ouvrant ce livre que vous comprendrez la justesse du choix du titre et de l’illustration et vous obtiendrez, bien sûr, les réponses à vos interrogations de départ…

Que vous ayez l’habitude de lire des romans de ce genre ou non, vous serez indéniablement touchés par la sensibilité de ce récit qui vous offre une vision totalement novatrice de ce qu’il est possible de ressentir face à la guerre lorsque l’on est encore qu’un enfant. La plume de l’auteure est enivrante, rythmée par de nombreux dialogues avec un vocabulaire simple, ce qui facilite grandement notre découverte ou redécouverte de cette époque d’après-guerre.

Certaines choses m’ont émue et ont retenu mon attention, comme les prières innocentes et alarmantes de la petite Alice, les fameuses réclames au cinéma qui précédait les actualités et la projection du film ou encore le petit rappel bien placé sur les sky boys, qui avaient toute mon admiration lorsque j’étais tombée sur des photos qui me donnaient le vertige et de bonnes grosses nausées face à cette phobie qui peut rendre dingue certaines personnes.

Ce qui rend ce premier roman de l’auteure aussi riche et épuisant émotionnellement, c’est sa galerie de personnages qui ont tous été, et chacun à leur niveau, affectés par les conséquences de la guerre. Alice est jeune et insouciante, pourtant les circonstances vont l’obliger à grandir et à accepter ce qui ne peut être changé.

Pour que la critique soit complète, je pense que cette histoire aurait pu tenir en moins de 400 pages, il y a quelques longueurs, mais très vite effacées grâce aux échanges qu’Alice tente d’avoir avec les personnes qui l’entourent, moments très intenses où le manque d’affection de cette enfant se ressent inévitablement et nous peine à un point inimaginable.

Pour conclure, j’ai trouvé également que tout était malheureusement, un peu trop prévisible. Néanmoins, la beauté des sentiments, la sensibilité des personnages et la justesse des mots qu’utilise l’auteur nous livrent au final un magnifique voyage à découvrir sans plus tarder !
Le vol du frelon Le vol du frelon
Ken Follett   
Je suis très agréablement surpris par ce roman, je suis rentré dans l'histoire comme si j'étais moi même en 1941 durant la seconde guerre mondiale. Un peu de jazz en fond musical et on remonte dans le temps. Un livre facile à lire et addictif que je conseille absolument.

A vous, amis amateurs de musique, je vous annonce que Fats Waller se révèle être un excellent fond sonore lors de la lecture de ce livre.

http://www.deezer.com/artist/15277

Bonne lecture à tous,
Bob.
Arrêtez-moi Arrêtez-moi
Lisa Gardner   
Première incursion sous la plume de Lisa Gardner et dans l'univers de D.D. Warren. Un roman qui pourrait faire un bon épisode de « Esprits Criminels », car la construction et le genre d'intrigue en sont proches.
Je ressors mitigée de ma lecture. J'ai passé un bon moment grâce à l'originalité de l'intrigue (enquêter sur un meurtre qui n'a pas encore eu lieu) et les petites touches mystérieuses, mais elle me sort déjà de la tête alors que je ne l'ai finie qu'il y a deux semaines. Ce que j'en retiens, c'est surtout le sentiment de malaise qui prédomine dans les thèmes abordés et l'agencement du contexte, un peu trop invraisemblable à mon goût.
L'intrigue est solide, mais le suspense n'est pas insoutenable. L'histoire tire un peu en longueur à cause de ressorts scénaristiques répétitifs. De plus, le coupable est rapidement identifiable. Reste que le sujet est d'actualité et fait froid dans le dos.
Les personnages sont bien construits et variés. L'enquêtrice D.D. Warren doit jongler entre son travail, son fils et ses parents, et j'apprécie la modernité de cette femme capable de tenir tous les rôles. Heureusement, elle peut compter sur un mari parfait et une équipe de choc pour tenir le coup.
Charlene et Jesse sont attachants, et leurs familles d'une complexité effarante. Elles suscitent une sorte de fascination qui met mal à l'aise car ces familles ne se rendent pas compte des conditions décalées dans lesquelles elles vivent. On comprend en les cotoyant que les monstres de la société actuelle ne sont pas que les criminels, ils peuvent aussi être des mères en apparence biens sous tous rapports mais en réalité mentalement instables. On comprend également que la maltraitance peut revêtir des aspects qui ne laissent pas forcèment des traces physiques.
Le lien entre le coupable et Charlene se devine très vite, même si je n'avais pas senti tout de suite sous quelle identité il se cachait.
Un roman agréable et dont on tourne les pages facilement, malgré quelques longueurs arrivé aux deux tiers du volume. Un policier actuel qui traite de plusieurs aspects de la relation enfants-parents et plus largement enfants-adultes, et qui soulève des questions dérangeantes sur des sujets importants. Plus intéressant à lire pour ces thèmes-là que pour l'enquête elle-même.

