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« - Je ne l'ai jamais dit, me chuchote-t-il à l'oreille, parce que ces mots sont loin de suffire. Seigneur, je t'aime (ses yeux s'embuèrent). Je t'aime de tout mon être.Je t'aime tellement que ça me fait mal, finit-il par dire, si bas que je l'entends à peine. Tu es ma vie Frannie ! »

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« - Tu devrais tenter le mannequinat.

Je ris

- Tu crois que je plaisante ? demande-t-elle en haussant les sourcils.

- Oui

- Et bien, non. Les femmes bavent devant les mecs comme toi, ténébreux et respirant le danger.»

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« —En parlant de clés... (Il sort de sa poche une clé en argent qui brille faiblement sous le faible éclairage.) Voilà celle de l'appartement. Je sais que ce n'est que pour deux mois, mais je veux que tu puisses aller et venir à ta guise. 

Je m'installe sur ses genoux.

—Je croyais que c'était ce que je faisais déjà. »

« —Tu ne devrais pas avoir à toquer à la porte. 

Il referme ses bras autour de moi et me serre contre lui.

—Tu n'as pas peur que je débarque et que je te surprenne en fâcheuse posture ? 

— La seule personne susceptible d'être concernée par ça, c'est toi. (Il passe une main tentatrice sous mon tee-shirt.) Et tu serais déjà là. 

Lorsque ses lèvres touchent les miennes, la cadence de mon pouls double. Il commence à m'enlever mon haut.

— Faites comme si je n'étais pas là. 

La voix de Gabe, provenant de l'entrée, me flanque une sacrée trouille. »

Extrait de: Desrochers, Lisa. « Péché originel. » castelmore, 2012-08-22T13:28:11+00:00. iBooks.

Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.

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— Ça va ? murmure-t-il.

— Mieux, je réponds en souriant.

— Tu avais l'air d'être à des millions de kilomètres d'ici.

— Jamais de la vie. Je suis juste là. (Je le serre plus fort.) Je t'aime.

— Je sais, dit-il, ébauchant un sourire de ses lèvres parfaites.

Il se redresse sur les coudes, toujours à cheval sur moi. Il s'apprête à m'embrasser, et c'est à ce moment-là que je tique. Je le repousse.

— Dis-le.

— Quoi?

— Tu sais. Il hausse les sourcils.

— Non, je ne sais pas.

— Tu ne m'as jamais dit « je t'aime ». Il se rembrunit.

— Ben voyons. Mauvaise réponse. Je sens mon cou puis mes joues s'échauffer; en moi, la gêne le dispute à la colère. Je le pousse de nouveau, me plaquant contre les coussins pour m'éloigner de lui.

— Pourquoi tu refuses de me le dire ?

— Frannie, ce ne sont que des mots.

Mon cœur me tombe sur l'estomac lorsque la vérité me heurte de plein fouet. Comment ai-je pu être si bête ? Je me redresse en lui donnant une bourrade.

— Tu sais quoi ? Laisse tomber, dis-je en tirant sur mon jean.

— Frannie...

Je l'interromps d'un geste. J'ai remis mon tee-shirt et j'ai traversé la moitié de l'appartement avant qu'il se décide à me suivre. Il cherche à me ralentir en posant la main sur mon épaule, et j'envisage de lui faire une prise de judo, mais je dois m'en aller avant de me mettre à pleurer. Je me dégage et cours vers la porte, perdant une de mes tongs ; je m'en moque. Je distance Luc d'une courte tête, mais je mets trop de temps à tourner ces foutus verrous, et il me rattrape.

— Frannie, écoute-moi.

Il a plaqué les mains contre la porte, de part et d'autre de ma tête, et je sens son souffle chaud dans mon oreille.

Un sanglot s'étrangle dans ma gorge avant de m'échapper.

— Je... ça va, je bredouille en manipulant les verrous tant bien que mal. Mais je dois aller bosser.

Il s'appuie contre mon dos et enroule ses bras autour de ma taille. En le sentant contre moi, mon cœur commence à dérailler, et je déteste ça. Et ça me déplaît encore plus de ne pas réussir à empêcher les larmes de perler à mes cils.

— Je ne l'ai jamais dit, me chuchote-t-il à l'oreille, parce que ces mots sont loin de suffire.

Ce n'est qu'après avoir déverrouillé la porte et posé la main nui' la poignée que je me rends vraiment compte de ce qu'il a dit. Alors, je m'immobilise et appuie mon front contre le battant en me forçant de réfléchir, de respirer.

Il me fait me retourner, prend mon visage en coupe entre ses mains et me regarde dans les yeux.

