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Bibliothèque de Philla : Ma PAL(pile à lire)

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La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un Monde à l'Autre (BD) La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un Monde à l'Autre (BD)
Lylian    Laurence Baldetti    Pierre Bottero   
Avant de me lancer dans ma chronique, une petite précision : j’ai conscience d’être un peu sévère, intransigeante même ; sachez juste que vous avez ici une inconditionnelle de Pierre Bottero, tombée dans la potion magique quand elle avait huit ans, qui a lu tellement de fois chacun de ses livres qu’elle pourrait voyager en Gwendalavir les yeux fermés et connaît tous les meilleurs coins à framboises de la Forêt Maison des Petits. Oui, c’est moi, enchantée.
Attention, je n’ai pas non plus dit que j’avais l’intention de démolir cet ouvrage ; je veux juste préciser que mon avis n’est pas (et ne peut pas être objectif). Parce que là, on touche carrément à de l’affectif.

Cette bande-dessinée est donc l’adaptation de la première moitié du premier tome de La Quête d’Ewilan, D’un monde à l’autre. Les tout débuts de cette belle aventure.
Au premier coup d’œil, le lecteur sait qu’il tient entre ces mains un superbe objet. Très grand format, couverture bien épaisse et bien dure, un beau papier, c’est magnifique. J’adore.

Avant de parler du contenu de la bande-dessinée elle-même, je tiens à glisser un mot sur les dessins. Le style de Laurence Baldetti est assez différent de ce à quoi je suis habituée, mais j’ai bien accroché. Malgré quelques dessins un peu simples pour la partie qui se passe dans notre monde, il y a de jolies idées et de très sympathiques trouvailles, et, si j’étais loin de m’imaginer les personnages comme ils sont ici représentés, leurs traits très marqués leur donnent un charme et un caractère qui ne sont pas pour me déplaire. Quant à Gwendalavir, ses paysages, ses animaux et ses plantes, c’est impressionnant. Deux petits bémols : tout d’abord, mais c’est très personnel, je n’ai pas du tout accroché avec le peu d’Ellana qu’on peut apercevoir. Les autres personnages étaient différents, oui, mais leur esprit restait le même. Là, c’était comme si un panneau lumineux clignotait sous mon nez : non, ce n’est pas elle ! Mais on verra ce que ça donnera par la suite, et je me braque probablement pour rien. Et, sinon, j’ai aussi trouvé que les images et les actions s’enchaînaient parfois trop rapidement, sans vraies transitions ; dans certains rares passages, il s’agissait presque plus d’illustration que de bande-dessinée. Encore un détail, mais un détail qui pourrait facilement être amélioré et rendrait tout ça encore meilleur ! Mais le bilan côté dessins reste très positif. Un très très gros coup de cœur pour le fameux « visage du bonheur », extrait du « Cancre » de Prévert. Rien à dire, c'est magique.

Passons donc à l’adaptation elle-même, réalisée par Lylian K. D’abord, un bon point : on note une vraie fidélité au texte, les détails sont respectés, les paroles souvent les mêmes ; on garde ainsi un esprit très Bottero. Une de mes craintes était de voir l’histoire réécrite, réinventée, mais ce n’est pas du tout le cas. Il y a une très grande attention portée aux détails, et c’est aussi ce qui fait la qualité de cette adaptation.

Tout semble donc, sur le papier, parfait. Pourtant, il y a un tout petit quelque chose qui n’est pas totalement passé, l’alchimie n’a pas complètement fonctionné… Pourquoi ? Rationnellement, rien n’explique cela, mais j’ai ma petite idée.
D’abord, tout ça est un peu léger. Concrètement, même s’il y a beaucoup d’actions ou de révélations, l’histoire elle-même n’avance pas beaucoup ; et je trouve dommage de n’avoir pas fait un seul album, plus gros, par tome. Non pas deux fois 72 pages, mais 144 d’un coup ! Simplement pour éviter de laisser le lecteur sur sa faim.
L’autre chose (qui peut paraître un peu surprenante de la part de la puriste que je suis) m’a été plus difficile, plus longue à comprendre. J’ai repensé à ces grandes bandes-dessinées que j’aime tant, de Gotlib à Arleston en passant par Joan Sfar, et j’ai compris ce qu’il manquait à cette très belle bande-dessinée. Un tout petit, microscopique grain de folie, ce qui fait que l’ouvrage va véritablement sortir du lot et se démarquer par son originalité. Oui, finalement, j’aurais peut-être aimé un tout petit peu plus de liberté ; pas grand choses, juste quelques détails, ce qu’on trouve déjà un petit peu dans le dessin mais moins dans le scénario.

