Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Nimy : Liste d'argent

retour à l'index de la bibliothèque
Ariel à l'école des espions, tome 2: Bazooka et caméras Ariel à l'école des espions, tome 2: Bazooka et caméras
Evelyne Gauthier   
Des quatre tomes qui sont sortie, celui-là est mon préféré.

par Nimy
Ariel à l'école des espions, tome 4: Banana split et missiles Ariel à l'école des espions, tome 4: Banana split et missiles
Evelyne Gauthier   
J’ai beaucoup aimé cette série que j’ai trouvé très originale, mais je suis déçue qu’il ne se soit rien passer entre Ariel et Vincent.

par J0305
Ariel à l'école des espions, tome 1 : Mathématiques et bombes Ariel à l'école des espions, tome 1 : Mathématiques et bombes
Evelyne Gauthier   
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre pour mon tout premier livre d'espionnage, mais je peux vous dire que ce ne sera pas le dernier. Je me suis tout de suite attachée à Ariel, son côté très sociale et serviable, mais surtout son petit côté maladroit, mon touchés immédiatement.

par Nimy
Ariel à l'école des espions, tome 3 : Satellite et bas blancs Ariel à l'école des espions, tome 3 : Satellite et bas blancs
Evelyne Gauthier   
CHAPITRE 1

