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Park avenue



Description ajoutée par lillou 2013-01-25T14:44:16+01:00

Résumé

Paul Ross a épousé Merrill, fille de Carter Darling, un financier milliardaire. Le jeune avocat sudiste s'est vite habitué au luxe de sa vie new-yorkaise : appartement sur Park Avenue, week-ends dans les Hamptons. Lorsque Paul perd son emploi, Carter lui propose de diriger l'équipe d'avocats de son fonds spéculatif, une fabuleuse opportunité alors que le pays connaît sa pire crise financière depuis la Grande Dépression.

Mais la chance ne va pas durer : à la suite d'un événement tragique, les Darling se retrouvent sous les feux des médias, compromis dans un scandale qui pourrait radicalement changer leur vie. Paul doit alors choisir son camp : sauver sa peau et trahir sa femme et sa belle-famille, ou bien protéger l'entreprise familiale coûte que coûte.

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Classement en biblio - 54 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par bellajessica 2013-06-26T15:15:07+02:00

Carter eut un petit rire discret. Bien qu’il fût comme à l’accoutumée tiré à quatre épingles, on voyait que derrière ses lunettes ses yeux étaient cernés de fatigue. Sa chevelure était également plus clairsemée, un peu plus blanche que grise. Cela lui allait bien, mais pour ceux qui le connaissaient, le changement était perceptible. L’effondrement du marché était arrivé au mauvais moment pour Carter. On disait au bureau qu’il aurait pris sa retraite à la fin de l’année si le marché était resté stable. À présent, ses horaires de travail – sept jours sur sept, et parfois seize heures d’affilée – ressemblaient davantage à ceux d’un jeune analyste qu’à ceux d’un P-DG.

« Visiblement, Lily et Adrian s’apprêtent à partir, dit Merrill en jetant un coup d’œil par-dessus l’épaule de Paul. Je vais leur dire que finalement, on n’ira peut-être pas à la soirée. Ne vous avisez pas de parler boutique pendant mon absence. » Elle leur adressa un sourire tendre, puis s’éloigna.

Beau-père et gendre se retrouvèrent face à face dans un silence gêné qui leur était habituel.

« Agréable, cette petite soirée, dit Paul.

– N’est-ce pas ? » renchérit Carter, visiblement soulagé que la conversation ait été lancée.

Pour Paul, deviser avec Carter était un exercice d’autant plus délicat maintenant qu’ils travaillaient ensemble. Parler du boulot aurait été trop sérieux, et ne pas en parler trop léger. Il sentait que Carter non plus ne savait pas vraiment comment gérer cette nouvelle configuration.

« Inès n’a pas ménagé sa peine, poursuivit Carter. Cette année, ça n’a pas été facile d’obtenir des gens qu’ils sortent leur portefeuille. En plus, les grands établissements ne sont pas venus – les années précédentes, Lehman Brothers réservait toujours une table, et c’était la même chose bien sûr pour Howary. C’est incroyable, de se dire que ces boîtes ont disparu. »

Paul hocha la tête. Il se souvint avoir vu son ancien patron, Mack Howary, au même gala l’année précédente, trônant à la table Howary LLP en compagnie de quelques clients accompagnés de leurs épouses. Mack était ridiculement gros et bruyant pour un avocat d’affaires, et son ego avait encore plus enflé depuis la publication d’un petit article dans Barron, le grand magazine financier, le bombardant « personne la plus influente et la plus puissante de Wall Street ». Mack avait fait signe à Paul de le rejoindre et l’avait présenté (« l’une de nos étoiles montantes », avait-il déclaré à ses compagnons), mais uniquement après l’avoir vu en compagnie de Carter Darling et de Morty Reis, le fondateur de Reis Capital Management.

Paul se demanda où était Mack ce soir. D’après les rumeurs, il se trouvait en résidence surveillée dans son domaine de Rye, lequel était de dimensions telles que ce genre de mesure n’avait pas grand-chose de restrictif. Howary LLP avait fermé il y avait tout juste dix semaines, moins de deux mois après l’inculpation de Mack pour fraude fiscale et détournement de fonds. La fin de l’état de grâce avait été brutale. Depuis plus de dix ans, Howary LLP était la star des cabinets d’avocats d’affaires. Mack, le fondateur, faisait partie de ces rares avocats qui jouissent d’un statut quasi mythique auprès de leurs jeunes collègues et des étudiants en droit. Paul l’avait vu s’adresser à un amphithéâtre archicomplet à NYU, des étudiants venus s’entasser sur les marches uniquement pour l’entendre parler de transactions structurées. Lorsque Paul, alors en deuxième année de droit, avait sollicité un stage, les places à Howary étaient de loin les plus convoitées.

Howary avait toujours été un établissement à part. Avec seulement cent cinquante collaborateurs, c’était une petite structure, mais elle jouait dans la cour des grands. Elle s’était spécialisée dans les questions de fiscalité d’entreprise et de transactions de capitaux et conseillait ses clients sur les offres de produits dérivés et structurés, les opérations transfrontalières et la privatisation d’entreprises publiques. C’était un cabinet extrêmement lucratif qui s’occupait de questions délicates, le meilleur dans son domaine.

