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Bibliothèque de Oceanis : Liste d'Or

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Moisson Moisson
Jim Crace   
Pas de lieu,l'Angleterre certainement, au vu de la nationalité de l'auteur et des consonances des noms propres, pas de date, mais dans le passé, début XIX prémices de la révolution industrielle du pays.
Une société fermée de paysans-serfs, mais sans curé sans église ni bondieuserie, seulement un Maître et la dure loi de la Terre qui ne rend pas toujours ce qu'on lui a donné en sueur et en souffrance.
En une semaine,avec l'arrivée de 3 étrangers et concomitamment d'un héritier voulant imposer ses vues progressistes sur la gestion du domaine, on assiste à la destruction de ce monde racontée par un des paysan, frère de lait du Maître mais serf avant tout.C'est un récit à l'écriture superbe- et la traduction idoine- , une ode à la nature, une exploration de la psyché humaine et ses sentiments:peur,racisme,intolérance,violence,lâcheté,rancune,egoîsme,désir,courage,fidélité, mais sans pathos aucun.
Bref un livre qu'on aimerait faire lire à ses amis.


par Oceanis
Purge Purge
Sofi Oksanen   
Un roman totalement déroutant!
Au début, il est difficile de rentrer dans l’histoire et les personnages n’ont rien de sympathiques…
La façon dont se déroulent les chapitres est aussi un peu compliquée, par de nombreux aller et retours dans plusieurs époques.
Lorsque l’on se laisse finalement guider par l’auteur, on découvre un nouveau pays L’Estonie, que l’on connaît nous occidentaux, de nom, mais sans plus…
Les histoires d’Aliide et de Zara sont finalement absolument terribles, et plus terrible encore est de se rendre compte que cela ne se passait pas si loin de chez nous et surtout dans une époque vraiment pas si lointaine (1992)!
Il y a davantage de mauvais sentiments que de bons (jalousie, mensonges, meurtres, tortures, viols, trahisons, culpabilité, peur, folie, etc…) ce qui fait que ce roman est plutôt noir, comme malheureusement l’a été la vie de certaines personnes de cette époque et de ces lieux…
Et, à la fin, il y a pour moi, encore de nombreuses questions sur ce qui s’est passé ensuite…
L'axe du loup : de la Sibérie à l'Inde? sur les pas des évadés du Goulag L'axe du loup : de la Sibérie à l'Inde? sur les pas des évadés du Goulag
Sylvain Tesson   
J'ai beaucoup aimé suivre Sylvain Tesson dans son voyage. C'est toujours intéressant d'avoir un brin d'histoire aux côtés de magnifiques descriptions de paysages !
J'adore découvrir les différentes cultures et leur manière d'appréhender la vie. La liberté est un concept primordial pour l'être humain, et ce livre nous en dévoile une grande partie. Redécouvrir le chemin qui a été parcouru par des personnes désirant vivre et être libre, je trouve ça vraiment intéressant.
Encore une fois, je ne suis pas déçu de cette lecture que je recommande ! On apprends des choses sur l'histoire, la géographie et différents peuples !

par Wampiir
Au revoir là-haut Au revoir là-haut
Pierre Lemaître   
L'écriture est fluide , précise et maitrisée pour cette histoire à mi-chemin entre le thriller et le témoignage sur la "grande " guerre. Phrases longues, percutantes et angoissantes au début de l'ouvrage , comme pouvaient l'être les sensations d'agonie des soldats dans les tranchées. Le rythme s'accélère sur la fin , au fur et à mesure que s'accélère la course contre le temps des différents protagonistes. Les personnages sont fouillés , pleins de contradictions , mais bien ancrés dans cette époque elle même très ambivalente qui valorise ses morts mais ne tient pas compte de ceux qui sont revenus vivants de ce carnage .
Une belle réussite et un vrai plaisir de lecture.
L'Immeuble Yacoubian L'Immeuble Yacoubian
Alaa El Aswany   
Rue Soliman Pacha dans la ville du Caire en Egypte, s’élève l’immeuble Yacoubian, témoin fabuleux d’une époque et abritant désormais une population en mutation. Si autrefois l’élite et la fine fleur du Caire occupaient les lieux, ses murs cachent désormais des hommes d’affaires ruinés et la terrasse, alors réservée à la domesticité, est le lieu d’habitation des nombreuses familles de l’extérieur dans le besoin et dont les motivations diverses se côtoient, s’entrecroisent, se font et se défont, s’effondrent.

Ainsi, nous ferons connaissance de Zaki Dessouki, vieil homme issu d’une famille riche et influente, ruiné et dont le seul intérêt est celui qu’il porte à la beauté des femmes, Taha, le fils du gardien de l’immeuble, habitant de la terrasse, dont le rêve est d’intégrer la police mais son échec le jettera dans les bras des intégristes musulmans, Boussaïna, amie de Taha, dont les rêves de bonheur sont détruits par les faveurs qu’il faut donner aux hommes pour garder un emploi et qui trouvera en Zaki un allié inattendu, Hatem, journaliste homosexuel, à la recherche de l’impossible bonheur dont il faut cacher la réalité, Hadj el Azam, parvenu à une situation aisée par le biais du trafic de drogue mais qui se cache sous la bienséance de la religion… et tous les autres qui se débattent dans une société aux secrets inavouables où les intérêts personnels vont tisser les destins croisés.

