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Bibliothèque de Paraffine : Mes envies

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Corsaire malgré lui Corsaire malgré lui
Cecil Scott Forester   
En novembre 1814, par mauvais temps, le Delaware du capitaine Josiah Peabody, modeste frégate de trente-quatre canons de la jeune Amérique, force le blocus anglais au large de Long Island et part mener la guerre de course aux navires de Sa Majesté du côté des Antilles.

par Paraffine
Les ruses de l'intelligence : la mètis des Grecs Les ruses de l'intelligence : la mètis des Grecs
Marcel Detienne   
La mètis des Grecs - ou intelligence de la ruse - s'exerçait sur des plans très divers mais toujours à des fins pratiques : savoir-faire de l'artisan, habileté du sophiste, prudence du politique ou art du pilote dirigeant son navire. La mètis impliquait ainsi une série d'attitudes mentales combinant le flair, la sagacité, la débrouillardise... Multiple et polymorphe, elle s'appliquait à des réalités mouvantes qui ne se prêtent ni à la mesure précise ni au raisonnement rigoureux. Engagé dans le devenir et l'action, cette forme d'intelligence a été, à partir du Ve siècle, refoulée dans l'ombre des philosophes. Au nom d'une métaphysique de l'être et de l'immuable, le savoir conjectural et la connaissance oblique des habiles et des prudents furent rejetés du côté du non-savoir. Reconnaître le champ de la mètis, ses marques en " creux " aux différents niveaux de pratique et de pensée de la société grecque - de la chasse à la médecine, de la pêche à la rhétorique - c'est, pour les auteurs de ce livre, réhabiliter une " catégorie " que les hellénistes modernes ont largement méconnue.

par no.name
Akowapa Akowapa
Sébastien Vidal   
Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million-deux-cent-mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l’adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit.

Des personnages ordinaires, floués par la société, chercheront juste à prendre une revanche sur la vie. Ils tomberont d'abord dans la spirale de la colère, de la trahison, de la haine, puis dans une folie meurtrière.
L'émotion et la violence humaine surgissent des personnages avec une portée dramatique exceptionnelle.
Un suspense permanent.
Un seul personnage féminin qui apporte lumière et humanité.
Une aventure où la violence et la cupidité se disputent le premier rôle.

par Paraffine
La Ferme de cousine Judith La Ferme de cousine Judith
Stella Gibbons   
Si j'ai beaucoup aimé le style au début, j'ai trouvé qu'il perdait en qualité au fur et à mesure avec des passages un peu étranges et une écriture que je ne comprenais pas vraiment !!!
Même si l'intrigue suscitait une certain curiosité, j'ai ressenti une petite distance envers l'héroïne, Flora Poste, ou les autres personnages. Je ne me suis pas vraiment attachée à elle ayant l'impression de ne pas vraiment la connaître.
Flora perd ses parents durant l'épidémie annuelle de la grippe espagnole. Son père avait toujours eu la réputation d'être riche alors qu'il était pauvre. Elle connue peu ses parents qui voyageaient beaucoup et ne passaient que deux mois par an en Angleterre. Elle ne plonge donc pas dans un profond chagrin. Elle se demande plutôt quel tournant donné à sa vie et trouver une solution pour subvenir à ses besoins. Elle part alors séjourner quelque temps chez son amie Mrs Smiling pour se donner le temps de réfléchir. Son amie devant partir ensuite en voyage, Flora décide d'envoyer plusieurs courriers espérant être accueillie quelque part. C'est ainsi qu'elle part vivre quelques mois chez les Starkadder à Froid Acceuil, de la famille du côté de sa mère qu'elle n'avais jamais rencontré jusque-là. Flora y trouve un famille nombreuse dont les membres n'osent pas vivre leur vie car ils se sentent obliger de rester auprès de leur matriarche, tante Ada Doom, qui menace de faire une attaque s'ils s'éloignent d'elle parce que lorsqu'elle avait deux ans, elle avait vu quelque chose de vilain dans la grange. Flora ayant une forte volonté, beaucoup d'intelligence et de tact, elle va brillamment transformer tout ce petit monde d'un tour de main et le lecteur suit l'évolution de ce vent de changement avec quelque curiosité.
Seulement, le rythme est quand même assez lent et les intrigues un peu plates. Ce qui apparaissait comme un grand attrait pour moi de poursuivre ma lecture était de découvrir ce qu'avait bien pu voir tante Ada de si horrible dans la grange lorsqu'elle était toute petite. Et bien, qu'elle déception que l'auteure est tout bonnement fait le choix de ne pas nous le révéler !!!???
Même s'il s'agit d'un roman d'humour so british avec des noms de lieux et de personnes toujours bien choisis et significatifs, puis des situations fantaisistes mais crédibles, j'ai trouvé que cela manquait un peu de rythme et d'attrait. Il me semble, en fait, qu'il pouvait peut-être très bien convenir aux lecteurs anglais de l'époque de la sortie de ce roman en 1932 mais pas à un large public de notre époque. Je ne saisi pas bien le choix des Editions France Loisirs qui a pu probablement vendre ce roman car Jane Austen est évoquée en quatrième de couverture comme ayant été souvent comparée à Stella Gibbons et que ce roman recèlait d'un charme à la Jane Austen : cela a dû faire beaucoup de déçues comme moi, je suppose ! Car c'est très loin des romans beaucoup plus riches et à l'humour beaucoup plus fin et subtil de Jane Austen.
Je n'ai pas vraiment été touchée par l'héroïne ni par son histoire qui me semblait tenir pour beaucoup à l'intrigue évoquée sur Tante Ada Doom dont le dénouement a été quasiment sapé car nous ignorons comment Flora s'y est prise avec elle et comment elle a résolu toutes les questions qui se posaient à son propos. Je me demande bien quel lecteur peut se satisfaire de cela et comment une auteure peut faire ce choix. Ce doit être de l'humour !!! J'en rigole encore !!! Oui, vaut mieux en rire tout compte fait !!!
Je vais mourir demain Je vais mourir demain
Gribouille   
Gribouille " était le désespoir sous sa forme la plus séduisante, le désespoir qui chante, avec de brusques coups de gueule et d'inattendus mouvements de tendresse qui l'étonnaient elle-même. Vaincue, Gribouille ? Non. Pour nous tous qui figurons dans ce livre, elle est là et nous crie : Tenez encore un peu ! " (FRANÇOISE MALLET-JORIS)