Après une course effrénée, je m’arrête et m’adosse
au mur de béton. Dans le couloir que je viens de traverser,
la noirceur domine. Seules quelques lampes
rouges éclairent faiblement, çà et là. Le bip constant
de l’alarme de l’école résonne en sourdine au loin.
Marilou pose soudainement sa main sur mon
épaule. Je sursaute et me retiens de crier. Pendant
un moment, j’ai été si concentrée à chercher la sortie
que j’ai oublié la présence de mon amie.
Nous nous retournons et observons le corridor,
jetant un œil dans la direction d’où nous sommes
venues. Tout à coup, j’entends nos poursuivants,
au loin. Et zut, ils ont probablement retrouvé notre
trace ! Pourquoi ne suis­-je pas surprise ? Il fallait s’y
attendre, avec des agents super entraînés.
Marilou et moi prenons la poudre d’escampette,
tout en essayant de ne pas faire trop de bruit. Nous
arrivons enfin à la porte de sortie. Je pose mon
pouce sur le lecteur biométrique qui numérise mon
doigt et déverrouille le loquet. Je pousse le battant.
Il résiste. Bon sang, mais qu’est-­ce qui se passe ? La
porte s’entrouvre à peine de deux centimètres. Pas
moyen de sortir. Quelque chose bloque le chemin.
A­-t-­on idée qu’un souterrain secret soit bloqué par
une sortie de secours ?
— Qu’est­-ce qui se passe ? murmure Marilou.
— C’est bloqué. On dirait qu’un objet à l’extérieur
barre le chemin.
J’entends les voix de nos poursuivants qui approchent.
Je ne saurais dire où ils se trouvent exactement,
mais je sais qu’ils sont plus près de nous que je
le désirerais. Marilou et moi appuyons nos épaules
contre le battant d’acier, prenons appui au sol avec
nos pieds et poussons de toutes nos forces.
Centimètre par centimètre, la porte s’ouvre de
plus en plus. Nous continuons de pousser. On y est
presque ! J’entends les agents qui doivent être tout
près, même si je ne parviens pas à les voir. Allez,
un dernier coup !
Enfin, le battant s’ouvre juste assez pour nous
laisser passer.
Marilou et moi, nous nous glissons dehors. Juste
avant de sortir, j’entends les pas de nos poursuivants
qui approchent. Il ne faut pas qu’ils nous attrapent !
Nous nous retrouvons à l’une des sorties de
secours secrètes du collège, débouchant sous les
ruines abandonnées de l’ancienne usine de Carbone
Carbide Mills, sur l’île Victoria. Nous constatons
alors que la sortie était obstruée par un gros tronc
d’arbre mort. Vraiment très étrange.
On jurerait que quelqu’un l’y aurait mis pour nous
nuire. Tant pis, pas le temps de penser à ça, il y a
plus urgent. C’est le soir, et seules quelques lumières
extérieures éclairent l’île par endroits. Marilou et
moi marchons dans les buissons pour nous éloigner.
Emprunter le chemin pour nous évader nous mettrait
à la vue de tous et ce serait trop risqué. Nous restons
donc camouflées dans la végétation, en longeant la
route principale, nous menant à coup sûr vers le
pont permettant de sortir. Le tout, sans être prises
par nos adversaires, qui doivent chercher à nous
retrouver en ce moment même.
Nous courons en silence.
Nous nous déplaçons sous le pont du Portage, le
lien entre Gatineau et Ottawa, qui passe au­-dessus
de l’île, sans s’y arrêter. De l’autre côté de la rivière
des Outaouais, j’aperçois les lueurs du Mill Str. Brew
Pub, une vieille taverne sur le bord de l’eau. Il nous
reste encore un bon bout de chemin à parcourir
avant d’être tirées d’affaire.
Tout à coup, je perçois vaguement un bruissement
dans les feuilles, tout près de nous. Est-­ce
qu’on nous a repérées ? À moins que ce ne soit un
animal, tout simplement ?
Un quart de seconde plus tard, une grande silhouette
surgit de derrière un bosquet et fond littéralement
sur Marilou et moi. Mon cœur s’arrête.
Même dans l’obscurité, cet homme, je le reconnaîtrais
entre mille. La forme de ses épaules, sa coupe
de cheveux, sa façon de bouger, et même l’odeur de
sa lotion après-rasage.
Sa simple vue me pétrifie maintenant de terreur,
mon sang ne fait qu’un tour dans mes veines, mon
estomac se tord et je fige comme une statue. Et
dire que je croyais pourtant m’être bien préparée à
l’affronter de nouveau !
Vincent Larochelle…
Avant même que Marilou et moi ayons pu réagir,
il nous saisit chacune le bras de sa poigne d’acier
habituelle et nous tient à sa merci. Inutile de nous
débattre ou de réagir. Dans une véritable situation de
danger, Marilou et moi aurions déjà été neutralisées
et peut-­être même éliminées. Nous avons perdu.
J’ai l’impression que le contact de la main de
Vincent sur mon bras me chauffe comme un fer
rouge et je sens un frisson me parcourir le corps.
Je n’ai qu’une envie : tirer mon bras de toutes mes
forces pour me dégager et m’éloigner de lui.
Je prends une grande respiration et me retiens
de justesse pour éviter une réaction trop vive. Mon
malaise ne doit pas transparaître.
Après tout, Vincent ne se souvient pas de m’avoir
déclaré qu’il m’aimait, alors qu’il était gravement
blessé et délirant!
. C’était il y a deux mois et demi, en
juin dernier, et pourtant, je m’en souviens comme si
c’était hier. Je le revois, étendu sur le sol, le chandail
couvert de sang, alors qu’il venait de prendre une
balle en plein ventre pour me protéger.
Les paroles qu’il a prononcées alors sont restées
gravées dans mon esprit comme dans de la pierre.
« Je t’aime tellement, si tu savais… pardonne-moi…»
Je me secoue intérieurement. Je dois refouler tout
ça, oublier, reléguer cette histoire dans les profondeurs
de mon esprit.
À part Laurence à qui j’ai tout raconté, personne
n’est au courant. Et personne ne doit savoir. Jamais.
Un enseignant amoureux d’une de ses élèves ? Pas
besoin d’être un génie pour savoir que le collège
n’approuverait pas. Bonjour les conflits d’intérêts et
les problèmes d’éthique. Sans compter que j’ai 17 ans
et lui, 21. Déjà, savoir une personne amoureuse de
soi alors qu’on ne l’aime pas, ça a quelque chose d’un
peu gênant. C’est comme essayer d’ignorer un gros
éléphant rose à pois verts dansant la polka dans une
pièce. Mais quand, en plus, cette personne doit vous
enseigner et vous évaluer, ça complique les choses.
Je n’apprécie pas vraiment Vincent Larochelle et
il a probablement autant de sensibilité qu’une roche,
mais je ne veux pas lui causer de problème. Si on
soupçonne qu’il n’est pas neutre à mon égard comme
il le devrait, ce serait peut-­être suffisant pour qu’il
perde son emploi au collège. Pourtant, il demeure
un excellent espion et un bon prof au dossier sans
tache. Et je n’ai pas oublié qu’il m’a quand même
sauvé la vie.
D’ailleurs, je n’ai toujours pas saisi comment un
