Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Pascale65 : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Red Queen, tome 0.1 : Queen Song Red Queen, tome 0.1 : Queen Song
Victoria Aveyard   
Pas encore de description mais un éditeur : Haperteen, une date de sortie : 1er septembre 2015 et la notion qu'il s'agira de la nouvelle 0.5 ... On ne sait pas encore de quel point de vue ... Cal ? Maven ? A suivre !
Cependant, déjà en précommande sur Amazon ! (attention, en anglais uniquement pour le moment !! )

par Mayumi
Les Amoureux de la Lune Les Amoureux de la Lune
Lizzie Felton   
Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2018/09/10/les-amoureux-de-la-lune-lizzie-felton/
On pourrait se demander pourquoi ce livre est au Chat Noir, quand on le referme. Avant de se rendre compte qu’il n’aurait pas pu être ailleurs. C’est la maison d’édition parfaite pour un ouvrage de ce type, si original et disposant d’une vraie personnalité. Si j’ai parfois trouvé dommage que certaines scènes soient un peu rushées, comme les dialogues entre Lucie et Marie ou la manière dont Lucie s’installe dans sa nouvelle vie, je referme pourtant ce livre avec un sentiment positif, sans aucune frustration et la tête pleine de magnifiques citations. C’est en arrivant à la fin de ces trois cent pages qu’on comprend les choix narratifs de l’autrice et qu’on saisit la mesure réelle de sa sensibilité.
Pour résumer, les Amoureux de la Lune est une magnifique histoire qui, je l’espère, vous touchera autant que moi. Ce texte a réussi à me faire verser une larme. Lizzie Felton signe un premier roman qui déborde de poésie et de sensibilité artistique. Une autrice à suivre et un titre à découvrir. Ce fut un coup de cœur pour moi ♥

par Bluenn
Red Queen, tome 3 : King's Cage Red Queen, tome 3 : King's Cage
Victoria Aveyard   
Put**n. C'est le seul de la série Red Queen que j'ai lu en VO, et c'est celui que j'ai le plus aimé. La traduction VF a-t-elle quelque chose à voir avec ça? Réponse dans 2 mois, je compte bien lire la version française également.
Alooooors. Déjà, sachez que y a trois points de vue différents dans ce bouquin, un gros plus, [spoiler]du moins pour les chapitres d'Evangeline, franchement pour Cameron, que ça soit elle ou un autre, ça n'aurait pas changé grand-chose[/spoiler] cependant Mare est toujours le pdv principal. Et heureusement, parce que les autres c'est pas la joie (enfin encore moins que Mare dépressive). On a donc Mare, prisonnière de Maven.
Et toute cette première partie est géniale. J'ai adoré Maven (oui je sais que je devrais le détester, mais c'est pas possible quoi), en savoir plus sur lui, son obsession sur Mare, ce que sa mère a provoqué etc. Ce "méchant" est l'un des meilleurs au monde, sérieux. Chaque scène où il est présent est super intense.
Mare se reprend vachement par rapport à Glass Sword, où elle était in-su-por-table. Sa psychologie est intéressante et bien développée.
Ensuite, Cal est légèrement moins ennuyeux (mais toujours transparent, franchement, sauf à la fin, mais juste parce que c'est centré totalement sur lui). Ce mec est un bloc de tous les clichés à lui tout seul, ça m'énerve, surtout qu'il n'a vraiment pas de personnalité définie [spoiler]ce qui cause quelques petits problèmes, cf la fin "Cal follows orders, but he can't make choices" biiiim [/spoiler]
Farley est un coup de coeur dans ce tome (et déjà celui d'avant même), tout comme Evangeline [spoiler]et sa relation avec Elane, boooooum[/spoiler]. Oui oui.
Jusqu'aux deux tiers du livre, où y a des scènes absolument géniales, on est bien. Ça retombe un peu façon soufflé au fromage juste après (selon moi), mais après on s'en prend plein la gueule pour un final MAGNIFIQUE. [spoiler]même si tout le monde ne sera pas d'accord, y a des gens qui aiment bien Cal, ce que je ne comprends toujours pas (Maven est tellement plus captivant, sans mauvais jeu de mots) Et oui, c'est vrai que malheureusement, ça ne laisse pas non plus la place à Maven mais l'espoir est toujours là, on sait jamais. Même si ça a l'air parti pour un "c'est tous des connards, j'ai pas besoin de gars pour vivre, laissez moi en paix, libre et vieille fille" [/spoiler]
Et par contre, elle aime bien passé trois heures sur la même scène, Victoria Aveyard, parce que je sais pas si c'est à cause de l'anglais ou quoi, mais ça m'a semblé vachement plus décrit que d'habitude (ce qui est plutôt bien).
Bref, tome trèèèèès cool, qui laisse un suspens de ouf comme d'habitude. J'ai hâte de le relire en français cette fois, et aussi d'avoir la SUITE.

