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Commentaires de livres faits par paraty62

Extraits de livres par paraty62

Commentaires de livres appréciés par paraty62

Extraits de livres appréciés par paraty62

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Equilibré en âge, d'allure assortie et en accord sur les questions domestiques, ce couple, bien que là encore rarement en conflit, accusait des différences de tempérament : lui était d'humeur égale, pour ne pas dire apathique, et elle, franchement nerveuse et passionnée. C'est à leurs goûts et penchants, ces détails infimes de la plus grande importance, qu'il n'existait pas de dénominateur commun. Aux yeux de Marchmill, les inclinaisons de sa femme confinaient à la sottise ; elle estimait les siens terre à terre et sans élévation.
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A l'occasion, il portait des boucles, deux rangées presque rectilignes entourant sa tête. Mais comme il leur arrivait de briller par leur absence, on en conclut qu'elles ne devaient pas tout à la nature. Des filles qui l'avaient aimé avant de le haïr l'avaient surnommé " Balai-à-franges" en raison de cette abondance de cheveux, assez longs pour lui arriver aux épaules; avec le temps, ce nom fut de plus en plus employé.
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C'était , à es entendre, un séducteur invétéré et, selon les apparences, pas grand-chose d'autre. Les hommes ne le trouvaient pas attirant; peut-être même un peu repoussant, parfois. Musicien, joli coeur, beau parleur dans la pratique, vétérinaire en théorie, il logea quelques temps au village de Mellstock, venant de Dieu sait où.
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Les accents suppliants qu’il tirait de son instrument formaient comme un langage capable de déchirer de douleur le cœur d’un montant de porte.
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En ces temps-là, à la campagne, les jolis miroirs étaient plus rares que de nos jours, et celui que Phyllis avait devant les yeux emporta son admiration. Elle s'y mira et, voyant comme elle avait les yeux battus, s'efforça de leur donner plus d'éclat. Elle se trouvait dans ce pitoyable état d'esprit qui conduit une femme à s'avancer en automate sur le sentier qui, à ses yeux, lui est assigné.
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Phyllis avait ainsi mobilisé tout son courage pour s’assurer une force d’âme exceptionnelle quand apparut, quelques minutes plus tard, la silhouette de Matthaüs Tina derrière la barrière d’un champ ; il la franchit d’un bond léger tandis que Phyllis avançait. Impossible de se dérober à son étreinte : il la serra sur sa poitrine.
« Pour la première et la dernière fois ! » pensa-t-elle éperdument, nichée dans le cercle de ses bras.
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Sa longue contemplation du portrait la plongea dans la méditation. A la fin, ses yeux se remplirent de larmes et elle effleura le carton des lèvres. Puis elle se mit à rire, sur un ton de gaieté nerveuse, et s’essuya les yeux.
Était-elle immorale, songeait-elle, elle, une femme mariée, mère de trois enfants, de laisser vagabonder son esprit vers un étranger de si déraisonnable façon ?
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date : 28-02-2016
Bien qu'agaçante, cette Rosaline était utile, et il pouvait rentrer chez sa logeuse en étant certain qu'aucun indice n'avait été oublié sur la scène de crime. Il devait s'avouer que même si leurs échanges étaient peu dignes d'un lord et une jeune femme, ils étaient revigorants et apportaient une petite touche de piment à son séjour parisien. Puis il se rappela qu'il aimait l'ordre, la propreté, la monotonie et le calme de son laboratoire et regretta cette faiblesse dans ses sentiments.
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date : 28-02-2016
Alors, résigné, il vérifia dans le miroir ovale et moucheté accroché près de la porte que sa cravate pourpre en soie était toujours bien droite, maintenue en place par l'épingle rouge à tête en forme de rose qui ne le quittait jamais. Il tenta d'aplatir sa chevelure rebelle. C'était bien le seul élément de son apparence qui lui échappait et sur lequel il n'avait aucune emprise, ou si peu. Agacé, il remit son chapeau et sortit en redressant les épaules. Il n'était pas enthousiaste, or, un lord anglais n'expose pas ses émotions; il afficha donc un air parfaitement serein et imperturbable. Des années de pratique aidaient à feindre la plus totale indifférence, quoi qu'il se passât autour de lui. Il fit quelques pas dans le sordide couloir qui menait au rez-de-chaussée puis, il fit demi-tour. Il pénétra à nouveau dans sa chambre, déplaça le guéridon sur le sol inégal afin de le stabiliser et examina le résultat de cette rectification. Bien, il pouvait partir l'esprit tranquille car l'imperfection et la médiocrité l'exaspéraient plus encore que le fait de se retrouver à battre le pavé à la recherche d'un criminel dont il ignorait presque tout.
