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Partir, c'est mourir un peu



Description ajoutée par APAGE 2019-07-14T11:45:53+02:00

Résumé

1910, Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes qui dans les plus grandes épreuves ne les abandonneront pas.

De Saint-Pétersbourg aux poussiéreuses villes d’Extrême-Orient, du soleil de Crimée aux neiges de Sibérie, Igor Kleinenberg raconte presque une décennie de la Russie dans ce qu’elle eut de tumultueux, de tragique et d’éminemment fascinant.

Dans ces mémoires fictifs foisonnants, construits à partir de témoignages du temps, s’entremêlent le portrait intime et vrai de la dernière famille régnante de Russie et l’histoire troublée d’un pays au tournant de son destin.

Édition illustrée d’un frontispice et de cinquante photographies anciennes.

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Classement en biblio - 13 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par mcd30 2019-09-14T10:49:24+02:00

Les grandes duchesses étaient curieuses de tout, immortalisant la moindre vue intéressante avec leurs kodaks qu'elles abandonnaient rarement.

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par APAGE 2019-11-11T18:36:47+01:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Opi-Pro 2020-01-28T16:40:26+01:00
Or

https://loeildopi.wixsite.com/loeildopi/post/partir-c-est-mourir-un-peu-alexandre-page

Je remercie avant toute chose l’auteur, Alexandre Page pour sa patience à mon égard et sa confiance.

C’est un ouvrage bien particulier que nous allons traiter aujourd’hui, bien loin de ceux vus jusqu’ici. L’auteur du jour nous invite pour un voyage vers une Russie en proie à de grands bouleversements, sous le regard d’Igor Kleinenberg. Un thème intéressant et original, qui peut néanmoins effrayer les lecteurs novices ou, tout du moins, n’ont pas d’accointances particulières avec les romans historiques.

Alors, défi relevé ?

« ‘J’ai dit cela, et regardez où je vous ai tous menés. Bous êtes Russe, Igor Vladimirovitch, dites moi aussi franchement que je vous parle, ai-je été un bon souverain ?’ […] ‘Majesté, vous avez la pensée généreuse et le caractère d’un grand homme. Vous avez conduit votre règne en vous considérant comme comptable du bien de ce monde envers Dieu. Je crois qu’un bon souverain ne peut pas être généreux. Il défend les intérêts des uns contre ceux des autres. Mais vous êtes un grand homme, et c’est plus essentiel. »

L’histoire que nous découvrons nous est conté par Igor Kleinenberg. D’origine estonienne, il débarque au palais impérial en 1910 afin d’enseigner l’allemand aux grandes-duchesses, les filles du Tsar Nicolas II et de son épouse Alexandra Fedorovna Romanova. Au fil des leçons, nous voyons les liens se tisser entre les quatre jeunes femmes (Olga, Tatiana, Maria et Anastasia) et leur professeur.

La première impression qui frappe lorsqu’on se lance dans « Partir, c’est mourir un peu », est celle d’une discussion entre amis. C’est comme si Igor était face à nous, bien installé dans son fauteuil, et qu’il nous racontait sa vie, empli de nostalgie. Au plus proche de la famille impériale, il assiste aux complots, aux mensonges, aux questionnements et aux déchirements. Mais bien au-delà des souverains d’un immense empire, Igor se souvient des moments de joie, des voyages à bord du Standard. Entre les matchs de tennis et les baignades, il nous décrit le quotidien d’une famille normale, trop souvent rappelé à son devoir pour être heureuse. Peu importe ce que nous savons ou non de cette histoire, Igor semble nous dire : « Voici la véritable histoire, comme moi, je l’ai vécu ». Comme un dernier hommage à ses amis, à ceux qui, malgré leurs différences de statut, lui ont toujours fait une place.

« Il n’y a que deux genres de souverains, dit-on, qui s’exposent aux révolutions et aux coups d’Etats : les trop gentils et les trop cruels. Il se trouve toujours des mauvais pour renverser les premiers, et des oppressés pour renverser les seconds. L’indulgence et le pardon, voilà les deux vertus qui causèrent d’abord la perte de Nicolas II. »

Portrait de Nicolas II (1912).