être comme lui a pu tomber amoureux de moi. J’ai
encore du mal à le croire, même si sa confession
n’est pas le fruit de mon imagination et qu’il n’avait
aucune raison de mentir dans l’état où il se trouvait.
Je réprime immédiatement un frisson. Depuis
toujours, le contact de Vincent m’a attirée autant qu’un
poisson froid, mais avec cette histoire « d’amour » en
plus, ça me gêne davantage. Je reprends contenance.
En tout cas, le peu qu’il m’en reste.
Au même instant, Vincent souffle de toutes ses
forces – et Dieu sait qu’il en a beaucoup – dans le
sifflet qu’il tenait dans sa bouche. Une seconde plus
tard, un autre sifflement lui répond au loin.
Le code pour annoncer aux autres enseignants
qu’il a réussi à capturer des élèves.
— C’est bon, vous avez gagné, dis­-je. Je crois que
vous pouvez nous lâcher, maintenant.
Au même moment, Vincent desserre son étreinte
sans dire un mot. Je me sens un peu soulagée de
récupérer mon bras. Marilou aussi se frotte le bras,
sûrement heureuse d’être libérée. Quelques instants
plus tard, madame Duval, l’enseignante de combat
et d’arts martiaux au physique androgyne, se pointe.
— Pas trop mal comme performance pour un
début d’année, commente­-t-­elle en prenant des
notes sur son iPad. Vous avez bien retenu les notions
enseignées lors de votre entraînement de première
année, on dirait. Aujourd’hui, vous êtes le dernier
duo que nous avons attrapé.
Je soupire. Savoir que Marilou et moi avons été
les derniers élèves capturés est une consolation,
mais nous n’avons pas atteint notre objectif pour
cette simulation.
Sur ce, madame Duval tourne les talons et retourne
vers l’école, l’air satisfait. Vincent, Marilou et
moi la suivons, en marchant sur le chemin principal,
cette fois. Notre exercice est terminé, ce sera bientôt
l’heure du couvre-­feu. Nous aurons sans doute
droit aux commentaires des enseignants sur notre
performance au cours de la semaine prochaine.
— Dites, le tronc d’arbre devant la porte de
secours, c’était prévu ? demande Marilou.
— Bien sûr, répond madame Duval. Nous n’allions
quand même pas vous faciliter la tâche. Dans les vraies
missions, il y a souvent des obstacles inattendus.
Votre travail consiste à composer avec l’imprévu.
Sans compter que ce n’est pas sûrement pas
demain la veille que des élèves parviendront à avoir
le dessus sur leurs professeurs super expérimentés.
Le combat est inégal, nous n’avions sans doute
presque aucune chance. Évidemment, madame Duval
remarque aussitôt ma déception.
— Vous êtes déçue, mademoiselle Laforce ?
demande­-t-­elle. Si cela peut vous remonter le moral,
depuis que nous faisons passer ce test, aucun élève
n’est parvenu à atteindre sa cible. Le but est avant tout
de voir votre capacité à faire appel à vos connaissances
rapidement. Même monsieur Larochelle, quand il
était étudiant et a fait cet exercice, l’a échoué, ajoute-t-­elle
en lui lançant un sourire moqueur.
Même Vincent ? Lui, si perfectionniste, qui ne
tolère pas l’échec ? Marilou et moi lui jetons un coup
d’œil. Ce dernier soupire légèrement et lève les yeux
au ciel, sûrement agacé de se faire rappeler cet épisode.
— Cependant, c’est lui et sa coéquipière qui
sont parvenus le plus loin, ajoute madame Duval.
Précisément au pont de la rue Eddy, presque au
musée quand nous les avons rattrapés. Aucun élève
n’avait encore réussi à aller jusque-­là.
J’ai souvent tendance à oublier qu’il n’y a pas si
longtemps, Vincent n’était qu’un élève au collège,
comme moi. Il est si doué et expérimenté, malgré
son âge, qu’on l’imagine mal assis sur les mêmes
bancs que nous, à prendre des notes.
Nous étions de retour au collège depuis à peine
deux jours que déjà, en ce début de septembre,
nos professeurs nous plongeaient dans un bain
d’immersion assez brusque, bain de nous tester
immédiatement. Dès le premier jour, monsieur
Frost, notre directeur, nous a assigné un exercice :
la simulation d’une invasion de l’école par des
forces terroristes, incarnées par nos professeurs
eux­-mêmes. L’objectif des élèves, formés en duos,
était de s’évader du collège, de sortir de l’île et
de rejoindre un hypothétique agent du SCRS, à
l’entrée du Musée de la guerre, afin de l’informer de
la situation et d’appeler du renfort.
Avec à peine une journée pour nous préparer et
réviser les notions acquises l’an dernier, après deux
mois et demi de vacances, c’est un retour un peu
brutal. Bien sûr, ce n’est pas une excuse pour être
« rouillé ».
Selon le collège, un bon espion doit constamment
être en mesure de faire appel à ses connaissances,
même s’il ne les a pas utilisées depuis des mois,
voire des années. Pas de place pour la complaisance.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est le principal
service de renseignements du Canada. Il chapeaute les programmes de
formation du collège.
Bref, notre deuxième année commence plutôt
raide.
— Il ne faut pas oublier une chose, mesdemoiselles,
ajoute madame Duval. Cet exercice est presque
impossible à accomplir, étant donné la différence de
compétences entre les étudiants et les professeurs.
Cela, nous le savons d’avance.
— Mais alors, pourquoi un tel test ? que je demande.
— Pour vous préparer à une autre chose à laquelle
vous devrez faire face, tôt ou tard, en tant qu’agents :
l’échec.
Je m’arrête de marcher un instant. Marilou me
regarde, avec les mêmes points d’interrogation dans
le regard.
— Eh oui, même les espions les mieux entraînés
ne réussissent pas toujours, ajoute notre enseignante,
tout en continuant de marcher. Et ce, même si leur
cause est juste. La noblesse d’une mission ne lui
assure pas le succès. Ce n’est pas un film de James
Bond, c’est la vraie vie. Or dans la vraie vie, des
missions échouent, des informations sont perdues
à jamais, des gens meurent parfois. Vous aurez à
composer avec cela un jour et à l’accepter. Nous
avons tous vécu cette situation, à un moment ou à
un autre.
Madame Duval jette à nouveau un regard appuyé
à Vincent, mais sans air moqueur, cette fois. Ce
dernier semble se renfrogner, les yeux rivés au sol.
Presque honteux. Je ne sais pas pourquoi, mais je
sens que ces dernières paroles étaient loin d’être
gratuites ou innocentes.
Clairement, madame Duval en a profité pour
tenter de passer un message à Vincent et les deux
savent pertinemment de quoi il retourne ici.
Mais de quoi parle­-t-­elle ? L’année dernière,
lorsque j’avais attrapé une conversation privée entre
Vincent et monsieur Marsolais, ce dernier avait
aussi fait référence à une bévue que Vincent avait
commise et qui le mettait fort mal à l’aise. Est-­ce
également de cela qu’il s’agit ici ?