Mathias, Grenoble, Si j'ai le cœur en berne, Ostende, Mourir demain... Au total 45 textes de chansons, enregistrées où inédites, toutes publiées ici, d'une étonnante modernité font que trois décennies plus tard - sans que les médias s'en mêlent - cette éphémère troublante et déchirée retrouve dans chaque génération un écho à son mal de vivre et à son inaltérable soif d'amour. Telle Janis Joplin ou James Dean, Gribouille est entrée dans la légende. Elle avait 26 ans.

par Paraffine
Alimentaire, mon cher Watson Alimentaire, mon cher Watson
Anne Martinetti   
De prime abord, Arthur Conan Doyle n'a pas souhaité, lui, souscrire au crime par empoisonnement qui fit les beaux jours de ses confrères écrivains. Est-ce parce que en tant que médecin, la ficelle lui apparaissait trop grossière ? Ou bien parce que ses passions de lecteur le portaient à imaginer de plus sombres machinations que de « simples » empoisonnements constatés après un repas ?
Ainsi, si Sherlock Holmes élucide un certain nombre d'escroqueries, de meurtres, de vols, on dénombre à notre connaissance une seule affaire d'empoisonnement par la nourriture, celle de Camberwell, évoquée mais non racontée par Conan Doyle.
Notre héros présente à première vue, lui, un cerveau déconnecté du corps et de ses contingences. Si l'on devait compléter la liste des connaissances et des ignorances de Sherlock Holmes, élaborée par Watson peu de temps après son emménagement au 221b Baker Street, peut-être serait-on tenté d'inscrire "Connaissances en gastronomie : nulles".
Eh bien ce serait une erreur, car s il semble plus enclin à disparaître derrière les volutes de sa célèbre pipe, le fameux détective n'en demeure pas moins un véritable gourmet, fréquentant les meilleures tables de Londres tout en discourant sur le jeûne, qui aide à la réflexion. S'il fait mine d'alléger au possible son régime alimentaire à des fins d'élévation spirituelle ou saute parfois un repas pour ne pas perdre une piste, Sherlock Holmes est souvent pris en flagrant délit gourmand.

par Paraffine
Lavinia Lavinia
Ursula Le Guin   
J’ai entendu parler de Virgile pour la première fois en lisant « Un chat dans l’œil » de Silvana Gandolfi, et il s’agissait du Virgile de Dante. Depuis, je l’ai croisé en cours de latin – je me demande s’il n’était pas l’auteur de cet épouvantable texte sur les comètes dont on ne comprenait même pas la traduction – et j’ai donné son nom à mon vélo… Donc, même si l’intertextualité est un phénomène assez courant en littérature, j’ai trouvé émouvant qu’Ursula Le Guin rende avec son roman hommage à Virgile, cet auteur si ancien.