— Seigneur, je t'aime. (Ses yeux s'embuent.) Je t'aime de tout mon être.

Sa voix se brise sur le dernier mot, et il inspire un grand coup en fermant les paupières. Il pince ses lèvres en une ligne mince puis, se détournant de moi, se rend dans la cuisine et, chancelant au dernier pas, pose ses paumes sur la table pour se soutenir. Mon cœur bat la chamade, essaie de s'extraire de ma poitrine tandis que Luc, la tête rentrée entre les épaules, reste là sans rien faire.

— Je t'aime tellement que ça me fait mal, finit-il par dire, si bas que je l'entends à peine.

Je suis toujours appuyée contre la porte, complètement pétrifiée. J'essaie d'ouvrir la bouche pour lui répondre quelque chose mais, dans mon corps, tout est H.S. Mon cerveau n'arrive pas à trouver les mots et, même s'il en était capable, ma bouche refuserait de les prononcer.

Luc se redresse, passe la main sur son visage et se tourne lentement vers moi, les traits tendus, luttant pour maîtriser son émotion. Il penche la tête en arrière, fermant de nouveau les yeux, et inspire par à-coups.

— Je croyais savoir tout ce qu'il y avait à savoir, moi qui ai vécu sept mille ans.

Il hésite, puis pose sur moi son regard torturé pendant quelques instants.

— Je ne savais pas que c'était possible. (Il appuie le poing contre sa poitrine et l'y laisse posé.) Je n'aurais jamais imaginé avoir besoin de quelque chose... de quelqu'un... à ce point-là. Je...

Laissant sa phrase en suspens, il baisse une nouvelle fois la tête.

Avant même que je m'en sois rendu compte, mes jambes m'ont portée à sa rencontre. Tandis qu'il referme ses bras autour de moi, je pose la joue contre sa poitrine et écoute son cœur, qui bat aussi vite que le mien.

— Tu es ma vie, Frannie, murmure-t-il contre mes cheveux. Seigneur ! tu es tout pour moi.

Il me soulève pour m'embrasser et, en deux temps trois mouvements, j'ai ôté mes vêtements et nous avons regagné le lit. Il m'embrasse avec plus d'ardeur et, même si je sais que ce n'est plus possible, j'ai l'impression que son âme et la mienne virevoltent ensemble. Et en lui, je le sens : un amour si intense que je me remets à pleurer.

Il essuie mes larmes de ses doigts tremblants, m'interrogeant silencieusement du regard. Mon baiser, qui lui transmet tout l'amour que je lui porte, lui donne la réponse. Nous nous enfonçons dans les draps, l'un contre l'autre, et plus rien n'existe hormis nous deux. Nos âmes dansent et Luc m'emmène au Paradis.

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— Ici ? T'allais faire ça ici ? Avec maman et papa juste au bout du couloir ?

J'ai le visage en feu, et je dois faire un effort pour ne pas hausser le ton.

— Tu étais en train de nous mater ?

— Je suis un ange, pas un voyeur, rétorque-t-il en reculant de quelques pas. Je regardais pas. Mais pas besoin d'être Einstein pour deviner que tu n'as pas traîné ton mec dans ta chambre au milieu de la nuit juste pour discuter.

— Pour ta gouverne, si. On était en train de discuter, parce que qu'il n'a pas voulu aller plus loin.

— Ouais. C'est pour ça que tu portes son tee-shirt. Le sourire de mon frère est amer.

— Et, de toute façon, on fait ce qu'on veut, où on veut. Ce ne sont pas tes oignons, dis-je. (Je me tourne pour dissimuler le fait que mes joues s'embrasent.)

— C'est carrément mes oignons. Mon boulot, c'est de te protéger, y compris de toi-même, idiote. Je vais pas te laisser faire ça, Frannie. Je ne vais pas te laisser gâcher ta vie.

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— Tu n'avais pas dit que tu ne te servirais pas de ton Emprise ? demande-t-il, approchant sa bouche de mon oreille.

Son souffle brûlant me fait frémir, et je souris.

— C'est toi qui as dit que j'avais besoin de me faire la main.

Il repose la tête sur l'oreiller.

— J'espérais que tu te choisirais une autre cible, déclare-t-il sur un ton forcé. Tu sais déjà que ton Emprise fonctionne sur moi.

Il étend le drap sur moi, me borde et, d'un doigt, écarte de mon visage mes cheveux emmêlés.

Je roule sur le dos en poussant un soupir de frustration.

— Tu veux que je me serve de mon Emprise pour attirer quelqu'un d'autre dans mon lit ? La plupart des mecs se feraient pas prier pour dormir avec leur petite amie.