Malgré ma sévérité, probablement injustifiée, je tiens tout de même à saluer le travail effectué, qui reste remarquable et d’une qualité rare. Les critiques que j’ai émises sont microscopiques à côté de tout le bien que j’ai pu penser, en fin de compte, de ce superbe projet. Un projet qui était fou, périlleux, et qui, en fin de compte, est une jolie réussite. Car ce premier tome a beau avoir de petits défauts, il est incroyablement prometteur et je prédis un franc succès pour les tomes à venir ! Le mot de la fin ? Bravo, tout simplement. Je conseille cette bande-dessinée à tous les lecteurs qui, un jour, ont rêvé d’arpenter les routes de Gwendalavir… Pour revivre une nouvelle fois la magie de cette belle aventure.

par Vavi
La Maison de la Nuit, Tome 10 : Cachée La Maison de la Nuit, Tome 10 : Cachée
Kristin Cast    P.C. Cast   
<---- Officiellement écœurée.
Ce livre, j'aurais pu l'écrire en 5 chapitres, et je suis généreuse. OK, C'EST COMPRIS: NEFERET EST LE DIABLE INCARNÉ. On le sait! On peut passer à la suite maintenant?
J'ai honnêtement l'impression que PC se force pour continuer la série parce que je n'ai même pas fini le livre. J'ai lu la fin en diagonale et je suis passée au prochain.

1. Trop long
2. CHEESY. Mot anglais voulant dire que ça manque de réalisme. La passe du «love, always love», je levais les yeux. Sérieusement là ?? Stark et Zoey, c'est bon, ils sont en amour, c'est génial. Sauf que là, dans ce livre on a eu le droit à genre 5 déclarations d'amour. Sont-ils capable de faire autre chose?
3. Résumé de l'histoire: Neferet est evil, encore. Zoey et la nerd herd sauvent la situation. Encore. Point. Merci, on est pas plus proche d'une conclusion à la série.

Ce qui me frustre le plus, c'est que j'ai les 10 premiers tomes chez moi donc je trouve ça vraiment stupide de ne pas finir la série. C'est la seule raison pour laquelle je continue.
La Maison de la Nuit, Tome 8 : Libérée La Maison de la Nuit, Tome 8 : Libérée
P.C. Cast    Kristin Cast   
Ça y est, je viens de le terminer! Bon, en premier, Awakened est vraiment un petit livre, comparé aux autres, il est à peu près l'équivalent de Marked voir peut-être moins. Vous vous douterez donc qu'il se lit vraiment rapidement, mais je vous jure, j'étais coeur et âme dedans! Zoey a trouvé une façon de rester en dehors de tout le carnage causé par Neferet en restant exilée avec Stark sur l'île de la Reine, mais elle réalisera bien vite qu'elle ne peut pas faire ça. La mort d'un autre de ses amis proches la ramènera dramatiquement à la réalité, surtout qu'elle aura à faire face à d'autres meurtres au cours du livre, tous plus déchirant les uns que les autres. Certains passage m'ont amené une larme à l'oeil je dois dire... Stevie Rae, de son côté, ce n'est pas plus facile. Durant l'absence de Zoey, Stevie Rae prend tout en main mais c'est parfois trop pour elle d'autant plus qu'elle a sa relation de plus en plus étrange avec Rephaim mais qui pourrait, dépendant de leur choix à tous les deux, se finir bien, comme très mal. Je connais bien entendu la réponse mais pour cause de spoiler, je ne la dirai pas ;)

La série comptera 12 livres en tout et au 8e, on n'entraperçoit pas encore le dénouement. Neferet devient de plus en plus le diable incarné et j'ai vraiment très hâte qu'elle disparaisse ><

Bref, vivement Destined en novembre 2011!