***

Une semaine plus tard, les cours vont bon train.
Nos études ont repris leur rythme de croisière. Les
cours de deuxième année semblent déjà un peu plus
corsés. Il faut dire que dans notre école, la deuxième
année, c’est l’équivalent de la première année de
cégep – au Québec, en tout cas. Les cours de base
ne sont pas les mêmes et les exigences non plus.
Nous avons peut-­être des cours de décryptage de
codes secrets ou d’armes à feu, mais nous devons
également maîtriser les mêmes notions de base
comme le font les autres élèves du pays.
De plus, nous avons perdu quelques élèves après
les examens de juin dernier, et nous sommes donc
un peu moins nombreux. Comme on nous l’avait dit
lors de notre arrivée l’an dernier, le nombre d’élèves
qui finissent par décrocher un diplôme et par être
recrutés par le gouvernement est faible, les exigences
du programme étant très élevées. À peine dix pour
cent d’entre nous seront choisis au final. Les autres
seront renvoyés chez eux les uns après les autres.
Comme toujours, nous aurons deux tests
importants par année, à Noël et en juin, au cours
desquels près d’une vingtaine d’élèves, qui auront eu
les moins bons résultats, seront renvoyés. Sur les 135
élèves qui sont arrivés l’an dernier, il en reste 95. À la
in, nous ne serons qu’une quinzaine. En tout cas, ça
faisait drôle, cette année, de voir les visages ébahis
des nouveaux élèves de première année, alors qu’on
leur faisait visiter les lieux et qu’ils découvraient
cette école si spéciale. 
Nous avons commencé par les cours sur l’utilisation
des armes dites « traditionnelles » avec
monsieur Stewart.
Cet homme est véritablement un être à part.
Adepte de philosophie et de poésie en plus de
son amour pour les armes, il a le tour de nous
surprendre régulièrement. C’est sûrement le seul
homme qui peut parler avec émotion des lames à
simple ou double tranchant, décrire leur pouvoir
de perforation avec des termes presque lyriques,
dépeindre la symétrie de la pointe comme il parlerait
de La Joconde, ou s’extasier sur la qualité du métal
comme un critique d’art.
« La plupart des dagues, même si elles sont assez
peu utilisées de nos jours, servaient surtout à l’estoc
lors d’un combat à courte distance, explique­-t-­il en
faisant des moulinets à une vitesse impressionnante
avec une dague de combat Fairbairn­Sykes. C’est­-à­-dire
qu’on l’utilisait surtout pour blesser ou tuer en
se servant uniquement de la pointe. Les tranchants
servaient peu. Le fait d’utiliser la taille, ou de
frapper avec le tranchant de l’arme si vous préférez,
faisait des entailles impressionnantes. Mais l’estoc
permettait d’atteindre plus aisément les organes
vitaux en combat rapproché. »
Pour appuyer ses dires, monsieur Stewart s’élance
vers un mannequin à côté du tableau qui lui sert
de victime pour ses démonstrations. En un quart
de seconde, il plante trois fois son couteau en plein
dans les côtes, si vite que nous voyons à peine la lame
entrer et sortir. Si ç’avait été un véritable humain,
nul doute qu’il serait mort sur le coup. Aussi appelée 7
« couteau FS », cette dague a été créée en 1941 par les
capitaines Fairbairn et Sykes. Elle fut surtout utilisée par les commandos
britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale, mais elle est encore en
usage de nos jours.
Tous les élèves restent bouche bée devant l’habileté,
la souplesse et la célérité de ce cinquantenaire,
pourtant petit et bedonnant. Tout le monde sait
que monsieur Stewart est un ancien tireur d’élite,
membre d’une escouade tactique. Mais des rumeurs
courent à son sujet : il aurait aussi une formation de
ninja, reçue au Japon d’un grand maître, descendant
d’une école secrète de ninjutsu, fondée il y a plus de
mille ans et aujourd’hui disparue. Certains racontent
que dans les années 1970, monsieur Stewart a
participé à des dizaines de missions ultrasecrètes
internationales lors desquelles il aurait éliminé des
membres influents de groupes terroristes autant que
de formations politiques alors considérées comme
dangereuses.
Considérant qu’en plus, il possède dans son
bureau une collection d’armes japonaises telles
que des sabres wakisashis ou katanas ainsi que des
dagues tantôt, ça valide drôlement cette théorie.
Sans même se soucier de nos airs ébahis, monsieur
Stewart poursuit son cours.
— Et si jamais votre adversaire est trop loin, mais
que vous n’avez aucun autre moyen de défense sous
la main…
Alors, d’un simple mouvement du poignet, il
lance la dague dans les airs, au­-dessus de nos têtes !
La lame aboutit en plein centre d’une cible en haut
du mur, au fond de la classe. Tout le monde est
encore plus impressionné et nos mentons doivent
frôler nos pupitres.
— Si ce gars-­là n’est pas un ancien ninja, moi
je suis la fée des dents, murmure mon copain
Guillaume à mon oreille.
Au même moment, mon cellulaire, que je dois
garder allumé en tout temps – ordre particulier
donné à tous les élèves – se met à vibrer. Un texto
vient d’entrer. C’est madame Albert, l’adjointe de
monsieur Frost.
Code jaune.
Rendez-vous avec monsieur Frost, salle de
chauffage et chaudières, deuxième sous-sol, à
la sortie du cours.
Code jaune, une urgence d’importance moyenne.
Hum… une rencontre à la salle de chauffage et
chaudières ? Drôle d’endroit pour un rendez-­vous.
Pourquoi pas dans le bureau du directeur, comme
les autres fois ? S’agit-­il une nouvelle mission ? Je le
saurai bien assez vite.

