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Nouchka, tome 2 : Nouchka et la couronne magique



Description ajoutée par camillel54 2010-06-24T20:16:04+02:00

Résumé

La pauvre princesse Amandine est en danger. Son palais est le théâtre d'événements étranges. Il y a cette couronne qui rend fous les rois qui commettent l'erreur de la porter plus de trois minutes. La nuit, d'inquiétant vampires volent au long des couloirs, tandis que les chats maléfiques du Premier ministre s'amusent à faire tomber des étagères les ennemis du gouvernement changés en statuettes de porcelaine ! Vrai, il y a là de quoi perdre le sommeil... Nouchka, accourue au secours de la princesse, va devoir affronter les mille maléfices du château, notamment la redoutable armée des bonshommes, ces espions nocturnes doués du pouvoir de traverser les murs !

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Classement en biblio - 35 lecteurs

Extrait

J'ai pensé :

« Et si les effets du philtre d'amour ne se dissipent jamais ? »

J'en ai eu le frisson, et je me suis félicitée d'avoir eu la présence d'esprit de ne pas regarder mon « fiancé » dans les yeux. Ma petite ruse avait désamorcé le pouvoir magique de la potion, me laissant libre de mes sentiments. Pourquoi Amandine n'y avait-elle pas pensé ?

Et la voilà qui s'imaginait avoir toujours connu Ronan ! Un vrai délire... Moi, oui, je connaissais mon cheval depuis l'enfance. D'ailleurs nous étions nés dans la même écurie, partageant la même botte de paille. Nous avions fait nos premiers pas ensemble. Tout en remuant ces souvenirs qui me faisaient chaud au cœur, j'ai commencé à caresser la crinière de ma monture. Elle était belle, soyeuse, mais elle aurait été encore plus belle décolorée en blond. Je me suis promis, dès que j'en aurai l'occasion, d'acheter de la teinture et de faire un shampoing colorant à mon destrier. Ensuite, peut-être, lui mettrai-je une petite casquette sur la tête ? Ça lui donnerait le genre rappeur ; il suffirait pour cela de découper dans le tissu des trous pour ses oreilles.

Et puis il faudrait que je lui trouve un nom moins bête que celui dont l'avaient affublé les palefreniers. Peut-être Kévin, ou Mikaël ? ou Sebastian ?

« Il va falloir agrandir la porte d'entrée de la maison, ai-je pensé, sinon il ne pourra pas s'installer dans la salle de séjour pour regarder la télé. »

Pendant que je réfléchissais à ces choses, Amandine et Ronan échangeaient des baisers et des serments passionnés. À force de se tortiller, ils faillirent même tomber de cheval.

Je me suis demandé ce que faisait mon ex-fiancé en ce moment même ? Était-il, comme moi, en train d'échafauder des projets pour sa statue ? Allait-il l'habiller ? La maquiller ? Lui peindre les cheveux ?

Brusquement la foudre m'a frappée, et j'ai compris ! Nous étions tous les deux tombés amoureux de la première chose que nous avions regardée : lui la statue, moi le cheval !

Quelle horreur !

Et moi qui m'étais crue maligne !

Le philtre d'amour avait bel et bien fonctionné, seulement nous avions détourné son effet sur autre chose. Une vraie catastrophe.

Je nous ai imaginés, lui, passant le reste de ses jours en compagnie d'une statue moisie, lui parlant, essayant vainement de lui donner à manger, moi bichonnant un canasson, lui mettant des bigoudis, lui faisant la lecture, lui cousant des vêtements...

Finalement, Amandine avait limité les dégâts. Elle était tombée amoureuse d'un type affreux certes, mais, au moins, c'était un être humain !

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Commentaires récents

Or

Nouchka et la couronne maudite m'a un peu moins plu que le premier tome de la trilogie, mais je ne suis tout de même pas déçue de l'avoir relu, car il m'a fait passer un bon moment de détente entre deux lectures plus sérieuses. Même si j'ai trouvé son dénouement extrêmement bâclé et ses péripéties un peu moins passionnantes que dans Nouchka et les géants, je me suis amusée à me replonger dans cet univers farfelu, j'ai beaucoup aimé y retrouver Nouchka et ses pensées teintées de sarcasme, et puisque là encore je ne me souvenais que d'infimes bribes, j'ai pu profiter du suspense sans savoir à l'avance ce qui allait se dérouler par la suite.

