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Pacifique secret



Description ajoutée par x-Key 2013-05-08T18:49:22+02:00

Résumé

Un avion qui se volatilise au milieu du Pacifique, à l'aplomb des Iles Carolines. Des forêts du Québec aux Iles du Pacifique en passant par Taiwan, la France. Quelle est la vérité sur cette affaire, pour quelles fins ?. Appuyé par l'American Nuclear Control and Regulation Agency, le mystère sera-t-il percé ?

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Classement en biblio - 2 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par denicres 2013-04-17T11:57:16+02:00

Sélections diverses de Pacifique Secret

Le praticien évitant son regard avait précisé

– Honnêtement monsieur, pour l’instant rien de précis, l’appareil devait survoler les Îles Carolines en Micronésie. Durant ces très longs vols, il est courant d’avoir de grandes périodes sans contacts, et donc personne ne s’est inquiété outre mesure. La seule information que j’ai pu obtenir, c’est que, lors du dernier point contact, l’avion devait, par sécurité, se détourner de 200 milles pour contourner une grosse zone de turbulence, ce qui est encore courant à cette époque de l’année ou les cyclones tropicaux ne sont pas rares. Il s’agit d’une simple procédure sécuritaire.

– Je vois, souffla Pani

– Cela fait maintenant près de quinze heures. Et rien n’a été signalé, aucune trace… Même les bip des boîtes noires ne sont pas encore entrés en action. Si ce n’était aussi tragique et douloureux pour vous, j’oserais dire que l’avion s’est… s’est comme volatilisé. Les services de secours ont dû attendre de meilleures conditions pour survoler la zone et n’ont encore rien décelé. Par ailleurs, à l’ instant où je parle, aucune revendication n’a été formulée où que ce soit. Puis il s’était tu, semblant reprendre des forces avant d’établir son diagnostic.

Il avait conclu

– Je suis désolé mais il faut se rendre à l’évidence, ils sont portés disparus…

– Mais…

Le médecin respecta ce ‘Mais’, mot d’espoir bien désuet, et le silence qui en suivit. Cela faisait partie de la procédure. Enfin, jugeant suffisant le temps prévu dans le dispositif, il termina un peu brutalement.

– Oui, disparus, très certainement disparus définitivement…

– dé-fi-ni-ti-ve-ment… !

– Les autorités et la compagnie feront tout pour vous accompagner dans cette épreuve vous, et la petite. Laissez-moi vos coordonnées pour que nous puissions vous joindre…

Il s’était tu embarrassé… Bien que formé à prendre du recul pour gérer ses situations tragiques, il était manifestement mal à l’aise. Comment s’habituer au malheur…

Sélection 2 à 20% de l’ouvrage

C’est vers 9 h 30, que, comme d’habitude, il brancha son ordinateur pour aller prendre connaissance de ses mails et s’occuper de la boutique virtuelle dont il assurait comme on le sait la gestion commerciale .En général cela l’occupait jusqu’à 11 heures, 11 h 30.

Ce jour-là, deux mails, au milieu des inévitables spams et publicités, attirèrent tout de suite son attention. L’un, de son fils Gérald, ayant pour objet le mot « curieux » et un autre de sa banque, la BCA à Québec, où il avait conservé un compte , mentionnant en sujet le mot « important ». Il se demandait bien ce qui pouvait être si curieux, et si « important » pour un compte parfaitement approvisionné, et sur lequel il avait désormais peu de mouvements, puisqu’il travaillait avec une officine française ici à St-Martin-de-Crau. Il décida d’ouvrir d’abord celui de son fils.

« P’pa, je viens de trouver un message de la BCA, qui me signale vouloir se mettre en rapport avec toi pour une affaire urgente ayant rapport avec Sébastien. Je leur ai passé un coup de fil. Le directeur me dit que ç’a n’a rien à voir avec l’entreprise. Il veut avoir à faire au tuteur légal de Chloé. J’avoue que je ne comprends rien à ça. Je lui ai dit que je t’informais et lui ai transmis tes coordonnées. Je te joindrai demain soir, pour toi ! Salut à Ginette et à Chlo-Chlo. Gérald ».