***

Une demi-­heure plus tard, je me retrouve avec
Kevin, Vincent et Marilou dans la fameuse salle
des chaudières de l’école. Visiblement, si je pars en
mission, ils seront avec moi. Je suis heureuse à l’idée
d’être avec Kevin et Marilou, avec qui je m’entends à
merveille et avec qui j’ai déjà fait des missions. Cela
dit, la perspective de travailler encore avec Vincent
me sourit beaucoup moins. J’ai beau essayer de
contrôler mes émotions, quand je le vois, j’ai encore
beaucoup de mal à faire semblant de rien.
J’ai pourtant passé tout l’été à faire des exercices
de méditation et de respiration que Vincent lui-même
m’a enseignés l’an dernier, pour éviter d’être
contrôlée par mes sentiments et de les manifester. Ça
ne marche qu’à moitié. Je tente de me calmer, mais la
vue et la proximité de Vincent font invariablement
monter ma tension artérielle et le rouge me monte
aux joues. J’ai encore de la difficulté à ne pas tenir
compte des sentiments de Vincent envers moi. Et
avec ma peau blanche de rouquine, ça n’aide pas
beaucoup. Contrôle-­toi et pense à autre chose, Ariel.
Je dévie mon regard sur la salle où nous nous
trouvons. Nous sommes entourés de machines, de
tuyaux, de cadrans de toutes sortes et le bruit est
plutôt assourdissant. De plus, il fait chaud comme
dans une bouilloire. Mais pourquoi diable nous faire
venir ici ?
Je sais pertinemment que poser la question à
Vincent ne servirait à rien ; il restera muet comme
un coffre fermé à double tour. Comme d’habitude.
Au moment où ces pensées traversent mon esprit,
monsieur Frost, notre directeur, entre dans la pièce.
— Bonjour à tous, dit­-il, sans expliquer le contexte
bizarre de notre rencontre, comme si c’était normal
d’avoir une réunion à côté de systèmes de chauffage
géants.
Aussitôt, il se dirige vers l’une des immenses
chaudières, au fond du local. À l’aide d’une clé,
il ouvre une boîte métallique vissée au mur. Un
lecteur biométrique est caché à l’intérieur de la
boîte. Évidemment, j’aurais dû y songer.
Monsieur Frost appuie son pouce sur ce dernier
pour en faire la lecture. Quelques secondes plus
tard, une porte située derrière un gros chauffage est
déverrouillée. Nous suivons monsieur Frost dans
une nouvelle salle.
C’est alors que nous entrons dans une sorte de
bunker en béton, équipé d’une salle de conférence,
d’une grande table avec des chaises, d’écrans radars,
de postes de télévision et d’appareils radio. Le tout
semble presque dater de la Seconde Guerre mondiale.
C’est une véritable chambre secrète fortifiée…
— Eh… ça n’apparaît nulle part sur les plans que
nous avons reçus de l’école l’an dernier, remarque
Marilou, qui connaît la structure du collège sur le
bout de ses doigts.
— En effet, répond monsieur Frost. Nous gardons
encore certains renseignements confidentiels,
y compris pour nos élèves. C’est à la fois
pour la protection de l’institution que de celle de
nos jeunes. Pendant la Seconde Guerre, on craignait
que le ministère de la Défense nationale puisse être
attaqué, et on avait besoin d’un endroit où se réfugier
et créer un second quartier général en cas d’assaut.
C’est pour cela que les souterrains ont été créés,
mais nous avons d’autres atouts dans notre manche.
Cet endroit est à la fois protégé contre les bombardements,
et imperméables aux ondes. En revanche,
des antennes externes permettent à nos appareils de
communiquer malgré tout avec l’extérieur. Tout ce
qui est dit ici ne peut donc être écouté par des
oreilles indiscrètes.
L’école craint­-elle davantage les invasions que
l’an dernier ? Impossible à savoir, les explications
s’arrêtent là. Visiblement, nous en savons assez à
son goût. Encore un mystère que je n’éluciderai
qu’avec le temps. Monsieur Frost nous désigne alors
d’un mouvement de la main la grande table ovale de
la salle de conférence où nous nous installons.
4 Ministère chargé d’assurer la défense du territoire canadien.
Il est aussi responsable des Forces canadiennes, qui comprennent
l’Armée canadienne.
— Comme d’habitude, dit-­il, je dois vous rappeler
que ce qui est dit dans cette pièce ne doit en sortir
sous aucun prétexte. Pas le moindre mot à vos
camarades ni à vos familles. Il n’y a que moi, ainsi
que monsieur Larochelle, à qui vous pourrez parler
de cette mission. Pour tous les autres, y compris les
enseignants et ma secrétaire, c’est top secret. Vos
coéquipiers et professeurs seront informés que vous
êtes en mission, rien de plus. Si vous devez parler de
ce travail entre vous, prenez les mesures de sécurité
habituelles. Vous vous isolez dans une pièce fermée
et vous vous assurez que personne ne peut vous
écouter. Compris ?
Tout le monde acquiesce d’un seul mouvement
de tête.
Monsieur Frost ouvre alors un grand dossier qu’il
étale sur la table pour nous en montrer le contenu.
Des photos de satellites et des feuilles de données
techniques que je ne saisis pas vraiment apparaissent
devant nous.
