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Nightrunner, Tome 5 : La Route blanche



Description ajoutée par Gkone 2012-04-15T11:09:04+02:00

Résumé

Nobles décadents, espions hors pair et héros inattendus, Alec et Seregil ont survécu à l’exil, à la trahison et à la magie noire. Mais la route qui les attend va se révéler plus dangereuse que tout ce qu’ils ont connu jusque-là. Cernés par leurs ennemis, ils doivent cheminer sur l’étroit sentier entre le bien et le mal. Un seul faux pas pourrait leur être fatal…

Après avoir échappé à l’esclavage et à la mort en Plenimar, Alec et Seregil n’ont qu’une envie : retrouver leur existence d’oiseaux de nuit à Rhíminie. Mais ils sont contraints de jouer les nourrices pour Sebrahn, une étrange créature conçue par alchimie, le fameux « enfant d’aucune femme » annoncé par la prophétie. Sa peau blanche comme la lune et ses pouvoirs terrifiants mettent en danger tous ceux qui approchent ses protecteurs… ne leur laissant d’autre choix que de découvrir les secrets de la véritable nature de Sebrahn.

Grâce à l’aide d’amis proches et du clan de Seregil, le trio se met en route pour un périple risqué. Car le vieil ennemi de Seregil, Ulan í Sathil, et les parents éloignés d’Alec sont à leurs trousses, bien décidés à prendre possession d’Alec et de Sebrahn. Une course contre la montre débute pour une quête plus intime que jamais…

« Un roman débordant d’action qui se dévore avec grand plaisir. Lynn Flewelling est au sommet de son art, et son art est vraiment très bon. » Patricia Briggs

Description VO :

Dissolute nobles, master spies, and the unlikeliest of heroes, Alec and Seregil have survived exile, treachery, and black magic. But the road that lies ahead is the most hazardous they’ve ever traveled. For with enemies on all sides, they must walk a narrow path between good and evil where one misstep might be their last.

Having escaped death and slavery in Plenimar, Alec and Seregil want nothing more than to go back to their nightrunning life in Rhíminee. Instead they find themselves saddled with Sebrahn, a strange, alchemically created creature—the prophesied “child of no woman.” Its moon-white skin and frightening powers make Sebrahn a danger to all whom Alec and Seregil come into contact with, leaving them no choice but to learn more about Sebrahn’s true nature.

With the help of trusted friends and Seregil’s clan, the duo set out to discover the truth about this living homunculus—a journey that can lead only to danger or death. For Seregil’s old nemesis Ulan í Sathil of Virèsse and Alec’s own long-lost kin are after them, intent on possessing both Alec and Sebrahn. On the run and hunted, Alec and his comrades must fight against time to accomplish their most personal mission ever.

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Classement en biblio - 76 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Mapp 2014-01-10T16:31:01+01:00

Chapitre 1

Un havre de paix

Mourir (même pour un bref instant) prenait un long moment pour une personne. Alec et ses compagnons étaient arrivés à Gedre la nuit dernière et Alec était réussi à rester à cheval pendant qu’ils montaient du port vers la maison du clan mais il s’était évanoui dans la cour. Mydri avait lancé un regard perçant sur lui et l’avait fait amener dans le lit d’une chambre donnant sur le port. Lorsque leur hôte aperçut Sebrahn, Riagil í Molan avait or-donné que le rhekaro reste caché également. Compte tenu de l’aspect étrange de Sebrahn, Alec ne pouvait guère le lui reprocher.

Une pluie hivernale fouettait les fenêtres de la chambre et le vent gémissait dans la cheminée. Le port de Gedre était à peine visible, les bateaux qui étaient à l’ancre n’étaient que des tâches sombres dans la brume. Après leur périple tumultueux depuis Pleminar, il était plutôt agréable d’être dans un lit douillet qui ne roulait pas sous lui. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était. Lorsqu’il s’était éveillé, Seregil était parti pour parler, sans aucun doute, avec ses sœurs ou avec leur hôte, le khirnari.

Sebrahn s’était lové dans les coussins d’un fauteuil près de la fenêtre, regardant à l’extérieur (quoiqu’il fût impossible de le dire. Le rhekaro pouvait avoir les caractéristiques d’Alec enfant mais il était impossible de le faire passer pour un enfant ordinaire.) Ses cheveux pâles, couleur argent tombaient presque jusqu’au sol devant lui. Sa peau blanche était fantomatique dans la lumière grisâtre et ses yeux argentés avaient la couleur de l’acier. L’épouse de Riagil, Yali, avait remplacé les loques de Sebrahn par une douce tunique Aurënfay, des chausses en laine et des chaussures à sa pointure qui déconcertaient Sebrahn et il s’était empressé de les enlever. Juste comme un petit enfant l’aurait fait.

Mais ce n’était pas un enfant, n’est-ce pas ?

Ecartant cette pensée, Alec attrapa la tasse que Mydri avait laissée sur la table de nuit et but quelques gorgées de bouillon. Sa main trembla un peu projetant quelques gouttes sur le devant de sa chemise de nuit.

Lui et Seregil se trouvait dans différents états quand Micum et Thero les avaient trouvés en Pleminar, mais l’état de Sebrahn était le pire. Il était fait de magie et en avait utilisé un stupéfiant volume pour tuer leurs poursuivants dans les étendues sauvages de Pleminar ; il avait ramené Alec des portes de Bilairy et les avait guéris, Seregil et lui. Pen-dant les quelques premiers jours du voyage, ils avaient craint que le petit rhekaro rachi-tique et épuisé ne meure. Trop faible pour sortir de sa couchette, Alec avait alimenté Sebrahn plusieurs fois par jour, pressant du sang du bout de ses doigts sur la petite langue grise du rhekaro. Après quelques jours de ce traitement, Sebrahn devint plus alerte et son état s’améliora. Et aujourd’hui, il paraissait être de nouveau, presque lui-même.