par Y555
L'Énigme du bonheur L'Énigme du bonheur
Antonio Manuel   
Retour de lecture, d'une lectrice rencontrée au Salon du livre de Paris. J'avais eu l'extrême joie de lui dédicacer les 3 romans achetés ce jour- là...Elle avait été une ancienne et brillante élève d'autrefois qui avait réussi haut la main son parcours en "Lettres supérieures" depuis lors...



" Bonjour,

C'est plutôt à moi de vous remercier pour la qualité de vos cours de français, et de vous savoir gré de la disponibilité et de la gentillesse dont vous avez fait preuve pour vos élèves au lycée Rimbaud.

J'espère que votre deuxième séance de dédicaces s'est bien passée.

Ma collègue et amie Nathalie a été enchantée par les premières pages de votre roman, qu'elle a pu découvrir samedi dans le train qui l'amenait en Normandie. C'est en quelque sorte un juste retour aux sources pour un livre dont l'auteur se place dans la continuité d'Annie Ernaux!

Quant à mon amie Sophie, elle a été ravie que je lui adresse un exemplaire dédicacé de votre Enigme du Bonheur et que je lui donne de vos nouvelles, car elle appréciait beaucoup vos cours. Je suis sûre que vous devez vous en souvenir car elle était une élève très brillante dans toutes les matières. Elle va bientôt être arrêtée pour la naissance de son deuxième enfant, je suis sûre qu'elle commencera la lecture de votre livre dès qu'elle aura un peu de temps.

Bien que mon manque d'objectivité rende assez peu valable ce que je peux penser de votre roman, je vais tout de même vous expliquer ce qu'il m'inspire.

Vous abordez un sujet aussi grave et négatif d'une manière si profonde et positive, et dans un style tellement majestueux, poétique et empreint de sensibilité, que même un lecteur distant ne saurait rester tout à fait indifférent.
Votre roman pose nombre de questions pertinentes et universelles. Philosopher -dont Montaigne dit que c'est apprendre à mourir- aide-t-il à mieux vivre? Comment aider de son mieux une personne chère quand on se sent impuissant? Comment donner un sens à sa vie quand celle-ci semble n'en avoir aucun? Qu'est-ce que le bonheur? Et d'ailleurs le bonheur est-il la finalité de la vie?
Tant de questions qui laissent si souvent démunies les personnes qui se les posent...

C'est également une magnifique histoire d'amitié vraie, comme il en existe peu.

Mais ce qui fait la plus grande force de votre roman à mon sens, et lui donne une dimension de véritable oeuvre d'écrivain, c'est "l'incarnation textuelle" de cette concurrence que se font la littérature portée par le personnage de Kévin et la philosophie portée par le personnage d'Arnaud dans leur manière de cerner la réalité.
En effet, quand la philosophie le dispute à la littérature dans les passages où interviennent les mails d'Arnaud, le texte se fait didactique, véritable manuel de philosophie; il devient textuellement ce dont il parle. Quand la littérature trouve à se développer librement dans les passages centrés sur Annie ou sur Kévin , elle déploie tour à tour narration, description, traits romanesques, théâtraux et poétiques.

Ainsi ce qui est dans le récit une main tendue à Annie par l'un et l'autre de ses amis peut s'interpréter comme un dialogue vivant voire une confrontation directe et dynamique de la littérature et de la philosophie face au problème posé d'aider Annie dans sa quête de bonheur.
Cela me rappelle le passage de Bajazet -de mémoire je ne peux plus vous citer précisément à quelle scène de quel acte et je ne peux pas non plus le rechercher pour l'instant car mon exemplaire est à Paris- où le personnage éponyme retrouve son amante Atalide mais où ce qui s'annonçait comme un duo amoureux devient en réalité un duel, chacun défendant son statut de héros tragique. De la même manière, Kévin -par lequel sont notamment amenés certains épisodes narratifs- et Arnaud -le personnage qui cherche à faire réfléchir Annie- me semblent être en quelque sorte rivaux dans la personnification de leurs disciplines respectives. D'ailleurs n'entendait-on pas le trio amical "âprement argumenter depuis la salle des professeurs"?

Votre livre, tout en se montrant bienveillant pour la littérature et en lui restant attaché, prend clairement le parti de la philosophie. En effet, la philosophie semble largement mise en valeur par le charisme d'un Arnaud au soutien efficace puisque ses mails sont considérés comme des "bouées" lancées à Annie "sur le point de se noyer", qui "lui avait adressé une longue lettre souriante et détachée, souveraine, du bonheur en perfusion distillé, sa confiance, sa patience, le respect d'une solitude qu'elle s'imposait et des mots, des phrases d'un réconfort spontané, sans amertume, sans rancoeur, déterminés", à côté d'un Kévin "un peu mièvre et trop émotif", à la "morosité boudeuse", qui dans son roman"devait avoir commencé à raconter une intrigue amoureuse contenant probablement des passages sulfureux alternant avec des envolées d'un lyrisme romantique éculé", un peu à l'image peut-être de ce que certains reprochent à la littérature.

Cela me semble d'ailleurs faire écho à votre parcours personnel puisque de la littérature vous êtes passé à l'exploration de la philosophie pour voir si celle-ci pouvait répondre aux questions que la première, impuissante, avait laissées en suspens.

Pour ma part, mon point de vue est tout à fait différent. Je crois profondément au pouvoir de la littérature d'interroger le réel et de donner au lecteur les moyens d'y répondre personnellement en se découvrant lui-même . Par contre, la philosophie ne m'a jamais vraiment permis d'exprimer ma pensée ou mon expérimentation de la réalité. En effet, je suis très loin d'envisager le bonheur comme la simple quiétude ou ataraxie qui serait finalement la simple absence de malheur. Si celle-ci est suffisante à une vie bonne et satisfaisante, il me semble que le vrai bonheur ne peut être que l'exact contraire du malheur, dans sa durée et son intensité, comme seule la littérature peut le décrire -trop rarement il est vrai tant celle-ci a de propension au malheur.

Mais bien entendu, cela ne m'empêche pas d'apprécier et d'admirer votre oeuvre, pour laquelle je vous félicite d'ailleurs chaleureusement. "

par Manuel-5
Elsie Waldon, Tome 1 : Métamorphose Elsie Waldon, Tome 1 : Métamorphose
Olivier Guerard   
livre très passionnant et envoûtant, passant les quelques passages un peux longs a mon gout. Histoire vraiment sympa mêlant plusieurs espèces , le surnaturel et le monde de la nuit.
Une bonne intrigue, du suspense et un peux de romance sans trop être niais.
Mon seul regret est de savoir que le livre vient de sortir et donc la suite va se faire attendre avec une grande impatience, surtout lorsque le livre fini sur une tel fin qui met l'eau a la bouche pour la suite .
Red Queen, Tome 1 Red Queen, Tome 1
Victoria Aveyard   
C'est peut-être étrange pour certains mais pour moi, il y a des romans qui passe en laissant une petite brise après leur passage, d'autres c'est un courant d'air glaçant et d'autres, enfin, qui enclenche une tempête. Et ce livre est l'un de ceux-là.
Après l'avoir fini, je voulais déjà une suite ou peut-être pas, de peur d'être déçue. Ce livre a eu un effet dévastateur comme peu de livres l'ont encore sur moi. Ce roman m'a transporté, la fin m'a surprise malgré mon esprit de déduction qui se doutait de quelque chose. J'ai été émue, j'ai surtout été triste car c'est un roman sombre, trop peut-être pour certains mais Mare ramenait le rire, le sourire quand il le fallait.
Et pour cela, parce que c'est d'abord l'auteur qui nous offre tout ça, je la remercie profondément. Je crois que c'est l'un de ses premiers livres et elle a tout d'une grande.
Ses personnages sont peut-être encore une ébauche et grandiront avec la suite mais cette ébauche m'a emballée. Cal, Maven, Lucas, Gisa, Farley, Kilorn et bien sûr Mare m'ont séduite avec ruse, avec honnêteté, avec humour, avec justice...avec amour. Cal qui voit son peuple souffrir mais croit ne pouvoir rien changer. Maven qui rêve de sortir de l'ombre de son frère. Lucas qui protège Mare et s'en fait une amie. Gisa, la petite sœur qui a un talent hors du commun. Farley qui résiste pour les autres. Kilorn qui veut sauver celle qui le sauve depuis toujours. Et Mare, celle qui n'est pas ce qu'elle est censé être. Ni Rouge, ni Argent. Elle est entre deux mondes mais n'appartient au final qu'à un seul.
Ce roman est aussi une histoire de pouvoir, de machinations, c'est la cour du roi. Il y a des subalternes, des esclaves, des gardes, des nobles, des princes, une reine, un roi et deux princesses... Il y a des vivants et il y a des morts.
C'est l'histoire de la survie, de la révolte, de la rébellion, c'est ce qui n'est pas encore fini et ce qui va devenir. Ce sont des morts mais pour la vie et aussi des morts pour l'exemple.
Je crois que ça se voit un peu que j'ai été bouleversée par ce livre vu le nombre de choses que je mets les unes à la suite des autres. Mais quand un livre me marque comme ça, il est comme tatouer dans mon esprit.
"Et notre armée se lèvera, aussi rouge que l'aube."
Né d'aucune femme Né d'aucune femme
Franck Bouysse   
"Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé" et là, je confirme les paroles intelligentes d’Harry Quebert car, autant où je suis contente d’arriver à la fin de ce récit sombre tant mon coeur n’en pouvait plus, autant où j’ai envie de replonger dedans pour le relire, apaisée.

L’auteur m’a souvent fait vibrer, avec son écriture magnifique, ses mots bien choisis, avec ses personnages profonds, avec ses histoires bien racontées et surtout avec le milieu qu’il décrit : le rural noir.

On a beau vivre à la capitale depuis bientôt 20 ans, mes origines sont dans la ruralité !

Johnny Hallyday chantait ♫ Je suis né dans la rue ♪ et moi je pourrais chanter ♫ Je suis née dans la ru…ralité ♪ mais bon, le temps est déjà moche, je ne vais pas rajouter de la pluie ♫ en chantant ♪ (non, Sardou, ne dis rien dans ma tête ou je vais chantonner un mélange de toi et de Johnny).

L’habileté de Franck Bouysse tient dans beaucoup de choses, comme je le disais au deuxième paragraphe, mais elle vient aussi de sa manière de construire son récit en le déstructurant de manière à nous appâter dès le départ avec du suspense, du mystère et des décors grandioses qui cachent des scènes plus sombres.

Pourtant, au début du récit, bien que j’ai été happée, il y a eu un moment de flottement dans mes émotions… On avait commencé avec du costaud, on poursuivait dans du sombre et puis, tout avait l’air d’aller dans le meilleur des mondes… Durant peu de temps, je précise ! Le flottement a duré quelques pages et puis…

À partir de ce moment là, mes émotions ont été mises à mal, ballotées, torturées car je m’étais attachée à Rose, cette jeune fille de 14 ans travaillant dans une maison où les maîtres n’ont rien de chaleureux, sans pour autant être des brutes…

Un instant de flottement, je vous ai dit ! Juste le temps de laisser le lecteur prendre une bouffée d’air avant de le noyer dans la suite du récit car il va nous plonger dans du très sombre, mais jamais sans que cela devienne trop obscur.

L’auteur a su jongler entre le sordide, l’horrible, l’indicible mais sans jamais entrer dans le glauque gratuit alors que son récit est très brutal par certains moments et que seule la volonté de Rose, son personnage principal, nous donnera la force de poursuivre avec elle.

Oh, Rose, combien de fois aie-je eu envie de te sauver ? De te délivrer ? D’avoir des couilles à la place d’Edmond, celui qui, toute sa vie durant, failli être un homme sans jamais l’être vraiment.

Une fois de plus, l’auteur m’a enchanté, m’a emporté, m’a fait vibrer, m’a fait pleurer, m’a remué les tripes, m’a mise à genoux (et ça commence à devenir du sexisme tous ces auteurs mâles qui me mettent à genoux, sans compter que mon kiné ne sera pas content), m’a fait passer par une multitude d’émotions, me laissant amorphe à la fin de ma lecture de ce rural noir, de ce roman choral qui m’a marqué au fer rouge.

Amoureux des grands romans, amoureux des belles plumes, lecteurs/trices qui veulent lire autre chose que de la littérature fast-food (sans pour autant commencer à lire des Classiques), ceux ou celles qui aiment qu’on leur retourne les tripes avec des mots et des personnages qui marquent, à tous ceux et celles qui aiment les belles histoires, je ne dirai qu’une seule chose : lisez-le, nom de Dieu !

PS : il est à signaler que les mouchoirs ne sont pas fournis avec le roman…
Max Max
Sarah Cohen-Scali   
Wahouh! Un livre tout simplement incroyable que j'ai dévoré! L'univers est assez dur et nous plonge au coeur de l'Allemagne où des bébés comme Konrad (ou Max) naissent dans le plus grand secret. On suit alors l'évolution de cet enfant (et de l'Allemagne) à travers son regard qui est conditionné depuis sa naissance. La rencontre entre Max et Lukas et l'attachement qu'ils auront l'un pour l'autre bouleversera les pensées du jeune "Aryen". La fin m'a toute chamboulé et j'ai été jusqu'à verser une petite larme (rare sont les livres qui me font pleurer).Et la détermination de chacun des personnages (Max, Lukas, la mère de Max...) m'a beaucoup plut. La lecture de cette histoire rude est facilitée par une écriture agréable. Ce livre nous révèle une Allemagne dure et les méthodes employés pour l'embrigadement des jeunes et leur devenir. Mais aussi les moyens utilisaient pour parvenir à obtenir une futur population d'"aryen" (rapt d'enfants polonais, sélection...)
Bref je conseille vivement ce livre.

par Cappy_da
Mon boss & moi Mon boss & moi
Amandine Weber   
Mon boss et moi... L'histoire d'une parfaite petite secrétaire et de son bourreau de riche patron absolument odieux et égocentrique, qui vont voir leurs relations strictement professionnelles prendre une tournure beaucoup plus... amicale.

Dit comme ça, cette romance semble n'être qu'une histoire on-ne-peut-plus clichée. En effet, les relations initiales entre les deux protagonistes, leur caractère principal, tout cela, c'est du vu et du revu. MAIS !!! Amandine Weber, qui nous a brillamment habitués à ses romances historiques riches en rebondissements, nous sert une fois de plus sur un plateau d'argent l'une de ses romances dont elle a le secret, cette fois transposée à notre époque bien moderne.
Ici donc, point de langage édulcoré, point d'excès de description pour décrire un monde que nous connaissons déjà. Nous entrons d'emblée dans l'histoire, et ce notamment grâce à l'écriture à la première personne. Emma raconte son histoire sous la forme d'un journal, avec ces coups de coeur et ses coups de gueule quotidiens. C'est pourquoi on peut ressentir parfaitement chacune de ses émotions comme si nous les vivions. L'écriture est fluide, légère, presque aérienne. De quoi se concentrer uniquement sur les personnages et l'évolution de leur sentiment.

Parlons maintenant des personnages.
Emma est une parfaite petite secrétaire qui exécute parfaitement le travail monstre que lui demande son patron (de quoi faire hurler les syndicats). Du moins, dans le premier chapitre. Après, on découvre une femme pleine de vie, drôle et séduisante, avec un caractère bien trempé, sûre d'elle et pourtant, dissimulant derrière sa carapace de nombreuses faiblesses. En somme une femme moderne comme nous en sommes aujourd'hui.
Jonathan, lui, est un patron odieux, narcissique et égocentrique. Mais là encore, on apprend à le connaître, et petit à petit, on se prend d'affection pour lui quand on découvre qu'il n'est pas QUE ça.

Revenons à l'histoire en elle même :
Bien que la situation initiale soit très banale, l'auteur sait créer des situations cocasses et rocambolesques, elle sait jouer sur les caractères et les réactions parfois très inattendues. Ainsi, point de secondes d'ennui, ni même de répit. Et quand la lecture s'achève, rien ne s'est passé comme on n'aurait pu s'y attendre.

Beaucoup de personnages secondaires mais hauts en couleur viennent tantôt compliquer, tantôt faciliter cette romance naissante, qui semble ne jamais naître tout en crevant les yeux de tout le monde. Aucun d'eux n'est jamais inutile et sert l'histoire avec brio.

L'humour, très présent, vient ponctuer tout le roman. Et tout le monde l'apporte ! Que ce soit Emma et ses pensées franches, Jonathan et son côté gentleman/bad boy, ou bien chacun des personnages secondaires. On rit souvent, on pleure parfois, on se met en colère contre le patron odieux de la pauvre Emma.

Voilà ce qu'on peut dire du roman. Une lecture agréable, pendant laquelle jamais on ne s'ennuie, et très riche en émotions.
Bien sûr, il s'agit d'une comédie romantique, et dès les premières pages, on se doute de la fin. Mais quand celle-ci survient, rien ne nous y avait préparé. Jusqu'à la dernière page, Amandine Weber sait surprendre son lecteur.

Mais comme j'aime bien mettre des bémols à tout, je vais parler de la couverture.
Autant j'ai adoré le choix d'illustrations pour les précédents romans de l'auteur, autant là je dois avouer que ça me pique les yeux, cette espèce de photoshop réalisé par un enfant de 5 ans. Je ne trouve aucune esthétique dans ces objets balancés sur un fond flous. Très dommage, car ça ne met absolument pas le roman en valeur, qui aurait mérité qu'on lui apporte plus de soin.

Pour finir, une petite note :
4,5/5.

Bonne lecture à tous !

par Arwinya
Au petit bonheur la chance ! Au petit bonheur la chance !
Aurélie Valognes   
Ayant déjà lu Mémé dans les orties, je savais à quoi m’attendre quant-au style d’écriture et j’avais hâte de retrouver cette légèreté et cette fraîcheur qui sont les maître-mots des romans d’Aurélie Valognes.

Nous suivons donc l’enfance de Jean, vivant maintenant chez sa grand-mère Lucette afin de laisser le temps à sa mère de trouver un nouvel emploi et un logement sur Paris, capitale où tout est possible dans l’esprit de cette maman célibataire.
Lucette ne s’attendait pas à voir son petit train-train quotidien chamboulé par cette pile électrique, qui pose une tonne de questions et ne sait pas marcher sans tomber par-terre.
Quant-à Jean, il aime beaucoup sa grand-mère mais ne la comprend pas toujours : elle vit recluse dans le passé, visitant chaque jour le cimetière, ne souhaitant même pas acheter de réfrigérateur et toutes ces nouvelles technologies comme la télévision. Il se demande chaque jour quand est-ce qu’il aura des nouvelles de sa maman, Marie, et surtout quand viendra-t-elle le rechercher pour l’emmener à Paris.
Le temps passe, et elle ne vient toujours pas. Après toutes ces années, Jean s’est habitué à ce village, s’est fait des amis, va maintenant à l’école et est devenu le petit enfant modèle, prêt à tout pour aider sa grand-mère qui vieillit. Mais maintenant qu’il se plait si bien ici, tout ne va pas se passer comme prévu…

J’ai vraiment adoré cette complicité qui unit Lucette et Jean. Ils sont si différents en tous points, mais chacun est prêt à faire des compromis et des sacrifices pour que l’autre se sente bien. Lucette a tout fait pour noyer le chagrin de ce petit garçon, qui demandait chaque jour quand sa mère viendrait ou bien s’il avait reçu du courrier. Et le voyant aller de déceptions en déceptions, elle a bien compris que c’était maintenant à elle que revenait le rôle de mère.
Finalement, à deux ils se créent de nouvelles habitudes, un nouveau toit et se plaisent dans cette vie. Peut-être trop puisque plane toujours l’épée de Damoclès : quand Marie reviendra-t-elle chercher Jean ?

