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Extrait ajouté par Folize 2014-10-07T17:53:00+02:00

- (...) Je pensais impossible de retomber amoureux, et j’avais raison.

Il prend une inspiration et j’en profite pour l’interrompre, désespérée.

— S’il te plaît. Si ce que tu cherches à me dire, c’est que tu tiens à moi comme à une sœur, c’est très gentil, mais je n’ai pas envie de l’entendre. Écris-le sur une carte ornée de chrysanthèmes et envoie-la-moi. « Toutes nos condoléances pour la perte de votre sex appeal. »

— J’avais raison de penser que je ne pouvais pas retomber amoureux de toi, parce que je n’ai jamais cessé de t’aimer.

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Extrait ajouté par Melwasul 2013-10-14T12:39:29+02:00

- C ’est la vérité, poursuit Ben joyeusement. Il semble qu’une seule exposition ait suffi à me contaminer définitivement. Depuis, tu es restée à l’état latent, comme un virus. Ou une maladie chronique incurable qui se déclare de temps en temps.

S’ensuit un long silence, durant lequel ma vie passe du noir et blanc à la couleur.

- Je suis de l’eczéma ?

Le visage de Ben s’illumine d’un grand sourire.

- De l’eczéma du cœur. C’est ça. Un psoriasis de l’âme.

Source : lune-et-plume.fr

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Extrait ajouté par the-crazy-reading 2014-02-02T21:25:46+01:00

— ET MERDE ! J’AI VRAIMENT PAS DE BOL…

— Quoi ?

D’une tape, je chassai une guêpe particulièrement intrépide et obstinée de ma canette de Coca. Le visage dissimulé derrière sa main, Ben ne faisait qu’attirer encore plus l’attention sur lui.

— Le Pr McDonald. Tu sais, Crâne d’œuf McBrioche. Je lui dois une dissertation sur Keats depuis une semaine. Il m’a vu ?

Je jetai un coup d’œil. De l’autre côté de la pelouse tachetée de soleil, le professeur s’était arrêté net et exécutait une parfaite imitation de lord Kitchener, doigt pointé et allant jusqu’à articuler silencieusement le mot « VOUS ».

— Euh… Oui.

Ben me dévisagea par un interstice entre deux doigts.

— Oui peut-être ou oui sûr ?

— Oui, aussi sûr que si un missile Scud écossais en tweed, corpulent et chauve, avait tes coordonnées exactes et traversait la pelouse à fond la caisse pour te détruire.

— Bon, OK. Réfléchissons, réfléchissons…, marmonna Ben en levant les yeux vers le feuillage de l’arbre sous lequel nous étions assis.

— Tu comptes l’escalader ? Parce que le Pr McDonald a l’air capable d’attendre que les pompiers viennent te déloger.

Les yeux de Ben balayèrent les vestiges de notre déjeuner puis nos sacs par terre comme s’ils contenaient une réponse. Je n’étais pas sûre que balancer un sac à dos dans la figure d’un universitaire émérite nous serait d’une grande aide. Son regard s’arrêta sur ma main droite.

— Puis-je t’emprunter ta bague ?

— Bien sûr. Quoiqu’elle n’ait rien de magique…

Je l’ôtai en la faisant tourner autour de mon doigt et la lui tendis.

— Lève-toi.

— Hein ?

— Lève-toi !

Je me mis debout et tapotai mon jean pour en déloger les brins d’herbe restés accrochés. Ben passa quant à lui sur un genou et brandit le bijou en argent vaguement gothique que j’avais acheté pour 4 livres sur le marché étudiant. Je me mis à rire.

— Oh… Espèce d’idiot…

Le Pr McDonald nous rejoignit.

— Ben Morgan… !

— Désolé, monsieur, mais j’ai une urgence à gérer.

Il se tourna de nouveau vers moi.

— Je sais que nous avons vingt ans et que le moment choisi pour cette demande en mariage a été forcé par des… pressions extérieures, mais, en faisant abstraction de tout ça, tu es extraordinaire. Je sais que je ne rencontrerai jamais une autre femme à laquelle je tiendrai autant qu’à toi. Ce sentiment grandit, grandit…

Le Pr McDonald croisa les bras. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, il souriait. Stupéfiant.

La chutzpah de Ben triomphait encore.

— Tu es sûr que ce sentiment n’est pas plutôt la vengeance de la tortilla au maïs et Knacki que Kev et toi avez mitonnée hier soir ? demandai-je.

— Non ! Mon Dieu – tout mon être t’appartient. Ma tête, mon cœur, mes tripes…

— Attention, mon garçon. Je n’irais pas plus loin dans cet inventaire, si j’étais vous, intervint le Pr McDonald. Le poids de l’histoire repose sur vous. Pensez à l’héritage. Vous vous devez de susciter l’inspiration.

