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« Je ferai de toi ma muse et mon œuvre d’art.

Ton corps nu incarnera la toile vierge de mes désirs.

Je modèlerai les doux reliefs de ton visage avec mes doigts.

Je dessinerai chacune de tes courbes graciles avec mes lèvres.

Je graverai ma signature dans ta chair frissonnante jusqu’au sang.

Je peindrai ton âme en l’émaillant de couleurs qui n’appartiennent qu’à toi.

Je sculpterai ton cœur cristallin, je recollerai ses morceaux, je réparerai ses fêlures, je l’envelopperai dans un écrin de marbre.

Mais, si tu tentes de m’échapper, je le briserai sans une once d’hésitation.

Laisse-moi t’apprendre mille jeux clairs-obscurs. »

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Tu m’as lacéré la peau jusqu’à l’os pour te glisser en dessous de mon épiderme, t’immiscer dans mes veines et mes organes, pénétrer mon esprit. Et tu as recousu la plaie de l’intérieur comme si tu ne voulais plus jamais sortir de ton antre...

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— Vous lui ressemblez, vous savez..., commente-t-il en détaillant les traits de mon visage. (Devant mon air interloqué, il précise sa pensée.) À la Vénus de Sandro Botticelli. La consommation de médocs affadit vos yeux, mais vous êtes aussi délicate et gracieuse qu’elle. Le problème, c’est que vous vous êtes enfermée dans votre coquillage et vous y terrez comme une petite créature apeurée. Il ne tient qu’à vous d’en émerger comme la déesse de l’amour et de la beauté, Rachel...

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Nous ne nous sommes pas égarés, Rachel, c'est tout le contraire. Nous nous sommes trouvés.

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— Oh ! Viens voir celui-là, il est stupéfiant !

Je soupire en mon for intérieur. Je devine déjà qui est l’auteur de l’œuvre devant laquelle elle s’extasie.

Sandro a choisi la peinture à l’huile. Il a reproduit la pose languide de Diana à la perfection en incluant des éléments du tableau originel qui n’étaient pas présents sous ses yeux : un encensoir d’où s’élève de la fumée, une pipe orientale et un rideau bleu nuit qui retombe sur la jambe du modèle avec raffinement. Le travail du dégradé des couleurs ainsi que l’équilibre précis entre la lumière et les ombres sont de toute beauté. Je n’en reviens pas qu’il ait accompli tout ceci en trois heures ! Il a insufflé une volupté hors du commun à Diana. Son long corps d’albâtre, subtilement doré par endroits, ne présente pas le moindre défaut et...

Je blêmis.

— Seigneur, Rachel ! s’écrie Diana en plissant les yeux vers la toile fascinante de Sandro. Mais... ce n’est pas mon visage, ça. C’est le tien !

Ce sont mes traits, je confirme ! Il a eu le culot de remplacer le visage de Diana par le mien. Je comprends mieux pourquoi il passait plus de temps à m’observer derrière mon bureau que le modèle...

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Là où ils bloquent sur ses fringues de snob trop larges pour sa silhouette délicate, j’imagine sans peine la splendeur du corps nu qu’elle camoufle. Là où ils ne captent qu’une vague ombre triste au fond de ses yeux marron, je détecte une myriade de nuances châtaigne mouchetées d’émeraude qui ne demandent qu’à flamboyer comme un incendie. Là où ils se fient à son expression étourdie, je flaire la sensualité languide qu’elle dégage sans le vouloir. Là où ils jugent son teint trop blafard, je distingue le grain délicieux de sa peau diaphane. Là où ils se focalisent sur sa coiffure qui la vieillit et rend ses traits plus sévères, je visualise la masse léonine des boucles d’or qui ruissellent sur ses minces épaules.

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La vérité est un iceberg immergé dont on n’aperçoit que la surface.

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— J’ai eu vent de vos exploits au cours des tests d’admission, renseigné-je d’un ton formaliste. En vous voyant, j’ai établi le rapprochement avec les éléments dont je disposais : votre nom à consonance latine et le culot que vous avez démontré à mon sujet devant le jury.

— Du culot ? Non. Les sots prétendent que la curiosité est un vilain défaut. Pour moi, c'est une qualité que nous devrions tous entretenir, car elle nous incite à nous dépasser. L’art sans curiosité ne serait qu’un vulgaire artisanat.

Je n’arrive pas à déterminer si le nouvel étudiant est caustique ou s’il pense réellement cette réflexion, mais une chose est avérée : il me provoque subtilement.

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Je frissonne de tous mes membres en m’enfonçant dans l’eau jusqu’au cou. Sa voix sucrée hante ma mémoire. Je m’évertue à l’occulter, mais mon esprit déformé par les substances ingérées au cours de la soirée se dérobe. Le jeune artiste maudit m’obsède. Ses astres topaze dansent sur mes rétines à l’instar de pendules hypnotiques. Comme si j’étais en apesanteur, je chute dans le gouffre de ma propre déchéance. Et il me tire par la main en tombant avec moi...

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Jusqu’où est-il prêt à aller ? Je me demande s’il possède la notion de bien et de mal. Il est instable, imprédictible, extrémiste... Un danger énigmatique somnole quelque part en lui. J’ai le pressentiment qu’il suffirait d’un rien pour qu’il se déverse.

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