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— Evie, reprit James. On ferait mieux de partir.

Le sourire de Grayson était aussi chaleureux et accueillant qu’un mur surmonté de fil de fer barbelé.

— Pour une fois, je suis d’accord avec un humain.

La situation était ridicule. Je voulais seulement récupérer mon téléphone. Je ne leur demandais pas de me livrer les secrets du peuple extraterrestre. Folle de rage, je me tournai vers James.

— Reste ici. Je reviens tout de suite.

— Arrête, dit Grayson sans la moindre conviction. N’y va pas. (Il marqua une pause.) Ne prends surtout pas la dernière porte sur la droite qui mène à un escalier.

Je me figeai.

— Et ne va pas non plus au premier étage, poursuivit-il sur le même ton. Ça ne plairait pas du tout à Luc.

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— [...]. L’école n’a rien à m’apprendre que je ne connaisse déjà.

— Comment ça ? Tu sais déjà tout ?

Le gravier crissait sous mes pieds. Quand on approcha de l’endroit où la voiture d’Amanda avait été retrouvée, je tâchai de me concentrer sur Luc. Je ne voulais surtout pas repenser à elle, assise derrière son volant.

— Presque.

L’envie de lui prouver qu’il avait tort était trop tentante.

— OK. Alors, qui était le douzième président des États-Unis ?

— Zachary Taylor, répondit-il sans réfléchir, néanmoins, il n’est pas resté très longtemps au pouvoir. Il est mort des suites d’un mal de ventre. Soit dit en passant, on ne sait toujours pas exactement ce qui a causé son décès.

— D’accord. Le fait que tu connaisses autant de détails est bizarre, mais passons. Quelle est la racine carrée de cinq cent trente-huit ?

Il rit. Personnellement, je trouvais qu’il aurait pu se retenir. Il attirait déjà bien assez les regards comme ça.

— Vingt-trois virgule un, neuf… J’arrête là. Tu ne connais pas la réponse à cette question.

Il avait raison.

— Qu’est-ce que tu en sais ? Je suis peut-être un génie des maths.

— Si c’était le cas, tu ne me l’aurais pas demandé.

Je plissai les yeux.

— Taft est l’un des derniers présidents à avoir pu décider de l’intégration d’un nouvel État au pays. Il existe actuellement quatre-vingt-huit constellations connues. Dans un avion, les poils de barbe poussent deux fois plus vite.

— Quoi ?

— C’est vrai. Tu veux que je t’apprenne autre chose ? Le miel ne moisit jamais. Il est très difficile de se souvenir de quelque chose sans bouger les yeux. Essaie, un jour, pour voir, poursuivit-il. L’eau peut bouillir et geler en même temps. Si les chats retombent toujours sur leurs pattes, c’est une question de physique. Et l’ADN d’un humain est tellement long qu’on pourrait l’étendre dix-sept fois entre le Soleil et Pluton.

— Soit, tu t’ennuierais à l’école, lui dis-je en m’arrêtant près de ma voiture.

— Pas si tu étais dans ma classe.

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L'inconnu me contourna. Il s'éloigna tranquillement comme s'il n'avait pas brisé l'os de mon bras comme une brindille tandis que j'essayais de respirer malgré la peine lancinante.

Emery se précipita aussitôt vers moi. Elle s'agenouilla devant moi et m'attrapa par les épaules.

— Tu vas bien ?

— Non, hoquetai-je en me balaçant d'avant en arrière tandis qu'une nouvelle vague de douleur insoutenable me parcourait. Il m'a cassé le bras. Pour de vrai.

— Et merde. (Emery se tourna vers Connor et passa un bras autour de ma taille.) Je n'ai jamais soigné personne et toi, tu portes un désactivateur. Appelle Luc.

— Luc ? dis-je avant de hoqueter encore une fois de douleur. (J'avais du mal à réfléchir.) J'ai besoin d'aller à l'hôpital. D'un docteur. D'antidouleurs. D'antidouleurs très puissants.

— On a mieux que ça. (Emery m'aida à me lever avec une aisance étonnante.) Viens.

J'observai le parking autour de nous. Connor était au téléphone. Ses lèvres remuaient très vite.

Puis, tout à coup, Heidi apparut devant nous. Elle était très pâle.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Je croyais t'avoir dit de rester en retrait, lui dit Emery tandis qu'on sortait d'entre les pick-up. Bien sûr, tu ne m'as pas écoutée.

— Tu devrais avoir l'habitude, rétorqua Heidi en s'approchant. Oh, merde. Qu'est-ce qui est arrivé à ton bras ?

— Un mec l'a cassé, grognai-je. Il faut que j'aille à l'hôpital.

— Un mec ? répéta Heidi.

— Je ne sais pas qui il était, mais ce n'est pas important, pour le moment, dit Emery. Attrape son sac. On s'en va.