L’auteur nous dresse ici de véritables portraits de toutes les personnes déambulant autour de notre héros. En plus d’Igor, il évoque notamment le précepteur des enfants impériaux Pierre Gilliard d’origine suisse. Les deux enseignants feront un bon bout de chemin ensemble, et tisseront tous les deux de fortes relations avec la famille royale. Cette dernière est composée tout d’abord du tsar Nicolas II. Ayant reçu une éducation traditionnelle, le dernier tsar de Russie aura bien du mal à s’en défaire, malgré sa sagesse et son désir profond d’être juste. C’est un homme que l’on prend vite en affection, tant sa volonté de préserver son peuple est forte.

« Au début de son règne, le tsar avait dit : « Je veux vivre et mourir pour la Russie. Peu m’importe la façon dont je trouverai la mort ». Il avait attaché son honneur à celui de son pays, et ils souffrirent en commun les mêmes épreuves, les mêmes douleurs et une fin aussi brutale, puisque bientôt, notre Russie, elle non plus ne serait plus. »

Vient ensuite l’impératrice Alexandra, venue au monde en tant que « La Princesse Alix » en Allemagne. Cette femme forte verra sa réputation salie en période de guerre, où la germanophobie s’étend comme une épidémie à travers le monde. De plus, elle entretient une amitié forte avec le moine sibérien Raspoutine, ce qui l’a rendra encore plus impopulaire. En effet, le strannik (un pèlerin mystique) Raspoutine était le confident de la reine, et à longtemps était considéré comme celle-ci comme le seul capable d’aider son fils atteint d’hémophilie. Mais il est perçu par ses contemporains comme un charlatan, et aura donc un impact fort sur la descente aux enfers de la dernière famille impériale de Russie.

Les deux filles aînées des souverains sont Olga et Tatiana. Elles brillent toutes les deux tout au long de l’intrigue par leurs courages et leurs déterminations. Bonnes élèves, l’on s’attache vite à ses deux femmes généreuses. Peu importe les épreuves, que ce soit la guerre ou la captivité, elles se montrent les dignes héritières de leurs parents en pensant avant tout au bien des autres. Bien que très timide, la jeune Tatiana force le respect par son zèle et sa force de caractère. Olga, quant à elle, marquera sans aucun doute par sa bonté hors-normes, digne des plus grandes souveraines à travers le monde et les époques.

« Je n’oublierai jamais ce geste d’Olga qui, à Tobolsk, voyant un de ses geôliers se blesser en descendant d’une échelle, s’était portée à son secours pour examiner la blessure comme s’il s’agissait d’un soldat de son cher hôpital. »

Elles sont accompagnées de Maria et Anastasia, les cadettes. La plus inoubliable des deux étant bien sûr cette chère Nastia – surnom affectueux qu’elle permet à Igor d’utiliser. Contrairement à ses sœurs, elle n’a rien – et ça ne l’a dérange pas, au contraire – d’une princesse impériale. Elle est espiègle et insolente, et transmet sans mal autour d’elle sa bonne humeur et son sourire à toutes épreuves. Si Maria paraît plus discrète dans l’ensemble du livre, elle reste nécessaire dans les moments de drame, où sa joie et son amour du jeu rendent le sourire à quiconque la croise sur son chemin.

Enfin, il y a le petit tsarévitch Alexis. Atteint d’hémophilie, le jeune héritier cause bien du souci à sa mère, et rend la présence de Raspoutine encore plus indispensable pour celle-ci.

Les relations qui lient chaque membre de la famille royale sont décrites avec brio. Ils deviennent nos amis, tout comme ils sont ceux d’Igor. Et quand la fin approche, inexorable, quand l’histoire se déroulent sous nos yeux sans que nous ne puisons rien y faire, nous sentons nous aussi, lecteur, notre cœur se briser.

« Nous avions tous eu l’opportunité d’abandonner la famille impériale, mais aucun de nous ne l’avait fait, non à cause de l’assurance d’une issue favorable, mais parce que nous avions la certitude qu’il n’existait nul autre endroit où notre présence aurait eu autant de sens. Quoi de plus doux que de vivre, même le pire, aux côtés d’être aimés auxquels on peut apporter aide et soutien dans les épreuves et qui vous les rendent avec une gratitude infinie ? »

Bien que le sujet soit dense, et peut paraître complexe pour des novices, ce n’est pas du tout le cas. La plume d’Alexandre Page est accessible, et les plus de 700 pages s’écoulent sans problème. Le style est beau, tout en restant accessible et fluide. C’est une prouesse importante, qui souligne que n’importe qui peut lire cet ouvrage. Que l’on soit amateur ou non d’histoire, que l’on aime ou non lire de gros ouvrages, « Partir, c’est mourir un peu » est une expérience à tenter.