Alec se demandait combien de temps Riagil et Mydri le garderait enfermé ici. Sa longue chemise de nuit était fraîche, mais il n’avait pas pris de vrai bain depuis qu’il s’était échappé de la villa de l’alchimiste voici presque deux semaines. Il soupira et fit courir ses doigts dans ses cheveux qui tombaient à mi-hauteur de son dos (ternes et sales.) Ses doigts se prirent dans ses cheveux emmêlés et des nœuds. Tirant sur une de ses longues mèches blondes, il se demanda (non pour la première fois) s’il devait les couper, comme Seregil avait sacrifié les siens pendant leur fuite.

Sebrahn se tortillait autour de lui maintenant. L’une après l’autre, les chaussures ennuyeuses tombèrent sur le sol. L’alchimiste, Charis Yhakobin, avait créé un rhekaro pour n’être rien de plus qu’un outil dénué de sexe et de voix (celui dont la chair non naturelle et l’étrange sang blanc pourraient, selon Yhakobin, être distillés en une sorte d’élixir puissant.) Mais Sebrahn et son infortuné prédécesseur étaient bien plus que cela. Sebrahn pouvait être asexué, mais n’était ni muet ni idiot.

― Que vois-tu ? demanda Alec

Sebrahn se tourna pour le regarder. « Ahek. »

Alec gloussa. Son nom avait été son premier mot hésitant. Depuis lors, il avait ré-ussi avec un peu plus de gens, de choses et quelques actions. Comprendre était autre chose. Etrangement, il ne semblait pas avoir d’importance que vous lui parliez en skalien, ‘fay ou pleminarien. On lui disait tasse, tyxa, ou kupa et s’il y en avait une dans la pièce, il allait la chercher.

Sebrahn quitta la fenêtre et rejoignit Alec dans le lit, s’allongeant contre son côté. Alec toucha la petite main douce et froide du rhekaro, remarquant les cicatrices qui en-cerclaient la base de ses doigts qui avaient repoussés après que Yhakobin les lui ait coupés pour une expérience.

Pourquoi n’as-tu pas chanté pour te sauver toi-même ?

Alec le serra contre lui, son cœur battant un peu plus vite.

― Personne ne viendra te blesser encore ou te prendre. S’ils essaient, nous parti-rons.

Sebrahn regarda autour de lui puis montra la fenêtre et dit d’une petite voix rauque, « Paaartiiir. »

― C’est vrai. Sur un navire. Peux-tu dire « navire » ?

Sebrahn n’était pas intéressé.

― Pot de chambre.

Le rhekaro s’éclipsa du lit et tira le récipient demandé de sous le lit. Alec en fit usage et le fit remettre à sa place par Sebrahn pour qu’il soit évacué. Maintenant quoi ? Il n’y avait rien d’autre à faire, si ce n’est regarder tomber la pluie. Ce fut un soulagement quand il entendit quelqu’un monter les escaliers jusqu’à la porte.

Micum jeta un œil à l’intérieur et arbora un large sourire. « Tu as un visage de dix pieds de long ! »

― Où sont-ils ?

Micum entra et tira une chaise près du lit. « Au petit-déjeuner. Je suis monté pour voir si tu étais réveillé. Tu as faim ? »

― Pas vraiment.

Micum leva ses mains et Sebrahn abandonna Alec pour les genoux du grand homme.

― Traitre, ronchonna Alec. Sebrahn s’était réchauffé auprès de ce grand ami rou-quin pendant le voyage. Sebrahn atteignit jusqu’à la toucher, la moustache épaisse striée de gris de Micum, apparemment perplexe que le grand homme ait quelque chose sur son visage que ses deux protecteurs imberbes n’avaient pas.

― Oncle Micum, dit Alec avec un sourire.

Micum se mit à rire et embrassa la main de Sebrahn juste comme s’il était l’un de sa propre couvée. « J’aime son genre. Qu’en dis-tu, petit chou ? »

Sebrahn ne disait rien, il était juste appuyé contre la poitrine large de Micum et regardait Alec. C’était très facile d’imaginer tout ce qu’il voulait dans ces yeux. Ce que Sebrahn ressentait exactement (ou s’il le pouvait) restait un mystère.

Alec et Micum étaient au milieu d’un jeu de cartes quand Seregil entra avec les magiciens. Magyana paraissait avoir plus que ses deux cents ans ; sous une frange de che-veux gris, son visage était pâle et fatigué, mais de ses yeux émanait de la gentillesse comme toujours. Thero, encore dans la jeunesse de son premier siècle, était grand et ses cheveux sombres tirés en arrière sur un visage long et austère. Mais ces yeux verts pâles étaient chaleureux aussi, quand il aperçut Alec et Sebrahn.

― Nous devons parler, dit Seregil, s’asseyant sur le lit près d’Alec.

― Je vais vous laisser pour cela, dit Micum, posant Sebrahn sur le lit et se levant pour sortir.

― S’il te plaît, reste, dit Thero. Nous n’avons pas de secret pour toi à ce propos.

Cela semblait sérieux et ce, d’autant plus, quand Magyana ferma le loquet et jeta un sort dans la chambre afin de maintenir à distance les oreilles indiscrètes.

― Maintenant, cette créature…, commença-t-elle, son visage allongé et grave.

― Ne l’appelle pas ainsi, s’il te plaît, dit Alec, il est une personne et il a un nom.

― Ce n’est pas une personne, mon chéri, lui dit gentiment Magyana. Tu as peut-être raison pour le reste, mais il n’est pas humain ou ‘fay ou autre.

― Il y a quelque chose que nous devons te dire, dit Thero.

― Qu’est-ce que c’est ?

