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- (...) Il y a des choses qui valent que l'on y sacrifie sa vie ou sa santé, mais pas des mots.

- Peut être pas ces mots là.

Ses traits demeuraient à peine visibles dans la pénombre, mais un soupçon de sourire flottait sur ses lèvres.

- Tu connais des mots pour lesquels tu serais prête à mourir?

La tombe portait son nom, mais pas la date de sa mort. Je ne pouvais pas peut-être pas l’empêcher de retourner en Écosse. Le devais-je?

- Je pensais à "Je t'aime".

Il tendit la main et m'effleura la joue. Un courant d'air filtra par la fenêtre et je vis les poils de son bras se hérisser.

- Oui, murmura-t-il. Pour ces mots-là, sans doute.

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- Tu m'as dit un jour que tu pouvais m'écarteler sans même me toucher, répondis-je doucement. Tu avais raison.

- Pardonne-moi, répéta-t-il.

Il m'attira à lui et me serra fort contre lui.

- Te pardonner quoi? demandai-je. Le fait que je t'aime? Ne le regrette pas, je t'en prie. Jamais.

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"Il écarta une mèche qui me tombait devant les yeux et m'attira contre lui. Je sentais son torse se soulever et s'affaisser. Il était si solide, si vivant! Pourtant, je l'avais déjà tenu si près de moi une fois auparavant...et je l'avais perdu.

Sa main caressa ma joue moite.

- Tu ne vois donc pas comme l'idée de la mort est dérisoire en ce qui nous concerne tous les deux, Claire?

Non, je ne la jugeais pas du tout dérisoire.

- Quand tu es rentrée chez toi, après Culloden...j'étais mort, non?

- C'est-à-dire que je le croyais. C'est pourquoi je...oh!

- Dans deux cents ans, je serai mort depuis longtemps, Sassenach, que je sois tué par les Indiens, une bête sauvage, la maladie, la corde du bourreau ou simplement la vieillesse...Je serai mort et enterré.

- Oui.

- Comme je l'étais déjà quand tu vivais dans ton époque.

J'acquiesçai, sans voix. Même maintenant, je pouvais regarder en arrière et voir l'abîme de désespoir dans lequel cette séparation m'avait plongée et d'où j'étais ressortie, étape par étape.

À présent, je me tenais avec lui au sommet de la vie et ne pouvais envisager de redescendre. Il se pencha et arracha une touffe d'herbe, éparpillant les tiges vertes entre ses doigts.

- L'homme est comme l'herbe de ce pré, cita-t-il doucement. Aujourd'hui il s'épanouit, demain il se fanera et disparaîtra.

Il porta les brins d'herbe à ses lèvres et les baisa, puis les frotta contre ma bouche.

- J'étais mort, Sassenach, et pourtant, pendant deux cents ans, je n'ai jamais cessé de t'aimer.

Je fermais les yeux, sentant les tiges fines me chatouiller les lèvres, chaudes comme le soleil, légères comme l'air.

- Moi aussi, je t'aimais, murmurai-je. Je t'aimerai toujours.

- Tant que nous vivrons, nous ne serons qu'un. Et longtemps après que mon corps sera tombé en poussière, mon âme t'appartiendra encore, Claire...je le jure sur les cieux. Je ne te quitterai jamais."

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- Tu es à moi, Claire Fraser ! A moi ! Je ne te partagerai avec personne, que ce soit un homme, un souvenir ou quoi que ce soit, tant que nous serons tous les deux en vie. Alors ne prononce plus jamais son nom devant moi ! Tu m'entends ?

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- Enfin...nous savons désormais que Frank vivra, dis-je en m'efforçant de sourire.

Jamie me lança un regard noir. Ses épais sourcils se rapprochaient au point de ne former qu'une barre au milieu du front.

- Que Frank aille au diable ! lança-t-il avec hargne. Que tous les Randall aillent au diable ! Maudit soit Frank Randall, maudite soit Mary Hawkins Randall, maudit soit Alex Randall ! euh... je voulais dire, qu'il repose en paix...

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- Da mi baisa mille, murmura-t-il.

« Donne-moi mille baisers. » C'était le vers inscrit à l'intérieur de l'anneau d'argent, emprunté à un poème de Catulle.

- Dein Mille altera, répondis-je.

« Puis donne-m'en mille autres. »

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Je m’approchai de lui et posai les mains sur ses épaules.

- Je t’aime.

Il me regarda longuement.

- J’en suis heureux, Claire. Très heureux. Viens te coucher, je vais te réchauffer.

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- Ca n’a plus d’importance. Tu as raison, Sassenach. Elle sera toujours avec nous, comme Brianna. Si… si elle part, elle sera encore avec nous.

- Peu importe ce qui arrive. Lorsqu’un enfant s’en va, même s’il part loin et pour longtemps, même s’il part pour toujours, on ne le perd jamais. On ne peut pas.

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- Tu es mon courage, Sassenach, et je suis ta conscience. Tu es mon cœur… et je suis ta compassion. Aucun de nous ne serait complet sans l’autre. Tu ne le sais donc toujours pas ?

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- Où tu iras, j’irai, murmurai-je. Ton toit sera mon toit, ton peuple mon peuple, ton dieu mon dieu. Où tu mourras, je mourrai et, là, je suis enterrée. Qu’il s’agisse d’une colline écossaise ou d’une forêt américaine. Fais ce que tu as à faire, Jamie. Je serai toujours là.

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