Alaa El Aswany nous livre un récit sur l’Egypte moderne, religieuse, nostalgique, traditionaliste. Il porte un regard qui ne juge pas. Il permet au lecteur de comprendre les motivations de chacun pour un choix de vie, où le vécu prédestine le chemin à suivre. A lire sans retenue.
2084, la fin du monde 2084, la fin du monde
Boualem Sansal   
Boualem Sansal est un écrivain que j'apprécie et continuerai à apprécier. Néanmoins ce livre ne sera pas son meilleur. Je lui préfère un "Rue Darwin" moins grandiloquent et centré sur des gens ou "Le village de l'Allemand" qui raconte la découverte de la Shoah par deux français, des frères d'origine algérienne.

Ce livre-ci est un récit plutôt onirique sur les heurs et malheurs d'un islam obscurantiste. Dans le récit cette religion a triomphé de l'occident en 2084. Dans l'inspiration de l'auteur, on retrouve donc clairement du George Orwell (le titre, la numérotation des quartiers) mais également du Salman Rushdie quand ce dernier produisit son "Les Versets Sataniques" resté célèbre par la volonté de l'ayatollah de Khomeiny.

D'une part, je regrette le ton descriptif du livre, dans un style passablement monocorde et lancinant. Je regrette également que ce livre s'adresse à un public averti voire concerné. Une connaissance plus que sommaire du monde arabo-musulman est nécessaire. Il passe au vitriol une l'Arabie (Abistan dans le roman) où l'extrême richesse des dirigeants voisine avec les démunis, pays qui est incapable de produire la technologie qu'elle utilise, qui pratique la peine de mort, où la femme est une marchandise. Pour sa description de la capitale de ce pays fantasmé (la cité des dieux d'Abigouv), il me semble que son inspiration est alimentée par la vision de certaines citadelles du seigneur des anneaux, à moins que ce ne soit les gratte-ciel des Dubaï et autre Abou-Dabi, auquel il fait une référence sans détour via son Louvre. Il englobe beaucoup d'aspects de la conscience, des préjugés musulmans. Les Regs du ghetto des "Sept soeurs et de la Désolation", fait incontestablement penser à un Israël vu comme une écharde fichée dans le flanc du monde musulman. Il nargue ses lecteurs en insistant sur le fait qu'il y fait bon vivre, que l'on peut s'y fournir de tout. J'enfonce des portes ouvertes quand je prétends que la référence au "Gkabul" est une référence au coran, que la phrase jaculatoire "Yölah et son délégué Abi", çà sonne comme une paraphrase ironique de la stance de la profession de foi. Les traditions musulmanes, l'absence de questionnement dans ces sociétés, la soumission au pouvoir, les charias et autres coutumes ne sont pas épargnées. Quant à ce fameux dieu "Démoc" menaçant la civilisation basée sur ce "Gkabul", l'auteur y peint son propre espoir un peu vain.

Cette contrainte d'être informé sur ce monde s'avère donc indispensable, une obligation pour apprécier tout le sel de la critique. C'est donc en résumé une énorme métaphore dont on retrouve çà et là des éléments qui permettent de les lier à des faits, à des personnages historiques. Pour certains faits décrits je ne retrouve pas de correspondance, le lien, l'événement, la personne à laquelle il fait référence. Le rébus est donc incomplet pour un lecteur francophone moyen. Un exemple entre mille: à quel village l'archéologue Nas fait-il référence? En outre, je subodore que le prénom de certains protagonistes renvoie à des personnages réels: qui sont donc ces Ati et son ami Koa, l'archéologue Nas, les honorables Bri, Ram, Dia, Toz? Je n'ai pas trouvé la clé pour décrypter. Il y en a malheureusement lacune en cette matière, c'est pourquoi ce livre ressemble plus à une critique féroce et tout azimut d'une certaine culture musulmane. Mais c'est un pamphlet personnel.
À ce jour je n'ai entendu aucun prononcé de fatwa sur ce livre. Est-ce que les sommités religieuses auraient compris que la religion c'est matière de la vie privée? J'en doute!




par Biquet
Le Royaume Le Royaume
Emmanuel Carrère   
Raconter les vies de Luc et de Paul à travers le prisme de Philip K.Dick est un pari audacieux et hasardeux. Carrère s'y perd. Au début, Carrère donne l'impression de ne pas savoir comment commencer son livre, puis comment raconter son livre. Son introspection peut faire penser à la Transmigration de Timothy Archer, livre de K.Dick. Mais c'est tout. La lecture se révèle beaucoup trop laborieuse pour s'intéresser vraiment à ce livre.

par EmmaB
Limonov Limonov
Emmanuel Carrère   
histoire réelle d'un personnage haut en couleur qui a tout vécu de la gloire à la déchéance. Après cette lecture on comprend mieux la Russie et son histoire, les russes eux mêmes. C'est un livre qu'on ne lache pas du début à la fin on vit avec ce personnage de limonov antipathique et à la fois attachant. C'est très troublant et on apprend plein de chose, bref un livre rare.

par FRIPE
Ensemble, c'est tout Ensemble, c'est tout
Anna Gavalda   
J'ai adoré le livre.
C'est un fragment de vie qui aurait pu se passer, qui s'est surement passé. On y croit, puisqu'il n'y a aucune raison de ne pas y croire. Les personnages sont attachants, le livre est bien écrit. Ce que j'aime chez A.Gavalda c'est qu'il y a juste à ouvrir le livre et à se laisser bercer. C'est fluide, ça coule tout seul, c'est magnifique.

L'adaptation filmique est très réussie. Pour une fois je n'ai pas été déçue (oui c'est rare) et les acteurs sont tellement à leur place dans cette histoire ... =)

par Gomette
L'Étranger L'Étranger
Albert Camus   
Un livre dérangeant, qu'on aime ou qu'on déteste mais à lire au moins une fois !
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