― Thero l’a ressenti mais pas clairement quand il a vu Sebrahn la première fois en Pleminar, expliqua Magyana. C’est vrai que le rhekaro ressemble à un enfant mais une autre forme irradie au-delà de son physique. Je ne le comprends pas mais ce que je vois autour de lui a la forme d’un jeune dragon. :

Alec regarda intensément Sebrahn, plissant les yeux mais ne vit rien d’étrange. « Un dragon ?, C’est impossible ! Sebrahn a été créé à partir de morceaux de… moi ! »

Seregil regarda le jeune sorcier en fronçant les sourcils. « Pourquoi ne nous l’as-tu pas dit, Thero ? »

― Je n’étais pas sûr de ce que je ressentais. C’est Magyana qui le voit clairement.

Magyana prit la main d’Alec dans la sienne. « Seregil m’a un peu raconté comment Sebrahn a été créé. Je pense que tu peux m’en dire un peu plus. Sais-tu quels matériaux, il a utilisés ? »

Alec remua mal à l’aise ; c’est un moment qu’il ne voulait vraiment pas se rappeler. « Soufre et sels, teintures… »

― Rien d’un dragon ?

― J’ai vu des alevins séchés pendus dans son atelier, mais je ne l’ai pas vu en utili-ser.

― Très bien, de quoi d’autre te rappelles-tu ?

― Il y a quelque chose qu’il appelait « eau-de-vie », une sorte d’argent, je pense.

― Du vif-argent, demanda Magyana

― Oui, c’était ça. Il a mis tout ça avec mes larmes, mon sang, mes selles et mes urines, et ma… Il bafouilla, rougissant sous le poids de leurs regards.

― Sa semence, finit Seregil pour lui. Comment, au nom de Bilairy, peut-on créer un dragon à partir de tout ça ?

Thero haussa les épaules, ses yeux clairs et sérieux. « Nous ne savons pas encore. Mais ils l’ont fait. »

― C’est mon sang Hâzadriëlfay que l’Ilban… Alec hésita, horrifié d’avoir le nom es-clave de « maître » lui venir aux lèvres aussi facilement.

» C’est ce que Yhakobin a prétendu avoir le plus besoin. Il disait que c’était la seule chose qui marcherait pour faire un rhekaro. Mais puisque je suis un ya’shel, il m’a d’abord fait subir un long processus de purification, pour essayer d’extraire mon sang humain, disait-il.

― Ah, ceci expliquerait cela, murmura Magyana. J’ai pensé que tu paraissais diffé-rent, plus ‘fay.

C’était un sujet douloureux. « Je devais boire des teintures de métal et porter des amulettes ; sept en tout, je pense : étain, cuivre, argent, or… je ne me souviens plus des autres. Et il me prenait des gouttes de mon sang et faisait apparaître une flamme pour voir de quelle couleur elle était. Quand il a obtenu la bonne teinte, il a utilisé plus de mon sang pour permettre au mélange de faire ce qu’il a fait. »

― Juste de sa poitrine, grogna Seregil. Ils l’ont vidé comme un tonneau et l’ont suspendu pour le faire saigner sur leur mixture. Il fit une pause, puis se pencha et repous-sa les cheveux d’Alec derrière l’oreille gauche, pour leur montrer le petit tatouage bleu de dragon sur son lobe de l’oreille.

» Cela aurait-il quelque chose à voir avec tout ça ?

Magyana leva un sourcil. « C’est possible, je suppose. Mais c’est un peu léger. Il n’y aurait pas eu, de loin, assez de venin qu’il y en ait de la tienne Seregil. »

Le dragon qui avait mordu Seregil était de la taille d’un gros chien et les marques de dents laissées par le lissik persistaient sur le dos et la paume de sa main. Son bras avait enflé comme une saucisse et il avait été sacrément malade pendant quelques jours mais heureux de survivre à tout ça sans plus de dommage que ces marques.

― Si c’est que voulait vraiment Yhakobin, alors il aurait pu utiliser Seregil à la place, réfléchit Alec. Par ailleurs, il n’a su que j’avais ces marques qu’après m’avoir acheté et il ne savait pas ce que c’était quand il les a vues. Je lui ai raconté que c’était seulement des décorations. (Il regarda Thero.) Qu’en est-il de l’Orëska ? Nysander connaissait le Casque. Il y a peut-être des magiciens qui gardent le secret des rhekaro, aussi.

― J’en doute dit Magyana. Skala existait à peine quand les Hâzad sont partis au nord. Et même s’il y avait quelqu’un, il est tout à fait possible qu’il ou elle ait juré de gar-der le secret absolu, comme Nysander l’a fait. Ou mort. Nous avons tellement perdu pen-dant l’assaut de l’Orëska.

― Peut-être, mais tu ne penses pas que quelque part, sous toutes ces voûtes, il pourrait y avoir quelque chose à ce sujet? (Seregil lui lança un regard lumineux.) Si quelqu’un sait où chercher, c’est toi. Tu connais ces cellules mieux que personne.

― Je jetterai un œil dès que possible mais cela prendra beaucoup de temps. Il y a quelques rares personnes à qui je pourrais parler mais ne nourrissez pas trop d’espoir.

― Ce serait une tâche plus facile pour deux personnes, dit Thero. J’ai reçu une boule de message du magicien du prince Korathan, Norubia, la nuit dernière. Le prince perd patience en attendant notre retour et nos explications. Si je ne vous ramène pas, alors je dois avoir une bonne histoire. Sinon, il est susceptible de poser des questions aux-quelles vous ne voudrez pas répondre.