P.-S Si vous avez des questions sur la série en général, n'hésitez pas à me demander ;)
La Maison de la Nuit, Tome 6 : Tentée La Maison de la Nuit, Tome 6 : Tentée
P.C. Cast    Kristin Cast   
Totalement amoureuse de Stark. Ce livre là est délicieux, avec l'histoire qui se poursuit à Venise, après avoir fini le livre vous n'aurez JAMAIS autant attendu une suite de votre vie. La fin est totalement imprévisible, elle nous laisse en haleine plus que les autres. Vous avez hâtes ;)
La Maison de la Nuit, Tome 4 : Rebelle La Maison de la Nuit, Tome 4 : Rebelle
P.C. Cast    Kristin Cast   
Encore une fois passionnant !!!
Je suis toujours surprise de voir avec quel facilité je lis cette saga et a quel vitesse je termine les tomes.

Cette fois ci Zoey se retrouve confronter a une anciene legende cherokees qui semble devenir realité.
Dans ce tome je me suis beaucoup attaché a Aphrodite qui decouvre son humanité.
Gros plus : Aphrodite et sa nouvelle personalité, l'histoire qui ne nous laisse aucun repis et les amis de Zoey toujours aussi incroyable.
Le gros moins : Il n'y en a toujours pas :)

A lire d'urgence !!!

par thavany
Animale, Tome 2 : La Prophétie de la Reine des Neiges Animale, Tome 2 : La Prophétie de la Reine des Neiges
Victor Dixen   
http://les-lectures-de-ice-queen.blogspot.fr/2015/09/animale-t2-la-prophetie-de-la-reine-des.html


Je viens tout juste de terminer de lire ce roman et waouh ! J’en suis encore toute retournée ! Les mots et les pensées tourbillonnent dans mon esprit comme des flocons de neige volants au vent… Une chose est certaine : ce livre est un vrai joyau !

Nous retrouvons Blonde, aux côtés de Gaspard après leur fuite. Ils vivent désormais seuls tous les deux sur une île sans nom au nord du Danemark. Mais leur bonheur est de courte durée…
Un soir alors que Blonde est en train de chasser, un curieux navire apparaît au large de l’île. L’équipage met pied-à-terre et essaye de s’emparer des deux amants. Qui sont-ils, ces hommes et ces drôles de femmes accompagnés par des Berserkers enchainés, jugulés par les battements réguliers des tambours ?
C’est en tentant de sauver l’amour de sa vie que notre héroïne apprendra l’existence d’un complot mondial, fomenté par une créature de cauchemars : la Reine des Neiges.
Alors que le monde entier lui tourne le dos et la traite en criminelle, Blonde va se livrer dans une course contre la montre endiablée, avec peu d’alliés, mais une foi inébranlable en l’amour et l’amitié.

Je suis à chaque fois envoûtée par les histoires contées par Victor Dixen, mais avec celle-ci encore plus que d’habitude. Je suis une grande fan de tout ce qui touche aux mythes et légendes nordiques. La Reine des Neiges a toujours été mon conte préféré depuis que je suis toute petite, suivi de près par Boucle d’Or… alors, forcément, j’avais réellement hâte de me plonger dans cette lecture ! D’ailleurs, j’étais déjà dans l’ambiance grâce à la dédicace de Victor Dixen dans mon exemplaire, qui me conseillait de lire se roman seulement après avoir caché tous les miroirs. Je dois dire que ne m’en suis pas encore remise à l’heure où j’écris ces mots, j’ai du mal à quitter cet univers et ces personnages.

Ce que j’ai adoré c’est vraiment que beaucoup d’éléments du conte la Reine des Neiges étaient présents, parfaitement incorporés à l’histoire de notre héroïne et bien intégrés dans notre réalité. C’est avant tout grâce au cadre et au contexte historique parfaitement maîtrisé et exploité et également par l’intervention d’une personne qui a réellement existé et qui devient ici un personnage très important : Hans Christian Andersen.

