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Extrait ajouté par Ori06 2018-03-17T15:14:44+01:00

— Non, tu voudrais avoir des petits enfants à endoctriner, en faire tes petites poupées, les montrer à tes amies pour être comme elles, pour être normale.

— Tu te rends compte de ce que tu me dis ?

— Et toi ? Tu me ramènes sans arrêt la même histoire, et toutes les fois, c’est pareil, quand est-ce que je trouve un homme, et quand est-ce que je me marie, et quand est-ce que j’ai des gosses, et ce n’est pas la peine de pleurer, je connais ton cinéma. J’en ai marre, tu m’entends. MARRE !

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Extrait ajouté par Lecteuraddict 2018-03-19T10:29:51+01:00

- Et la Tour Eiffel ?

- Oui, c’était bien, mais un peu froid quand même, une fois en haut !

Pour elle, ce grand symbole du tourisme parisien n'était rien d'autre qu'une grande cage métallique sur pieds. elle représentait une limitation de liberté. L'étourdissement que le visiteur ressentait ne venait pas de l'altitude mais mais de la captivité. Comment se sentir réellement libre la-haut ? Cela lui rappela la cabine d’essayage, cette forteresse futile, construite pour vous abriter des regard indiscrets mais dont le rideau était si facilement assailli. La comparaison la rendit taciturne. Trop souvent ce qui prétendait offrir protection ou liberté se révélait trop tard n'être qu'un leurre qui ne garantissait jamais ni l'une ni l'autre.

Et maintenant, elle se trouvait sur un bateau mouche. Coincée jusqu'au retour à l'embarcadère. Quelle image appropriée. Son imagination lui fit entrevoir un pauvre insecte dont les pattes étaient engluées dans du miel. L'animal se débattait, essayait vainement de se libérer de cette emprise. L'image devint plus nette, c'était comme si elle voyait un film dans son esprit. La pauvre mouche battait des ailes de plus en plus fort, mais ses pattes s'enfonçaient inéluctablement dans le miel, rendant sa fuite de plus en plus impossible. Un mouche dont la tête n'était pas normale. Elle se concentra pour essayer de la voir de près, quelque chose l'intriguait. Soudain, elle étouffa un cri. Cette tête, elle venait de l'apercevoir quand la mouche s'était tournée, à force de se débattre. Cette tête c’était la sienne.

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Extrait ajouté par Ori06 2018-03-17T15:13:23+01:00

Ses pensées formèrent des images qu’elle ne voulait pas voir. Mais elle ne put résister, les visions s’imposaient à elle, comme en boucle, toutes plus sombres les unes que les autres. La tension dans sa main droite la fit trembler. Elle ne s’en rendit pas compte. Un fin duvet sombre se dressa sur ses bras. Ses doigts se crispèrent. Crampes. Rictus. Mouvements avortés. Ses yeux s’ouvrirent soudain en grand, comme si, soupape improvisée, ils pouvaient laisser s’échapper quelque chose pour réduire la menace croissante. Mais la poudre était étalée, et il ne manquait plus qu’une étincelle.

— Tu ne penses pas à te marier un jour ?

— MAMAN, ARRÊTE !

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Extrait ajouté par Ori06 2018-03-17T15:10:34+01:00

— Toujours est-il que ta cousine Sophie se marie l’été prochain. Philippe lui a acheté une bague en platine incrustée de petits diamants. Il a proposé d’une façon si romantique, j’en ai pleuré. C’est beau, quand même, un couple qui s’aime comme ça…

— Tant mieux pour elle. J’imagine que si la bague avait été un anneau de plastique elle aurait dit non ?

— Qu’est-ce que tu veux dire ? On ne fait pas de bagues de fiançailles en plastique, voyons !

— Bien sûr que non. Et le sourire sur son visage devait être proportionnel à la taille du diamant. Sans doute qu’elle a, depuis, entamé une tournée officielle de la ville pour bien montrer à tout le monde qu’elle allait épouser le richard du village d’à côté.

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Extrait ajouté par Ori06 2018-03-17T15:07:27+01:00

Elle venait tout juste de se réveiller dans un taxi garé sur le trottoir. Le chauffeur était penché sur elle comme un docteur sur une patiente. Seulement, elle n’était pas malade, et il n’avait aucun soin à lui administrer.

L’homme sourit à travers des dents jaunies par des années de tabac. Il prit un peu de recul, juste assez. Il sortit un petit sachet plastique de la poche arrière de son jean et le porta à sa bouche pour le déchirer. Son geste était lent et mesuré, familier. Il avait une maîtrise totale de la situation. Il savait ce qu’il voulait. Il allait l’obtenir.

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