— À l'hôpital ? suggérai-je d'une voix affaiblie par la douleur.

Quelque part dans mon esprit, je me rappelai que les Luxens et les Origines avaient des pouvoirs de guérison. Après tout, Luc avait fait disparaître les griffures sur mon ventre. Sauf que j'avais le bras cassé. Je voulais voir un médecin. Je voulais des antidouleurs. Des tonnes d'antidouleurs.

Connor revint vers nous et glissa son portable dans sa poche.

— Il a dit qu'il viendrait à votre rencontre.

— Merci, dit Emery en me faisant dépasser un petit groupe d'élèves. (Ils ne nous accordèrent que très peu d'attention.) Heidi.

Elle se dépêcha de nous rattraper, mon sac à la main. Autour de moi, le monde tournait un peu. Une portière s'ouvrit. Ce n'était pas ma voiture, mais je me retrouvai assise sur la banquette arrière avec Heidi à mes côtés. Une autre portière claqua.

— Fais-moi voir ton bras.

Heidi se rapprocha tandis que le moteur vrombissait. Emery — Emeiy, la Luxen — conduisait.

Je dévisageai mon amie. Ma respiration était saccadée.

— Alors ? Je ne peux pas regarder.

— Euh... (Heidi me jeta un coup d'oeil.) Je ne vois pas d'os, par contre, ton bras est gonflé et très rouge.

— OK, murmurai-je. Si tu ne vois pas... d'os, c'est bon signe, même si je ne suis pas sûre de sentir mes doigts.

— Tout ira bien. (Ses yeux étaient brillants de larmes.) Je te le promets.

Comme j'avais besoin d'y croire, je hochai la tête. Emery sortit du parking et appuya sur la pédale de l'accélérateur. La gorge nouée, je tentai de penser à autre chose qu'à cette douleur qui me terrassait.

— C'était lui... Il les a tuées. Colleen et Amanda.

Heidi cligna les yeux, puis repoussa les cheveux qui tombaient devant son visage.

— Oh, mon Dieu.

— Il n'a pas dit qui il était ? s'enquit Emeiy.

— Non. Mais il connaissait Luc. Il me connaissait. Il... Il était présent au Foretoken le soir de la descente. Je...

La peine était de plus en plus vive. J'avais envie de vomir. Il y avait de grandes chances pour que ça arrive. Fermant les yeux, je me collai au siège, légèrement sur le côté. Je croisai et décroisai les jambes pour trouver une bonne position, niais rien n'y faisait.

— Evie ? dit Heidi en posant la main sur ma jambe.

De la sueur perlait à mon front.

— Je crois que je vais être malade. Mon Dieu. J'ai tellement mal.

— Je sais. Je suis désolée. (Avec des doigts tremblants, Heidi écarta mes cheveux de mon visage et les plaça derrière mon oreille.) On va arranger ça. Je te le jure.

— Il est là ! s'écria Emery d'une voix emplie de soulagement. Enfin.

Les yeux fermés, je sentis la voiture s'arrêter. Une portière s'ouvrit et les sons de la ville se déversèrent à l'intérieur de l'habitacle, ainsi que l'odeur des pots d'échappement et un parfum... boisé. J'ouvris les yeux et tournai la tête.

Luc avait pris la place d'Heidi. Il jura.

La douleur nie faisait haleter. Ses cheveux ondulés étaient en bataille, comme s'il s'était tenu trop près d'un moulin à vent.

— Co... Comment tu es arrivé ici ?

— J'ai couru.

L'inquiétude marquait son visage et assombrissait son regard. À l'avant, la portière côté passager s'ouvrit, puis Heidi passa la tête entre les deux sièges.

— Ramène-nous au Foretoken, ordonna Luc. Tout de suite.

— Il faut que j'aille à l'hôpital.

Luc se pencha vers moi. L'espace d'un instant, je ne vis rien d'autre que ses yeux violets fascinants.

— La seule chose dont tu as besoin, c'est moi.

— Quoi ?

— Je vais te toucher le bras. (Sans attendre, il plaça les doigts autour de mon coude.) Ça va te faire mal, mais ça ne durera pas plus d'une seconde.

Un sentiment de panique me gagna. Mon regard apeuré se posa sur le visage inquiet d'Heidi, puis sur celui de Luc. Sa mâchoire était crispée. Il faisait clairement preuve d'une concentration extrême.

— Attends. S'il te plaît. Je sais que tu peux me soigner, seulement je... Ses pupilles devinrent blanches.

— Pardon.

Luc posa la main à l'endroit où la douleur était la plus forte, au niveau de mon avant-bras. J'eus l'impression que mon bras tout entier s'embrasait. Je me cambrai et rejetai la tête en arrière. Un cri m'écorcha la gorge tandis que le plafond de la voiture disparaissait devant mes yeux, pour revenir ensuite avec une plus grande clarté. Je ruai désespérément. Avec mes coups de pied, j'aurais dû faire voler Luc à travers la portière, mais il était toujours là, à me tenir le bras.

