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Bibliothèque de ntoufid : Liste d'Or

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Raison et Sentiments (Manga) Raison et Sentiments (Manga)
Po Tse    Jane Austen   
franchement j'ai adoré!!
On retrouve l'univers de Jane Austen mais cette fois ci dans une version illustrée
Les personnages sont géniaux en version manga et les graphismes magnifiques
Une adaptation plus que réussie
Crime et châtiment Crime et châtiment
Fiodor Dostoïevski   
Ça, c'est du solide, du vrai. À connaître absolument. Qui a lu sait pourquoi.
Et qui n'a pas lu...qu'il ne tarde pas !
Car autant de vérité sur l'Humain, autant de psychologie, autant de profondeur, de clairvoyance et de force, ne se trouve pas à chaque coin de rue...ni d'étagère, d'ailleurs.
Les Frères Karamazov Les Frères Karamazov
Fiodor Dostoïevski   
Ce livre c'est un condensé de la russie où chacun des trois fréres représente une facette de la russie : Aliochia la religiosité, Ivan l'esprit et Dmitri la fougue.

Ce livre est, à mon gout celui qui permet au travers de ces trois personnages de mieux comprendre la fameuse "âme slave"

par cedricT
Le Peuple d'en bas Le Peuple d'en bas
Jack London   
Voici encore une lecture dont on ne sort pas indemne et qui me hantera durant de longues années.

Pourtant, je savais dès le départ que la vie dans l'East End n'avait rien d'une réjouissance et que les pauvres gens qui y vivaient le faisaient dans des conditions misérables et très peu hygiénique.

Mais ce que je pensais, ce que je savais était en deçà de la réalité et il fallait bien l'enquête de Jack London pour nous faire découvrir les choses horribles qui faisaient de l'East End un endroit pire que les abîmes décrites dans la Bible.

Comment est-ce possible autant de misère noire, des gens qui ne mangent pas à leur faim tous les jour, qui ne trouvent pas de travail, alors que l'Angleterre est à son apogée, toute puissante et civilisée ?

Mauvaise gestion, comme toujours… Et Jack London ne se prive pas de nous l'expliquer en fin d »ouvrage, avec chiffres à l'appui, et je vous jure que ça fait froid dans le dos.

Quant aux associations qui, soi-disant, aidaient les gens de l'East End à s'en sortir, elles le faisaient mal, puisqu'elles abordaient les problèmes avec des idées complètement fausses, même si elles étaient sincères car hélas, elles approchaient l'existence de ces malheureux sans la comprendre.

Sans entrer dans les détails, je vous dirai que j'ai lu la misère des pauvres gens qui vivaient entassés à 6 ou 8 dans la même pièce, qui sous-louaient à d'autres une place assise par terre, ou, pire encore, je ne vous parlerai pas du même lit loué à trois personnes différentes, chacune l'occupant à tout de rôle selon son horaire…

Il y a, dans ses situations miséreuses, une sacrée dose l'illogisme et le terrible cercle vicieux de celui ou celle qui se faisait broyer et qui n'avait plus la possibilité de s'en sortir.

Illogique dans le sens où les gens qui allaient dormir une nuit à l'asile se devaient de se réaliser des travaux pour cet asile, travaux lourds, sales, qui leur auraient rapporté plus qu'un morceau de pain sec s'ils l'avaient réalisé pour le pire des patrons capitalistes !

Oui, l'exploitation de la misère humaine se faisait sur le dos des plus pauvres et par les institutions qui auraient dû les aider… Et qui au lieu de ça, les faisait plonger toujours un petit peu plus dans l'abîme.

Illogisme aussi dans le fait que les policiers empêchaient les clochards de dormir à la belle étoile, forçant ces pauvres gens à porter la bannière (comme on dit) jusqu'aux petites heures (marcher tout le temps), jusqu'au moment où l'on ouvrait les parcs publics (vers 4 ou 5h du mat') et où tous ces gens, épuisés de leur nuit blanche, allaient s'étaler sur des bancs, choquant ensuite les gens biens pensants qui les trouvaient, à 10h du matin, en train de ronfler sur les pelouses.

Sans parler du sadisme dans le fait que l'argent que certains nantis donnaient aux pauvres, ils l'avaient eux-mêmes arraché aux pauvres via les loyers indécents ou sur le prix des marchandises de première nécessité…

Là, on ne m'apprend rien, je le savais déjà, hélas…

Facile… Certains riches propriétaires louaient des taudis à des prix prohibitifs, amassaient du fric sur le dos des habitants de l'East End, puis, ces messieurs bien-pensants allaient ensuite tranquillement à l'église, se permettant même, en plus, de conseiller les travailleurs sur la meilleure façon d'utiliser l'argent qu'il leur restait, celui que ces riches patrons ou proprios n'avaient pas pris.

Sade, reviens, on a trouvé plus sadique que toi ! Machiavel, c'est de toi ces belles idées ? Non, tu n'avais rien inventé, juste observé l'Homme et ses pires travers.

L'Homme est un loup pour l'Homme, et cette citation ne rend pas hommage aux loups qui sont plus civilisés que certains Humains, riches à foison, et qui veulent devenir encore plus riche, le tout sur le dos des plus pauvres, sinon, c'est pas drôle.