Les grandes-duchesses Maria, Olga et Tatiana en 1916.

Les descriptions des lieux aussi sont très agréables. Les détails des bâtiments, des lieux et des événements permettent de donner vie à une véritable fresque de la Russie de l’époque. Les références artistiques et littéraires aussi sont très appréciables tout au long de l’ouvrage (mention spéciale pour « Pécheur d’Islande », un roman de Pierre Loti que j’apprécie beaucoup et que j’ai été ravi de retrouver ici).

« Nous ne sommes que des hommes. Il nous faut affronter les épreuves, mais il est illusoire d’espérer les surmonter sans fléchir »

Ce qui est particulièrement est pertinent dans cette œuvre, c’est de voir comment un événement à un instant T, peut influencer à la fois la vie d’un homme – en particulier Igor – et celle d’un pays. La petite histoire se mélange à la grande, rendant les deux interdépendantes.

L’atmosphère qui se dégage de l’histoire fonctionne à merveille. À mesure que le temps s’écoule, et alors que le lecteur est bercé dans le cocon familial, l’on sent la Russie qui gronde en arrière-plan. Les tragédies, petit à petit, viennent troubler le quotidien de ce grand pays. Attentats, complots et maladies entraînent dans leur sillage le destin de l’empire.

« Leur folie meurtrière – leur seul code de loi – dégoûtait jusqu’à certains révolutionnaires de la première heure. Nous constations chaque jour un peu plus à quel point nous avions eu la chance de servir et de rester fidèle à un « tyran » qui avait dit « personne ne mérite la mort ». Nous savions encore un peu plus pourquoi nous étions là, aux confins de l’Oural, dans le danger et la misère. Nous suivions, au milieu de l’anarchie sanglante et des ténèbres obscurantistes, la seule petite lumière qu’offrait encore la Russie, et les derniers hommes et les dernières femmes d’honneur qui n’avaient pas quitté le pays. »

Les dénouements de l’histoire ne sont pas une surprise pour quiconque connaissait déjà l’histoire de cette famille – comme ce fut mon cas. Mais vivre ces derniers moments aux côtés d’Igor apporte un vrai plus. L’émotion peut paraître un peu contenu, mais nul doute que derrière les mots du professeur d’allemand, derrière les souvenirs de celui qui accompagna la famille du tsar jusqu’au bout, se cache un chagrin indescriptible.

C’est donc un grand oui pour ce roman incroyable que nous offre Alexandre Page. A la fois instructif et accessible, il permet à quiconque est un peu curieux d’apprendre à connaître ce moment bouleversant de l’histoire de la Russie. De plus, il fait naître l’envie de se renseigner encore plus, d’aller plus loin pour approfondir ses connaissances. C’est un ouvrage d’une grande qualité, d’une richesse incroyable et même important, qui rappelle avec beaucoup d’émotion que derrière chaque institution, chaque événement, il y a des hommes et des femmes de courage qui tentent d’écrire la meilleure version de l’Histoire.

« Lorsque les mensonges auront été dissipés, que les impostures auront été démasquées, que le chagrin aura passé, l’humanité se souviendra. »

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Commentaire ajouté par Leonard-2 2019-11-10T19:21:40+01:00
Diamant

Ouvrage magnifique. La chronique de TataNexua permet de se faire une idée des recherches de l'auteur, du travail incroyable qu'il a accompli pour écrire ce chef d'oeuvre.

https://www.youtube.com/watch?v=xX5Q8Yj_afk

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Commentaire ajouté par CoeurdeGivre 2019-10-30T13:08:46+01:00
Diamant

La décision fut rapide à prendre. Un roman historique consacré à l’une des familles impériales de Russie les plus renommées de son temps ? Ni une, ni deux, l’ouvrage atterrissait entre mes mains impatientes et après de nombreuses heures de lecture, je reviens vous faire part de mes impressions.

Ainsi que le présente le résumé, l’histoire se situe au cœur de la Russie du début du XXème siècle. Aux côtés d’Igor Vladimirovitch Kleinenberg, précepteur à la Cour impériale, nous serons les témoins d’une époque troublée et mouvementée, marquée par la trahison et la perfidie. Mais outre cela, nous accéderons également aux coulisses de la maison Romanov, plongeant dans une intimité émouvante avec ses membres, que ce soit le tsar Nicolas II, sa femme la tsarine Alexandra Fedorovna ou encore leurs enfants, à savoir le jeune tsarévitch Alexeï et les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia. Au fil des pages, nous découvrirons progressivement un autre versant d’une histoire connue pourtant de tous et c’est seulement en acceptant de basculer de l’autre côté du miroir que cette peinture terne accrochée au mur de l’Histoire prendra de nouvelles couleurs, dévoilant des horizons insoupçonnés.