Concernant les protagonistes, on en rencontre pas mal qui deviennent de plus en plus attachants au fil du récit. Je ne donnerai pas toute la liste pour éviter d’en dire trop, tout comme je vais éviter de trop parler de l’histoire en elle-même, ce serait tellement dommage de gâcher la surprise !
Outre Blonde et Gaspard, j’ai été ravie de retrouver Mme Lune, un personnage qui me fascine depuis le début. On en apprend un peu plus sur son don et la manière dont il fonctionne. Je dois avouer que j’ai trouvé ces explications passionnantes et elles font écho à certaines choses que l’on croise dans Le cas Jack Spark d’ailleurs, concernant les Travellers et les larves.

Au niveau de l’histoire, j’ai réellement eu l’impression de lire un conte par moments et c’était vraiment appréciable. Il y a avait ce petit côté magique qui fait rêver, ce fameux personnage de la Reine des Neiges qui est à la fois fascinant et effrayant. En tout cas, on peut dire qu’une fois encore l’auteur ne ménage ni ses protagonistes ni ses lecteurs ! J’ai versé des larmes à plusieurs reprises tant le récit de Blonde m’a bouleversée et touchée. J’avais réellement l’impression de la connaître à travers les lettres qu’elle écrivait à l’attention d’Andersen.
J’ai aimé découvrir la vie à Paris à cette époque, ainsi que les croyances païennes des peuples du nord. Encore une fois, à travers ces pages, Victor Dixen nous offre aussi une belle leçon d’Histoire et c’est un vrai plaisir d’avoir l’opportunité de la vivre comme si on y était.

Je pourrais continuer à écrire à propos de ce roman sur des pages et des pages, mais je risquerais de trop en raconter à force. Du coup, je vais seulement ajouter que la plume de Victor Dixen est un vrai régal pour les yeux, mais également pour l’âme. Elle est douce et fluide, mais sait parfois se faire aussi incisive que la morsure du froid dans les contrées reculées du grand nord. En outre, la plume de l’auteur est très poétique et parvient à nous emporter dès les premiers mots.

Je ne sais pas si une suite est prévue, car la série pourrait très bien terminer sur cette fin, mais je dois dire que je l’espère de tout mon cœur ! J’ai eu un mal fou à quitter cet univers et cette chère Blonde. Une fois le livre refermé, j’avais l’impression que la Reine des Neiges venait de me dévoiler son visage, avec les conséquences que cela implique !

En résumé, ce livre est un vrai joyau. Il a su me transporter dans une histoire fabuleuse, à la fois féérique et bouleversante, émouvante et poétique. J’ai adoré ce mélange d’Histoire et de conte, cette rencontre entre personnes réelles et personnages fictifs. J’ai eu un mal fou à refermer ce roman et j’y pense encore beaucoup plusieurs jours après ma lecture. Pour moi, c’était donc une évidence de l’ajouter au top 5 de mes livres favoris. Il me laisse un merveilleux souvenir et j’ai hâte de pouvoir lire la prochaine œuvre de Victor Dixen !

par Ice-Queen
Le Jeu du Maître, Tome 1 Le Jeu du Maître, Tome 1
James Dashner   
http://wandering-world.skyrock.com/3268316388-LE-JEU-DU-MAITRE-T-1-LE-JEU-DU-MAITRE.html

LE JEU DU MAÎTRE est une lecture hyper agréable et très satisfaite. Cette histoire est, certes, en-dessous de celle de L'ÉPREUVE mais elle reste ultra prenante et extrêmement bien construite. James Dashner nous entraîne avec lui au cœur d'une intrigue palpitante et qui a été beaucoup plus addictive que ce à quoi je m'attendais. Je me suis surpris à ne pas vouloir lâcher le roman alors que je devais absolument m'endormir les veilles d'examens. LE MAÎTRE DU JEU possède indéniablement un rythme haletant qui rend le roman saisissant et vraiment excitant. On veut sans cesse le rouvrir et découvrir la vérité sur les évènements auxquels nous sommes confrontés. Une lecture vraiment sympathique et satisfaite, en résumé.

