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Extrait ajouté par ilovelire 2016-01-31T18:14:07+01:00

Ce magistrat, oui, il est responsable. Ce vautour affublé de rouge, il a tout pour que je l’exécute le plus horriblement possible. Oui, c’est ça, après Polein et les poulets, je m’occuperai exclusivement de ce rapace. Je louerai une villa. Elle devra avoir une cave très profonde avec des murs épais et une porte très lourde. Si la porte n’est pas assez épaisse, je la calfeutrerai moi-même avec un matelas et de l’étoupe. Quand j’aurai la villa, je le localise et je le rapte. Comme j’aurai scellé des anneaux dans le mur, je l’enchaîne tout de suite en arrivant. Alors, à moi la bonne soupe !

Je suis en face de lui, je le vois avec une extraordinaire précision sous mes paupières fermées. Oui, je le regarde de la même façon qu’il me regardait aux assises. La scène est claire et nette à un tel point que je sens la chaleur de son souffle sur mon visage, car je suis très près de lui, face à face, on se touche presque.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-01-31T18:13:54+01:00

Dehors il fait nuit. Je suis seul dans cette cellule. Une grosse lumière au plafond permet au gaffe de me voir par un petit trou percé dans la porte. Cette lumière puissante m’éblouit. Je pose mon mouchoir plié sur mes yeux, car vraiment elle me blesse les yeux. Je suis étendu sur un matelas posé sur un lit de fer, sans oreiller, et je revois tous les détails de cet horrible procès.

Alors là, pour qu’on puisse comprendre la suite de ce long récit, pour qu’on comprenne à fond les bases qui me serviront à me soutenir dans ma lutte, il faut peut-être que je sois un peu long, mais que je raconte tout ce qui m’est venu et que j’ai réellement vu dans mon esprit dans les premiers jours où j’ai été un enterré vivant :

Comment m’y prendrai-je quand je me serai évadé ? Car maintenant que j’ai le plan, je ne doute pas un instant que je m’évaderai.

D’abord je reviens le plus vite possible à Paris. Le premier à tuer, c’est ce faux témoin de Polein. Puis les deux condés de l’affaire. Mais deux condés, ce n’est pas assez, c’est tous les condés que je dois tuer. Du moins, le plus possible. Ah ! je sais. Une fois libre, je reviens à Paris. Dans une malle je mettrai le plus d’explosifs possible. Je ne sais pas trop : dix, quinze, vingt kilos. Et je cherche à calculer combien d’explosifs il faudrait pour faire beaucoup de victimes.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-01-31T18:13:34+01:00

LA CONCIERGERIE

Quand nous arrivons au dernier château de Marie-Antoinette, les gendarmes me remettent au gardien-chef qui signe un papier, la décharge. Ils s’en vont sans rien dire mais avant, surprise, l’adjudant me serre mes deux mains emmenottées.

Le gardien-chef me demande :

— Combien ils t’ont foutu ?

— Perpétuité.

— C’est pas vrai ? » Il regarde les gendarmes et comprend que c’est la vérité. Ce geôlier de cinquante ans qui a vu tant de choses et qui connaît très bien mon affaire, a pour moi cette bonne parole :

— Ah, les salauds ! Mais ils sont fous !

Doucement, il m’enlève les menottes et il a la gentillesse de m’accompagner lui-même à une cellule capitonnée, spécialement aménagée pour les condamnés à mort, les fous, les très dangereux ou les travaux forcés.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-01-31T18:13:22+01:00

LE CHEMIN DE LA POURRITURE

LES ASSISES

La gifle a été si forte que je ne m’en suis relevé qu’au bout de treize ans. En effet, ce n’était pas une baffe ordinaire, et pour me la balancer, ils s’étaient mis à beaucoup.

Nous sommes le 26 octobre 1931. Depuis huit heures du matin on m’a sorti de la cellule que j’occupe à la Conciergerie depuis un an. Je suis rasé de frais, bien vêtu, un costume d’un grand faiseur me donne une allure élégante. Chemise blanche, nœud papillon bleu pâle, qui apporte la dernière touche à cette tenue.

J’ai vingt-cinq ans et en parais vingt. Les gendarmes, un peu freinés par mon allure de « gentleman », me traitent courtoisement. Ils m’ont même enlevé les menottes. Nous sommes tous les six, cinq gendarmes et moi, assis sur deux bancs dans une salle nue. Il fait gris dehors. En face de nous, une porte qui doit certainement communiquer avec la salle des assises, car nous sommes au Palais de Justice de la Seine, à Paris.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-11T21:50:37+01:00

Un homme n'est jamais perdu. Malgrè tout ce qu'il a pu commettre, à un moment donné de sa vie il y a toujours une chance de le récupérer et d'en faire un homme bon et utile à la communauté.

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