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Commentaires de livres faits par paraty62

Extraits de livres par paraty62

Commentaires de livres appréciés par paraty62

Extraits de livres appréciés par paraty62

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 28-02-2016
Bien qu'agaçante, cette Rosaline était utile, et il pouvait rentrer chez sa logeuse en étant certain qu'aucun indice n'avait été oublié sur la scène de crime. Il devait s'avouer que même si leurs échanges étaient peu dignes d'un lord et une jeune femme, ils étaient revigorants et apportaient une petite touche de piment à son séjour parisien. Puis il se rappela qu'il aimait l'ordre, la propreté, la monotonie et le calme de son laboratoire et regretta cette faiblesse dans ses sentiments.
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date : 28-02-2016
Alors, résigné, il vérifia dans le miroir ovale et moucheté accroché près de la porte que sa cravate pourpre en soie était toujours bien droite, maintenue en place par l'épingle rouge à tête en forme de rose qui ne le quittait jamais. Il tenta d'aplatir sa chevelure rebelle. C'était bien le seul élément de son apparence qui lui échappait et sur lequel il n'avait aucune emprise, ou si peu. Agacé, il remit son chapeau et sortit en redressant les épaules. Il n'était pas enthousiaste, or, un lord anglais n'expose pas ses émotions; il afficha donc un air parfaitement serein et imperturbable. Des années de pratique aidaient à feindre la plus totale indifférence, quoi qu'il se passât autour de lui. Il fit quelques pas dans le sordide couloir qui menait au rez-de-chaussée puis, il fit demi-tour. Il pénétra à nouveau dans sa chambre, déplaça le guéridon sur le sol inégal afin de le stabiliser et examina le résultat de cette rectification. Bien, il pouvait partir l'esprit tranquille car l'imperfection et la médiocrité l'exaspéraient plus encore que le fait de se retrouver à battre le pavé à la recherche d'un criminel dont il ignorait presque tout.
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date : 13-02-2016
Il fit le point.
Un peu sur lui, beaucoup sur les autres.
Ceux qui lui manquaient et qui n'étaient plus là et, bizarrement, ceux qui étaient encore bien vivants et qui n'avaient pas eu la bienséance de partir avant lui. L'humanité avait un grave défaut à ses yeux. On n'était jamais le dernier à se retirer. En s'installant pernicieusement entre la vieillesse et la fin, le temps devenait angoissant.
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date : 13-02-2016
- Voici un paquet de mouchoirs en papier. Moins classe que Clark Gabble, je vous le concède, les siens étaient brodés. Vous constaterez néanmoins que les miens sont à la menthe forte, progrès de la science au service de la séduction. Il faudra me les rendre, hein ? J'y tiens.
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date : 13-02-2016
Un homme chic, habillé au plus près d'une élégance anglaise, affirmée et du flegme associé. Smart pour les dames, précieux pour les mâles virils. Le vieux commissaire de police ne lui trouvait aucun mérite. D'une part, s'il se tenait encore bien droit, c'est qu'il n'avait que soixante- dix - huit ans. Sa dégaine ne devait en rien à un goût particulier pour les belles étoffes ou la mode du siècle passé, mais il avait été commerçant dans le Sentier.
En plus, il avait fait faillite.
Ce con.
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date : 13-02-2016
A la fin de l'office, les participants sortirent en rangs par deux. Comme toujours, le rythme était lent. Le pas typique de l'enterrement avait prévalu sur tous les autres sacrements, y compris à l'occasion des jours ordinaires. Quelles que soient les circonstances, l'assistance avait toujours l'impression de suivre un corbillard.
Ca claudiquait, ça pingouinait, ça clopinait ...
De la boiterie à canne sur tapis rouge, le curé retenait parfois l'image émue du meilleur prix d'interprétation dominical de l'aîné le plus recroquevillé sur le bâton de marche. Souvent, l'heureux élu lui revenait en mode déplié, quelques jours plus tard, la palme brodée sur le drap recouvrant le cercueil, les pieds devant. Une dernière figure de style.
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date : 13-02-2016
Assis côte à côte durant l'office, les deux colocataires devisaient tranquillement.
- C'est une belle fable, chuchota Pierre.
- C'est pas une histoire, c'est l'Evangile.
- Ah ! C'est bien quand même. Ca sert à quoi ?
- En pratique, à passer une heure en dehors de l'hospice. Après, intellectuellement, pour les mecs à particule comme toi, tu peux d'évader dans les bons sentiments. Souvent, moi, j'extrapole.
- Tu extrapoles ?
- J'essaie de voir si mes actes suivent mes pensées. Enfin, sommairement, j'applique la parole de Dieu. Là, par exemple, Jésus fait sa B. A. ,mais il dit au miraculé de la fermer parce qu'il n'a pas de personnel suffisant à son guichet unique. D'où l'idée du sacrifice.
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date : 13-02-2016
Même si sa fille le laissait tomber, si ses petits- enfants ne voulaient pas que l'on vende Deauville, si ce coeur fragile se trouvait encore bien trop résistant au vu des probabilités du gendre, il n'ajouterait rien.