Bien que les aventures du premier tome soient, à mon avis, légèrement meilleures que celles-ci, j'ai beaucoup aimé les nouvelles idées originales et parfois complètement folles que Brussolo a mis en place dans ce deuxième tome. On pourrait croire qu'en 150 pages, l'histoire sera peu développée et qu'elle ne comportera pas plus de détails loufoques que ceux évoqués dans le résumé, mais c'est complètement faux. En l'espace d'une dizaine de chapitres, Brussolo parvient à nous étonner une multitude de fois, en faisant constamment apparaître de nouvelles inventions, de nouveaux personnages et de nombreux rebondissements qui rendent son histoire mouvementée et captivante malgré la fine épaisseur du bouquin. Spoiler(cliquez pour révéler)Comme dans mon commentaire pour le premier tome de la série, je marquerai ici les idées qui ont su retenir mon attention encore plus que les autres (bien qu'elles soient quand même toutes très originales) : les Sylves, un peuple qui se transforme en arbres quand ils atteignent l'âge de 14 ans ; le fait que les nobles et les serviteurs ayant conspiré contre Zafar, le Premier Ministre, soient changés en statuettes que les chats du palais s'amusent à faire tomber de leurs étagères afin de les briser ; la couronne maudite qui permet à n'importe quel membre de la famille royale, quand il la porte, de devenir extrêmement intelligent, mais qui, à terme, rend son propriétaire complètement fou (d'ailleurs, le fait qu'un asile accueillant les anciens rois qui se prennent désormais pour des animaux ait été construit près du palais m'a fait sourire) et qui brûle la cervelle de n'importe quelle personne extérieure à la dynastie des Anagatos qui oserait la porter ; les cerises mortelles dont raffolent les sorcières mais qui ne doivent être touchés par les humains sous aucun prétexte puisqu'il suffit de les effleurer pour mourir instantanément ; le génie de l'eau qui tente de tuer quiconque s'approche d'un peu trop près de l'océan et qui interroge les sirènes y vivant, et qui, quand il rate son coup, lance une espèce de malédiction sur la personne concernée, qui ne peut plus s'approcher d'un quelconque point d'eau (même d'un simple verre d'eau !) sous peine d'être noyé par cette quantité de liquide que le génie peut multiplier jusqu'à 10 000 ; le pèlerinage des mal aimés qui, après avoir eu le cœur brisé, veulent s'approcher des sirènes afin d'écouter leur chant envoûtant qui leur permettra ainsi d'oublier jusqu'au dernier souvenir de celui ou celle qu'ils ont aimé et qui les a fait souffrir, mais qui s'exposent du coup au risque de devenir complètement amnésique, de perdre toute volonté de continuer à vivre et qui, bien souvent, finissent ainsi par se jeter dans l'eau pour être ensuite dévorés par les sirènes ; l'étang magique situé non loin du château, qui existe depuis toujours et qui endort et emprisonne pour l'éternité tous les êtres vivants (même des dinosaures !) qui y plongent ou qui sombrent dans ses eaux ; et le passage où, désireux de sauver les mal aimés qui veulent à tout prix s'approcher des sirènes malgré le danger, le compte de Marzamora leur fait boire un philtre d'amour afin de leur trouver à chacun un ou une partenaire qui leur permettra d'oublier la personne qui leur a brisé le cœur et qui force même Nouchka et Amandine à en boire car il croit qu'elles font parti de ces jeunes déprimés : j'avais d'abord cru que le fait que Nouchka et son partenaire fixent respectivement un cheval et une statue afin de tromper les effets du philtre et de ne pas tomber amoureux l'un de l'autre les sauverait, et je n'ai pas pu m'empêcher de sourire lorsqu'ils se sont progressivement intéressés d'une façon de plus en plus curieuse au cheval et à la statue, bien que l'effet de la potion n'ait, heureusement, pas duré très longtemps.

En ce qui concerne les personnages, j'aime toujours autant Nouchka qui reste fidèle à elle-même, qui continue à s'adresser à nous d'une façon humoristique, et qui, même si elle ne le montre pas toujours, peste souvent contre l'attitude un peu trop délicate et superficielle de la princesse Amandine.

Pour ce qui est de ce nouveau personnage, je dois avouer que je ne me suis pas vraiment attachée à elle. Bien qu'il s'agisse du second protagoniste de ce deuxième volume et de la personne à sauver, qui la place donc au cœur du roman, je ne l'ai pas particulièrement appréciée, la trouvant un peu agaçante par moments, surtout quand elle ne prenait pas la peine d'écouter Nouchka et semblait irritée quand elle la mettait en garde contre la chauve-souris vampire qui venait lui pomper du sang toutes les nuits, et le fait qu'elle se désintéresse complètement d'elle à la toute fin, alors que Nouchka a risqué sa vie pour la sauver n'a évidemment pas amélioré mon opinion à son sujet.