Il y a quelques années de cela, je me suis prise d’une étrange passion pour la dynastie des Romanov, épluchant divers articles et ouvrages dans l’espoir d’en connaître davantage. Disons donc que je ne suis pas complètement novice en la matière. Et pourtant, je constate à ma plus grande surprise que l’auteur a su apporter une dimension supplémentaire à ce pan de l’histoire si fascinant à mes yeux. Sous mon regard émerveillé s’est dessiné un roman d’une richesse inouïe. [...].

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mon avis complet sur mon site:

https://lesoupirduroman.wordpress.com/2019/10/29/partir-cest-mourir-un-peu-alexandre-page/

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Commentaire ajouté par Maritza 2019-10-21T14:22:22+02:00
Diamant

4,8 /5 pour cet ouvrage finaliste des plumes francophones ! Un vrai régal !

Ouaou. Voilà. C’est un ouvrage qui m’a rassasié ! Bravo pour les recherches, la fidélité historique, le rythme -pas évident sur plus de 700 pages-, les photos sélectionnées et introduites dans les chapitres. Finaliste des Plumes Francophones, ce livre vous transportera en Russie auprès de la famille impériale, les Romanov (tout le monde connaît je présume). Ce n’est pas un cours d’histoire, même si la personne qu’on suit donne des leçons (vous comprendrez pourquoi en lisant), c’est raconté, on est dedans…de 1910 à la « fin », en passant la révolution de février 1917… On est dans l’intimité si je puis dire de l’empereur et de l’impératrice et cela change des habituels petits paragraphes dans les bouquins. Que dire des enfants, Alexeï, hémophile et ses sœurs, si je ne me trompe pas dans l’ordre : Olga, tatiana, Maria et Anastasia, ou Nastia pour les intimes et les toutous ♥. Pour certains des enfants. Enfin je dis enfants mais c’est que ça grandit…

Je retiens qu’à l’époque aussi, les fake news, les idées reçues, ont détruit des vies.

L’écriture est fluide, il y a peu de dialogues donc ceux qui n’apprécient pas forcément les longs récits pourraient se retrouver perdus, mais je les invite à se laisser tenter ? On apprend énormément de choses, on se balade on ne reste pas en Russie et les photos…. C’est une très belle découverte.

Passages préférés ?

Vouiiiii

P116 :

« Les grandes-duchesses leur préférèrent les balançoires suspendues aux arbres. Des marins choisis par les plus robustes les poussaient de plus en plus haut, jusqu’à ce qu’ils jugeassent déraisonnable d’aller au-delà, mais les jeunes filles ne se laissaient pas facilement convaincre. »

Parce que j’adore cet extrait.

P208 :

« Extrait du discours du général de Torcy :

La France et la Russie sont désormais unies et alliées. »

Je ne dirais rien d’autre que 1912…^^

P232 :

« Vous qui lisez la presse allemande, sans doute savez-vous ce qu’elle dit de moi ? Que de graves soucis personnels me détournent de la politique. […]Pourquoi voulez-vous que je vous en tienne rigueur à vous ou à mes filles ? Nous ne sommes que des hommes. »

Bon ok et des femmes aussi mais on a compris le message. Et j’adore ! Effectivement, nous ne sommes pas des robots. Nous avons des sentiments… et quand un membre de la famille ne va pas bien, ça nous impacte.

Les + ;

*La plume et la facilité avec laquelle on entre dans l’histoire : on s’y croirait en fait !

* Les photos… ? une merveille :D j’adore !

*Les recherches qui ont été faites, les connaissances, on en apprend beaucoup sans que ça fasse cours d’histoire. C’est très bien raconté !

*Les émotions.

*Le fait que l’on suive, jour après jour ce qui se déroule…jusqu’à un certain moment où on est « éloignés ».

Les - ;

*Pour celles et ceux qui ne sont pas habitués aux noms russes, prenez garde à la confusion XD Je me suis parfois perdue dans les noms, les lieux !

*Ça rejoint mon point précédent : une petite carte ! Pensez à prendre une carte à côté de vous.