Plus d'une fois, il se mordit les lèvres pour ne pas faire remarquer que leur projet était de rejoindre une société où les ancêtres se gardaient, de génération en génération, tels des trésors de famille.
Et lui, ils le déposaient au bord du chemin.
Juste après l'été et sans campagne d'affichage assimilant l'abandon à un crime ! Pour les chiens, il y avait la SPA.
Pour les vieux ...
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date : 13-02-2016
Bien qu'il ait ressenti, à ce moment, une peine plus profonde que la sienne, il tenta de la consoler en lui caressant le visage.
- Ce n'est rien.Cela devait arriver un jour ou l'autre. L'oiseau s'envole du nid, on n'y peut pas grand- chose, lâcha- t- il en se forçant à sourire.
- Papa, j'ai cinquante- trois ans !
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date : 19-01-2016
Vous est-il déjà arrivé de sentir l’urgence de vous décharger d’un poids ?
Parfois, on se sent incapable de traîner plus loin la lourde croix que l’existence nous impose de porter.
On se dit alors « Je n’en peux plus… », comme si on voyait venir la fin, comme s’il ne nous restait qu’une alternative à l’abandon pur et simple : changer de trajectoire, aller de l’avant en s’appuyant sur la confession d’une nuit comme celle-ci.
Moi, ce soir, par exemple, je suis bien ici, je me touche le visage, le nez, la bouche, et je réalise que c’est bien moi, là, devant vous. Je vous parle. Je m’exprime, vous m’écoutez.
Mais voilà un bon moment que je me demande qui je suis. Peut-être qu’en parlant librement et sans artifice, j’arriverai à me rappeler qui je suis.
J’ai passé ma vie à maîtriser mes paroles, mes gestes, à devenir celle que les autres voulaient que je sois, à incarner l’image, le reflet de miroir qu’ils se sont forgé.
En y repensant, je me déteste, je voudrais que le sol se fende et m’engloutisse.
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date : 04-12-2015
Elle vit les yeux de la fillette s'illuminer et pensa que ce serait un bon moyen pour l'aider à oublier sa mère. Jaela avait adoré la sienne et comprenait que Kathy aurait bien du mal à s'adapter à un monde dans lequel elle allait se retrouver seule. Il lui vint pour la première fois à l'esprit que Kathy et elle- même, bien qu'elles soient d'âge différent, étaient plus ou moins dans la même situation : seules et sans la moindre planche de salut pour le moment.
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date : 04-12-2015
L'homme qui l'attendait ,la voyant approcher du balcon, pensa qu'il était impossible d'être plus ravissante. Elle semblait descendue tout droit de l'Olympe pour se mêler aux humains.
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date : 04-12-2015
Ils étaient rentrés seulement un mois auparavant, et Jaela pensait que son père n'avait pas été en aussi bonne santé depuis bien longtemps. Et puis, un matin, alors qu'elle s'y attendait le moins, elle était entrée dans sa chambre et l'avait trouvé mort. Sur son beau visage se dessinait un léger sourire, et elle imagina qu'il était mort en pensant à sa femme qu'il avait maintenant rejointe.
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date : 20-11-2015
Je n'ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler.
Parfois, le soir, je leur rends visite dans leur dernière demeure et j'exhume les plus beaux, les plus fous. Ou les plus simples
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date : 20-11-2015
Et elle se disait qu'un jour peut-être, sans qu'il s'agisse de clones, ou de jumeaux, les humains arriveraient eux aussi à atteindre un tel niveau de complicité et d'empathie. Un jour, non pas deux, mais dix, cent, mille, un million, un milliard d'humains pourraient être comme ces frères jumeaux monozygotes.
Alors on entrerait dans quelque chose de nouveau, un stade supérieur de la conscience collective. Il n'y aurait plus de peur car on se réaliserait à travers les autres.
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- J'ai vu Pétain ce matin, tout le monde pense que c'est une folie de continuer à se battre. Nous avons perdu, un point c'est tout !
- Une bataille, pas la guerre.
- Yvon, mon fils, aurais-tu l'obligeance de ne pas reprendre mot pour mot les élucubrations d'un général par intérim ?
- De Gaulle est sous-secrétaire à la guerre .
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- De la sagesse populaire, mon ami, les allemands peuvent être à Paris dans trois jours, autant négocier pendant qu'il est encore temps.
- Négocier ? Vous voulez dire se rendre ?
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
Le repas se termine sur une discussion de boulot, mais ma tête est ailleurs. De retour à mon bureau, étant d'une humeur maussade, je ne peux m'empêcher de penser à Romain et Lyly. Je sais bien qu'en étant sur ce site, elle doit parler à d'autres hommes que moi, mais, à vrai dire, je n'y pensais pas ... Enfin, jusqu'à maintenant ! Quel idiot d'avoir donné toutes les cartes à Romain ... !
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
La femme qui est en elle n'attendait qu'une chose pour se dévoiler Un geste, une attention un sourire, une caresse, un je t'aime
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
Voilà deux jours que mon mari est rentré de voyage d'affaires et, comme à son habitude, il est parti s'enfermer dans son bureau pour n'en ressortir que pour manger ou coucher les enfants...

