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Bibliothèque de Noembhp : Je n'ai pas apprécié

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La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
Fahrenheit 451 Fahrenheit 451
Ray Bradbury   
Une oeuvre vraiment incroyable . On se retrouve face à des problèmes d'actualité . Bradbury a réussi à mettre le doigt sur le souci de notre société: les écrans, la télé et par extension internet ? On parvient à noyer les gens sous une tonne d'images, à les lobotomiser pour mettre de côté l'essence même du savoir: le livre. Quand les gens pensent, la population est moins facilement contrôlable alors que face à un écran, léthargique, on parvient à leur faire croire tout ce que l'on veut .
Un thème est quelque peu marquant pour l'époque et laisse planer une ombre assez mortifiante :
" La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat,[...] Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons"
On est en droit de se demander si Bradbury n'avait pas déjà tout compris d'avance .

par Sadess
Le Meilleur des mondes Le Meilleur des mondes
Aldous Huxley   
un livre troublant, à la fois futuriste, mais ô combien réaliste. J'ai adoré le livre, et l'avertissement que l'auteur nous lance, un peu à la Big Brother. L'auteur dépeint un monde vide d'émotion réelle, un peu automatique, un endroit ou le malheur n'existe pas... ni même le bonheur, au fond. Le roman peut semblait très futuristes et fort extrémistes aux yeux de plusieurs, mais au fond... qui sais si ce n'est pas tranquillement le chemin que la société est déjà en train d'emprunter, malgré tout.

par myastas
La Ferme des animaux La Ferme des animaux
George Orwell   
Je ne pensais pas du tout trouver dans ce bouquin ce que j'y ai découvert, à savoir une réplique du communisme et ce qu'il a entrainé dans cette ferme.
Je trouve que ça montre si bien ce contre quoi les idéologies tentent de lutter, mais qui finit toujours par être rattrapé par la réalité, à savoir : la tendance humaine vers l'omnipotence, le pouvoir, la supériorité. C'est si beau, pourtant, dès le début on ne peut qu'être émerveillé ; c'est une révolution ! Sage l'Ancien l'avait prédit, son discours a fait chavirer les cœurs et tout le monde y a cru. Oui, mais voila. Une fois le pouvoir renversé, que faire ? Comment ne pas commettre les même erreurs, et s'assurer que tout est fait pour le mieux pour tout le monde ?
Ce livre m'a fait penser au livre de Werber "Le Papillon des Etoiles", à travers la reproduction d'un passé qu'on voulait abolir, presque inconsciemment, normalement. Comme si tout ça était justifié.

Mais forcément, comment croire que ceux qui, à un moment, prennent un quelconque pouvoir, voudront s'en défaire, le rendre au peuple, à celui qui a mené la révolte ? Encore faudrait-il que chacun partage l'idéologie, et soit sincère. Je revois encore, dans ce récit, celui de ces communautés utopiques, telle qu'Auroville, qui a succombé sous la pression du monde extérieur pour finalement reproduire les schémas, les erreurs, les modes de fonctionnement du monde qu'ils avaient quitté.

Ici, non seulement la réalité prend le pas sur le rêve, par la pression du social et de la nécessité matérielle, mais en plus, ceux qui détiennent le pouvoir semblent mener les esprits pour leur propres buts, qui va vers toujours plus de pouvoir, plus de privilèges, plus d'aliénation... Que faire alors, sinon une nouvelle révolution ? Mais la révolution est-elle destinée à suivre cette ellipse pour revenir, chaque fois, au point d'où elle a commencé ?
La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre
Pierre Bottero   
On m'a forcé à lire ce livre...
Et franchement: WOUAH !
WOUAH !!!!!
La suite avec "les mondes d'Ewilan" et "Le pacte des Marchombres" est tout simplement magnifique !!!
J'ADORE LITTERALEMENT !
& Malgré le décès de l'auteur :( J'espère qu'Ewilan & Ellana resteront longtemps dans vos mémoires ! Dans tout les cas, ces personnages resteront trèèèèèès longtemps gravé en moi...


