Livres
472 318
Membres
444 468

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ombre et soleil



Description ajoutée par x-Key 2011-01-27T20:24:46+01:00

Résumé

Octobre 1999. Alors que la Suède plonge lentement dans les ténèbres de l'hiver, le commissaire Erik Winter est sous le soleil d'Espagne, au chevet de son père mourant qu'il a refusé de voir pendant des années. Sa vie est à l'aube de grands chamboulements : le voilà à son tour futur père, Angela s'est installée chez lui, et il va bientôt avoir quarante ans... Un double meurtre particulièrement atroce, commis à quelques pas de son appartement, l'attend à son retour à Göteborg. Angela reçoit des appels anonymes, qui se multiplient à l'approche du Nouvel An. A mesure que le profil du meurtrier se précise, Winter, le chasseur, est à son tour chassé, par un prédateur à la détermination sans faille. Cette troisième enquête d'Erik Winter met en scène une société délabrée, où des adolescents malmenés luttent face à des adultes perdus, capables des plus diaboliques dérapages. Un monde à la fois sauvage et usé, cruel et ordinaire, traité à demi-mot, avec toute l'ambiguïté corrosive qui caractérise Edwardson. Après Danse avec l'ange et Un cri si lointain, Ake Edwardson, grâce à une écriture très personnelle, fait une fois encore la démonstration de son talent exceptionnel.

Afficher en entier

Classement en biblio - 14 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par bellajessica 2013-10-07T16:54:35+02:00

Il avait commencé à pleuvoir. Simon Morelius ajusta la fréquence de la radio, silencieuse depuis cinq minutes. Bientôt vingt-deux heures, et tout était calme. Greger Bartram s’arrêta au feu rouge. Deux femmes traversèrent la rue; l’une se retourna vers la voiture de police et sourit. Bartram leva la main.

– Vingt-sept ans, dit-il. Bien roulée. Je lui plais.

– C’est à moi qu’elle a souri, répliqua Morelius.

– Elle m’a regardé droit dans les yeux. Elle cherchait le contact.

Le feu passa au vert. Bartram s’engagea sur le rond-point de Korsvägen.

– Et c’est là qu’elle a constaté qu’il n’y avait personne.

– Ha, ha.

– Elle t’a regardé droit dans les yeux et elle a vu qu’il n’y avait personne. Rien qu’un flic de plus de quarante ans derrière le volant d’une voiture peinte et les…

Il fut interrompu par une voix de femme.

– Neuf un vingt. Neuf un vingt, venez.

Marmonnements dans le poste, puis la femme à nouveau:

– Il y a quelqu’un par terre devant le Focus de Liseberg. Ivre ou malade. Et un petit groupe de jeunes.

Une patrouille avait déjà réagi à l’appel.

– Reçu. On est dans Prinsgatan, on descend vers Focus.

Morelius s’empara du micro.

– Ici onze dix. On est plus près. On s’en occupe.

– O.K., onze dix.

Le véhicule de la police de proximité de Lorensberg quitta le rond-point et prit la direction du centre commercial. Il y avait un attroupement, des gens accroupis sur le parking. Une fille accourut en voyant Bartram ouvrir sa portière.

– C’est moi qui ai appelé, cria-t-elle en agitant son portable comme s’il allait confirmer ses dires.

Elle avait quinze ou seize ans. Des cheveux raides, luisants, collés à son crâne par la pluie, de grands yeux effrayés, des gestes désordonnés. Elle sentait l’alcool et le tabac.

– Elle est là-bas, Maria est là-bas, mais elle va mieux maintenant.

– J’appelle l’ambulance, dit Bartram.

Morelius la suivit. Les jeunes se tenaient en demi-cercle autour d’une fille qui essayait de se relever. Elle chancela, et Morelius la cueillit de justesse. Elle ne pesait rien du tout. On aurait dit la sœur jumelle de celle qui leur avait adressé la parole, mais ses yeux étaient complètement partis. Là, pour le coup, il n’y avait vraiment personne.

Elle puait l’alcool, et le vomi. Morelius sentit la substance poisseuse sous ses semelles, gare au dérapage. La fille lui jeta un regard qui avait brusquement retrouvé toute son acuité.

– Je veux rentrer, déclara-t-elle.

– Qu’est-ce que tu as pris?

– R… rien. Juste quelques bières.

– Quelques bières, hein?

Morelius regarda le groupe de cinq ou six adolescents silencieux.

– Qu’est-ce qu’elle a pris? Si vous le savez, dites-le, et vite.

Il avait élevé la voix. Ils semblaient avoir peur.

– Ce qu’elle a dit, déclara un type qui portait un bonnet tricoté et un sweat-shirt trop grand pour lui. Quelques bières et… euh… un peu de gnôle.

– Où est la bouteille?

Les jeunes échangèrent un regard.

– J’ai dit la bouteille!

Le type au bonnet glissa la main sous son sweat-shirt et en tira l’objet. Bartram l’examina à la lumière d’une enseigne au néon.

– Je ne vois pas d’étiquette.

– Euh, non.

– C’est quoi, alors?

Au même moment, ils entendirent le hurlement d’une sirène d’ambulance de l’autre côté de la tour Gothia.

– C’est quoi, comme merde? Distillation maison?

– Euh, oui… je crois, dit le type – il semblait prêt à fondre en larmes. Je l’ai acheté à un pote. Il a dit que c’était tout bon.

– Ce n’est pas tout bon, répliqua Morelius.

Il sentit la fille peser davantage sur son bras; elle repartait dans le coma.

– Où est cette putain d’ambulance? cria-t-il.

L’instant d’après, la voiture freinait à deux mètres d’eux. Un brancard apparut dans un grincement métallique.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par LesChroniquesdEmilie 2012-04-20T15:24:27+02:00
Lu aussi

Bon roman qui ne pas vraiment séduite. Je continue tout de même de penser que les auteurs suédois écrivent de bons polars

Afficher en entier

Date de sortie

Ombre et soleil

  • France : 2005-09-09 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 14
Commentaires 1
Extraits 1
Evaluations 1
Note globale 6 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode