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Frannie.

- M'est avis qu'on ne devrait pas être ensemble. Je te fais du mal.

Il pousse un profond soupir. Lorsqu'il reprend la parole, il ne tente même pas de cacher son amusement.

- Toi ? Toi, tu me fais du mal ?

Je n'arrive pas à croire qu'il se moque de moi, qu'il minimise tout ce qui s'est passé. Ma colère enfle et transparaît dans ma voix.

- J'ai failli te tuer. Tu étais immortel, et à cause de moi tu ne l'es plus. Sans moi, tu aurais pu vivre pour toujours.

- C'est vraiment surfait, l'immortalité. La portion d'éternité que j'ai connue me suffit amplement.

- C'est ce que tu dis...

Je tourne la tête, m'efforçant de m'éclaircir les idées et de reprendre contenance.

- Frannie, regarde-moi. (J'obéis à contrecoeur.) Pour cette sensation-là (il se tapote la poitrine), j'aurais donné n'importe quoi. Je dirais bien que ce n'était pas cher payé de renoncer à l'éternité, mais j'ai l'impression que ça ne m'a rien coûté du tout. En revanche, j'ai reçu, moi, le cadeau le plus précieux qu'on puisse désirer. (Il essuie une larme perlant à mes cils.) Tu m'aimes. Qu'est-ce que je pourrais demander de plus ?

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Luc

-Tu parles italien.

Elle semble dubitative.

-Si.

-Dis quelque chose.

-Sii la mia schiava d'amore, je susurre.

-Traduis.

-Jamais de la vie, je replique, amuse par son attitude reservee.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment qu'elle ne serait pas d'accord pour devenir mon esclave sexuelle.

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Luc

Je vais le traquer, arracher ses plumes d'anges une par une et m'en faire un oreiller.

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(Luc & le grand-père de Frannie).

- Frannie est spéciale. Je n'ai pas envie de tout gâcher.

Sauf qu'à cause de moi Bélias a failli aspirer son âme et l'entraîner dans l'Abîme. Mais à part ça...

- Elle l'est, oui. Trop bien pour vous, tous autant que vous êtes, dit-il en agitant le bras vaguement dans ma direction.

Vous n'avez pas idée...

- Traite-la comme il faut, ajoute-t-il.

- Vous avez raison. Elle est beaucoup trop bien pour moi. J'ai essayé de le lui dire.

- ... mais elle refuse de t'écouter, complète-t-il en souriant. C'est une tête de mule. Exactement comme sa grand-mère.

- Je ne laisserai personne lui faire du mal.

- Je te prends au mot, déclare-t-il en me dévisageant avec insistance. Et si tu ne tiens pas ta promesse, tu sais à qui je demanderai des comptes.

- Oui, monsieur.

C'est alors qu'il me prend complètement au dépourvu.

- Tu es amoureux d'elle ?

Je le dévisage. En pensant à Frannie, une sensation aiguë me tord le ventre. J'ai eu beau m'évertuer à me mentir, ou du moins à me persuader que mes sentiments n'avaient pas d'importance, je sais pertinemment qu'ils existent, et qu'à cause d'eux je vais brûler dans le Brasier.

- Oui, monsieur.

- Tu lui as dit ?

- Non, monsieur.

- Et quand est-ce que tu comptais remédier à ça ?

- Bientôt, dis-je avec un sourire, qu'il me rend.

- Bien.

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Luc vu par Frannie

Bon en général je ne suis pas du genre émotif mais, sainte mère de Dieu, je n'en crois pas mes yeux. Un grand ténébreux, catégorie "je respire le danger", vient d'entrer dans mon cours d'anglais. Mmmh.....

Rien de tel que de se rincer un peu l'oeil le matin. Ça vous embellit un début de journée, et ça pourrait bien me griller le cerveau. Et n'oublions pas le bonus. Apparemment, nous allons travailler ensemble, puisque cet obsessionnel compulsif de M.Snyder me demande de me décaler d'un cran pour lui faire de la place. Ah, ce sacro-saint ordre alphabétique!

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Frannie.

Gabe me cale contre lui et m'enlace. Cette fois, je le laisse faire, car j'ai besoin de lui. Je lui rends son étreinte et son parfum de neige estivale me couvre de sérénité ; ma respiration commence à se calmer.

- Qu'est-ce qui va m'arriver ? je demande.

Son regard est un puits sans fond dans lequel j'aspire à me plonger.

- Eh bien, ça, déjà.

Il m'embrasse sur la joue, trop près de ma bouche, et mon pouls s'accélère.

- Tu sais que je serai toujours là pour toi. En cas de besoin (il lance un regard mauvais à Luc), tu sais que tu peux venir me trouver. (Puis il laisse transparaître de la détresse.) Mais en dehors de ça, je ne sais pas trop.

Je me presse davantage contre Gabe, et Luc, à la fenêtre, nous fusille du regard.

- Elles ne sont plus très bien attachées, tes ailes, tu ne crois pas ? crache-t-il.

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Frannie.

- Bon, qu'est-ce qu'il y a entre nous ? je demande en le regardant avec insistance.

- Qu'est-ce que tu aimerais qu'il y ait entre nous ? réplique-t-il, facétieux.

Je ne suis pas d'humeur à jouer.

- Arrête tes conneries, et contente-toi de répondre à ma question.

Luc.

- Waou. OK...

Je réfléchis, ne sachant pas trop quoi lui répondre. J'ignore ce qui l'effraierait le plus : "J'ai vraiment envie de te mettre dans mon lit", ou bien "J'essaie de marquer ton âme pour l'Enfer". Les deux assertions sont vraies. Mais, derrière tout ça, il y a autre chose, une sensation plus intense qui me tiraille de l'intérieur et m'empêche de penser correctement chaque fois que je suis avec elle. Une émotion que je ne suis même pas capable de définir ou de concevoir clairement.

Qu'est-ce qu'elle a envie d'entendre ? Quittant brièvement la route des yeux pour l'observer, je commence avec circonspection :

- Eh bien, je ne sais pas trop. Je t'apprécie beaucoup.

L'euphémisme du millénaire.

- Est-ce qu'on ne pourrait pas simplement voir où ça nous mènera ? j'ajoute.

Disons, au hasard... en Enfer ?

- Ouais, ça me parait bien, répond-elle en inspirant profondément.

Puis elle ajoute, sans grande assurance :

- Mais je suis curieuse. Pourquoi moi ?

- Comment ça, "pourquoi moi" ?

- Angelique, Cassidy, Taylor... La moitié des meufs du lycée se jettent à tes pieds. Pourquoi tu as voulu sortir avec moi ?

- Disons simplement que je ne suis pas né de la dernière pluie, mais que je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme toi, Frannie. Tu es unique.

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Luc.

Après ce qui s'est passé hier avec Avaira, je viens de vivre la journée la plus perturbante de toute ma pathétique existence. Être assis à côté de Frannie en cours d'anglais - désirant dire quelque chose, la toucher - fut une torture digne des flammes du Brasier. Le reste du temps, elle m'a évité, et c'est compréhensible. Mais à la fin des cours, elle m'a brièvement regardé... et ça a failli me tuer.

Hier soir, c'était l'Enfer sur Terre. Je pensais à elle. J'avais besoin de la voir. J'ai suivi Gabriel quand il l'a raccompagnée chez elle, et j'ai passé toute la nuit là-bas dans ma voiture, comme d'habitude. J'ai eu toutes les peines du monde à ne pas monter dans le chêne pour forcer sa fenêtre. J'ai marché sur des oeufs toute la journée, parce que je n'ai toujours pas la moindre idée de ce que je fabrique. Une chose dont je suis sûr, en revanche : il faut que je la protège de Bélias. Pour tout un tas de raisons.

Qui l'eût cru ? Moi, le grand protecteur. C'en est presque risible.

Mais je ne peux pas laisser Bélias l'avoir. C'est moi qui suis chargé de Frannie, et puis je n'ai vraiment pas envie de brûler dans le Brasier ; mon amour-propre m'interdit d'échouer. Si elle est si importante que ça, je veux être celui qui accrochera son âme à son tableau de chasse. Mais surtout, je sais comment fonctionne Bélias, et je ne supporte pas l'idée qu'il la touche, que l'âme de Frannie soit liée à cet incube dégueulasse. Je frémis en me représentant la scène que je ne veux pas voir. Elle, avec lui, faisant ça.

Non !

Ça n'arrivera pas. Je préfère encore que ce soit Gabriel qui gagne.

Parce que je l'aime.

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(Frannie & Trevor).

[...]

- Je ne dirai rien. Toi, tu devrais. Et j'espère bien que tu ne te fous pas de Riley.

Il s'immobilise et me regarde dans les yeux.

- Je me fous pas d'elle. (Son expression s'adoucit. Puis il m'adresse un large sourire puis redémarre.) Mais à propos de se foutre des gens, il se passe quoi avec toi et Jackson ? Il passe son temps à baver devant toi. Carrément pathétique.

- Je me fous pas de lui. Je loupe pas une occasion de lui demander de me ficher la paix.

- Signaux contradictoires.

- Qu'est-ce qu'il ne pige pas dans "dégage" ?

- La séquence de roulage de pelles dans la penderie, m'explique Trevor en me tapotant l'épaule.

Je me crispe.

- Tout le monde fait des erreurs. Tu me files un coup de main ?

- Je vais y réfléchir.

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(Frannie, Gabe & Luc).

- Tu te rappelles m'avoir affirmé que tu ne voulais pas qu'il arrive quelque chose à Frannie ?

- Oui, réplique Luc en jetant un coup d'oeil dans ma direction.

- Et je t'ai dit que je te croyais.

- Oui.

- Ça commençait déjà à ce moment-là. Tes pensées traînaient là, à la portée de n'importe quel ange de passage. Or, je n'entends pas les pensées d'un démon.

- T'es entré dans ma tête ? gronde Luc en plissant les yeux.

Gabe pouffe.

- Ouais. Et il faut que je t'avoue un truc. Il était merdique, ton plan. Tu l'aimais déjà, que tu en aies conscience ou pas, alors ton triste projet était voué à connaître un échec cuisant, façon de parler.

Je me tourne illico vers Luc, qui fusille Gabe du regard et se poste à la fenêtre.

Il m'aime aussi ?

J'ai l'esprit en ébullition ; pensées, images et émotions fusent dans tous les sens. Tout ça, c'est impossible... mais je comprends aussi que c'est bien réel. Et un tout petit bout de moi, profondément enfoui, est soulagé et pas vraiment surpris de ce dénouement.

Luc... Lucifer... bouillant... cornes... démon. Ça me paraît beaucoup plus réel maintenant, en présence de Gabe, que ça l'était tout à l'heure dans l'appartement de Luc.

Gabe.

Loin de là, je sens que je retiens mon souffle tandis que les pièces du puzzle s'emboîtent dans ma tête. Gabe... Gabriel... son sourire resplendissant... et tous ses avertissements. Sans oublier ce qu'il vient de dire : "à la portée de n'importe quel ange".

Non.

Je suis incapable de masquer ma stupéfaction. Un ange ?

L'air circonspect, il répond tout haut à la question que je n'ai pas formulée.

- Oui.

- Non !

Pourquoi ai-je tellement de mal à accepter cette révélation, alors que Luc est un démon ?

Parce que les anges, le Paradis, Dieu... n'existent pas.

La pièce commence à tournoyer, et je me plis en deux, les mains sur les genoux, m'efforçant de faire entrer de l'air dans mes poumons défaillants. Mais je repense à Matt, et me gorge ne s'en serre que davantage ; je n'arrive plus du tout à respirer.

S'il y a un Dieu, pourquoi a-t-il pris mon frère ?

Mes jambes cèdent et, juste avant de sombrer, je sens Gabe qui me soulève.

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