par Sephiria
La vie en son royaume La vie en son royaume
Christian Signol   
J'ai lu tous les romans de Christian Signol et celui là, même si je le place haut dans le classement de ses livres, je suis un peu resté sur ma faim tout de même.
Les personnages sont intéressants, la vie de ce médecin de campagne agréable à suivre, malgré les moments difficiles, les doutes de la jeunesse et les moments plus heureux, mais il me manque un peu de pages en plus, peut-être le reste de sa vie, un potentiel tome 2 pour continuer à le voir évoluer pour être satisfait de cette oeuvre nouvelle d'un auteur que j'aime beaucoup.

par Noone
T'en souviens-tu, mon Anaïs ? T'en souviens-tu, mon Anaïs ?
Michel Bussi   
Je ne suis généralement pas fan des nouvelles, je préfère les histoires longues où l'auteur prend le temps d'installer les décor, les personnages et l'intrigue. Mais je ne suis vraiment pas déçue, même courtes ces histoires sont prenantes et on retrouve la patte Bussi.
Passé imparfait Passé imparfait
Julian Fellowes   
Un livre très intéressant pour sa réflexion sur les changements qui se sont produits en Angleterre depuis les années 70. Julian Fellowes qui était déjà pour moi un des meilleurs scénaristes au monde pour le film« Gosford Park » et la série « Dowton Abbey » dévoile une autre face de sa personnalité : il peut être écrivain et un excellent écrivain.
L’histoire est passionnante de bout en bout (3 jours pour lire 600 pages !!!). Et la fin…cette chute surprenante, j’adore. Cependant, on ne va pas forcément s’attacher aux personnages, c’est vraiment leur psychologie qui compte plus que tout.
Fellowes nous montre qu’être riche ne veut pas dire être heureux mais surtout ne veut pas dire malheureux non plus (contrairement à ce que beaucoup de gens pensent). Néanmoins, c’est vrai que leur vie n’est vraiment pas exaltante.
L’auteur a réussi à trouver cinq raisons pour lesquelles chaque femme ne pouvait pas être la mère de l’enfant de Damian et certaines de ces raisons sont très bien trouvées mais assez étonnantes…qui serait allé chercher cela ?
Mon personnage féminin préféré est sans doute Dagmar c’est la plus gentille selon moi et la plus douce. Je comprends l’amour du narrateur pour Serena mais je la trouve trop froide, vraiment antipathique. A propos du narrateur justement, je trouve ça génial qu’on ne sache jamais son nom. La vie la plus ennuyeuse est pour moi celle de Lucy. Certaines de ces femmes on su vivre (Serena, Terry et même Dagmar de mon point de vue) et d’autres non (Lucy et Joanna). Peut-être qu’au fond vivre c’est aussi accepter les bouleversements qu’amènent chaque décennie. Damian a une personnalité très complexe, et on continue à se demander ce qu’il recherchait vraiment quand il a réussi à rentrer dans le cercle très fermé de la haute société.
J’adore la différence qu’on peut observer entre ces très riches : les filles issues de bonnes familles anglaises très conservatrices, les filles américaines dont la fortune est plus récente et qui ont tout de même une vision plus moderne du monde qui les entoure et les filles de familles princières déchues.
J’aime beaucoup la manière qu’a Fellowes d’amener les analepses et certaines anecdotes sur les bals sont tellement drôles ! (cf bal de Terry au musée Madame Tussaud). Pendant plus de 500 pages, tout se rapporte à un évènement précis, les vacances au Portugal et Fellowes nous tient vraiment en haleine jusqu’au récit qu’il nous fait de cette soirée qui a complètement changé la vie de certaines personnes.
J’ai appris que la présentation des jeunes filles à la reine existait encore en 1968 ! Et nombre d’autres choses…J’ai vraiment eu l’impression que la fin des années 60 ressemblait à la fin des années 10 par exemple, parce qu’au fond les riches continuaient leurs pratiques assidues d’aller aux bals, d’organiser des tea parties et ce malgré la société qui avait totalement changée. Ce changement radical était sensé élargir le cercle des fréquentations des riches aussi mais ceux-ci ont continué pendant un bout de temps à rester entre eux.
L’originalité du roman est également un de ses points forts. Je pense qu’on peut qualifier ce roman de roman d’apprentissage dans le sens où à chaque analepse le narrateur apprend des choses et évolue mais ce qui est super, c’est qu’en fait cela est raconté de son point de vue mais 40 ans plus tard, avec énormément de recul, ce qui lui permet je crois de juger avec plus de justesse les évènements et les personnes.
L’utilisation du « nous » est également très intéressante car cela englobe tous ses « amis »riches.
Les descriptions des lieux sont assez incroyables ; on comprend tout de suite ce que l’auteur veut dire/exprimer. Parfois, dans certains romans, je suis obligée de calquer un lieu que je connais sur une description parce que je n’arrive pas à imaginer telle maison, tel paysage mais là, des images ont tout de suite jailli de mon imagination. Mes lieux préférés sont le manoir des Gresham et la maison au Portugal.
La plume de Fellowes est donc une belle plume, pas d’une originalité extraordinaire mais il aurait fallu que je lise ce roman en anglais pour être parfaitement apte à juger la qualité de l’écriture.
C’est bien que Fellowes ait choisi de s’exprimer (deux pages à la fin) sur ce roman et de souligner que c’est vraiment un roman sur le temps qui passe.
La couverture que l’éditeur (Sonatine) a choisi donne à réfléchir. Un labyrinthe…cela peut représenter l’écheveau complexe des relations que l’on entretien avec les autres ou plus vraisemblablement le chemin que l’on parcourt en une vie avec ses tournants décisifs ou encore l’impression d’être un peu perdu dans ce monde de riches où les attentes de la haute société sont grandes.
Enfin pour moi, un bon livre est un livre dont on se souvient. Et je pense sincèrement que je ne vais pas l’oublier de sitôt !