― Je déteste te mettre dans cette position. dit Seregil. Mais il n’y a aucun moyen d’amener Sebrahn à Rhíminie. Il serait sacrément impossible de le cacher à tout le monde avec une « aura de dragon » ou quoi que ce soit dans une ville pleine de magiciens, et si la reine Phoria a vent de ce dont Sebrahn est capable, elle le fera enfermer avec Alec comme une paire de chukarees pour les utiliser contre les armées du Maître suprême dans sa guerre sans fin.

― Tu penses que c’est la vraie raison pour laquelle Sebrahn a été créé ? demanda Magyana.

Alec hocha la tête. « Si Yhakobin avait eu connaissance de son pouvoir de tuer, lui et ses chasseurs d’esclaves n’auraient pas chargé sur nous. Nous avons ce secret à notre avantage, au moins. »

― En sais-tu plus au sujet des Hâzadriëlfay, Seregil ? demanda Magyana.

― Seulement qu’ils ont emporté leurs raisons avec eux dans le Nord quand ils sont partis. Tout le monde connaît l’histoire en Aurënen.

― N’est-ce pas évident ? dit Thero, montrant Sebrahn. Si je savais que quelqu’un allait m’utiliser pour cette sorte de chose, je partirai en courant aussi. (Il fit une pause, puis posa sur Alec un regard d’excuse.) Sans vouloir t’offenser.

― Il n’y a pas de mal. Alec était trop occupé à se demander combien de personnes avaient été suspendues dans des cages et saignées pour faire des créatures blanches avant que le prophète Hâzadriël ait sa mystérieuse vision.

― Thero a raison, dit Seregil. Je suis monté jusqu’à la Passe du mont Corbeau. C’est le cul du bout du monde, et aussi loin de Pleminar que tu peux l’être. Ce doit être la raison de leur côté tellement insulaire.

― Ils ont tué ma mère et aussi essayé de nous tuer mon père et moi, dit Alec à Magyana. Il a passé le reste de sa vie à se déplacer. Je ne savais pas pourquoi à ce mo-ment-là, mais ce devait être pour les empêcher de nous retrouver.

― Il ne t’a jamais parlé de quelque chose ?

― Non. Il n’était pas bavard, mon papa. Et si je lui posai des questions sur ma mère, il disait juste que c’était mieux pour moi de ne pas savoir. Quand j’ai grandi, je me suis demandé si elle n’avait pas brisé son cœur et ne s’était enfuie pas avec un autre homme. (Il hocha la tête.) Après la vision que l’oracle Dragon m’a montrée, j’ai honte d’avoir pensé à elle de cette façon.

― Tu n’avais aucun moyen de savoir, mon cher garçon. Magyana lui tapota la main. Ton père était un homme judicieux. Il a dû aimer ta mère beaucoup pour risquer autant pour elle. Et aussi pour toi. Quant aux Hâzad, envisage les conséquences d’une per-sonne de leur sang retrouvant son chemin vers le sud.

― Un Oracle dragon, et un enfant dragon…, murmura Seregil, regardant par-delà la fenêtre.

Alec bailla soudainement. Magyana se mit à rire et leva une main vers Micum et Thero. « Il n’y a pas grand-chose à gagner en s’attardant sur de telles choses maintenant. Filez, tous les deux et laisser Alec se reposer. Thero, tu dois écrire tes réponses au prince et envoyer quelques mots au capitaine de l’Alouette que nous prendrons le large de-main. »

Seregil se retourna et se dirigea vers la porte avec eux. « Je reviens dans un petit moment. »

― Où vas-tu ? demanda Alec.

― Parler à ma sœur.

Avant qu’Alec puisse répondre à cela, Seregil était parti.

Il pleuvait encore, Seregil conduisit donc Adzriel en haut, sous le toit du colos. Le toit en forme de dôme les gardait au sec, mais les hautes ouvertures des fenêtres n’avaient pas été fermées et le vent de la mer était cru. S’asseyant sur un des bancs de pierre, Adzriel tira sa cape autour d’elle et le regarda dans l’expectative.

― J’ai une faveur à te demander, lui dit-il.

― Me parles-tu en tant que sœur ou que khirnari ?

Seregil sourit légèrement. « Les deux ? »

Elle tapota sur le siège à côté d’elle et lui attrapa la main. Cette familiarité lui fit se sentir à nouveau comme un enfant, juste un moment.

― Continue, alors.

― Je crois que Sebrahn est l’enfant dont l’oracle Dragon a parlé à Alec à Sarikali.

― Ça aurait du sens.

― Magyana t’a-t-elle dit ce qu’elle voit quand elle regarde Sebrahn ?

― Non, dit Adzriel, mais je suppose que tu veux parler de l’étrange aura autour de lui. J’ai pensé que tu devais savoir, mais puisque tu n’en as pas parlé…

― Ah. Donc tu vois aussi le dragon ?

― Un dragon ? Non, elle se déplace et elle scintille. Alec peut-il le voir ?

― Non, pas plus que moi. Magyana et Thero nous en ont parlé. Il fit une pause et baissa les yeux sur ses mains jointes. J’aimerais emmener Sebrahn à Sarikali puisqu’il est l’oracle annoncé là-bas. Peut-être que les rhui’auros sauraient ce qu’il est. Les mystiques du temple (les seuls résidents permanents de la Sarikali sacrée) étaient renommés pour leurs connaissances et leurs visions et l’Oracle Dragon en faisait partie (ils étaient sien). Personne ne savait vraiment.

― Tu sais que je n’ai pas autorité pour te donner la permission d’emmener quelque chose d’aussi étrange que Sebrahn sur la terre sacrée, petit frère, même si je t’accompagnais. Cela demanderait un vote de tous les membres du conseil de l’Iia’sidra et que cela pourrait prendre un an ou plus.

― Nous ne pouvons pas attendre si longtemps. Il réfléchit un instant, essayant d’apporter une autre option. Est-ce que Tyrus est par ici ?

― Pour autant que je sache, il est là-haut dans les collines.

