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Extrait ajouté par MiLn 2015-12-19T14:26:20+01:00

La paix d'ici ne contrebalance pas l'horreur ailleurs.Ici la vie,là-bas la survie.

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Extrait ajouté par fanfan50 2016-02-16T09:43:43+01:00

Cette première nuit dans la maison, il ressort seul dans le jardin. Il s'allonge sur l'herbe, essaie de refaire alliance avec la nuit d'ici. Une de ses mains s'enfonce dans la terre. Il est rentré il est à nouveau dans un monde où rien n'est hostile, où des gens, comme sa mère, consacrent du temps à faire pousser des plantes. Et il sait qu'il n'y a aucun équilibre dans ce monde. La paix d'ici ne contrebalance pas l'horreur ailleurs. Ici la vie, là-bas la survie. Avant il passait d'un monde à l'autre. Il était utile. Maintenant il a vécu ce qu'était : ne compter pour rien. Devenir juste une monnaie d'échange entre deux mondes, pendant des mois cela a été sa seule utilité. Il a compris dans sa chair. C'est cela pour des peuples entiers. Il ne pourra jamais oublier.

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Extrait ajouté par Sagout 2019-04-16T20:47:53+02:00

Un vertige. Dans l’entremêlement de leurs corps entrent les arbres la rivière les nuages. Dans leur étreinte la couleur changeante du ciel. Ils font partie du monde, à cet instant-là, oui. Sur cet espace-là de la terre. Absolument. Et éphémères.

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Extrait ajouté par Brindilla 2017-08-13T23:55:23+02:00

Il y a parfois des vérités qui mettent longtemps à nous apparaître. Pourtant elles sont énormes, là, face à nous.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-23T19:06:47+01:00

Elle avait retourné la photo encadrée sur le buffet, où il souriait, le jour de son départ, sur son nouveau voilier, plus léger que tous les précédents. C’est comme ça qu’elle avait indiqué qu’on ne le reverrait plus. Un geste qu’elle avait vu sa grand-mère faire pour son propre mari et qui était resté gravé dans sa mémoire de petite fille silencieuse. La photo était restée face au bois du buffet, longtemps.

Un jour, beaucoup plus tard, le petit l’avait prise, montée dans sa chambre. Elle l’avait laissé faire. C’étaient ses débuts à l’école, les autres enfants lui avaient demandé où était son père. À l’époque c’était elle qui était l’institutrice de la classe unique du village. Et aucun des élèves n’aurait osé lui demander. Elle l’avait entendu répéter, à une récréation, que son père était “mort en mer”. C’était donc l’expression qu’il avait entendue, retenue, jamais encore utilisée. Ça lui avait serré le cœur, la voix de son petit sur ces mots-là. Qu’avait-il imaginé quand il les avait entendus ? Elle ne le saurait jamais. Elle le regardait en ayant conscience qu’il était et resterait un mystère. Elle avait toujours été persuadée que c’était comme ça, les gens, des mystères les uns pour les autres. Et côtoyer les enfants toute sa vie n’avait fait que confirmer.

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-03T18:58:29+02:00

"Il était une fois, il était mille et mille fois, un homme

Arraché à la vie par d'autres hommes.

Et il y a cette fois et c'est cet homme- là."

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-03T18:58:16+02:00

Quand franchit-on le seuil de l'inhumain ? Ceux qui ont tué violé massacré, par quoi leur pensée d'homme était-elle prise en otage ?

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-03T18:57:16+02:00

En choisissant de se consacrer aux femmes détruites par les violences des guerres, elle a accepté la plongée dans la part opaque du monde. C’était une évidence pour elle de se consacrer à la parole et à la défense de ces femmes. Le « mal » est-ce que ça existe ? Elle chasse la pensée et revient à sa tâche. Ce soir elle relira encore des pages de Hannah Arendt et de Simone Weil. Ce soir elle ira puiser à la pensée d’autres femmes sa force pour le lendemain. Cela la rassérène de savoir que les livres l’attendent, qu’elle ne sera pas seule pour affronter sa propre pensée.

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-03T18:57:00+02:00

Que la guerre s'arrête c'est une chose mais gagner la paix c'est une autre affaire...

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-03T18:56:46+02:00

Ce soir, il laisse sa main ouvrir lentement les pages. Il a besoin du silence des mots écrits. L'évidence, elle est là. Il a besoin des mots. Lui qui a rapporté tant d'images qui laissent sans voix il lui faut des mots. Pour tenter de comprendre. Il a besoin de retrouver le sens à sa racine. Il lui faut retourner à l'étymologie pour se guider. Comprendre.

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