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Extrait de Phèdre ajouté par facteur84 2011-09-28T19:02:17+02:00

PHEDRE

Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !

Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.

Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.

J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,

Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,

Ni que du fol amour qui trouble ma raison,

Ma lâche complaisance ait nourri le poison.

Objet infortuné des vengeances célestes,

Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.

Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc

Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;

Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle

De séduire le coeur d'une faible mortelle.

Toi-même en ton esprit rappelle le passé.

C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :

J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,

Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.

De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?

Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.

Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.

J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes

Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,

Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.

Que dis-je ? Cet aveu que je te viens de faire,

Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire ?

Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,

Je te venais prier de ne le point haïr;

Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !

Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi-même !

Venge-toi, punis moi d'un odieux amour ;

Digne fils du héros qui t'a donné le jour,

Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.

La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !

Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.

Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.

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Extrait de Phèdre ajouté par Lyli 2010-12-20T12:17:08+01:00

"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;

Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler,

Je sentis tout mon corps et transir brûler.

Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,

D'un sang qu'elle poursuit, tourments inévitables."

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Extrait de Phèdre ajouté par x-Key 2010-11-19T21:13:51+01:00

Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable,

Je n’en mourrai pas moins, j’en mourrai plus coupable.

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Extrait de Phèdre ajouté par Judice 2011-09-16T22:44:57+02:00

"Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée

Sous ses lois de l'hymen je m'étais engagée,

Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,

Athènes me montra mon superbe ennemi.

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;

Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler,

Je sentis tout mon corps et transir et brûler.

Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,

D'un sang qu'elle poursuit, tourments inévitables.

Par des voeux assidus je crus les détourner :

Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;

De victimes moi−même à toute heure entourée,

Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.

D'un incurable amour remèdes impuissants !

En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :

Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,

J'adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,

Même au pied des autels que je faisais fumer,

J'offrais tout à ce dieu que je n'osais nommer."

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Extrait de Phèdre ajouté par marquisedemerteuil 2011-07-06T00:27:32+02:00

PHEDRE

Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !

Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.

Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.

J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,

Innocente à mes yeux, je m'approuve moi−même,

Ni que du fol amour qui trouble ma raison,

Ma lâche complaisance ait nourri le poison.

Objet infortuné des vengeances célestes,

Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.

Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc

Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;

Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle

De séduire le coeur d'une faible mortelle.

Toi−même en ton esprit rappelle le passé.

C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :

J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,

Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.

De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?

Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.

Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.

J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.

Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,

Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.

Que dis−je ? Cet aveu que je te viens de faire,

Cet aveu si honteux, le crois−tu volontaire ?

Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,

Je te venais prier de ne le point haïr.

Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !

Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi−même !

Venge−toi, punis−moi d'un odieux amour ;

Digne fils du héros qui t'a donné le jour,

Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.

La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !

Crois−moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.

Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.

Impatient déjà d'expier son offense,

Au−devant de ton bras je le sens qui s'avance.

Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,

Si ta haine m'envie un supplice si doux,

Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée,

Au défaut de ton bras prête−moi ton épée.

Donne.

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Extrait de Phèdre ajouté par x-Key 2010-11-19T21:13:51+01:00

Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire.

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Extrait de Phèdre ajouté par amand0802 2016-04-25T18:35:11+02:00

Présente, je vous fuis,

Absente, je vous trouve.

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Extrait de Phèdre ajouté par Cleophe 2014-01-21T22:49:42+01:00

"Ariane, ma soeur, de quel amour blessée,

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !"

(Phèdre)

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Extrait de Phèdre ajouté par Elena98 2014-01-09T19:14:47+01:00

D'un coeur qui s'offre à vous quel farouche entretien!

Quel étrange captif pour un si beau lien!

Mais l'offrande à vos yeux en doit être plus chère:

Songez que je vous parle une langue étrangère,

Et ne rejetez pas des voeux inexprimés,

Qu'Hippolyte sans vous n'aurait jamais formés.

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Extrait de Phèdre ajouté par Elena98 2014-01-09T19:10:49+01:00

OENONE

Mourez donc, et gardez un silence inhumain ;

Mais pour fermer vos yeux cherchez une autre main.

Quoiqu'il vous reste à peine une faible lumière,

Mon âme chez les morts descendra la première ;

Mille chemins ouverts y conduisent toujours,

Et ma juste douleur choisira les plus courts.

Cruelle, quand ma foi vous a-t-elle déçue ?

Songez-vous qu'en naissant mes bras vous ont reçue ?

Mon pays, mes enfants, pour vous j'ai tout quitté.

Réserviez-vous ce prix à ma fidélité ?

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