Deux jours où par peur de me faire prendre, je n'ai pas osé aller voir si mon Sexy Kinder a répondu. Fais chier !

C'est bien la première fois que je suis pressée d'être à lundi pour qu'il reparte !
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
Je ne me reconnais pas, moi qui suis d'un naturel peu avenant je me prends assez vite à ce jeu d'échange. Cet homme est un vrai mystère encore ! Les quelques photos de lui ne montrent guère plus que moi : son torse et ses fesses.

Craquantes, d'ailleurs ... *soupir*.
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Je devrais peut-être dire que les personnes s'attendant à un remaniement simplifié des prédictions célèbres dans ce choix de 100 quatrains seront déçues, car j'ai approché chaque quatrain avec un regard entièrement nouveau, sans recourir à des exégèses antérieures ou aux commentaires immuables d'antan. A cette fin, j(ai utilisé de temps à autre une méthode de mon invention, l'"interprétation euphonique". Cette technique prend en compte la sonorité réelle des vers, d'une importance capitale (de concert, bien entendu, avec leur interprétation plus littérale), ainsi que les significations souvent obscures et les jeux de mots potentiels.
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Je pense honnêtement pouvoir me targuer d'être le seul exégète qui, au cours des quelque 450 ans d'étude de Nostradamus, s'est demandé si les indications de dates de celui-ci -les nombres de 1 à 100 accompagnant chacune des dix Centuries réunissant ses 942 quatrains connus - sont réellement correctes. Guère surprenant, car ce n'est pas le genre de question à laquelle on peut répondre en quelques mots.
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-Il y a un risque d'ouragan, dit Amir, et Mikael, qui n'écoutait toujours pas, répondit par un bref :

- Tant mieux

-Tant mieux ?

- Oui... enfin, je veux dire ... c'est mieux que rien en tout cas.

- C'est vrai ... Mais comment tu te sens ? tu as l'air sonné. Ca s'est mal passé ?

- Non, ça va.

- Mais tu as appris quelque chose de bouleversant c'est ça ?

- Je ne sais pas trop. Tout est un peu confus ces temps-ci. J'envisage de quitter Millénium.

- Je croyais que cette revue et toi, c'était à la vie à la mort.

- C'est ce que je pensais aussi. Mais je suppose que tout n'a qu'un temps.

- Mon vieux disait toujours que m^me ce qui est éternel n'a qu'un temps.

- Il pensait à quoi en disant ça ?

- A l'amour, je crois. C'était juste avant qu'il ne quitte ma mère.

Mikael lâcha un petit rire.

- Je n'ai jamais été particulièrement doué pour l'amour éternel, moi non plus. En revanche...

- Oui, Mikael ?

- Il y a une femme que j'ai bien connue, et qui a disparu de ma vie depuis longtemps maintenant.

- Dur ...

- L'histoire est un peu particulière. Et là, je viens subitement d'avoir un signe de vie, il me semble en tout cas. C'est sans doute pour ça que je faisais une drôle de tête.
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Il travailla jusqu'à 17 heures et découvrit effectivement une chose ou deux qui l'auraient sans doute fait démarrer au quart de tour dix ans auparavant mais qui, aujourd'hui, ne suscitaient chez lui qu'un maigre enthousiasme. C'était un problème classique, il était bien placé pour le savoir. Au bout d'un certain nombre d'années dans la profession, tout vous semble familier, à peu de choses près. Et même si , intellectuellement, vous comprenez qu'un sujet est bon, l'excitation n'est plus au rendez-vous. Lorsqu'une énième pluie glaciale se mit à balayer les toits, il s'était déjà interrompu pour se replonger dans le roman d'Elizabeth George.
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L'été indien qui avait illuminé la ville une grande partie du mois d'octobre, permettant aux terrasses de cafés de rester ouvertes bien plus longtemps qu'à l'accoutumée, avait soudain laissé place à un climat affreux : rafales et pluies torrentielles incessantes. La plupart du temps, les gens pressaient le pas à travers la ville, le col rabattu. Mikael n'avait pas mis le nez dehors de tout le week-end. A vrai dire, ce n'était pas uniquement à cause du temps. Il avait passé deux jours à ruminer de grands projets de revanche, mais qui ne tenaient pas la route. Tout cela ne lui ressemblait pas.

Il n'avait rien d'un chien hargneux avide de rendre les coups et, a la différence de tant de stars du paysage médiatique suédois, il ne souffrait pas d'un égo surdimensionné qu'il fallait sans cesse affirmer et engraisser. D'un autre côté, les dernières années avaient été difficiles et à peine un mois plus tôt, le journaliste économique William Borg avait rédigé une chronique dans le journal du groupe Serner Business Life sous le titre :

LES JOURS DE MIKAEL BLOMKVIST SONT COMPTéS
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