― Alors, je parle au khirnari, puis-je amener Sebrahn à Bôkthersa ?

Adzriel considéra la demande en long moment. « Je suppose que Riagil ne vous laissera pas rester ici plus longtemps. Il est clair que Sebrahn l’effraie. »

― C’est un homme intelligent.

― Alors Sebrahn a un pouvoir mauvais ?

Seregil mit ses yeux dans ses yeux gris identiques aux siens. « Sebrahn peut tuer. Avec un chant. Il guérit avec son sang et il peut tuer avec sa voix. »

Elle ne parut pas surprise. « Qui a-t-il tué ? »

― Les hommes qui nous ont rattrapés en Pleminar (les chasseurs d’esclaves de Y-hakobin.)

― Il les a tués parce qu’ils s’en prenaient à Alec et toi ?

― Oui. Et c’est la seule fois. Là encore, nous ne l’avions que depuis quelques se-maines. Je n’ai aucune idée de ce qu’il est capable de faire d’autre.

Elle leva un sourcil désapprobateur sur lui. « Je peux encore te dire quand tu me mens, Haba. »

― Oui. Je suppose que tu peux le faire. Très bien alors, voilà tout. (Seregil baissa la voix, mais il aurait été difficile pour quiconque de les entendre avec le vent.) Il peut res-susciter les morts.

― Ressusciter les morts ? Cette fois, elle fut vraiment surprise.

― Oui. Alec n’a pas seulement été blessé en Pleminar. Il a été tué. (Les mots étaient sortis à la hâte maintenant.) Les hommes de Yhakobin nous surpassaient en nombre. Alec a été frappé par deux flèches et c’est alors que Sebrahn s’est mis à chanter ; il a tué tous les hommes debout. J’ai tué Yhakobin moi-même. (Il se frotta les yeux.) Mais Alec était mort quand je suis revenu vers lui. C’est pourquoi il n’est pas en forme mainte-nant, et moi non plus. (Des larmes lui piquaient les yeux ; le souvenir était trop doulou-reux.) Sebrahn l’a ramené des portes de Bilairy.

― Mais… Es-tu certain qu’il était vraiment mort ?

― Oui ! La voix de Seregil devint subitement un peu chancelante. Je le tenais dans mes bras et j’ai vu le sang s’arrêter de couler de ses blessures. J’ai vu ses yeux devenir fixes. Je sais à quoi ressemble la mort, Adzriel. Il était mort !

― Je vois. (Elle resta calme pendant un certain temps. Enfin, elle posa une main sur son bras.) Alors, oui, tu peux venir à Bôkthersa et parler à Tyrus. Si Sebrahn est en quelque sorte un dragon, alors Tyrus le saura. Même s’il ne le sait pas, alors au moins tu seras en sécurité pour un temps avec nous. Tu pourras te reposer et décider que faire après.

― Sebrahn peut être un danger pour le clan, tu sais.

― C’est ma responsabilité. Et que dire d’Alec ? Ne veux-tu pas qu’il soit en sécuri-té ?

― Bien sûr. (Il serra sa main.) Merci, ma sœur ainée.

― Alors c’est décidé. Mais tu ne m’as pas dit qui vous avait kidnappés. Micum et Thero ont raconté qu’ils avaient trouvé les esclavagistes qui vous ont pris, mais ils sem-blent penser qu’il y a plus que ça.

― En effet. Les esclavagistes leur ont dit qu’Ulan í Sathil a payé des rançons d’esclaves de Virésse et de Goliníl.

Ses yeux gris s’élargirent de consternation. « Tu ne penses pas qu’Ulan í Sathil a quelque chose à voir avec cela ? » Si c’était vrai, c’était une impardonnable brèche dans l’atui (l’honneur Aurënfay des clans) et pourrait déclencher une querelle de sang avec Akhendi, dans le fai’thast duquel l’embuscade avait eu lieu, ainsi qu’avec Bôkthersa et Gedre, dont les gens avaient été tués avec l’escorte skalienne. « As-tu une seule preuve de ça ? »

― Non. Mais les esclavagistes qui nous ont capturés n’étaient pas un lot ordinaire. Ils ont frappé très loin dans les terres et ils avaient un nécromancien avec eux. (Il fit une pause, pesant ses mots.) Je n’aurais pas pensé à Ulan, sauf que Yhakobin a mentionné à Alec qu’il faisait des affaires avec lui.

― Ce n’est pas un secret que Virésse fait des affaires avec Pleminar. Qui peut blâ-mer le khirnari de vouloir sauver son propre peuple de quelque manière qu’il puisse. Je ferai la même chose à sa place.

― Oui, mais ce n’est également pas un secret ici qu’Alec est à moitié Hâzadriëlfay. Ulan peut avoir parlé d’Alec à son ami Yhakobin pour acheter une faveur.

― C’est une spéculation non une preuve.

― Cela fait juste trop de coïncidences.

― J’aimerai revoir Sebrahn, dit Adzriel se levant et allant à la porte du colos.

Seregil sourit comme il la suivait ; elle avait parlé davantage comme un khirnari que comme une sœur.

Ils descendirent ensemble dans la chambre d’Alec. Sebrahn était sur le lit à côté d’Alec. Magyana et Thero étaient aussi avec eux et il y avait des pierres de bakshi et des pièces de monnaie jonchant la couchette.

Sebrahn se rapprocha plus près d’Alec alors qu’Adzriel s’asseyait sur le lit à côté de lui.

― Donne-moi ta main, Sebrahn, dit-elle doucement. Sebrahn l’a lui laissa étreindre. Elle continua de le regarder avec intensité et Seregil sut qu’elle voyait, quoi qu’il en soit, ce que les magiciens voyaient.