Dès le départ, on sent bien que ce livre fait dans l'originalité et s'écarte des sentiers battus. En effet, les premiers chapitres, bien que très courts, nous font pénétrer dans un monde plein de surprises et dont on meurt rapidement d'envie de connaître les moindres secrets. Michael est un héros auquel on s'attache très vite et avec qui on n'a aucun mal à s'identifier. Même s'il nous faut un tout petit temps d'adaptation pour bien comprendre où nous mettons les pieds, l'histoire reste vraiment intelligente et bien menée. Notre héros possède la capacité de s'extraire des situations compliquées avec une dextérité impressionnante. Il sait rester calme quand tout semble s'écrouler mais est également capable de ressentir tout un tas d'émotions contradictoires lorsque les choses empirent. Tout cela permet de lui conférer une vraie humanité. Avec Sarah et Bryson, les deux autres personnages principaux du roman, ils forment un trio que j'ai pris énormément de plaisir à suivre et à connaître. Plus nous avançons avec eux dans l'histoire, plus nous nous sentons proches d'eux. Ils possèdent tous une personnalité distincte et un caractère bien défini, ce qui apporte une vraie fraîcheur à l'histoire. Avec eux, pas le temps de s'ennuyer !

En effet, LE MAÎTRE DU JEU s'avère être un vrai cocktail de surprises inattendues et de rebondissements tous plus énormes et éblouissants les uns que les autres. Il n'y aucun chapitre qui ne possède pas son lot de retournements de situation et de suspense. James Dashner est définitivement un professionnel pour jouer avec les nerfs de ses lectures et pour créer des situations absolument imprévisibles. Évidemment, j'ai tellement, tellement aimé ça. Cette histoire est une petite bombe concernant les coups de théâtre qui s'y déroulent, sincèrement. Le fil conducteur de ce livre est doté d'un nombre incalculable de surprises et de twists tout simplement grandioses. Dès lors, on veut toujours en savoir plus, toujours aller plus loin et passer encore plus de temps avec Michael pour percer les mystères du monde virtuel dans lequel lui et ses amis se retrouvent à investiguer.

Néanmoins, même si j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce récit et des protagonistes qu'il renferme, je dois bien avouer qu'il m'a manqué ce petit quelque chose, cette étincelle qui fait qu'on passe d'un bon roman à un véritable coup de cœur. LE MAÎTRE DU JEU est vraiment une histoire intéressante avec de nombreuses qualités mais, à l'inverse, cette intrigue reste plus ou moins légère et ne va pas assez en profondeur. J'aurais aimé aller encore plus au cœur des explications, de l'univers et des sentiments des héros. Cependant, vu la conclusion, il me semble justement que James Dashner va opter pour cette option dans la suite et nous offrir une vue d'ensemble sur cette trilogie, chose que je risque de fortement apprécier.

La conclusion, d'ailleurs, est tout simplement exquise. Les ultimes retournements de situation m'ont complètement pris au dépourvu et m'ont coupé le souffle. J'étais tellement choqué et surpris que j'ai dû relire les dernières pages plusieurs fois pour bien assimiler le génie de l'auteur et de ce qu'il nous avait concocté. C'est une fin à la hauteur de mes espérances concernant James Dashner qui me donne terriblement envie de sauter sur le tome 2 en version originale tant les révélations qui nous sont faites s'avèrent être poignantes et renversantes. J'ai tellement hâte de découvrir la suite de cette histoire !

En résumé, LE JEU DU MAÎTRE est un roman qui possède de nombreux bons points et qui a tout pour plaire. Son rythme, ses personnages et ses coups de théâtre m'ont complètement charmé et m'ont laissé impatient à l'idée de sauter sur le second volet de la saga. Néanmoins, il manque à ce récit un peu d'intensité et de profondeur pour être totalement parfait. Je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, cependant, étant donné que James Dashner est un excellent auteur que j'apprécie beaucoup depuis sa trilogie L'ÉPREUVE. Une lecture originale et piquante que je vous recommande chaudement.

