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Nous étions les hommes



Description ajoutée par annick69 2016-09-12T15:19:51+02:00

Résumé

C’est l’une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de bambous. Chaque fois que l’une d’elles fleurit, tous ses spécimens, où qu’ils se trouvent sur Terre, le font exactement au même moment. Ensuite, l’espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du cygne, ni l’empêcher. Aujourd’hui, l’homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à son apogée, il risque de disparaître… Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes. Si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux. C'est le début d'une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé...

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Classement en biblio - 205 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Sheilap15 2017-06-16T22:17:43+02:00

« — Je suis bien d’accord. Le père Endelbaum m’expliquait que vous aviez présenté un mémoire. De quoi s’agissait-il ?

— En fait, il y a trois ans, j’ai assisté à la réunion d’un groupe de travail qui a littéralement changé ma façon d’envisager la structure mentale de notre espèce. J’ai décidé de suivre leurs travaux. Nous organisons souvent, avec des représentants d’autres courants religieux, des rencontres autour de sujets au croisement du sociologique, du philosophique et du spirituel.

— Quel était le thème de celle-là ?

— « Pourquoi l’homme se coupe-t-il de son âme ? ».

— Excellent pour un devoir de philo…

— Autour de la table, il y avait des chrétiens, des musulmans, des juifs, des bouddhistes et des athées. Durant les trois premières réunions, les discussions se sont orientées vers des analyses du concept d’âme et de la place qu’il tient dans notre nature. Tous s’accordaient sur le fait qu’après une première phase de développement matériel, chaque civilisation en son temps avait entamé une ère plus spirituelle. Mais l’évolution est toujours la même. À la faveur d’un monde de plus en plus global, les différentes civilisations se sont progressivement rejointes, nivelant les différences. Parallèlement, la science a réussi ce qu’aucune religion n’est parvenue à faire : les progrès ont unifié le monde bien plus efficacement que les croyances. On partage les technologies, pas la foi. Du coup, au milieu du XXe siècle, la science a pris le pas sur les religions et toutes ont commencé à décliner.

— Vous le déplorez ?

— Je déplore l’obscurantisme, docteur, aussi bien dans les religions que dans les sciences. Ce groupe de travail avait mis des mois à synthétiser quelques vérités de haute volée, mais les conclusions étaient, à mon goût, trop éloignées du concret de la vie. J’ai malgré tout continué à suivre leurs travaux et j’ai bien fait parce que cela s’est avéré passionnant. Sous l’impulsion des athées, ils sont revenus à une approche à hauteur d’homme. Loin des grands principes analytiques, ils ont replacé l’individu au centre de leurs raisonnements. Ils sont partis du constat que, en pourcentage, le nombre de patients atteints de démences et de dysfonctionnements psychiques divers n’a pas cessé d’augmenter durant le dernier siècle. Ce phénomène est contemporain à l’avènement de la science. Partout sur la Terre, ces maladies prolifèrent. On pointe le vieillissement, la pollution, le stress. La science n’est pas coupable en tant que telle, mais les intervenants se sont alors demandé si le recul de la religion n’y était pas pour quelque chose.

— Vous prêchez pour votre paroisse…

— Non, docteur. Cela pose simplement une interrogation essentielle : qu’est-ce que la religion apporte aux gens, que notre époque leur a retiré ?

L’esprit de Kinross était en éveil.

— Poursuivez.

— Il fallait se poser cette question au-delà de tous les particularismes religieux. Qu’est-ce que les cultes, d’où qu’ils proviennent, passés ou présents, juifs, bouddhistes, musulmans ou chrétiens ont en commun, réellement, quotidiennement ? 

— Dieu ?

— Bien sûr, docteur, mais peu d’entre nous le rencontrent tous les jours… Je vous parle d’une réalité tangible, qui influence notre façon d’être, qui façonne nos jours. Il leur a fallu du temps, mais ils ont trouvé trois éléments fondamentaux. Trois points qui, par-delà le temps et l’espace, sont communs à tous les cultes. Le premier concerne le lieu : tous se déroulent dans des endroits calmes, silencieux, où l’on se trouve isolé du quotidien. Le second concerne l’obligation de s’interroger sur ses propres actes sous le regard d’une autorité supérieure – appelez ça l’examen de conscience ou la méditation, mais cette approche est à chaque fois présente. Et le troisième est la prière, la demande, le souhait. Quelle que soit la religion, quelle que soit la période ou la langue, vous rencontrez toujours ces trois éléments. Et notre époque nous les a effectivement retirés. Plus le temps de penser, plus de capacité à s’isoler, plus d’autorité supérieure cohérente, il y a toujours une voix pour vous dire que vous avez bien agi pendant que l’autre vous condamne. Toujours un téléphone qui sonne, toujours une chanson à la mode, quelque chose qui vous distrait et vous empêche de penser. On a prouvé que la faculté de concentration des enfants régressait depuis deux générations. On sait aussi que ce que les personnes âgées écoutent le plus, c’est la télé. Jamais de temps pour s’interroger, pour imaginer, plus de vrais échanges ; du mouvement, du bruit mais plus aucun repère. Il y a de quoi vous rendre fou.