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date : 13-02-2016
Il fit le point.
Un peu sur lui, beaucoup sur les autres.
Ceux qui lui manquaient et qui n'étaient plus là et, bizarrement, ceux qui étaient encore bien vivants et qui n'avaient pas eu la bienséance de partir avant lui. L'humanité avait un grave défaut à ses yeux. On n'était jamais le dernier à se retirer. En s'installant pernicieusement entre la vieillesse et la fin, le temps devenait angoissant.
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date : 13-02-2016
- Voici un paquet de mouchoirs en papier. Moins classe que Clark Gabble, je vous le concède, les siens étaient brodés. Vous constaterez néanmoins que les miens sont à la menthe forte, progrès de la science au service de la séduction. Il faudra me les rendre, hein ? J'y tiens.
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date : 13-02-2016
Un homme chic, habillé au plus près d'une élégance anglaise, affirmée et du flegme associé. Smart pour les dames, précieux pour les mâles virils. Le vieux commissaire de police ne lui trouvait aucun mérite. D'une part, s'il se tenait encore bien droit, c'est qu'il n'avait que soixante- dix - huit ans. Sa dégaine ne devait en rien à un goût particulier pour les belles étoffes ou la mode du siècle passé, mais il avait été commerçant dans le Sentier.
En plus, il avait fait faillite.
Ce con.
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date : 13-02-2016
A la fin de l'office, les participants sortirent en rangs par deux. Comme toujours, le rythme était lent. Le pas typique de l'enterrement avait prévalu sur tous les autres sacrements, y compris à l'occasion des jours ordinaires. Quelles que soient les circonstances, l'assistance avait toujours l'impression de suivre un corbillard.
Ca claudiquait, ça pingouinait, ça clopinait ...
De la boiterie à canne sur tapis rouge, le curé retenait parfois l'image émue du meilleur prix d'interprétation dominical de l'aîné le plus recroquevillé sur le bâton de marche. Souvent, l'heureux élu lui revenait en mode déplié, quelques jours plus tard, la palme brodée sur le drap recouvrant le cercueil, les pieds devant. Une dernière figure de style.
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date : 13-02-2016
Assis côte à côte durant l'office, les deux colocataires devisaient tranquillement.
- C'est une belle fable, chuchota Pierre.
- C'est pas une histoire, c'est l'Evangile.
- Ah ! C'est bien quand même. Ca sert à quoi ?
- En pratique, à passer une heure en dehors de l'hospice. Après, intellectuellement, pour les mecs à particule comme toi, tu peux d'évader dans les bons sentiments. Souvent, moi, j'extrapole.
- Tu extrapoles ?
- J'essaie de voir si mes actes suivent mes pensées. Enfin, sommairement, j'applique la parole de Dieu. Là, par exemple, Jésus fait sa B. A. ,mais il dit au miraculé de la fermer parce qu'il n'a pas de personnel suffisant à son guichet unique. D'où l'idée du sacrifice.
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date : 13-02-2016
Même si sa fille le laissait tomber, si ses petits- enfants ne voulaient pas que l'on vende Deauville, si ce coeur fragile se trouvait encore bien trop résistant au vu des probabilités du gendre, il n'ajouterait rien.
Plus d'une fois, il se mordit les lèvres pour ne pas faire remarquer que leur projet était de rejoindre une société où les ancêtres se gardaient, de génération en génération, tels des trésors de famille.
Et lui, ils le déposaient au bord du chemin.
Juste après l'été et sans campagne d'affichage assimilant l'abandon à un crime ! Pour les chiens, il y avait la SPA.
Pour les vieux ...
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date : 13-02-2016
Bien qu'il ait ressenti, à ce moment, une peine plus profonde que la sienne, il tenta de la consoler en lui caressant le visage.
- Ce n'est rien.Cela devait arriver un jour ou l'autre. L'oiseau s'envole du nid, on n'y peut pas grand- chose, lâcha- t- il en se forçant à sourire.