— Arrête ! s'écria Heidi. Tu as dit qu'il l'aiderait, mais il lui fait mal...

— Il la soigne, la coupa Emery. Je te le promets, Heidi. Laisse-lui le temps d'agir.

Ce n'était pas rassurant. Du tout. Car cette façon de soigner n'avait rien à voir avec la douce chaleur que j'avais ressentie la fois précédente.

La douleur grandit encore et se répandit dans mon corps tout entier, éclipsant la moindre pensée jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que la souffrance et rien d'autre... rien d'autre qu'une chaleur insoutenable.

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" — Quoi ?

— Luc a fait sauter un mur entier… et presque la moitié des employés. À lui tout seul. Et à ce moment-là, il n’avait que onze ans.

Interdite, j’essayai d’imaginer Luc à onze ans faire exploser des murs à l’aide de ses doigts magiques.

— Comment est-ce seulement possible ?

Zoe continuait de regarder la rue par la fenêtre.

— Luc est différent.

— Ça, je m’en étais rendu compte, marmonnai-je.

Elle se tourna vers moi avec le plus grand sérieux.

— Il n’est pas comme nous, comme la majorité d’entre nous. J’ai entendu dire… Non, je sais qu’il y en a eu d’autres comme lui. Les enfants dont tu parlais, par exemple. Mais Luc… Bon sang, ça m’énerve de dire ça à voix haute, mais il est le plus puissant de tous les Origines.

J’écarquillai les yeux. Le plus puissant ? C’était impressionnant et un peu effrayant à la fois. Surtout quand on savait que j’avais menacé de le frapper à plusieurs occasions.

En fait, je l’avais même frappé une fois.

— Bref. Luc nous a libérés, puis nous a confiés à des Luxens qui savaient ce que nous étions. C’est comme ça que j’ai rencontré mon oncle, dit-elle. Tu connais la suite.

J’avais le sentiment qu’au contraire je ne connaissais pas grand-chose de la suite dont elle parlait.

— Alors, tu as emménagé à Columbia par hasard ?

Elle pencha la tête.

— Avec Luc, il n’y a jamais de hasard. Il me voulait à Columbia et je lui devais une énorme faveur.

— Apparemment, beaucoup de gens lui doivent une faveur. "

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Je le dévisageai.

- Parfois, tu as presque l’air… sage.

- Je te l’avais dit : je suis omniscient.

- Et l’instant d’après, tu gâches tout.

Il rit.

- On continue de vivre comme d’habitude. Ce qui s’est passé ne doit pas influencer notre existence ni contrôler la moindre minute que l’on passe éveillés. Si tu succombes à la peur, à quoi bon continuer ?

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— Si c'est vrai, pourquoi est-ce que tu m'as laissée là-bas, avec eux ? J'étais censée être ta meilleure amie du monde entier. Tu m'as dit que tu m'aim... (J'étais incapable de terminer cette phrase. Je rouvris les yeux.) Pourquoi m'aurais-tu laissée seule avec eux ?

Ses pupilles devinrent blanches.

— Je ne t'ai jamais vraiment laissée seule.

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— Tu es enregistré ?

— Je te l'ai déjà dit. (Son souffle frôlait à présent ma joue.) Je ne suis pas un Luxen. (Il y eut une nouvelle pause.) Tu... Tu sens...

— Pardon ?

— Tu sens la pêche.

— C'est ma crème hydratante. (Je serrai les poings. Ma frustration se mêlait à la peur et à autre chose... quelque chose de plus puissant.) Je ne veux plus te parler.

— Très bien. (Il marqua une pause, puis repris :) Il y a des choses beaucoup plus intéressantes à faire dans un réduit sombre pour passer le temps.

Je me tendis.

— Si tu tentes quoi que ce soit, tu vas le regretter.

Cette fois, je l'entendis rire doucement.

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Elle hocha la tête.

- Je t'ai vue trois ou quatre fois en rendant visite à Luc après... C'est une longue histoire, mais tous les trois, on jouait à Mario Bros ensemble.

- Je gagnais tout le temps, se sentit obligé d'ajouter Luc.

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- Je voulais savoir si... si je faisais partie de... tes bons souvenirs.

Lux frissonna avant de se pencher pour recouvrir mon corps avec le sien. Sa chaleur m'enveloppait, se déversait dans chaque cellule de mon corps.

- Oui, dit-il en effleurant mes lèvres des siennes. Tous mes bons souvenirs, c'était avec toi.

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- Je ne peux pas faire ce que j'ai envie de te faire, ce que j'ai envie de faire avec toi alors que tu ne sais même pas qui tu es.

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