Lucette est vraiment un personnage fort : confrontée à ses faibles moyens et à quelques difficultés qui s’installent dues à son vieillissement, elle va pourtant se refuser à laisser ce petit sans rien, quitte à abandonner ses souvenirs en laissant sa maison derrière afin qu’il se sente enfin chez lui. Elle fait preuve d’un amour inconditionnel, mais est bien trop fière pour montrer à quel point elle a besoin de Jean dans sa vie et pour lui dire tout ce qu’il lui a apporté malgré les difficultés.
Quant-à Jean, nous le voyons grandir et gagner en maturité au fil de ce roman : du petit garçon maladroit et étonné par tout ce qu’il voit, à l’adolescent qui prend soin de ses proches et sait désormais faire face aux déceptions.
Les personnages secondaires comme Lucien, Tante Françoise et Anita sont les bouées de secours de nos personnages principaux, ils sont toujours d’une grande aide que ce soit dans les bons comme dans les mauvais moments : je les ai tous adorés ! Ces personnages sont dotés d’un coeur et d’une bonté d’âme immenses et sont finalement essentiels pour le côté « feel-good » de ce roman.
Toutes ces personnes m’ont poussée dans l’idée qu’il faut toujours voir le bon côté des choses et se complaire dans les petits bonheurs simples auxquels nous sommes chaque jour confrontés plutôt que d’attendre une chose qui n’arrivera peut être jamais !

Mais à côté de toute cette légèreté, ce roman nous confronte à des sujets plus sérieux, surtout dans une société comme celle des années 70 où il restait beaucoup à faire.
Il y a énormément de thématiques dans ce court roman : la violence conjugale, le divorce – qui n’était pas encore devenu banal -, l’abandon d’un enfant, l’émancipation des enfants vis-à-vis des valeurs transmises par leurs parents – telles que la religion -…
Mais surtout, il est essentiellement question des droits de la femme. En effet, par bien des facettes Marie, la mère de Jean, nous apparaît comme indigne. Mais au fil du roman, nous apprenons les raisons qui l’ont poussée à laisser Jean derrière, et le combat qu’elle mène pour avoir des droits : le droit de travailler, de ne pas compter sur un mari pour faire vivre son foyer, de porter un pantalon, et surtout le droit de faire des erreurs et d’avorter.
Ce sont des sujets forts, auxquels je ne pensais pas avoir affaire au cours de ma lecture, et pourtant ils ont apporté beaucoup de matière, et m’ont fait réfléchir sur le fait que tout ne pouvait pas être tout blanc, ou tout noir. Oui, cette femme a abandonné son fils, elle est loin d’être parfaite mais d’un autre côté elle se bat pour l’avenir. Personne n’est parfait.

Finalement, que ce soit dans les sujets légers comme les plus difficiles, ce roman transmet de belles leçons de vie !
J’ai éprouvé tellement d’émotions contradictoires : j’ai souri, j’ai ri à pleines dents, j’ai été en colère, ou bien fière, mais j’ai aussi eu la larme à l’oeil, et enfin un pincement au coeur lorsque j’ai refermé la dernière page de ce livre.
Je conseille à tous de lire également la partie « Pour vous en dire plus » à la fin de ce livre, Aurélie Valognes nous en dit plus sur ce qui lui a donné cette idée, et ce qui l’a poussée à l’écrire différemment de son idée primitive. Elle nous y fait beaucoup réfléchir et j’ai trouvé son intention admirable.

Pour finir, je souhaite transmettre un grand merci aux éditions Mazarine et à la plateforme NetGalley France de m’avoir permis de lire ce roman et d’en écrire une chronique. Merci pour votre confiance.

https://letmetaleyoublog.wordpress.com/2018/05/01/au-petit-bonheur-la-chance-aurelie-valognes/

par Maelours
  • aller en page :
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4