Sélection 2ièm partie

Notre homme, avisant une cabine qui desservait les étages pairs uniquement au-dessus du 88e étage, celui de la boule dorée, s’engouffra dans la cabine dès qu’elle eut déversé le flot de ses soixante-dix usagers réglementaires. Il appuya sur le 98 et patienta à peine plus d’une demi-minute. L'ascenseur qui mène au sommet du 101e étage de la tour, est le plus rapide du monde et il ne lui faut que 37 secondes pour atteindre la plate-forme d'observation. Il sortit, toujours surpris par la quasi-absence de sensation de vitesse. Il suivit une flèche lumineuse vert pâle qui indiquait un simple chiffre 4596 : un fondu de 45, année de la fondation du service et 96, l’année ou un semblant de sagesse avait touché les dirigeants de notre monde bien malmené. Le couloir ressemblait à s’y méprendre à une ruelle, illuminée artificiellement et arborée pour lutter contre la sensation de claustrophobie, symptôme qui contribuait à remplir régulièrement le grand centre médical, situé sur toute l’immense surface du 56e… Il arriva devant une porte de verre qu’il put franchir après avoir placé son index gauche – oui gauche et pas le droit – sur le support prévu à cet effet pour authentifier son identité. Le mécanisme de sécurité autorisa instantanément l’ouverture du sésame. Il pénétra dans un vaste hall d’accueil bordé d’aquariums gigantesques où s’ébattait un joli et riche échantillonnage de poissons tropicaux multicolores. Au milieu de cet espace serein, entre des jardinières géantes où proliféraient des plantes paradisiaques, à la floraison exubérante autant qu’odorante, sous l’ombre pseudo-artificielle de deux palmiers, la réception, abritant deux sculpturales hôtesses, lui tendait les bras. Traversant ce qui semblait être un jardin d’éden, il s’approcha. Presque intimidé comme un adolescent, affichant un sourire amène, il déclina son nom : John Fitzgalder. Il appartenait à l’American Nuclear Control and Regulation Agency, l’agence américaine de sécurité attachée à la gestion et à l’accompagnement des suites d’essais nucléaires à caractère militaire, lesquels, avec grande peine, étaient désormais très officiellement interdits. L' ANCRA était, en quelque sorte, le pendant du très médiatique AIEA, agence internationale de l'énergie atomique, organisation dépendant directement du conseil de sécurité des Nations Unies. Basée à Vienne en Autriche, cette agence a pour mission de promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire et de tenter de limiter le développement des applications militaires, mission difficile dans un monde d’hommes. Le devenir des nombreux déchets d’usage civil devenait également une grosse préoccupation. Beaucoup étaient traités au mépris de toute sécurité et notamment jeté clandestinement en mer par mesure d’économie… Ici, nul doute que le sésame électronique de sécurité avait parfaitement identifié John. Bien avant d’ailleurs qu’il n’ait atteint le 98e, à son insu, le représentant de l’ANCRA avait été déjà annoncé, sécurité antiterroriste oblige. Comme partout dans le monde géant et disproportionné des tours de verre et béton, des caméras microscopiques, asservies à des ordinateurs ultra-puissants, veillaient et filtraient tout visiteur. Une des deux créatures à la plastique de rêve, que n’aurait pas reniée un rédacteur de magazine people, feignant de le découvrir avec surprise s’abaissa à jouer le jeu des civilités et savoir-vivre à l’ancienne, ce qu’elle trouvait parfaitement ringard. Le gratifiant d’un sourire propre à liquéfier l’homme le plus indifférent à la gent féminine, elle se saisit d’un interphone sans fil à la forme avant-gardiste et d’une voix au timbre aussi aguichant que servile annonça :

– Madame ! Monsieur John Fitzgalder est à l’accueil. Il vous attend. Oui madame… bien madame… tout de suite madame…

Sans se départir de son sourire naturellement enjôleur, posant lentement l’appareil sur son socle, elle glissa avec volupté de son piédestal. Regardant son visiteur droit dans les yeux, plus que nécessaire, elle susurra dans un murmure suave :

– Monsieur, si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre. Madame Shui-htech vous attend.

– avec plaisir, s’entendit-il répondre nonchalamment

L’homme, pensant que l’on suivrait une telle fille jusqu’en enfer, lui emboîta le pas sans se faire prier, comme happé par sa beauté aussi rare que singulière. Il maintint une distance qu’il jugeât convenable, restant juste dans le sillon direct du doux effluve d’un célèbre parfumeur parisien. Décidément, le monde asiatique changeait beaucoup ces dernières années, et surtout très, très vite. Cette frénésie dévorante de tout essayer, de tout conquérir commençait à inquiéter le reste de la planète habituée depuis des lustres à son ronron insolent aussi conventionnel que dominant. Au bout d’un long corridor également bordé de plantes luxuriantes, et après avoir foulé une trentaine de mètres d’une moquette aussi profonde qu’anallergique – les normes pour toute construction neuve étaient ici impitoyables – la somptueuse hôtesse d’accueil ouvrit une porte et, avec grâce, s’effaça en s’inclinant pour le laisser pénétrer dans le poumon du 4596 …………….