par Jordan
Dualed, Tome 1 : Dualed Dualed, Tome 1 : Dualed
Elsie Chapman   
Dualed est un premier tome très prometteur. La couverture et le synopsis sont très intriguant et attirant. Et par chance, une amie le possédait. Alors que dire de ce tome 1 ? L'histoire est originale et rempli d'actions, mais malheureusement cela n'a pas été un coup de coeur.
Dés les premières je me sentais plongée dans ce livre. L'écriture de l'auteur est fluide et donc très facile à lire. Nous en apprenons sur cette société, sur les districts ainsi que le "pourquoi" de la création des doubles, qui pour moi, n'est pas très crédible... Je trouve aussi qu'il manque terriblement de description au niveau de lieux. Ce qui est très dommage vu que les genres dystopies/sociétés future ont pour but de nous offrir un décor propre du monde de l'auteur.
Comme tous dystopies, l'auteur à bien sûr placé une histoire d'amour ! Ce qui est généralement très bien. Le couple West et Chord est vraiment très mignon. Mais un peu confus. Je pense qu'Elsie Chapman n'a pas bien su exploiter cette romance... Néanmoins, les sentiments se font ressentir et on s'attache vite aux personnages. West est une fille très courageuse et qui n'en fait qu'a sa tête dans les moments les plus critiques. Mais bon. J'aime ce genre de caractère un peu maladroit. Chord, au contraire, réfléchit, est très tactique et est vraiment très très très protecteur envers West.

Malgré les défauts, je pense que Dualed est un livre à lire surtout si vous aimez les dystopies. Ce n'est pas un coup de coeur mais une lecture très agréable pour ma part.
Forget tomorrow Forget tomorrow
Pintip Dunn   
Je remercie les éditions Lumen – et tout particulièrement Emily – pour leur confiance. Avant même de recevoir ce livre, j’étais à peu près sûre d’une chose : j’allais l’aimer. Avec Forget Tomorrow, j’ai été comblée. Aussitôt reçu, aussitôt lu. En moins de 24h, il était englouti, même si j’aurais donné n’importe quoi pour prolonger l’instant ! J’ai clairement frôlé le coup de coeur.

L'histoire prend place dans notre monde, après l'Essor Technologique. À la veille de ses dix-sept ans, Callie trépigne d’impatience. Elle va enfin recevoir son souvenir du futur ; un souvenir décisif, qui déterminera le reste de sa vie. Passionnée de cuisine manuelle, elle espère se découvrir grand chef étoilé et entourée de sa soeur et de sa mère qu’elle aime tant. Mais le jour J arrive et lui dévoile un pan d’avenir terrible qu’elle ne s’explique pas. Ce futur remet en cause toute sa vie et fait d’elle une condamnée de prison. Enfermée dans les Lymbes, Callie se retrouve impuissante. Heureusement, elle recevra de l’aide de son ancien ami d’enfance, Logan, afin de rejoindre un monde où la fatalité n’est plus un frein à l’épanouissement. Malgré cette main secourable, de nombreux mystères planent autour de cette vision qu’elle a eue de son futur et la jeune fille devra mener l’enquête afin de comprendre. Peut-être qu’ainsi, elle parviendra à déjouer le Destin…

Dès les premières pages, j’ai embarqué dans l’univers, j’ai aimé Callie et l’histoire m’a balayé comme un raz de marée. Ça s’est goupillé assez facilement et je pense que le fait de ne pas avoir lu résumé a beaucoup aidé. C’est d’ailleurs la seule critique négative que j’aurais à faire. Je vous déconseille de lire ce synopsis. Mieux vaut découvrir l’intrigue soi-même, c’est encore plus grisant et on se sent aussi confus et surpris que Callie.

Le lecteur est guidé par un seul et unique leitmotiv : en savoir toujours plus. J’ai lu le livre en lui même vitesse grand V. Si ça n'avait tenu qu'à moi, il aurait été terminé en une poignée d’heures tellement j'ai adoré l'univers de Pintip Dunn !

La société qui nous est dépeinte est futuriste et repose sur des principes assez effrayants pour faire dresser les poils des bras. J'ai été choquée de voir à quel point la nature humaine est prompte à juger, voire même à condamner. Certes, Forget Tomorrow est un roman de pure fiction, mais quelque part, on est tenté de s’interroger. Ce qui arrive dans ce livre est susceptible d’arriver dans un futur lointain (si tant est que l’on ait un peu d’imagination). Depuis toujours, l'Homme cherche à avoir la main mise sur l'imprévu. Connaître l'Avenir de chaque individu permet de prévoir ce qui n'était pas prévisible avant. Mais heureusement, rien n'est blanc ou noir, tout peut encore changer...