En résumé, vous adorez l’Histoire ? Ou vous avez envie tout simplement de vous plonger corps et âmes dans celle de la Russie ? Pour en connaître les us et coutumes au début du XXe siècle ? Cet ouvrage est fait pour vous ? C’est une bombe ! N’ayez pas peur de vous y plonger, on est transporté dès la première page !

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Commentaire ajouté par mcd30 2019-09-11T18:00:05+02:00
Diamant

Ils n'ont pas été jugés, ils n'ont pas été exécutés, ils ont été livrés à des monstres sanguinaires.

C'est une histoire bouleversante et émouvante car je me suis facilement retrouvée à la place d'Igor Kleinenberg, le narrateur. De 1910 à 1918, il enseignera l'allemand aux archiduchesses : Olga, Tatiana, Maria et Anastasia. Ce poste lui permettra de partager l'intimité de la famille impériale russe et de ses proches. Nous découvrons des anecdotes très amusantes, les suivons dans les déplacements officiels, les oeuvres de charité et réalisons les problèmes qui assaillent Nicolas II quant à gouverner cet immense pays. Ce sont des personnes profondément humaines, trop humaines pour le siècle à venir et son changement de mentalité.

L'impératrice Alexandra est au prise à la germanophobie ambiante, on lui reproche son amitié pour Raspoutine, en fait elle est bien plus lucide et pragmatique que le tsar ce qui lui vaut quelques inimitiés. le tsar se débat avec les étudiants, l'intelligentsia, les bourgeois, sa famille, tous veulent le pouvoir. Satisfaire l'un c'est se faire un ennemi de l'autre. La presse fera courir des rumeurs, des ragots, des témoignages fallacieux Mais le peuple leur est fidèle.

À l'arrivée de la guerre, la famille se sépare. Nicolas II et le tsétsarévitch Alexeï s'occupent de l'armée. L'impératrice et ses filles soigneront les blessés, tous se dévoueront pour leur patrie et son peuple jusqu'à l'abdication du tsar et leur emprisonnement.

Une oeuvre aussi dense que la Russie est immense. Alexandre Page nous livre une fresque historique touchante sur la Sainte Russie, la Grande Guerre, la révolution. Un auteur doté d'une jolie plume et de beaucoup d'empathie.

Beaucoup de photographies des protagonistes nous permettent de leur donner un visage.

Un livre à lire pour en savoir plus et se forger une opinion.

"Lorsque les mensonges auront été dissipés, que les impostures auront été démasquées, que le chagrin aura passé, l'humanité se souviendra".

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Or

Je tiens tout d'abord à remercier Alexandre Page pour sa confiance. N'étant pas une habituée de ce genre de lecture, ce fut pour moi avant tout un défi personnel.

Quel beau voyage je viens d'effectuer à travers tous ces magnifiques paysages de Russie, de la Crimée à la Sibérie, en passant par Saint-Pétersbourg. Mais également un voyage dans le temps, au cœur de la Russie du début du XXe siècle, sous Nicolas II.

Le narrateur et personnage principal au centre de tout le roman se nomme Igor Kleinenberg, et fut le professeur d'allemand des enfants impériaux, tout du moins ceux en âge d'apprendre.

On découvre ici, l'image d'un Tsar et Tsarine, bien loin de celle des livres d'histoire. Ils nous apparaissent sous un nouveau jour, celui avant tout d'une Famille, loin de la politique mondiale.

L'empereur séparait autant qu'il le pouvait sa vie de famille, qu'il affectionnait par dessus tout, de son rôle de dirigeant politique d'une grande puissance mondiale.

Les enfants impériaux se révèlent être des enfants simples,dignes de leurs rangs, mais respectueux des autres.

L'impératrice tenait à élever ses enfants dans le respect de la vie : Olga, Tatiana, Maria et Anastasia étaient des petites filles à la vie paisible, mais bien entouré.

Tout comme leur frère, le jeune Alexeï, enfant hémophile, héritier du trône surprotégé à cause de sa maladie.

Cette famille aimait la vie et la Russie, mais l'Histoire leur a programmé un tout autre avenir, et c'est toute cette histoire que l'on découvre différemment, cette fois vécue de l’intérieur.

Félicitations à l'auteur pour son immense travail, car il y a énormément de recherches derrière cet ouvrage.

Une lecture émouvante, pleine de découvertes en ce qui me concerne et c'est avant tout ce que je recherche dans un livre: de l'étonnement.

Un livre à déguster sans modération.

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2020-01-28T16:38:24+01:00
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