― Je ne sens aucun mal en lui. Riagil confond le pouvoir pour cela, murmura-t-elle. Alec, peux-tu contrôler son chant ?

― Tu lui as dit ? demanda Alec surpris et pas du tout content.

― Je n’avais pas le choix, expliqua Seregil. Nous devons aller à Bôkthersa et elle mérite de savoir toute la vérité. Il y a un homme appelé Tyrus là-bas qui peut peut-être nous aider ; il en connaît beaucoup plus sur les dragons et leurs coutumes que quiconque que j’ai rencontré. Il est appelé l’Ami des Dragons.

― Pourquoi ?

― Parce qu’il vit avec les plus jeunes et parle aux plus anciens.

― Il y a des dragons à Bôkthersa ? Les yeux d’Alec étaient aussi larges que ceux de la plus jeune fille de Micum quand Seregil lui apportait un cadeau.

― Tu ne te rappelles pas ce que je t’ai dit quand nous nous sommes rencontrés et quand j’ai essayé de te convaincre de rester avec moi ?

― Que tu avais vu des dragons voler sous la pleine lune ?

― Tu les verras aussi, talí.

― Comment ? Quand ?

Seregil sourit de toutes ses dents et échangea un regard avec sa sœur. « Je préfère que ce soit une surprise. »

― Fais à ta façon, dit-il, déconcerté. Il se tourna vers Adzriel.

― Tu penses que Sebrahn est vraiment un dragon ?

― Non, mais il semble être connecté à eux d’une certaine façon, si ce n’est que par l’oracle. Puisque Sarikali est hors de question, tu dois l’amener à Tyrus.

― Pourquoi ne pouvons-nous pas aller à Sarikali ? demanda Alec.

― Je t’expliquerai plus tard. Qu’en dis-tu, talí ? demanda Seregil.

― Je dis allons-y !

Seregil sourit. « Alors c’est entendu. Merci, ma sœur. »

Elle se leva et les embrassa tous les deux sur le front. « J’enverrai un message à mon capitaine pour que le navire soit approvisionné. Cela prendra du temps, mais Alec doit avoir plus de temps pour recouvrer ses forces. »

― Je vais bien !

Adzriel riait quand elle sortit. « C’est à Mydri de le dire, petit frère. »

Seregil rit aussi, sachant qu’Alec en avait vraiment marre des gens qui s’agitaient autour lui. La promesse de Bôkthersa était probablement suffisante pour rendre cela sup-portable, en fait.

Revenir enfin à la maison, pensa-t-il avec un mélange d’excitation et de préoccupation.

Micum et les magiciens revinrent peu de temps après qu’Adzriel soit partie. Micum boita jusqu’au lit et s’assit. « Nous avons entendu ta sœur parler avec notre hôte. Je suppose que nous n’allons pas nous installer ici ? »

― « Les invités et les poissons puent après trois jours » comme ils disent, lui dit Se-regil avec un sourire en coin. Allez-vous retourner en Skala ensemble ?

Micum leva un sourcil. « Si tu penses que vous allez tous les deux quelque part sans moi, vous feriez mieux d’y réfléchir à deux fois. Je ne vous laisserai pas sortir de ma vue jusqu’à ce que vous soyez tous deux installés en sécurité puisque que vous n’arrivez pas à éviter les ennuis. »

― Qu’en est-il de Kari ? demanda Alec.

― Thero s’en est déjà chargé avec une de ces boules de message.

― Qu’est-ce qu’elle a dit ? demanda Seregil bien qu’il en ait déjà une bonne idée.

Thero grimaça. « Qu’elle nous ferait la peau à Micum et moi si nous laissions quelque chose d’autre arriver à l’un de vous. Même en tenant compte des limites de l’audition du sort, j’ai eu l’impression qu’elle voulait le dire littéralement. Elle ne serait pas contente si elle découvrait que je vous ai abandonnés. Pour être honnête, je souhaite aller avec vous. » Thero sourit largement d’une façon que Seregil ne l’aurait jamais cru capable.

Micum rit. « Il a finalement gouté aux hommes de la nuit et il aime ça. Ne t’inquiète pas, Thero. J’ai eu des années de pratique pour gérer Seregil et Alec n’est pas la moitié d’un frère. »

― Je soupçonne que ce sera plus facile que d’affronter le prince et de lui mentir, répliqua le jeune magicien. Je n’ai jamais fait ça avant. Je ne pense pas que Nysander ait eu à le faire non plus.

― Avec les pouvoirs de Sebrahn, peut-être que le rhekaro pourrait mettre un terme à la guerre, réfléchit Magyana.

― Ou éliminer la cour et beaucoup d’innocents skaliens, dit Alec. Comme tu disais Thero, Magyana et toi pouvez mieux nous protéger en convainquant tout le monde là-bas que nous sommes toujours en convalescence.

― Quand nous ne serons pas en train de fouiller le voutes de l’Orëska, dit-il alors que lui et Magyana se levaient pour partir.

― Je suis plutôt impatiente d’y être, dit Magyana. Cela fait un moment que je n’ai pas traîné là-bas.

Seregil ferma la porte derrière eux puis retira ses bottes et s’étira à côté d’Alec, renfrogné.

― Tu t’inquiètes d’avoir à l’amener en Bôkthersa, n’est-ce pas ? demanda Alec.

― Oui. (Seregil prit la main d’Alec et frotta distraitement son pouce contre la cica-trice de la paume.) Mais si Tyrus ne sait pas ce qu’est Sebrahn, ce sera un long chemin pour savoir ce qu’il faut faire. En attendant, nous devons tenir la bride serrée sur lui. (Il regarda le rhekaro qui les regardait maintenant du pied du lit.) Tu ne chantes pas, toi. Compris ? Pas bien.

― Paaas bien.

― C’est bien, dit Alec. Et maintenant, j’ai besoin de prendre un vrai bain !