par Tara99
La Toile du monde La Toile du monde
Antonin Varenne   
La toile du monde, c’est un roman qui nous plonge dans le Paris de 1900 et son Exposition Universelle. Aileen Bowman, journaliste américaine, s’y trouve pour couvrir l’événement pour le journal qui l’emploie. Du moins, c’est ce qu’elle a dit à son patron pour justifier son départ pour la capitale française. C’est une sorte de retour aux sources qu’effectue Aileen, ses parents étant originaires du Vieux Continent, et elle souhaite écrire l’histoire de sa famille. Aileen s’habille de pantalon, est célibataire à 35 ans, et a une sexualité libérée et assumée. C’est une féministe qui s’ignore, qui défend avant tout sa propre liberté et entend bien vivre comme elle l’entend.

Visitant l’Exposition, elle retrouve Joseph, un métisse avec qui elle a grandi aux États-Unis, au ranch Fitzpatrick, la propriété dont Aileen a hérité de ses parents. Faisant partie des attractions de l’Exposition, Joseph a adopté le mode de vie des indiens. À travers lui, l’auteur en profite pour parler des terres qui ont été enlevées aux natifs des Amériques, à tout ce qu’ils ont perdu, à l’alcoolisme de certains d’entre eux. Joseph est l’incarnation du personnage tragique du roman. Petit à petit, le lecteur va découvrir la nature de la relation entre Joseph et Aileen. Alors que cette dernière va vaquer à ses occupations de journaliste pour La Fronde sous pseudonyme, vivre quelques expériences avec un peintre, rencontrer un ingénieur marié travaillant au chantier du métropolitain, Joseph ne sera jamais bien loin.

Julien Defaye donne vie à ce récit dans sa version audio. Bien que nous suivions principalement une femme, le fait d’avoir un lecteur masculin ne gêne en rien. La lecture est fluide et agréable, l’atmosphère du roman préservée, les personnages sont facilement identifiables dans les dialogues. Ainsi, qu’un homme me lise l’histoire d’une femme ne m’a aucunement dérangée. J’ai apprécié cette écoute qui m’a menée dans un Paris d’un autre temps, avec d’autres mœurs.