— Nous avons une nouvelle mission du SCRS, explique notre directeur.
Cette fois, nous aurons quelque chose de plutôt particulier à chercher.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est le principal
service de renseignements du Canada. Il chapeaute les programmes de
formation du collège.
Il nous montre alors les clichés d’un satellite fait
en longueur, et muni de nombreuses soucoupes
équipées de panneaux solaires, flottant en orbite
autour de la Terre.
— La NASA et l’armée américaine travaillent
depuis plusieurs années avec le Canada sur le projet
ultrasecret Y­38C. Il s’agit d’une centrale solaire
en orbite, alimentée par des panneaux. De plus,
un équipement nucléaire lui permet d’envoyer de
l’énergie au sol, sous forme de puissantes émissions
d’ondes électromagnétiques ou, si vous préférez,
de micro-­ondes. Un tel faisceau concentré peut
occasionner des dangers sérieux pour les autres
satellites en orbites basses, les avions et même les
volatiles évoluant dans l’atmosphère. Précision :
on parle ici d’un rayon maser. C’est exactement
le même principe qu’un rayon laser, mais fonctionnant
avec des micro­-ondes plutôt qu’avec de
la lumière. De plus, il peut constituer une arme
redoutable si le faisceau de micro-­ondes est dévié,
volontairement ou non, sur une zone peuplée
d’êtres vivants, humains ou autres. Cela demeure
également un excellent moyen d’expédier une
généreuse quantité d’énergie sur un champ de
bataille, par exemple, pour semer la pagaille dans
le matériel électronique de l’ennemi ou même pour
alimenter les troupes.
Je savais qu’on pouvait utiliser les micro-­ondes
de manière dangereuse, voire létale, mais je ne
soupçonnais pas que l’on pouvait faire cela à de telles
distances. Si c’est bien le cas, il n’y a plus de limites à ce
que l’on peut accomplir sur la planète. Les frontières
géographiques viennent pratiquement d’être abolies
et aussi bien dire qu’on pourrait attaquer n’importe
qui, n’importe où, sans que les personnes au sol
aient la moindre possibilité de se défendre ou de
contre-­attaquer. À condition que le satellite ait la
possibilité de viser adéquatement ses cibles, bien
sûr. Mais avec la technologie d’aujourd’hui, je ne
serais pas surprise que l’on parvienne à isoler de
l’espace même une grange en Alaska au milieu d’un
champ de patates arctiques. Or, sommes­-nous en
sécurité dans notre propre collège ? Les bardeaux
du toit sont faits d’un matériau spécial qui réagit
aux écarts de température, de manière à être vert
l’été et blanc l’hiver, ce qui rend les bâtiments quasi
indétectables des satellites. Tout de même, ça ne me
rassure qu’à moitié. Évidemment, l’école doit être
répertoriée quelque part de manière officielle ; est-elle
pour autant protégée contre ce genre d’attaque
de l’espace ? Monsieur Frost poursuit :
— Comme vous vous en doutez, il s’agit là d’une
arme très puissante qui ne devrait pas tomber entre
n’importe quelles mains. Un prototype de format
plus petit que la version finale a été envoyé et mis
en service il y a quelques mois pour effectuer des
tests dans l’espace. Son existence était parfaitement
confidentielle… jusqu’à tout récemment.
Nous y voilà. Je me doutais bien que cette longue
mise en contexte allait nous mener vers quelque
chose de plus croustillant.
— Il y a six mois, les Nord­-Coréens ont lancé,
dans le plus grand secret, des satellites dans l’espace.
Cependant, leur objectif n’était pas d’imiter ou
de concurrencer le projet Y­38C. Selon quelques
sources secrètes mais officielles des services diploma-
tiques et militaires, un communiqué précise
que ces satellites sont utilisés pour l’observation
des débris spatiaux et la réalisation d’expériences
scientifiques dans les techniques d’entretien de
l’espace.  C’est que parmi ces appareils, l’un d’eux
serait muni de bras mécaniques et sa mission serait
supposément de collecter des débris spatiaux. Or,
peu de temps après que ces satellites nord­-coréens
ont été repérés par les Américains à proximité du
satellite ultrasecret Y­38C, ce dernier a justement
disparu des écrans radars !
— Quoi ? On l’a dérobé directement dans l’atmosphère
! ? s’exclame Kevin.
J’admets que c’est assez hallucinant. Comment
un tel appareil peut-­il disparaître comme ça ?
— Il est presque certain que le Y­38C a été
pris par l’un des appareils équipés des bras mécaniques
appartenant aux Nord­-Coréens, répond
monsieur Frost. Pour eux, ce serait un jeu d’enfant de
procéder de la sorte, en téléguidant leur propre satellite.
Les services de renseignements américains ont
pu retracer le signal du satellite de manière intermittente,
ce qui indique qu’il n’a pas été détruit, mais
ils ont perdu sa trace en basse altitude. La dernière
fois qu’ils ont eu une position, il semblerait que l’engin
n’était plus dans l’atmosphère et se déplaçait à basse
vitesse, ce qui laisse croire qu’il était au sol et
probablement transporté dans un véhicule comme
un camion.