Je pourrais vous en parler durant des heures de ce superbe roman et vous donner à vous aussi, l'envie d'aller vomir sur le genre humain.

Riche idée, en tout cas, qu'à eue Jack London, de se déguiser en clochard pour aller explorer ces quartiers interdits de Londres – cette face cachée, soigneusement cachée, du plus puissant empire de la terre.

Et encore, London avait encore cette chance de n'être là qu'en immersion et d'avoir la chance, ensuite, de rentrer dans son petit logement, de se laver, de se changer, de pouvoir dormir sans risque d'être dérangé, seul dans son lit et de pouvoir manger, alors que les autres étaient condamnés à marcher dans les rues, le regard rivé au sol, se baissant sans cesse pour se nourrir de miettes, de pépins de fruits, de trognons de chou noirs de suie échappés au balai de l'éboueur.

Un roman noir très fort, douloureux, qui ne sombre jamais dans le pathos, se bornant à nous rapporter ce qu'il a vu, entendu ou "testé" lui-même.

Jack London a un talent de conteur, c'est, en plus, un observateur impitoyable et j'aurais aimé lire sa première version, celle dans laquelle il mettait l'accent sur la responsabilité des gens en place et du roi Edouard VII, mais l'éditeur a préféré qu'il mette l'accent sur les faits divers liés à la criminalité.

Dommage… Malgré cette censure qu'on lui demanda, on a toujours une petite pique envers le pouvoir en place.

Il n'en reste pas moins que ce roman est la description d'un Enfer sur terre et que les portraits qu'il nous livre sont fouillés, sordides, touchants, inoubliables.

Un roman qu'on lit mal à l'aise parce que nous, on ne vit pas à 8, ou 10, ou 12 dans une même pièce, sans fenêtres et que tous les jours, on mange au moins plus qu'à notre faim.

Une véritable immersion, sans fards, sans artifices, sans édulcorants dans la misère la plus noire, une description des lieux et des faits sans concession, une critique acerbe de la société des riches, de la société bien-pensante, une dénonciation de cette abomination et la preuve, noir sur blanc, que ces pauvres gens n'en pouvaient rien et n'auraient jamais pu s'en sortir, pas à cause d'eux, non, mais à cause du système capitaliste, un système pervers qui crée la misère et qui y maintient les gens.

Méditons sur cette phrase "La civilisation a centuplé le pouvoir de production de l'humanité et, par suite d'une mauvaise gestion, les civilisés vivent plus mal que des bêtes".
Le Vagabond des étoiles Le Vagabond des étoiles
Jack London   
J'ai été bluffée par ce livre. Toute ces histoires réunis dans un seul et unique livre, toute ces histoires étroitement liées. La plume de Jack London est formidable, c'est comme si l'on entrait dans un rêve fabuleux qui vire de tant à autres au cauchemar ou à la belle vie.

par myosotis
L'Éducation sentimentale L'Éducation sentimentale
Gustave Flaubert   
Ce livre est un désœuvrement… Que raconte-t-il ? Pas grand chose et il ne s’y passe presque rien ! Pourtant, j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ; parce que je me suis peut-être un peu reconnu dans cette vision passive de l’existence. Mais ce qui m’a surtout marqué, c’est la qualité de la langue, le style de l’écriture avec lequel Flaubert est parvenu à me passionner pour un récit fait de petits riens. Les descriptions sont de vrais poèmes et cette éducation est d’une clarté sublime sur les sentiments des personnages, leurs vies, leurs états d’âme et leurs amours.
Flaubert nous offre ici un livre sur la grisaille des amours bourgeois, la grisailles des cœurs inertes et sur la niaiserie des souffrances de gens trop bien naît. C’est aussi un roman de passions. Frédéric Moreau a une passion ardente, sublime mais platonique pour madame Arnoux ; une passion charnelle avec Rosannette, encore une autre, plus intéressée avec madame Dambreuse. D’autres personnages ont eux, des ardeurs pour leur carrière et la gloire comme Deslauriers. Arnoux à lui, l’appétit pour l’argent et les femmes tandis que Pelerin a une adoration pour l’art. Etc. … Ainsi, tous ses personnages (et bien d’autres encore ; ils sont très nombreux dans ce roman) ont pour point commun la recherche vaine d’un idéal et d’une félicité qui semble leurs être promise. Malheureusement, ses exaltations sont éphémères et c’est la vacuité, l’échec de leurs vies (sentimentales et sociales) qui prédomine. Flaubert pourfend ainsi la bourgeoisie de province, incarnée par tous ses jeunes gens séduisants mais décevants. Se sont les rois de l’occasion manquée, les fils d’une révolution trop ambitieuse pour eux. Les occasions se multiplient mais ils n’en saisissent aucunes. Leurs désirs s’étiolent ; leurs projets meurent par manque de volonté… Frédéric Moreau, le personnage central de l’éducation sentimentale est un homme médiocre, influençable, insignifiant, hésitant… Je l’ai même souvent trouvé pathétique ! Sa participation même à des événements politiques bouillonnants, terribles et tragiques comme la fin de la monarchie de juillet, la révolution de 1848 et l’avènement de la seconde république deviennent fade à son contact. Il est si imbu de lui-même et sa personne est si ennuyeuse !
Mais que j’ai apprécié ce très bel ennui…


par RMarMat