Le propos de Schenkel trouva un drôle d’écho au plus profond de Scott. Intuitivement, naturellement, à travers les centaines de cas étudiés, cet aspect-là venait compléter le puzzle de son analyse sans contredire aucune des autres convictions qu’il s’était forgées.

Il se pencha vers Thomas :

— Est-il possible de lire votre mémoire ?

— Il est à votre disposition.

— J’aimerais que vous jetiez un œil à ce que le professeur Cooper et moi avons découvert. Votre approche peut être très utile. 

Kinross hésita puis ajouta :

— En fait, j’aimerais beaucoup que nous puissions travailler ensemble.

Schenkel ouvrit les bras avec un grand sourire :

— Avec plaisir, docteur. D’autant que l’histoire de mon mémoire ne s’arrête pas là.

— C’est-à-dire ?

— Tout ce travail a déclenché une tempête dans mon esprit. Et à force d’y penser, j’ai découvert un quatrième élément commun à tous les cultes. C’est tout bête, mais personne n’y avait pensé. Lorsque j’en ai fait part au groupe de travail, les membres m’ont proposé de me joindre à eux, et c’est ensuite que mes supérieurs m’ont nommé au service de recherche où j’ai rencontré Devdan.

— Quel est cet élément ? »

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Commentaire le plus apprécié

Or

Scott Kinross et Jenni Cooper, respectivement docteur et généticienne, travaillent ensemble plus déterminés que jamais, pour essayer d'éradiquer ce fléau qu'est la maladie d'Alzheimer, maladie qui touche de plus en plus de personnes. Ils font une découverte fondamentale et leurs efforts sont en passe d'être récompensés... mais la concurrence est rude et certains sont prêts à tout pour s'approprier cette découverte... Scott et Jenni rencontreront bien évidemment beaucoup d'embûches sur leur route...

C'est "L'Exil des Anges", que j'ai beaucoup apprécié, qui m'a fait connaître Gilles Legardinier. "Nous étions les hommes" est, selon moi, encore meilleur.

Ce thriller est avant tout une course contre la montre, une lutte acharnée des protagonistes, une enquête à cent à l'heure où l'on va de surprise en surprise et où le suspense est maintenu jusqu'à la fin. Je conseille vivement cette lecture qui mêle suspense, belle intrigue et rebondissements.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par MissCroqBook 2020-08-25T18:32:55+02:00
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Gilles Legardinier est un de ces auteurs à l’écriture hétéroclite : il peut passer de la comédie au contemporain ou au polar, le tout avec beaucoup de brio. Mis à part pour son roman Une fois dans ma vie pour lequel j’avais eu du mal à accrocher, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à découvrir ses histoires. Et celui-ci n’échappe pas à la règle. De l’action, des frissons, des rebondissements, des secrets, du danger… tout est réuni ici pour nous faire tourner les pages sans avoir envie de nous arrêter. La plume est fluide, incisive et percutante mais aussi sensible et douce. L’auteur alterne entre ses différents aspects dans son écriture et nous fait passer un excellent moment de lecture très riche émotionnellement. Peur, dégoût, rire, admiration, tristesse, joie…on enchaîne les émotions aussi vite que l’on change de chapitres.

Au-delà de l’intrigue, l’auteur aborde aussi avec beaucoup de sensibilité la maladie d’Alzheimer et surtout la relation entre le malade et ses proches. L’impuissance que l’on ressent face à l’évolution de la maladie et à la perte d’un être cher tel qu’on l’a toujours connu, la douleur de ceux qui « restent » mais aussi les sentiments du malade lui-même sont on ne peut plus touchants.

Côté personnages, on a affaire à deux catégories. D’un côté il y a Scott et Jenni, deux scientifiques idéalistes qui ont à cœur de faire évoluer la médecine et les mœurs. Parfois un peu naïfs, toujours francs et honnêtes, ils sont des symboles de bonté et de bienveillance. De l’autre côté, on retrouve des personnages plus difficiles à cerner et sur lesquels on se pose beaucoup de questions. Pour ne pas vous spoiler si vous n’avez pas lu ce roman, je ne citerai par leurs noms. Ils apportent du sel et du piquant à l’histoire, un aspect plus brut et intrigant en parfait contraste avec nos deus scientifiques. Mais encore une fois, je vous laisse en découvrir plus par vous-même.