Enfin, j'ai été déçue de constater que la valise perde beaucoup d'importance dans ce tome. Alors que dans le premier volume, elle était constamment présente, à donner son avis sur tout, à tenter Nouchka par tous les moyens afin qu'elle l'ouvre pour découvrir ce qu'elle renfermait, et à se moquer d'elle et Poppie, ici elle est rarement intervenue et chaque fois qu'on entendait à nouveau parler d'elle, c'était généralement pour sauver Nouchka et Amandine d'un coup de baguette magique. En clair, elle n'a servi qu'à résoudre certaines situations périlleuses dans lesquelles se fourraient les deux jeunes filles, et j'ai trouvé ça un peu trop facile. De plus, j'aurais aimé qu'elle se montre aussi ironique et hautaine que dans le premier tome car son caractère difficile apportait un peu de piment à l'histoire alors qu'ici, elle s'est contentée de parler uniquement pour donner des informations à Nouchka sur tel ou tel sujet, sans vraiment faire ressortir sa personnalité.

Quant à Poppie, j'ai trouvé dommage qu'elle n'accompagne pas Nouchka dans cette aventure. Elle s'était montrée particulièrement drôle et intéressante dans le tome précédent, et je pense que si elle s'était rendue au palais et s'était retrouvée face à la délicate Amandine, on aurait eu droit à pas mal de situations cocasses. J'espère au moins que ces deux derniers personnages reprendront de l'importance dans le prochain et dernier tome, et que l'on saura enfin ce que renferme cette mystérieuse valise !

Pour terminer sur le dénouement, comme je le disais plus haut, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir affaire à une fin bâclée, comme si l'auteur, qui avait pourtant bien développé le scénario jusque là, s'était soudain lassé de cette histoire et voulait passer à autre chose. C'est dommage car il aurait suffit de quelques pages supplémentaires pour ne pas précipiter autant les choses et rendre la conclusion un peu plus crédible. Spoiler(cliquez pour révéler)En fait, à partir du moment où Zafar accède au trône et vole tout l'or du palais dans la nuit, les choses s'accélèrent à un rythme fulgurant et en à peine trois pages il me semble, tout est réglé. Nouchka le piège sans aucun problème, comme s'il ne s'était pas préparé à ce que quelqu'un assiste à sa fuite, puis Amandine libère son père en prononçant la formule donnée par la sirène, tout se passe évidemment pour le mieux, la princesse en oublie presque l'aide de Nouchka (ainsi, l'histoire s'achève plus rapidement), et notre héroïne, qui reste complètement invisible aux yeux du roi et des autres nobles alors que sans elle, tout le royaume aurait été perdu, finit par décider de rentrer chez elle, où elle retrouve Poppie qui, plongée dans ses romans, n'a même pas remarqué son absence, et le tome s'arrête là. Tout est résolu en quelques paragraphes, d'une façon bien trop brusque alors que la quête pour la simple formule destinée à réveiller le roi a occupé la moitié du livre. De plus, le fait que Zafar soit vaincu aussi facilement et rapidement le décrédibilise un peu. Je ne me souvenais pas qu'il s'agissait d'un vampire (et donc de la chauve-souris qui mordait Amandine toutes les nuits), mais cette explication ne paraît quand même pas très réaliste, puisqu'il lui suffit de porter un masque et des longs vêtements sombres pour se protéger du soleil, alors qu'il devrait au moins rôtir un peu, sans réelle protection contre le soleil. Et puis, le fait qu'il soit, avec ses espions, aussi vite réduit en poussière juste parce que Nouchka fait tomber son masque, exposant ainsi son visage au soleil, m'a semblé vraiment trop simple. D'ailleurs, pourquoi les bonshommes sont-ils morts d'un seul coup, eux aussi ? Je suppose qu'ils avaient été créé par Zafar (ça me semble être la seule explication plausible) et qu'à partir du moment où leur maître meurt, ils suivent le même chemin, mais j'aurais aimé avoir confirmation de cette hypothèse. Bien sûr, ce roman reste destiné à un public jeune, qui ne se pose pas autant de questions et qui ne prête pas vraiment attention aux fins bâclés (je me souviens que tout ça ne m'avait pas du tout choqué lors de ma première lecture) mais je pense tout de même que l'auteur aurait pu faire quelques efforts supplémentaires pour rendre son dénouement plus crédible et moins rapide.

Enfin, dans l'ensemble, Nouchka et la couronne maudite reste un très bon roman jeunesse, qui peut facilement se lire en un ou deux jours, qui est toujours aussi truffé d'idées farfelues que dans le tome précédent, et qui nous offre une lecture sans prise de tête, teintée d'humour et idéale pour se détendre entre deux récits plus complexes.

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Or

J'ai préféré le premier tome. Mais ce deuxième livre était tout de même captivant.

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Activité récente

Évaluations

Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 35
Commentaires 2
Extraits 12
Evaluations 11
Note globale 6.91 / 10

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