— Dans quel but ? demande Marilou.
— Le Comité coréen de la technologie spatiale a
lancé plusieurs satellites depuis 2009, répond
Vincent. Cela dans un but, selon ce Comité, « de
construction économique et d’amélioration du
niveau de vie de la population ». Mais le Conseil de
sécurité des Nations Unies considère ces tirs comme
une menace directe pour les États-­Unis. Ils ont
dénoncé un acte « hautement provocateur » en
infraction avec les résolutions de l’ONU qui leur
interdisent toute activité nucléaire ou balistique. Le
vol d’un satellite serait la suite logique des activités
déjà entreprises jusqu’à présent.
Incroyable, tout de même. Ils ont du culot, ces
Nord-­Coréens. Voler un appareil de la sorte, c’est
un sacré coup de maître. Et que vont-­ils faire avec
ça ? Sûrement pas compter les pâquerettes poussant
au bord du fleuve Saint-­Laurent.
— Que doit-­on faire, maintenant ? demande
Marilou, déjà impatiente de connaître les détails de
l’enquête.
— Eh bien, nous avons réussi à repérer de
manière presque certaine l’emplacement du satellite ;
il serait maintenant au Canada, plus précisément à
Montréal.
À Montréal ? Voilà qui est étonnant. De tous
les endroits où les Nord-­Coréens auraient pu aller,
pourquoi cette ville ? Quoique… Montréal est une
plaque tournante pour le transport maritime, bien
que le port ne soit plus ce qu’il était il y a plusieurs
décennies. Et pourquoi pas utiliser un aéroport
presque désaffecté tel que Mirabel pour faire transiter
le tout à l’étranger sans soupçon ?
Finalement, Montréal n’est peut-­être pas un si
mauvais choix.
— Selon nos sources, il est à peu près certain que
le satellite serait caché dans un centre commercial
de l’Ouest-­de-­l’Île. Dans un magasin d’électronique,
La Source du futur, plus précisément.
Quoi ? En voilà, une drôle d’idée !
— Mais pourquoi dissimuler un satellite dans
un magasin d’électronique ? dis-­je. Ce n’est pas un
endroit sécurisé, ni même discret. Il y a beaucoup
de monde qui y circule : le personnel, les clients. Ça
en fait un lieu à risques pour dissimuler un objet,
surtout de cette taille-­là. Pourquoi ne pas avoir opté
pour un entrepôt isolé sous haute surveillance ?
C’est un choix bizarre.
— Au contraire, cela est plutôt ingénieux, rétorque
Vincent.
Marilou, Kevin et moi­-même le regardons,
étonnés.
— Tout d’abord, qui penserait à chercher là ? dit-il.
Un endroit presque public et rempli d’employés
paraît hors de tout soupçon. Ensuite, ce genre de
magasin possède de grands entrepôts remplis de
boîtes, de cartons et de matériel électronique divers.
Parfait pour dissimuler un satellite, surtout que
notre prototype, avec neuf mètres de longueur sur
quatre mètres et demi de largeur et une masse totale
de cinq tonnes et demie, est de petite taille – pour
un tel engin, du moins. De plus, notre ou nos responsables
ont de bonnes chances d’être des pros de
l’électronique. Être employé dans un tel commerce
est la couverture parfaite pour éviter d’être repéré.
Encore une fois, Vincent fait preuve d’un
jugement sans faille. Comment fait­-il pour établir
des liens aussi rapidement. Peut­-être connaissait-­il
déjà tous les détails de l’affaire ?
— Bref, conclut notre directeur, mademoiselle
Laforce, monsieur Swann, mademoiselle Dubois et
monsieur Larochelle, vous allez être engagés par le
magasin La Source du futur, afin de mener l’enquête,
trouver notre agent et mettre la main sur ce
satellite Y­38C. Ça tombe bien, le début de l’année
scolaire est synonyme de changement de personnel
et il y a alors des embauches massives. Nous devrions
pouvoir vous faire engager sans avoir besoin de
complices sur place. Les noms de codes pour désigner
l’agent et le satellite seront « le technicien » et
« le four à micro-­ondes ». Nous allons vous faire
parvenir les dossiers des suspects sous peu et mettre
les choses en œuvre pour que vous fassiez la navette
entre Gatineau et Montréal afin de continuer vos
cours le plus normalement possible. Vous aurez vos
horaires de travail et vos uniformes bientôt.
Et un satellite à aller chercher dans un magasin
d’électronique ! En attendant, je vais devoir vendre
des haut-­parleurs et des imprimantes, on dirait.
Ce n’est pas très excitant comme couverture, mais
pour avoir l’honneur de chercher le prototype
d’une arme dangereuse, c’est un petit prix à payer.
Dommage que Guillaume ne soit pas de la partie,
cette fois.
En tout cas, des gens parvenant à dérober un tel
engin dans l’atmosphère et à le dissimuler ne sont
pas des amateurs. Néanmoins, j’ai confiance. Mes
coéquipiers sont super talentueux, je les ai vus à
l’œuvre dans mes missions précédentes. Je suis sûre
qu’on va y arriver, même si la tâche n’est pas simple.
Surtout avec Kevin Swann, un gringalet mais geek
fini et surdoué qui parviendrait à décrypter le
dernier code secret de la CIA tout en prenant son
petit-­déjeuner. Et puis, ça doit quand même être
facile à dénicher, un satellite, non ?