― Oui, tu dois. Prendre un bain ne pouvait pas accomplir tant de choses, mais Se-regil ne s’en préoccupait vraiment pas ; quand il était enfermé dans cette cellule froide sous la maison de Yhakobin, battu et malade, le parfum d’Alec sur un oreiller non lavé avait sauvé sa santé mentale et renforcé sa détermination. Cela l’affectait de la même manière aujourd’hui mais cette fois, Alec était en sécurité à côté de lui.

Plus jamais !

― Talí ? Il passa une main sur le dos d’Alec, laissant ses doigts compter les aspéri-tés de la colonne vertébrale du jeune homme.

La seule réponse fut sa respiration douce et régulière. Alec s’était endormi rapi-dement. Seregil sourit et s’appuya sur les oreillers. Le bain pourra attendre.

― Ahek. Dooort, dit Sebrahn d’une voix éraillée.

― Oui. Il dort. Va à la fenêtre.

Le rhekaro glissa lentement en bas du lit et retourna s’assoir à la fenêtre. Une fois là, il porta son regard sur eux deux. Peut-être était-ce une ruse de la pluie battant encore contre les vitres, rendant les légères ombres étranges, mais Seregil aurait juré que Sebrahn les avait regardés plein de ressentiment.

On ne peut pas être aidé, pensa-t-il. Je lui devais d’abord et tu vas devoir être celui qui fait faire.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par LaForetDesPage 2018-08-25T09:44:37+02:00
Or

On retrouve Alec, Seregil, Sebrahn et tous nos héros préféré, donc ça a été une plutôt bonne lecture.

Une lecture malheureusement gâchée par les trop nombreuses fautes et coquilles. Pour un livre aussi cher, on pourrait s’attendre à une meilleure relecture. Je peux tolérer quelques erreurs, ça arrive. Mais là, pour une aussi grosse maison d’édition que Bragelonne et pour un livre aussi cher, et une aussi mauvaise relecture, la pilule passe mal.

Autrement, j’ai beaucoup aimé l’histoire en elle-même, même ce n’est clairement pas mon tome préféré.

Nos héros doivent faire leur possible pour en découvrir plus sur Sebrahn et parvenir à le garder en sécurité. Alec doit faire des choix difficiles pour que la créature qu’il considère comme son enfant soit sauf. On en apprend également plus sur les origines d’Alec et les Hâzadriëlfays.

Mais l’intrigue est assez simple en elle-même, ils savent rapidement où aller chercher les informations et le « méchant » est facilement identité, puisqu’il a déjà fait des siennes dans les tommes précédents.

Note : 7/10 https://wp.me/p78wgt-4i

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Commentaire ajouté par dianelangevin 2018-06-14T21:46:53+02:00
Or

Un bon roman fantasy d’aventures et de magie. Sérégil et Alec forment toujours un bon duo.

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Commentaire ajouté par jeef72 2018-05-06T12:35:13+02:00
Envies

Sortira t'il en format poche ?

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Commentaire ajouté par kittykun 2018-03-29T22:10:35+02:00
Bronze

Quel plaisir de retrouver Seregil et Alec comme si l'on retrouvait de vieux amis perdus de vue depuis longtemps. Les personnages de L. Flewelling me font toujours cet effet : tous deviennent des amis au fil des pages.

Dans ce tome 5, on y retrouve également Sebrahn... attendrissant petit être incompris et incompréhensible. Les événements s’enchaînent toujours à un rythme effréné, nous entraînant avec eux dans cette quête initiatique. J'ai aimé retrouver Alec ébranlé par ce qui lui a été fait lors de l'ouvrage précédent. Ses questionnements et ses doutes l’ont rendu encore plus émouvant (si tant est que cela soit possible)

On peut déplorer cependant de n'avoir pas assez découvert d'éléments concernant les Rekharos même si l'on sait que ce sera sans doute le cœur du tome 6. Après autant de séparation, on en veut plus, toujours plus et c’est pourquoi je vais guetter avidement la sortie du tome 6 !!

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Commentaire ajouté par mellyrn 2018-02-16T16:52:32+01:00
Diamant

Après autant d'attente, de peur et quelques petites désillusions, l'avoir enfin en main a été un soulagement intense ...

Dû aux soucis qu'a rencontré Bragelonne pour l'impression du livre, mon avis sera un peu faussé, mais il n'en reste pas moins que sa lecture a été captivante et entraînante ! On ne fait qu'aller de révélations en révélations, et découvrir là où Seregil a grandi a été pour moi un véritable coup de cœur ... Comme l'est Aurënen à chaque fois qu'on y met un pied (ou qu'on y saute à pieds joints). Alec m'a particulièrement émue, et retrouver Micum dans leurs aventures a été une bonne surprise ! Il me manquait un peu dans les derniers tomes. En tout cas, je suis vraiment impatiente de lire le tome 6, parce que l'ambiance de Rhíminie menace de me happer encore une fois !!

Pour la sortie en poche, il n'y a pas encore de date malheureusement.

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Commentaire ajouté par Solinoushka 2018-01-26T12:37:37+01:00
Diamant

RAVIIII !!!! finalement le 5eme volet est sorti en français. Le sixième est prévu pour le mois d'avril.

Une histoire pleine de rebondissement et d'intrigue avec une véritable ouverture d'esprit que j'ai hâte de poursuivre .

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Commentaire ajouté par cfenie 2018-01-20T08:44:12+01:00

Savez vous si le livre va sortir en poche et a quelle date?

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Commentaire ajouté par lianne80 2017-09-24T10:56:02+02:00
Or

http://delivreenlivres.blogspot.fr/2017/07/avis-en-vrac-48-anne-mccaffrey-lilith.html

Un tome vraiment très sympa qui fait une bonne suite au précédent de cette duologie qui forme la 3ième histoire de la série.