En bref, un roman qui associe avec brio le thriller et la science et nous emporte dans une histoire, certes parfois prévisible mais surtout addictive et pleine d’émotions. Un roman à découvrir sans hésitation !

https://misscroqbook.wixsite.com/misscroqbook/post/nous-etions-les-homme-gilles-legardinier

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Commentaire ajouté par Chipuliara 2020-08-23T21:31:41+02:00
Bronze

L'intrigue se laisse lire très facilement, et s'enchaîne de manière très naturelle. Je déplore juste l'approche très hétéronormée du début puis de la fin. Entre les deux, la romance quasi non-exsiante ne gêne pas l'action, et c'est déjà très d'agréable.

Spoiler(cliquez pour révéler)Étant donnée l'alchimie immédiate entre Hold et Kinross, j'ai vraiment cru pendant une bonne partie du livre qu'ils finiraient ensemble, mais non. Je pense que ça aurait rendu le livre, genre, dix fois meilleur ! Mais ce n'est que mon avis ;)

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Commentaire ajouté par tamimou83 2020-04-18T14:42:11+02:00
Diamant

Un livre que je recommande grandement. Je l'ai dévoré sans pouvoir m'arrêter une seule minute !!

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Commentaire ajouté par Nocturis 2020-04-12T10:10:11+02:00
Or

Un très bon policier venant d'un auteur dont je ne lisais jusque là que ses romans légers et pleins d'humour.

Outre le fait qu'on voit que l'auteur s'est énormément documenté sur la maladie d'Alzheimer (et sur d'autres sujets scientifiques), on sent aussi qu'il a fait un très gros travail sur l'intrigue. Par moment, on peut se demander s'il n'est pas en train de se perdre au milieu de tout ces petits groupes qui n'ont pas vraiment l'air liés les uns aux autres, mais plus on avance dans l'histoire, plus on comprend pourquoi ces personnages ont été introduits.

On démarre l'histoire avec la maladie d'Alzheimer et on finit celle-ci en parlant des industries pharmaceutiques, des brevets et sur l'impact que ceux-ci ont sur notre vie.

Une très bonne intrigue médicale qui prouve que Gilles Legardinier a un excellent talent de conteur, quel que soit le sujet.

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Commentaire ajouté par Jean-Bernard 2020-01-03T14:44:25+01:00
Envies

Je mes suis régalé avec son livre le "Premier miracle", aussi pourquoi pas avec celui ci...C'est bien fait, bien ficelé mais je n'ai pas retrouvé l'élan et la saveur du livre qui m'avait tant plu. Quoiqu'il en soit, cela reste un bon moment de lecture et d'évasion, n'est ce pas le plus important ?

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Commentaire ajouté par virginieMT 2019-12-09T23:41:28+01:00
Commentaire ajouté par Emakhtila 2019-08-23T09:37:23+02:00
Argent

N'étant pas fan du style je n'aurais pas lu ce livre s'il n'était pas de cet auteur que j'apprécie pour ces comédies contemporaines. C'est donc par pur curiosité que je l'ai ouvert. Même si ce n'est pas son livre que je préfère et que l'histoire est plus sombre que ces autres romans, on retrouve sans conteste son côté très humain, l'émotion est bien présente. Et c'est encore plus vrai du fait qu'ils ne combattent pas réellement un ennemi (même si....) mais une maladie déjà présente autour de nous et qui remet en question notre place sur Terre.

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Commentaire ajouté par Stephan 2019-07-19T17:16:40+02:00
Commentaire ajouté par Brunilde 2019-02-15T14:15:47+01:00
Bronze

Deux scientifiques, une généticienne et un neurologue qui essaient de trouver les causes de la folie meurtrière et soudaine à partir des indices statistiques. Ce n'est pas vraiment ou pas seulement un thriller sur la maladie d'Alzheimer.

La suite est un peu fourre-tout : mise en cause des entreprises pharmaceutiques qui ne sont pas philanthropiques, ou bien milliardaires qui peuvent tout se permettre y compris acheter des expériences brevetées.

L'histoire commençait bien mais je reste un peu sur ma faim. Car, où l'auteur voulait-il en venir ? A la fin de cette lecture, je ne sais pas.

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Commentaire ajouté par Chalala 2019-01-24T21:22:25+01:00
Lu aussi

Trouvant les comédies de Gilles Legardinier, bien que plaisantes, un peu légères, j'ai choisi ce thriller avec la curiosité de voir comment l'auteur se débrouillait avec ce genre.

J'ai été impressionnée par la documentation qu'il a réuni autour de la maladie d'Azeimer, des neurosciences...

Il ne nous cache pas le pouvoir des industries pharmaceutiques et jusqu'où elles sont prêtes à aller pour l'argent...

Une lecture qui nous tient éveiller et qui nous rappelle malheureusement la dure réalité des grandes firmes multinationales dont l'unique objectif et le profil au détriment, parfois de milliers de vie humaine...

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Dates de sortie

Nous étions les hommes

  • France : 2011-01-13 (Français)
  • France : 2014-01-09 - Poche (Français)

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