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Je me serre contre lui et me laisse submerger par le calme qu'il me procure, tout en tâchant de mettre mon cerveau en veille. Je me sens toujours mieux en présence de Gabe, et plus nous sommes près l'un de l'autre, plus je sens sa paix et son amour. On dirait qu'il en est pétri. En repensant à notre baiser, j'ai le cœur qui se met à battre plus fort; jamais je n'avais connu une sensation de paix si tangible.

Il se raidit entre mes bras et je me rends compte qu'une fois encore mes pensées m'ont trahie.

— Ne t'en fais pas, dis-je avec un pauvre sourire. Je ne vais pas te manger.

— Frannie, tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi, mais dans l'immédiat ce «n'importe quoi» implique que je garde mes ailes. Sans elles, je ne te servirais à rien, répond-il tristement. Mais j'ai énormément de mal à résister à ton Emprise... d'autant que je n'en ai pas vraiment envie.

— Alors, tu aimerais que je bride mes émotions.

— Ça m'aiderait, avoue-t-il en posant la tête sur l'oreiller.

— Dans ce cas, tu ne devrais peut-être pas passer tant de temps dans mon lit, je lui fais remarquer en m'écartant de lui.

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Je ferme la porte de ma chambre derrière nous et me colle contre Luc, à l'affût du moindre son en provenance du couloir. Au bout d'une minute, constatant que le calme règne toujours, je me détends.

Sous le pâle clair de lune argenté, les yeux de Luc scintillent. Un flux électrique passe en bruissant sur ma peau lorsqu'il se penche vers moi pour m'embrasser de nouveau, et j'en ai la chair de poule. Je grimpe sur le lit, enlève mon jean, et il semble perdre son assurance lorsque je lui fais signe de me rejoindre.

— Frannie, chuchote-t-il, prêt à tourner les talons.

Je lui intime le silence d'un geste, puis l'invite une nouvelle fois à venir me retrouver.

Il hésite avant de se débarrasser de ses chaussures montantes et de se glisser à côté de moi. Je me niche au creux de son cou.

— C'est vraiment une mauvaise idée, dit-il à voix basse contre mes cheveux.

Mais en passant mes mains contre son torse, son ventre, plus bas... je peux affirmer que son corps n'est absolument pas de son avis.

— Je crois, moi, que c'est la meilleure idée que j'aie jamais eue, je réponds en déposant un chapelet de petits baisers jusqu'à son oreille, avant de l'embrasser avec fougue. Tu as beaucoup trop de vêtements sur toi.

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Spoiler(cliquez pour révéler)— Je sais même pas pourquoi je m'en mêle. Va-t'en, imbécile de...

Je l'attrape par les deux bras et la plaque contre sa Mustang dans l'intention de lui dire de partir vite fait. De lui dire quelque chose de si cruel que ça lui fera passer le goût de ma présence. Mais au lieu de ça, je pose mes lèvres sur les siennes. Ma tête me hurle d'arrêter et pendant ce temps-là mon cœur vocifère pour que je ne m'avise surtout pas de la laisser s'en aller. Au début, elle me martèle le torse avec ses poings, mais elle finit par se fondre en moi pour me rendre mon baiser. Enfin, je reprends possession de mes moyens et m'écarte d'elle. Elle me dévisage pendant un long moment. Une boule brûlante se forme au fond de ma gorge en voyant une larme tracer son chemin en dents de scie sur sa joue. Je recule d'un pas, ne sachant trop quoi dire.

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Spoiler(cliquez pour révéler)— Pendant tout ce temps, tu as fait semblant ? Est-ce que j'ai un jour compté pour toi ?

Une dizaine d'émotions se succèdent rapidement sur son visage sans que je puisse identifier la moindre d'entre elles, puis il retrouve son impassibilité. Un long silence embarrassé s'ensuit, puis il fait lentement « non » de la tête.

Ça a le mérite d'être clair. Il est sûr de lui. C'est ce qu'il me fallait pour que je puisse lâcher prise... aller de l'avant. Je rentre chez moi, avec l'impression que mon cœur est sur le point de me tomber sur l'estomac. Maintenant que Luc ne peut plus me voir, j'appuie mon front contre la porte d'entrée et laisse ma peine se dissoudre dans les larmes. Mais la voix de maman s'élève de la cuisine, et je dois réfléchir à la façon dont je vais réussir à aller me débarbouiller incognito. J'aurais un peu de mal à expliquer à mes parents les vêtements déchirés, les ecchymoses et les taches de sang. Ouais, vous vous souvenez de la fille avec qui Luc a couché? Eh bien, on s'est mis sur la gueule.

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