Ici, le Destin a une valeur immuable et est considéré comme une réalité à laquelle on ne peut pas échapper. C'est bien souvent cruel, ça ôte à l'Homme sa capacité de choisir. Il n’a plus son libre arbitre. Le lecteur ne peut pas s'empêcher de se mettre à la place de Callie, l'héroïne, en se demandant si rester prisonnier de sa propre Destinée n’est pas un cauchemar en soi.

Callie est le personnage central et se révèle très intéressante à apprivoiser. Elle se montre avide de tout, curieuse d'emmagasiner le plus de belles choses possibles avec les yeux. Elle est « nature » et modeste ; elle possède une vision du monde belle dans sa simplicité, et se contente des choses que nous, nous ne prenons bien souvent pas la peine de regarder. Callie, c'est une fille qui ne ressemble à aucune autre, qui dévisage la vie à la manière d'une artiste. Et puis cette petite pointe d'égoïsme n'est pas pour me déplaire, car j'aime particulièrement les héroïnes imparfaites. Je me suis beaucoup attachée à elle, un fait rare quand on sait qu’en général, je préfère les personnages masculins dans les romans.

À mesure que l’intrigue progresse, les choses commencent à se complexifier. Callie se retrouve bien malgré elle au cœur d'un système extrêmement vaste. Difficile de mettre le doigt sur le méchant de l'histoire, car les rouages se soutiennent les uns les autres et forment un ensemble qui fait tourner le monde. Les potentiels « méchants » ne le sont pas tout à fait, car on comprend pourquoi ils agissent de la sorte. On finit par ne plus trop savoir sur quel pied danser. Les principes d'Avenir et de Destin donnent à réfléchir sur le sens de nos propres existences.

À 100 pages de la fin... c'est l'hécatombe, vraiment. Je suis tombée des nues. Je m'attendais à des révélations, c'est sûr, mais pas au point de rester ébahie de cette façon. Je n'avais rien deviné, rien imaginé à ce sujet, et c'était tellement bon que j'aurais aimé ne jamais terminer le livre. La plume de l’auteur, d’une fluidité remarquable, a permis de rendre cela encore plus addictif !

Puis la fin... Parfaite ! L'apothéose. Après nous avoir fait languir, Pintip Dunn nous offre une fin de tome digne de ce nom. Percutante, brillante... Une alternative à laquelle jamais je n'aurais pensé. Un pur délice ! En refermant l’ouvrage, je me suis demandé comment il serait possible de faire mieux avec le tome suivant. Car cette fin… pfffouaaa ! J’ai presque envie de vous la raconter tellement elle m’a laissée sur le popotin, mais je vais m’abstenir...

En résumé, c’est une excellente dystopie qui ne laisse pas tellement de répit. La conclusion m’a laissée comme une boule de nerfs. Tant de suspens, ça devrait être interdit ! Grâce à ses personnages attachants et à son intrigue à donner des frissons, Pintip Dunn signe un premier tome de saga plus que réussi. Je me languis de connaître la suite.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/dystopie/forget-tomorrow-tome-1-pintip-dunn
Paranoïa Paranoïa
Melissa Bellevigne   
Avis complet : http://vibrationlitteraire.com/2016/03/28/paranoia-melissa-bellevigne/

Paranoïa nous entraîne d’abord dans la vie de Lisa, psychiatre de renommée, appelée en dernier recours pour une patiente compliquée : Judy. Cette jeune femme ne parle à personne et semble voir un homme que personne ne voit et on confie à Lisa sa prise en charge. Petit à petit, Judy va prendre confiance et s’ouvrir à Lisa en lui livrant son histoire, ou en tout cas son délire.

Les personnages sont intéressants mais j’ai trouvé qu’il y en avait très peu. On est immiscé au coeur d’un groupe restreint. Le récit est raconté avec un changement continuel des points de vue entre Lisa et Judy majoritairement. J’ai trouvé ça très bien fait. Cela permet à l’auteure de nous emmener là où elle le souhaite au moment où elle le souhaite. On ne vit pas le récit de Judy dans sa chambre de psychiatrie. On est en dehors, au moment où elle le vit et c’est beaucoup mieux !
Malheureusement, j’ai trouvé que les personnages n’étaient pas assez exploités : on reste vraiment en surface de leur personnalité. Leurs sentiments sont expliqués directement, superficiels et souvent trop exagérés donc peu crédibles à mon avis.
Une romance arrive en plein milieu du récit sans qu’elle n’ait vraiment été annoncée, sans qu’il y ait réellement de signes avant-coureurs et cela m’a déconcerté. J’ai eu l’impression que c’était posé là, au milieu, parce que l’auteure en avait besoin à ce moment-là et pas à un autre mais ce passage de l’objet détesté à l’objet adoré, l’amour de sa vie est vraiment trop brutal. Le lecteur en est décontenancé.