— Merci, monsieur.

— Ce n’est pas d’une femme que tu as besoin, mais d’un comprimé d’Imodium, dis-je.

— J’ai besoin de toi. Qu’en penses-tu ? Épouse-moi. Une cérémonie simple. Ensuite, tu pourras emménager dans ma chambre. J’ai un matelas gonflable et une serviette tachée que tu peux plier et utiliser comme oreiller. Et Kev est en train de perfectionner une recette de papas bravas qui consiste à faire bouillir les patates directement dans une soupe de tomates Heinz.

— Aussi adorable que soit ta proposition, Ben, je suis navrée, mais non.

Ben se tourna vers le Pr McDonald.

— Je vais devoir prendre un congé exceptionnel.

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Extrait ajouté par Fairy-World 2013-11-12T12:18:44+01:00

Au bord des larmes, dans un état physique pitoyable, je gémis, comme retombée en enfance :

- Je n'en peux plus de vomir, Ben. Je suis si fatiguée...

- Je sais.

- Je veux ma maman, ajoutai-je, plaisantant à peine.

- Qu'est-ce qu'elle ferait ? demanda-t-il sérieusement.

Je soulevai mes bras puis les laissai retomber, impuissante.

- Un câlin ? Un sirop de citron chaud ?

- Il va falloir que tu te contentes de moi et du Berocca.

Ben entra et passa ses bras autour de ma taille. C'était très agréable d'être soutenue par quelqu'un de plus fort et de plus sain que moi, comme si, par osmose, je pouvais absorber un peu de son énergie. J'appuyai ma tête contre sa chemise. Nous sommes restés ainsi un moment. Je le laissai supporter tout mon poids, complètement, oubliant ma gêne.

- Tu fais une bonne maman, marmonnai-je.

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Extrait ajouté par Fairy-World 2013-11-12T10:12:48+01:00

- Tu es sûre que ça va ? Tu as une voix un peu bizarre.

- Ça va, j'étais - j'étais... (Bon sang, je n'ai pas du tout envie d'admettre que j'ai dormi tout l'après-midi comme une vieille de quatre-vingt-deux ans.)... juste en position horizontale.

- Ah. OK. Je vois.

Ben semble gêné. Il doit me croire en charmante compagnie.

- Je te rappelle, conclut-il.

- Non ! crié-je presque. Je t'assure, tu ne me déranges pas. Comment vas-tu ? C'est drôle que tu appelles maintenant, j'étais justement en train de penser à toi.

Silence consterné.

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Extrait ajouté par Fairy-World 2013-11-12T10:08:33+01:00

Je poussais des ''oh'' et des ''ah'' à chaque explosion qui s'épanouissait puis s'effaçait en une araignée de poussière scintillante. À un moment, en me retournant vers Ben pour lui dire quelque chose, je vis qu'il me regardait moi au lieu du ciel nocturne. Son regard était tellement intense qu'il me fit la même impression que quand, à la fête foraine, on croit qu'une attraction est finie alors qu'il reste un dernier virage, une dernière plongée.

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Extrait ajouté par DexLivres 2014-03-23T16:07:24+01:00

_ On se sent plus seul quand on vit avec la mauvaise personne que quand on est vraiment seul. Ou bien autant, d'une façon différente, crois-moi.

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Extrait ajouté par DexLivres 2014-03-23T15:24:26+01:00

_ Il devrait y avoir un TripAdvisor pour les rencards, histoire de pouvoir poster des commentaires. Jolie vue. Service décevant. Réserver trèèèèès longtemps à l'avance.

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Extrait ajouté par DexLivres 2014-03-23T15:25:43+01:00

Les relations à long terme reposent parfois autant sur les choses qu'elles suppriment de votre vie que celles qu'elles y ajoutent. Ce ne sont plus les montagnes russes, plutôt un monorail ; vous évitez donc autant les bas que les hauts. Si votre cher et tendre fait irruption dans la salle de bains et vous surprend penchée en avant, le bide comme une bouée en Babybel, il ne cesse pas de vous aimer pour autant, pas plus qu'il n'attend de vous que vous passiez votre temps en décolleté plongeant et autre tanga, impeccablement épilée à la cire. Il vous a engagée, il a acheté le produit. Dans le cas du célibat ou d'une nouvelle relation, il vous faut revoir l'emballage et vous vendre de nouveau, corps et âme.

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Extrait ajouté par bagheera 2014-12-28T18:34:16+01:00

"Toutes les relations sont conditionnées par le moment où on les vit, dis-je en prenant garde à ne regarder que Simon."

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