par Fred_93
Le Bal de Sceaux Le Bal de Sceaux
Honoré De Balzac   
Je connais Balzac pour ses romans enfin ses "grands" romans et j'ai voulu découvrir le Balzac des nouvelles.
J'ai adoré la nouvelle (très courte 90 pages) pour sa description d'une société sur les apparences et surtout les préjugés.
En effet, notre protagoniste, Emilie de Fontaine cherche à se marier avec un pair de France (un noble issu d'une famille française) donc elle va repousser tout le monde avec son caractère d'enfant gâté. Cependant, lors d'un bal, elle rencontre un homme, Maximilien Longueville qui a l'air d'être un noble. Elle tombe immédiatement amoureuse et persuadée que c'est un pair de France.
Or il s'avère que c'est un commerçant et ainsi déception et blessure pour nos 2 tourtereaux. Puis un jour, Emilie apprendra qu'il est + que ce qu'elle pensait et elle le voudra à tout prix.
J'ai apprécié donc son intrigue et aussi la fin qui n'est pas du un happy end. [spoiler]Maximilien, étant très malade suite à son chagrin d'amour, décide de partir en Italie même si Emilie le reveut (elle est sacrément égoïste je trouve car tantôt elle le rejette pour sa situation mais quand c'est un homme qui a tout sacrifié pour son frère, un politicien, là elle revient). Quelques années, plus tard, Emilie mariée revoit son premier amour qui est devenu noble et marquis (grâce à son mariage). Emilie regrette énormément.[/spoiler]
Je trouve que Balzac a bien montré notre société actuelle qui joue sur les apparences.
Ainsi, pour conclure, si vous voulez vous lancer dans un Balzac mais vous ne voulez pas des pavés, lisez-le mais aussi pour sa morale.
J'ai eu un réel coup de coeur.
L'École des femmes L'École des femmes
Molière   
Une comédie vraiment intéressante à lire. On découvre une satire de la société une fois de plus brillante, de la part de Molière, et on comprend bien pourquoi cette pièce a pu par le passé déclencher une si grande querelle. Un sujet original et intéressant, qu'est celui de l'éducation des femmes au XVIIème siècle. On voit la mise en place d'une situation qui restera culte au théâtre et qui inspirera de nombreux dramaturges des siècles suivants, comme Beaumarchais par exemple. En tout cas, il est sur que seul Molière pouvait avoir l'audace de si vivement critiquer et remettre en cause le système éducatif des filles qui peut aujourd'hui paraître comme horrible et injuste.

Les personnages sont tous très particuliers, mais vraiment intéressants à étudier. Arnolphe joue à merveille le rôle de cocu imaginaire, un homme paranoïaque sur les bords, et qui a pour obsession de se croire constamment trompé. Agnès joue quant à elle, à merveille le rôle de jeune ingénue. Les autres sont tantôt moralisateur, tantôt comique, ce qui ne fait qu'apporter des éléments comiques et satiriques à cette pièce.

J'ai donc beaucoup apprécié cette oeuvre, qui pour moi relève du très bon théâtre et qui respecte bien les règles du classicisme. La pièce est courte et ce lit donc relativement vite. On ne s'ennuie pas et le fil de l’histoire est très prenant. On retombe dans une histoire avec une intrigue simple mais qui est belle quand même. Le plus intéressant fut sûrement de voir comment l'amour peut changer radicalement une personne, et comment il peut rendre courageux et téméraire aussi. La beauté de l'amour de la jeunesse est ici très bien exploitée, et c'est un régal à lire. [spoiler]Je dois avouer que même si la fin était complètement attendue , et qu'elle peut sembler un peu invraisemblable, elle reste quand même heureuse, mais j'ai quand même eu un peu de peine pour Arnolphe, qui même si c'est un personnage excessif, jaloux, manipulateur et égoïste, il était un petit peu attachant, et le voir triste à la fin, c'est dommage. Mais bon au moins Horace et Agnès pourront se marier, et cette dernière va enfin sortir de son innocence et de son ignorance.[/spoiler]

Ce fut donc un agréable moment de lecture, une pièce divertissante et amusante mais qui nous en apprend plus sur les mœurs de la société contemporaine à l'auteur.
Le lexique est cependant un peu difficile à comprendre par moments, et on passe pas mal de temps à lire les notes en bas de page aussi... Mais ça reste tout de même abordable et sympathique.
Une lecture que je ne regretterais pas, et qui fait partie de mes pièces favorites.

par elana55
L'Épouvanteur, Tome 1 : L'Apprenti-Épouvanteur L'Épouvanteur, Tome 1 : L'Apprenti-Épouvanteur
Joseph Delaney   
Bon au début j'étais pas très certaine de l'aimer... C'était un livre obligatoire imposé dans mon cours de français... Mais après quelque chapitres j'ai adoré! J'ai même été ravie qu'a la prochaine session on doive lire le deuxième! :)

par x_marii3
Le Monde de Narnia, Tome 3 : Le Cheval et son écuyer Le Monde de Narnia, Tome 3 : Le Cheval et son écuyer
C. S. Lewis   
Une histoire sympathique, qui m'a moins plu que celle des tomes précédents, mais agréable à découvrir tout de même.
Roberto Zucco Roberto Zucco
Bernard-Marie Koltès   
Je l'ai lue en une heure, j'en voulais encore, je voulais savoir pour la gamine se qui se passe, malheureusement il n' a pas de suite...


par meg59255
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