Côté intrigue, l’idée était vraiment bonne. L’histoire semblait mêler la psychiatrie et le paranormal dans un doute perpétuel… Cependant, j’ai trouvé l’intrigue trop peu développée. Il y a clairement de bons éléments mais, encore une fois pas assez travaillés à mon goût. On ne va pas en profondeur, on ne va pas jusqu’au bout des choses.

De plus, pour ceux qui ne le savent pas, je suis interne en psychiatrie. Et ma formation m’a totalement empêché d’apprécier ma lecture. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire à cause de l’aspect psy de celle-ci que j’ai trouvé très maladroit. On voit qu’il y a eu peu de recherches sur la question. On reste dans les idées populaires. Les termes psychiatriques ne sont pas utilisés correctement et pourtant, si leur définition avait été connue de l’auteure, leur usage aurait été clairement adapté dans ce récit où l’on oscille entre folie et paranormal. J’ai trouvé que ces termes étaient balancés de temps à autre pour rappeler qu’on parlait un peu de psychiatrie mais en n’en saisissant pas vraiment le sens. Le sujet principal n’est pas maîtrisé et je pense que s’il l’avait été, cela aurait pu magnifier le roman.
On nous fait miroiter une jeune fille en plein délire de persécution avec le mot « Paranoïa » et pourtant il n’en est rien. Oui, elle est persécutée dans son délire par plusieurs personnes (au nombre de 2…) mais un vrai paranoïaque est persécuté par toutes les personnes qui l’entourent et ne fait vraiment confiance à personne. Et encore, cela n’est qu’un exemple parmi d’autres.

L’histoire de Lisa, la psychiatre, est vraiment très intéressante. Cependant, elle est mise au second plan et là encore, j’ai eu l’impression qu’on n’allait pas jusqu’au bout des choses. Son récit n’est pas trop mal intégré à l’histoire en elle-même mais j’ai trouvé que ça se surajoutait comme quelque chose » en plus » et pas assez abouti.
Le déroulement et la fin restent très prévisibles. Il n’y a aucune surprise. J’ai trouvé que la fin arrivait trop tôt. Le roman se termine à un moment clé attendu depuis le début par Lisa et il manque, selon moi, la conclusion.
L’auteure laisse un peu de doute au lecteur, oscillant toujours entre le paranormal et la psychiatrie, mais Lisa explique en quoi ses troubles peuvent en effet être plutôt psychiatriques. D’ailleurs, j’ai trouvé la phrase sur la couverture en trop « L’autre est la seule à la croire » . Lisa ne croit pas Judy, à aucun moment. Elle fait seulement son travail de psychiatre qui est d’écouter les patients expliquer leur délire et en tirer des conclusions internes sur la façon de la prendre en charge. Elle ne croit pas en son délire, elle lui donne juste suffisamment confiance pour qu’elle se livre…

En conclusion, ce livre était plein de bonnes idées à l’état brut. Le résumé et la couverture m’avait clairement donné envie ! Malheureusement, je n’ai pas été séduite car l’histoire est, à mon sens, trop peu développée. Le sujet dominant, l’aspect psychiatrique n’a pas bénéficié d’assez de recherches pour tenir la route et en étant interne en psychiatrie, cela m’a empêché d’entrer vraiment dans l’histoire.
Cependant, je pense que si vous n’y connaissez strictement rien dans cette discipline, ce roman peut tout à fait vous plaire. Les personnages sont attachants, le changement perpétuel de point de vue est intéressant et la frontière entre le délire et le paranormal est assez mince pour en faire douter plus d’un ! N’hésitez donc pas à vous lancer et à vous faire votre propre idée ! :)

par Mayumi