J'ai été obligé de passer à la VO car la traduction française c'est arrêté au tome précédent, malheureusement.

Alec et Seregil sont de retours pour la suite de leurs aventures. Dans celle ci on aura enfin des réponses sur les nombreuses interrogations qui étaient présentes dans le tome précédent. Alex est toujours en train de se remettre des expérimentations qui ont été faite sur lui, et malgré le fait qu'ils se soient échappé ils ne sont pas encore sortis d'affaire.

Sebrahn fait peur partout ou ils vont et ils ne sont donc pas libre de revenir à Skala malgré leurs désirs. Ils se rendent compte que de nombreux alchimistes et nécromanciens pourraient tout à fait reprendre les expériences qu'ils ont subits car ils ont laissé sur place tout le matériel utilisé ainsi que les livres qui expliquait tout. Ils décident donc de retourner incognito sur le lieu de leur malheur pour tout détruire et empêcher la création d'un autre Rhekaro.

Mais ce qu'ils ignorent c'est que les Hâzadrielfaie ont remarqué la création de l'enfant, et qu'ils se sont lancé sur ses traces dans le but de s'en emparer ou de le détruire, ainsi qu'Alec avec. Et ils ne sont pas les seuls, car d'autres personnes sont également sur les trace du manuscrit ou de l'enfant ...

Comme toujours lire un tome de cette série est pour moi à la voir reposant et rafraichissant. Non pas que l'intrigue n'ai pas de suspense, mais j'ai vraiment l'impression d'être totalement plongée dans un autre monde et ce sentiment de merveilleux qui en découle à chaque fois.

J'ai adoré retrouver Micum déjà même si je ne l'ai pas cité dans le résumé il accompagne nos héros dans ce voyage vers l'horreur. Limite ça donnait un sentiment de nostalgie, un retours aux premiers tomes de la série.

Les personnages sont tous excellent comme d'habitude aussi, on en découvre de nouveaux ici et c'est toujours pour me plaire.

J'ai vraiment aimé l'intrigue aussi, ici on a trois intrigues en fait qui s'entremêlent ce qui fait qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer, ça c'est sur. Et aussi bien sur le fait qu'on en apprenne plus sur les Hâzadrielfaie et le passé d'Alec, ainsi que sur la nature de Sebrahn. En fait c'est vraiment le background qui se solidifie dans ce tome, on commence à vraiment bien comprendre les liens entre les différents peuples et les raisons de certains faits du passé.

Le seul point un peu moins positif que j'ai remarqué c'est au niveau du rythme. Le début est quand même assez lent. Bon c'est une habitude dans la série du coup on ne le remarque plus autant que dans certains tomes précédents mais c'est toujours la. La seconde moitié règle définitivement ce problème, étant vraiment pleine d’événements et d'action.

16.5/20

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Commentaire ajouté par Aikawa 2017-04-29T17:02:59+02:00
Diamant

Après avoir tant patienté et espéré que la suite de Nightrunner sorte en français, j'ai fini par abandonné et me suis lancée dans la lecture en anglais !!

Avant cela, j'ai carrément lu les 4 premiers tomes en anglais, histoire de voir si je pouvais m'en sortir... Le langage est assez difficile et soutenu aux premiers abords, mais j'ai réussi à m'y faire de fil en aiguille ^^

Après ça, ce tome 5 s'est lu relativement facilement à mon grand étonnement :)

Dans ce tome, on reprend donc l'histoire juste après la fin du livre précédent. On en apprend notamment un peu plus sur les Hazadrielfaie, ainsi que sur les rekharo.

On découvre également enfin Bokthersa, le clan de Seregil !!

Comme les autres, ce tome est plein de rebondissements, d'actions et de dangers qui nous tiennent en haleine, même s'il y a aussi quelques passages plus calmes ^^

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Commentaire ajouté par Mondaye 2015-01-30T19:23:42+01:00
Diamant

Et oui, j'ai fini par céder. Devant l'abandon de Bragelonne, j'aipris la seule option possible, le lire en anglais.

Après une relecture du tome 4 dans cette langue, afin de me mettre en route, je dois dire que ce tome a disparu à une vitesse folle...

L'intrigue reprend la ou elle c'était arrêtée à la fin du tome précédent, et si le calme s'installe pour un temps, ce n'est que la brêve acalmie avant la tempête.

Nos héros sont menacé de tout côté, et leur meilleur plan pour tirer les choses au clair est de retourner dans ces lieux ou ils ont failli laissé leur vie, poursuivi par divers adversaires dont le peuple d'Alec.

Un point interessant est le fait d'en découvrir plus sur celui-ci, et les surprises sont assez nombreuses.

Par contre j'aurais aimé en apprendre plus sur sa famille...

De même, même si on apprend diverses chose sur la nature des semblable de Sebrahn, j'aurais aimé plus d'information avant Spoiler(cliquez pour révéler)que celuic-i ne parte de manière définitive.

Je me suis attaché à ce petit bout, et surtout à la citation de sa conversation à propos Spoiler(cliquez pour révéler)d'une trahison éventuelle d'Alec et Sérégil.

Avec relativement peu de vocabulaire, il fait bien passer le message. ^^

Mais dans l'ensemble malgré des moments un peu "lents" on passe un excellent moment et on apprend pas mal de choses vraiment utile.

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Dates de sortie

Nightrunner, Tome 5 : La Route blanche

  • France : 2018-01-17 (Français)
  • USA : 2010-05-25 (English)

Activité récente

Distinctions de ce livre

Les chiffres

Lecteurs 76
Commentaires 12
Extraits 1
Evaluations 23
Note globale 8.91 / 10

Évaluations

Titres alternatifs

  • The White Road (Nightrunner, #5) - Anglais

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