- Papa, j'ai cinquante- trois ans !
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date : 19-01-2016
Vous est-il déjà arrivé de sentir l’urgence de vous décharger d’un poids ?
Parfois, on se sent incapable de traîner plus loin la lourde croix que l’existence nous impose de porter.
On se dit alors « Je n’en peux plus… », comme si on voyait venir la fin, comme s’il ne nous restait qu’une alternative à l’abandon pur et simple : changer de trajectoire, aller de l’avant en s’appuyant sur la confession d’une nuit comme celle-ci.
Moi, ce soir, par exemple, je suis bien ici, je me touche le visage, le nez, la bouche, et je réalise que c’est bien moi, là, devant vous. Je vous parle. Je m’exprime, vous m’écoutez.
Mais voilà un bon moment que je me demande qui je suis. Peut-être qu’en parlant librement et sans artifice, j’arriverai à me rappeler qui je suis.
J’ai passé ma vie à maîtriser mes paroles, mes gestes, à devenir celle que les autres voulaient que je sois, à incarner l’image, le reflet de miroir qu’ils se sont forgé.
En y repensant, je me déteste, je voudrais que le sol se fende et m’engloutisse.
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date : 04-12-2015
Elle vit les yeux de la fillette s'illuminer et pensa que ce serait un bon moyen pour l'aider à oublier sa mère. Jaela avait adoré la sienne et comprenait que Kathy aurait bien du mal à s'adapter à un monde dans lequel elle allait se retrouver seule. Il lui vint pour la première fois à l'esprit que Kathy et elle- même, bien qu'elles soient d'âge différent, étaient plus ou moins dans la même situation : seules et sans la moindre planche de salut pour le moment.
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date : 04-12-2015
L'homme qui l'attendait ,la voyant approcher du balcon, pensa qu'il était impossible d'être plus ravissante. Elle semblait descendue tout droit de l'Olympe pour se mêler aux humains.
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date : 04-12-2015
Ils étaient rentrés seulement un mois auparavant, et Jaela pensait que son père n'avait pas été en aussi bonne santé depuis bien longtemps. Et puis, un matin, alors qu'elle s'y attendait le moins, elle était entrée dans sa chambre et l'avait trouvé mort. Sur son beau visage se dessinait un léger sourire, et elle imagina qu'il était mort en pensant à sa femme qu'il avait maintenant rejointe.
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date : 20-11-2015
Je n'ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler.
Parfois, le soir, je leur rends visite dans leur dernière demeure et j'exhume les plus beaux, les plus fous. Ou les plus simples
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date : 20-11-2015
Et elle se disait qu'un jour peut-être, sans qu'il s'agisse de clones, ou de jumeaux, les humains arriveraient eux aussi à atteindre un tel niveau de complicité et d'empathie. Un jour, non pas deux, mais dix, cent, mille, un million, un milliard d'humains pourraient être comme ces frères jumeaux monozygotes.
Alors on entrerait dans quelque chose de nouveau, un stade supérieur de la conscience collective. Il n'y aurait plus de peur car on se réaliserait à travers les autres.
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- J'ai vu Pétain ce matin, tout le monde pense que c'est une folie de continuer à se battre. Nous avons perdu, un point c'est tout !
- Une bataille, pas la guerre.
- Yvon, mon fils, aurais-tu l'obligeance de ne pas reprendre mot pour mot les élucubrations d'un général par intérim ?
- De Gaulle est sous-secrétaire à la guerre .
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- De la sagesse populaire, mon ami, les allemands peuvent être à Paris dans trois jours, autant négocier pendant qu'il est encore temps.
- Négocier ? Vous voulez dire se rendre ?
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
Le repas se termine sur une discussion de boulot, mais ma tête est ailleurs. De retour à mon bureau, étant d'une humeur maussade, je ne peux m'empêcher de penser à Romain et Lyly. Je sais bien qu'en étant sur ce site, elle doit parler à d'autres hommes que moi, mais, à vrai dire, je n'y pensais pas ... Enfin, jusqu'à maintenant ! Quel idiot d'avoir donné toutes les cartes à Romain ... !
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Double Jeu écrit par Nessa
date : 27-09-2015
La femme qui est en elle n'attendait qu'une chose pour se dévoiler Un geste, une attention un sourire, une caresse, un je t'aime
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