Un roman qui incarne une charnière entre deux époques, une transition vers l’époque moderne, à travers son discours féministe et humaniste.

par Virginy
La Vie rêvée de Gabrielle La Vie rêvée de Gabrielle
Lyliane Mosca   
La vie de Gabrielle Renard est un roman. Un roman vrai et en couleurs qui commence en 1894, quand, toute jeune, elle quitte sa Champagne natale pour devenir bonne à Paris chez les Renoir. Sa beauté simple mais rayonnante lui vaut de poser bientôt pour le célèbre peintre. Également nourrice du petit Jean, le futur cinéaste, elle contribue grandement à son éducation. De cette complicité, de cette tendresse, Renoir saisit sur la toile les instants pleins de grâce. Gabrielle suit la famille au gré de ses pérégrinations et de ses secrets, et côtoie de grands artistes : Manet, Degas… Toujours disponible quand le maître la réclame comme modèle, toujours admirative, de plus en plus experte en art…
Ainsi va la vie hors du commun de Gabrielle dans l’intimité de deux artistes majeurs du XXᵉ siècle.

par Hillja
Nos disparus Nos disparus
Tim Gautreaux   
Voilà ce qui s'appelle avoir une chance de cocu ! Sam Simoneaux ainsi que les autres combattants Américains, arrivent en France pour participer à la Première Guerre Mondiale le… 11 novembre 1918.

À peine descendu de leur rafiot, c'est des scènes de liesse partout : la guerre est finie. On pourrait penser qu'ils vont se tourner les pouces, mais non, faut déminer les champs remplis de grenades, bombes, obus… Sans se faire exploser sois-même !

Dès le début, en quelques pages (40), l'auteur, de sa plume sans concession, nous démontre toute l'absurdité, toute la bestialité, toute la cruauté et l'inhumanité d'une guerre. Nos soldats, tout dépités lorsqu'ils étaient arrivés de ne pas pouvoir participer à cette Grande Boucherie, comprennent ce à quoi ils ont échappés. Voir les corps déchiquetés et la terre éventrée vont les secouer et les traumatiser.

Ensuite ? Retour à la casa América pour nos hommes et Sam Simoneaux se retrouve à la Nouvelle-Orléans comme responsable d'étage aux grands magasins Krine.

N'allez pas croire qu'on se la coule douce, dans les romans de Tim Gautreaux. Nous sommes dans le Sud de l'Amérique, et c'est toujours un Sud poisseux et inhospitalier que nous allons évoluer. Un Sud aux mentalités raciales que vous connaissez bien. La tolérance, c'est toujours un gros mot.

Ici, on boit de l'alcool de contrebande, sorte de tord-boyaux qui donnera un peu de courage aux gens ou qui les fera oublier dans quelle misère noire ils vivent. Certes, tous ne vivent pas dans la misère, mais les contrastes sont assez prononcés entre les deux populations : les très riches et les pauvres.

Qualifier ce roman de policier ne serait pas faux, nous avons notre Sam qui va se muer en enquêteur de fortune afin de retrouver la petite fille kidnappée, presque sous ses yeux, au magasin.

Mais ceci n'est qu'une partie visible de l'Histoire avec un grand I. C'est aussi de l'Aventure que l'on vous propose, une Quête, parce que retrouver la gamine est une sorte d'exorcisme, une expiation d'une faute ancienne. Ce roman mélange habillement tout ces genres pour nous donner un plat de résistance dont on se pourlèche les babines.

Sorte de voyage initiatique sur un bateau à aubes remontant le Mississippi sur des airs de jazz et de bagarres, l'auteur nous ballade à travers le Sud sans que l'on voit le temps passer, nous présentant une (faible) partie de ses plus mauvais gens. Et les pires ne sont pas toujours chez les pauvres ! Mais certains valent la peine qu'on ne les croise jamais de notre vie.

J'ai joué de la musique pour des culs-bénis, des soulards ou des péquenauds, j'ai dansé au son de la musique Noire, j'ai essuyé des crachats, lavé le pont souillé de vomi, l'ai fait briquer, j'ai enquêté, j'ai terminé mes journées épuisée et vous savez quoi ? J'en redemande.

La plume de l'auteur fait toujours mouche, ses personnages sont toujours aussi fouillés, attachants ou donnant des envies de meurtre (une certaine bonne femme, surtout), sans nous gaver, il nous brosse le portrait d'une Amérique dans les années 20 avec détails, mais pas de trop. À nous d'aller voir ce qu'est un train des orphelins.

La trame n'est pas cousue de fil blanc parce que j'ai eu des surprises. Franchement, je pensais qu'on allait plier l'affaire en deux coups de cuillère à pot et bien non !

Un portrait sombre du Sud, des personnages taillés à la serpe, hantés par des deuils non accomplis, des idées de vengeance, des douleurs muettes et des envies de revenir en arrière pour tout changer.

Il y a une humanité énorme dans le personnage de Sam et sa force de caractère lors de certains passages ont forcé mon admiration. Oui, il y a encore des traces d'humanité. le roman en est rempli.
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