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Bibliothèque de Ondine820 : Liste d'Or

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Les Liaisons dangereuses Les Liaisons dangereuses
Pierre Choderlos de Laclos   
"Un livre qui brule à la manière de la glace" comme le disait Baudelaire. J'ai adoré ce livre, on est tout simplement subjugué par une telle cruauté... C'est tellement prenant... J'aime les romans épistolaires !

par MFHPT
La Terre La Terre
Émile Zola   
La vulgarité que dénonce favorable60 n'a d'égal que sa naïveté. Zola ne décrit que la réalité des choses qui était autrement plus dure que dans notre monde aseptisé, même s'il ne faudrait pas tant s'éloigner pour retrouver, pas si loin de chez nous, cette "vulgarité", même de nos jours. C'est un livre profond.

par asymptote
L'Assommoir L'Assommoir
Émile Zola   
Oh! Zola, mon auteur préféré. Lorsqu'on plonge dans ce livre, on ne ressort seulement lorsque la dernière page est achevé. Ce livre m'a transporté, j'ai vécu avec Gervaise, j'ai pleuré, rit, respiré avec elle. Et la fin, cette chute si terrible. On pense qu'elle va survivre, une héroîne ne peut mourir mais face à la vraie vie, voilà comment elle finit.

par Tatine
Le Ventre de Paris Le Ventre de Paris
Émile Zola   
Avec Germinal, La Bête Humaine,Nana, l'Assommoir et Au bonheur des dames, je pensais avoir lu les meilleurs oeuvres des Rougon-Macquart.Mais je me suis complétement trompée!J'ai été encore une fois transportée par une écriture bluffante, des descriptions magnifiques et des personnages plus authentiques les uns des autres. Je me suis balladée dans les rues de Paris, j'ai humé les mets divers et variés des Halles, j'ai été ébranlée par l'intrigue et la juxtaposition sociale entre les "Maigres" et les "Gras". C'est sublime, réaliste et exquis!

par Birginie
Madame Bovary Madame Bovary
Gustave Flaubert   
Sans trop en dire, l'auteur dénonce ici le romantisme féminin en y décrivant la vie d'Emma avec le réalisme de sa plume.
Il s'agît de l'histoire d'une femme dont la vie manque de péripéties rythmées par la passion. La vie lui laisse entrevoir un monde luxueux mouvementé dont elle rêve éperdument. Elle se nourrit de chimères, imagine une vie meilleure.
Il s'agît de l'histoire d'un retour brutal à la réalité, d'un désabusement féminin et d'une vie ennuyeuse, et malgré l'apparition de passions amoureuses et de réconfort religieux, les derniers chapitres nous conduisent inévitablement vers une fin tragique.
J'ai apprécié le style d'écriture, cependant les descriptions des lieux sont longues. Le must étant la description des différents personnages... Je n'ai pas d'étude approfondie, mais je suis certain qu'il y aurait beaucoup à analyser dans cet ouvrage. On pourrait parler de Grand Art de Littérature.
Au Bonheur des Dames Au Bonheur des Dames
Émile Zola   
C'est le Zola que je préfère. Une jeune fille qui semble banale mais qui va se métamorphoser quand elle devient vendeuse dans un grand magasin de Paris.

par Alienor
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
______________
¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».
La Confusion des sentiments La Confusion des sentiments
Stefan Zweig   
Voilà que je relis pour la troisième foi de ma courte « carrière » de lecteur cette nouvelle très courte mais au combien puissante de Stefan Zweig juste pour le plaisir de faire un commentaire le plus sincère possible à mes amis Booknood.
Cette lecture est troublante du point de vu de l’exploration de l’âme humaine. Zweig plonge vraiment au plus profond de nos ombres. Sa dextérité à décrire les douleurs de la passion sentimentale est tout à fait envoûtante.
C’est en effet des thèmes aussi variés que la débauche de la jeunesse, la transmission du savoir, l’éveil d’une relation dévorante, l’homosexualité, la fidélité qui sont abordés à travers ce trio que forme Roland, jeune étudiant de 19 ans, son professeur de philologie, exaltant Shakespeare, érudit de l’Angletterre Elisabéthaine et sa jeune femme délaissée, libre et vivante. Leurs relations sont ambiguës, pleines de non-dit et l’on sent bien combien chacun d’eux est soumis à une vérité inavouable et encore taboue pour l’époque (1927).
C’est presque un combat ! Lutte intérieur de l’élève face à son mentor afin de s’en faire aimer, d’avoir sa reconnaissance, sa gratitude, un geste… Roland a la jeunesse candide, naïve, se débat avec ses sentiments, tente de trouver dans cette relation l’amour d’un père absent, pour finalement se brûler les ailes au soleil de cet homme, qui l’abreuve de son savoir, de ses passions intellectuelles mais aussi de ses propres ambivalences. Cette passion, cet amour sera quasi fatale à Roland.
Mais c’est aussi un guerre intérieur pour ce professeur qui lutte tant bien que mal avec ses vieux démons, exacerbés par l’idolâtrie que lui porte Roland ; en même temps que ce dernier lui redonne une ambition passée et le goût à cette vie.
Enfin, escarmouche pour cette femme qui pour ne pas trahir les secrets de son mari, ni briser la foi de Roland, tente d’équilibré cette surtension intellectuelle en entraînant Roland dans des dépenses physiques, des promenades dans la nature… jusqu’à offrir son corps, au corps de Roland.
Stefan Zweig dans un style sensible et délicate esquisse en pastelle la réalité des sentiments humains tout en cachant délicatement la crudité des faits. C’est la confusion des sentiments, sentiments moraux et charnelles pour l’élève et son maître mais également pour le lecteur que je suis.
Je suis passé du chaud au froid, de l’ombre à la lumière face à cette explosion de sentiments précieux, pudiques, face à ses vibrations intenses, à ses passions tortueuses.
Voici dont une très belle lecture. En espérant que mon commentaire vous donnera envie de lire cette nouvelle.


par RMarMat
Frankenstein Frankenstein
Mary Shelley   
Un excellent livre avec son lot de monstruosité et parfois surpris par ce récit vraiment bien écrit et pas toujours facile, car le monstre n'est pas toujours celui qui a l'apparence du monstre excellent !
qui ne connaît pas Frankestien un livre choc j'ai adoré!
Arthur Rimbaud, un poète Arthur Rimbaud, un poète
Arthur Rimbaud   
Il a vécu la poésie comme une expérience destinée à changer les conditions mêmes de notre existence terrestre. Il a voulu s’approcher de la «vraie vie». Rimbaud annonce la poésie moderne dont il a révolutionné l’inspiration et le langage.
Présentation de Michel Contat.
Poésie n° 2

Titre prescrit par l'Éducation nationale en classe de 6e, 5e et 4e (Initiation à la poésie).

par sennyo