Malheureusement, on s’était aperçu qu’en fait, la spécialité de Mack, c’était l’évasion fiscale. Les autorités le surveillaient depuis plusieurs années, attendant qu’il fasse un faux pas. Lorsque l’un de ses plus gros clients reconnut avoir blanchi près d’un milliard de dollars d’argent des cartels colombiens à travers une banque de Montserrat, dans les Antilles, la fin fut rapide et brutale. En l’espace de quelques jours, le fisc, le ministère de la Justice et le procureur général de l’État de New York tombèrent sur les bureaux d’Howary tels des vautours, saisissant dossiers, ordinateurs, rapports de dépense et mails, bref, tout ce qui n’était pas cloué au sol. Les dossiers clients furent abandonnés. Collaborer avec les enquêteurs devint un boulot à temps plein, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Paul se mit à dormir sur un canapé dans son bureau, rentrant chez lui uniquement pour se doucher et embrasser sa femme endormie. Toute terrifiante qu’elle soit, il fut soulagé de voir prononcer la mort de l’établissement. Il avait eu l’impression d’être à la barre d’un navire en train de couler.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par alesie292 2019-06-13T00:05:41+02:00
Pas apprécié

J'ai arrêté ce livre très rapidement. L'histoire est pas du tout intéressante, l'écriture est assez brouillonne, et les personnages sont détestables. Je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir écrit ce livre.

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Commentaire ajouté par Eimi 2017-08-04T18:40:04+02:00
Lu aussi

Ce livre ne me laissera pas un grand souvenir. J'ai eu bien du mal à le terminer. Il m'a paru très long et pas franchement intéressant. Il y a beaucoup de personnages et il est parfois compliqué de se rappeler du rôle de chacun. Certains chapitres sont assez pénibles car peuplés de trop de descriptions et de situations qui n'apportent rien à l'intrigue principale. Enfin, la plupart des protagonistes sont trop caricaturaux et aucun n'attire véritablement la sympathie. En résumé, c'est un récit quelconque.

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Commentaire ajouté par lise019 2016-05-27T10:20:33+02:00
Lu aussi

Un livre intéressant et surprenant par la division des chapitres. Il m'a fallut un moment pour rentrer dans le livre et comprendre sa structure, mais à partir de là, je n'ai plus pu le lâcher sans savoir la fin qui m'a un peu déçue je l'avoue....

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Commentaire ajouté par Stemilou 2015-05-29T15:09:04+02:00
Lu aussi

Les Darling, riche famille de financiers new yorkais s’apprête à fêter Thanksgiving dans la propriété des Hamptons : Carter le patriarche et sa femme Inès, leurs filles Lily et Merrill et leur époux respectif, ainsi que Morty Reiss, considéré comme un oncle, et sa femme. Tout s’annonce pour le mieux dans cette famille très peu touché par la crise de 2008.

Paul, le mari de Merrill, s’intègre dans la société familiale, Delphic, spécialisée dans les fonds d’investissements, après avoir perdu son emploi dans la finance, mais il se sent à l’étroit, mal à l’aise, devenu pourtant l’avocat général il ignore encore nombres de transactions faites par la société et doit maintenir son train de vie new-yorkais.

Le bouleversement survint lorsque la police retrouve l’Aston Martin de Morty près du Tappan Zee Bridge, laissant supposer le suicide de celui-ci et quand bien même le corps n’est pas retrouvé. L’enquête sur les raisons de son suicides débutent, la vie de la famille Darling bascule du jour au lendemain lorsque l’on découvre les magouilles de Morty, une escroquerie financière à grande échelle, rien de moins qu’une chaîne de Ponzi.

L’histoire se déroule sur une semaine et se concentre sur Paul, doit-il collaborer avec le procureur ou se souder au clan Darling ? Mais la trahison viendra de toute façon d’un côté ou de l’autre.

L’auteur nous parle de chute d’une famille bourgeoise, de scandale financier très médiatisé, d’argent, de faillite et de corruption. Mais ce sont les intrigues parallèles qui donnent du mouvement au récit, ou en tout cas qui m’ont fait accrocher à l’histoire.

Park Avenue … le titre m’a fait pensé à tout autre chose, finalement je me suis retrouvé plonger dans le monde de la finance pour la troisième fois cette année et sans le vouloir particulièrement, pourtant je me suis laissé entrainé dans Manhattan pour côtoyer une grande famille bourgeoise, un journaliste presse, le monde sans pitié de la finance et de ses requins.

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Commentaire ajouté par livreetmoi 2015-05-04T12:01:30+02:00
Bronze

Une histoire familiale dans le cadre du monde de la finance à New-York

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Commentaire ajouté par lena220 2015-03-12T19:59:50+01:00
Argent

Une histoire original que j ai bien aimer. Ce roman permet de voir le monde de la finance. C est un beau roman émouvant que je conseille de lire.

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Commentaire ajouté par yeyette01 2014-10-29T12:08:55+01:00
Lu aussi

A mon sens c'set un livre qui laisse indifférent... On n'arrive pas à s'attacher aux personnages, on ne les connait pas vraiment, ils sont nombreux et on a du mal à se rappeler de qui est qui et de son role dans l'histoire. Le seul couple auquel on s'attache un peu est celui de Meryll et Paul qui traversent les épreuves soudés et avec un attachement aux valeurs de la famille.

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Date de sortie

Park avenue

  • France : 2013-01-30 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 54
Commentaires 7
Extraits 1
Evaluations 12
Note globale 5.55 / 10

Évaluations

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