Parlons un peu du livre en lui-même, maintenant. Je trouve qu’on y plonge dans la même ambiance que Terremer (les premiers tomes en tout cas ; je n’ai pas lu les autres) : l’histoire est à la fois envoûtante et d’une grande simplicité ; tout est dans l’atmosphère baignée de sacré et de magie, au sein d’une nature brute et sauvage…
Outre les coutumes et rites décrits, le texte est émaillé de formules et mots latins que j’ai trouvés très beaux. Dans la postface, Ursula Le Guin écrit une chose abominablement triste :

« Depuis le Moyen-Âge, le latin, langue prétendue morte, était par sa littérature intensément vivant, actif et influent. Cela n’est plus vrai. Au cours de ce dernier siècle, l’enseignement et l’apprentissage du latin se sont réduits à une spécialité universitaire. Sa langue effectivement morte, la voix de Virgile va désormais se taire. »

S’il-vous-plaît, le plus tard possible.
Louis XIII et Richelieu,  La Louis XIII et Richelieu, La "Malentente"
Simone Bertière   
Je connaissais très peu les relations entre le roi et son ministre et j'ai appris beaucoup avec ce livre. Le ton adopté est parfois léger, parfois incisif mais globalement, c'est agréable à lire. Le tout est divisé en chapitre et s'appuie sur des recherches complètes. L'auteur reconnait également quand il y a peu de documents et donc nous explique les limites des faits et des suppositions que l'on peut faire sur les deux hommes.
Bref, une lecture très enrichissante !
Fouché - Dossiers secrets Fouché - Dossiers secrets
Emmanuel De Waresquiel   
« Vous me demanderez, pourquoi revenir à Fouché ? Fouché le petit professeur malingre des collèges de l’Oratoire, Fouché le conventionnel et le régicide, Fouché le missionnaire terroriste de Nevers et de Lyon, l’iconoclaste et le mitrailleur, Fouché le ministre de la Police de tous les régimes, l’homme des réseaux, de la coulisse et des peurs, la pieuvre et l’araignée, celui dont on aperçoit mal les pouvoirs tant ils sont nombreux, qui n’a existé que par eux et qui a fini par mourir de les avoir perdus. « On devrait éviter de remuer encore ce genre de cadavre. J’étais moi-même un peu sceptique et peu enthousiaste quand j’avais pris le parti, en 2008, de lui consacrer une biographie. À la lumière de ce qui m’est récemment passé entre les mains, Fouché n’échappe pourtant pas à de nouvelles explorations. Les personnages de cette dimension valent souvent beaucoup mieux que leur légende, de celles qui en font de purs opportunistes, des hommes de surface, bons nageurs et connaissant les courants. « Il en va de Fouché comme des boîtes à secrets japonaises ou des poupées russes. S’il est un fil conducteur à ce nouvel essai, c’est bien celui du secret : secret de sa vie de famille, de ses liens avec sa femme et ses enfants, secret de ses souvenirs, secret des rapports troubles et ambigus qu’il a longtemps entretenus avec les élites et la noblesse d’Ancien Régime, secret de l’argent et du financement de sa police, secret de la police elle-même, de son organisation, de son action, de sa doctrine, secret de son association jalouse, soupçonneuse et parfois dangereuse avec Napoléon. »

par Paraffine
La ballerine & el comandante : L'histoire du Ballet de Cuba La ballerine & el comandante : L'histoire du Ballet de Cuba
Isis Wirth   
Ce livre est le récit d'un pacte faustien entre une artiste et un dictateur. Alicia Alonso, la fondatrice du Ballet national de Cuba, est l'une des plus grandes étoiles du XXe siècle. Née en décembre 1920, elle a travaillé avec les meilleurs chorégraphes et créé ses propres versions des ballets classiques. De l'<< école cubaine >>, dont elle est la mère, sont sortis de fabuleux danseurs. Mais cette réussite, alors qu'elle était presque aveugle, est indissociable du régime totalitaire installé par Fidel Castro. Ce dernier a vu dans le ballet un formidable outil de propagande interne et externe. Il a offert à Alicia Alonso, qui avait déjà commencé un brillante carrière aux États-Unis, les moyens de poursuivre son rêve. En contrepartie, le "Cobra Noir" a accepté d'apporter, dans ses pires moments et jusqu'à aujourd'hui, un soutien sans faille au régime.
Dans cette première biographie d'Alicia Alonso en français, Isis Wirth met en lumière cette complicité tragique. Unis par une même passion pour le pouvoir, la ballerine et El Comandante ont écrit une histoire qui s'achève de façon pathétique dans le marasme, la gérontocratie et, pour le ballet, la fuite des danseurs.

par BookOver