par MissRoman
La pire mission de ma vie La pire mission de ma vie
Robin Benway   
C'est le premier roman de cet auteur que je lisais, pourtant ses autres sont pourtant connus, je pense que je les lirais un jour.

Nous suivons Maggie, espionne à seize ans et depuis toujours, car ses parents le sont également, pour la première fois de sa vie, à New-York, elle a sa première mission solo, sans que ses parents ne doivent faire quelque chose et sous couverture, mais avec son vrai nom, alors qu'elle a une douzaine de passeports différents. Elle doit se rapprocher d'un garçon de son âge et n'est pas à l'abri de l'amour....

J'ai adoré lire ce roman, qui se lit facilement, et qui lui aussi vide la tête, il ne faut pas être extrêmement concentré pour le lire et pour l'apprécier tout de même. L'écriture est simple mais bien pensée, on y croit à n'importe quel moment, même si quand on y réfléchit après certaines situations sont un peu tiré par les cheveux, mais on ne le voit pas à la lecture, ce qui primordial ! Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est qu'elle aura toujours le soutien de ses amis, et qu'elle réfléchit à sa situation, ce qui nous fait réfléchir à la notre, imaginez, si tous les 6 mois environ, on vous changez d'identité, de vie et que vous déménagiez, à l'autre bout du monde, pas de place pour l'amitié ou pour l'amour mais si en fin de compte ! Ce « retournement » de situation qui n'en est pas un à proprement parlé, puisqu'on se doute qu'il y aura du changement, il faut bien une trame à l’histoire etc...

Mais autrement, ce roman est parfait sur la plage, c'est là que je l'ai lu justement, grâce à l'amélioration du temps et je lirais le tome 2 avec plaisir.
La pire mission de ma vie n'est pas finie La pire mission de ma vie n'est pas finie
Robin Benway   
J'ai était agréablement surprise qu'il y est un tome 2 et je ne ment plein pas ! Un tome 2 encore plus plaisent que le premier,je suis vraiment contente d’avoirs put le lire ! On retrouve les même personnage qui non pas changer,super livre que je conseille a tout le monde !

par fannylife
Zodiak, tome 2 : La Treizième constellation Zodiak, tome 2 : La Treizième constellation
Maude Royer   
Ce deuxième volume m’a davantage plu que le 1er. L’action est au rendez-vous et l’on comprend mieux le pourquoi du comment. On suit les personnages avec envie. L’écriture est fluide et agréable et il y a moins de lourdes descriptions, en tout cas pas qui s’enchaînent à la suite comme dans le 1er. Le monde très bien travailler fait que tout nous paraît plausible.

J’ai beaucoup aimé nos quatre compagnons, même si parfois je trouvais que les réponses à leurs questions venaient trop facilement. Et même si les venimeux ne leur laissent pas la tache facile, il y a peu de place pour le doute dans notre esprit pour savoir s’ils allaient réussir ou non, ce que je trouvais un peu dommage. Je reproche aussi à l’auteur de nous laisser trop éloignés de nos compagnons, cela aurait été, de mon point de vue, plus fort si l’on avait été vraiment à leur côté. J’avais parfois l’impression d’être à la place des étoiles ou d’un dieu.

Je conseille cette lecture plus pour les adolescents, je crois que c’est la raison qui fait que ce n’est pas un coup de cœur, même s’il en est proche. J’ai apprécié ma lecture que j’ai lue en quelques jours, mais il me manquait un petit plus pour être transcendé.


En savoir plus sur http://ma-boite-de-pandore.e-monsite.com/pages/chroniques/zodiak/zodiak-t2-la-treizieme-constellation.html#rPFmvX2hSLTUEZax.99
La Sélection, Tome 5 : La Couronne La Sélection, Tome 5 : La Couronne
Kiera Cass   
Voilà, c'est la fin d'une de mes sagas préférées... Je sais pas trop comment je dois réagir enfaite. Pleurer ou Sourire ?
En tout cas, la seule chose que je retiens, c'est MERCI Kiera Cass pour tout ce travail que vous partagez avec nous...

MAIS comment dire au revoir à Maxon et America une nouvelle fois ? Et comment dire au revoir à notre merveilleuse Eadlyn ?

Tout ce que je peux dire, c'est que je suis tombée amoureuse de "La Sélection" en 7 minutes.

Alors Merci Kiera Cass.
Le Joyau, Tome 1 Le Joyau, Tome 1
Amy Ewing   
Véritable coup de foudre pour ce roman magnifique...
J'en ressors toute chamboulée waouh...
Tous les ingrédients son dedans ...
Amour.
Intrigue.
Suspense.
Complots et j'en passe véritable coup de cœur pour ce premier tome d'une nouvelle trilogie qui va plaire à coup sur...
En plus d'une couverture sublime un vrai joyau ce livre.
J'adore.

Les Âmes Perdues, Tome 1 : Les Êtres Artificiels Les Âmes Perdues, Tome 1 : Les Êtres Artificiels
Tiffany Truitt   
J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher au personnage jusqu'à ce que j'arrive à la fin du livre. Tess est porté vers l'autodestruction, elle est égotiste (elle l'assume même), elle s'apitoie sur elle même, elle me faisait pitié et m'évoquait plus une victime qu'une héroïne. C'est vrai que dans son monde cela s'explique, mais le héro d'une dystopie doit vouloir le meilleur possible pour lui et pour son monde, il/elle doit se battre pour son monde et pour sa propre personne, il/elle doit avoir de l'espoir, quoi. Tess en semble incapable, non elle en est incapable au début, alors que les personnages des autres dystopies que j'ai lu, ont cette optimisme et ce côté rebel dès le départ. Mais pour Tess c'est différent, c'est James qui lui a donné l'espoir et le gout de vivre. Elle n'était pas vraiment une héroïne, mais l'est devenue. L'histoire n'est pas différente des autres dystopies. Les âmes perdues ressemble à Le joyau ou a Partial, selon moi, mais Tess, elle est vraiment unique comme personnage principale, déstabilisante, imprévisible et... réaliste, je dirais. J'ai aimé. Et si j'avais un conseille a donner sur ce livre ce serait : lisez le jusqu'au bout.

par Nimy
  • aller en page :
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4