Madame Shui-htech s’inclina lentement à plusieurs reprises, légèrement condescendante, puis lui tendit franchement une main manucurée avec art, tout en rabattant vivement la porte au nez de l’hôtesse.

– C’est pour moi un plaisir de vous revoir John, John Fitzgalder….

– Moi aussi. Vraiment !

– Il y a, si longtemps, si longtemps, c’était bien à Genève n’est-ce pas ?

Se courbant légèrement à son tour, il s’entendit répondre :

– Oui, à Genève, je me souviens très bien, comment vous oublier.

– Toujours aussi flatteur, minauda-t-elle…

– À vous voir, j’ai l’impression que c’était hier…

Sélection 3 à peu près au milieu

– Surprenant en effet

– Dubaï est une plaque tournante pour prendre des contacts de toute nature et se fournir en certaines technologies avancées. On peut s’y procurer toute sorte de produits interdits ailleurs. Il suffit de pouvoir payer. Tu n’es d’ailleurs même pas obligé d’aller en ville, un simple transit suffit. L’intérieur de l’aéroport de Dubaï est un endroit incroyable, complètement délirant : les célèbres boutiques de duty free par ici, des cafés-restaurants par-là, des Porches à gagner par ici, des Rolex à acheter par là. Folie, grand luxe, extravagance, cohabitent pacifiquement avec l’appel régulier à la prière, une ambiance impressionnante, surréaliste. Et au milieu de tout ça, du business express en tout genre.

– Finalement, Dubaï joue un rôle comparable à celui que Hongkong a rempli pendant longtemps pour la Chine continentale.

– Sûr ! Tous les pays du golfe y font leurs affaires. L’Arabie saoudite y fait la plupart de ses transactions financières internationales, impossibles à effectuer dans le cadre de la législation islamique en vigueur dans le royaume. Les Iraniens y sont également très présents avec plus de deux milles enseignes commerciales et constituent un débouché important pour Dubaï. L’émirat est devenu le Hongkong de l’Iran qui cherche aujourd’hui à rapatrier cette activité sur son sol…

– De là à imaginer… que nos deux passagers en provenance de Dubaï ne s’intéressent pas à autre chose qu’au commerce d’épices…

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Janilecteur 2021-09-18T20:58:46+02:00
Or

Entre roman ethnographique et enquête géopolitique

J’ai beaucoup apprécié ce roman aux dimensions multiples.

L’auteur prend grand soin à nous décrire les environnements, les caractéristiques des lieux traversés, leur histoire, mais aussi les métiers, les techniques, les cultures… donnant à ce roman une dimension quasi ethnographique qui sera appréciée de tous ceux qui aiment prendre le temps de découvrir le monde qu’ils traversent.

La première partie nous plonge dans un drame familial et la manière dont chacun cherche à recréer un équilibre, ne laissant présager la bascule progressive du roman vers une véritable enquête, qu’au fur et à mesure d’indices savamment distillés.

Puis, avec la 2e partie, le doute s’insinue en nous. Et si… et si la vérité était autre que la vérité officielle ? Et si l’avion… ? Mais, j’arrête là, pour ne pas dévoiler le suspens.

On apprend beaucoup. Derrière les apparences se cachent, comme trop souvent, le cynisme des dirigeants et les intérêts financiers.

L’auteur, subtilement, nous fait également découvrir les dégâts considérables de technologies que nous avons utilisées et utilisons encore comme des apprentis sorciers.

Au-delà du roman, des combats, des vérités dérangeantes toujours d’actualité se font jour.

Merci Denis CRESSENS.

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Commentaire ajouté par denicres 2013-10-02T14:47:22+02:00
Or

d'autres commentaires se lisent depuis ce lien..

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/844249-.html

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Commentaire ajouté par denicres 2013-05-12T17:18:03+02:00
Or

je vous propose de lire ce commentaire d'un libraire http://les-polars-de-mika.blogspot.fr/2013/05/pacifique-secret.html

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Dates de sortie

Pacifique secret

  • France : 2013-04-18 (Français)
  • Canada : 2013-05-01 (Français)
  • Suisse : 2013-04-04 (Français)

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