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Bibliothèque de PhthaloNemesis : Liste de diamant

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Chroniques de l'oiseau à ressort Chroniques de l'oiseau à ressort
Haruki Murakami   
Un roman surréaliste et profond composé d'une structure littéraire complexe (les histoires intriguantes s'entrecroisent de toute part). Se concentrant sur la problématique de la dualité et de la quête identitaire, l'auteur nous projette dans le cerveau de Toru Okada (tout à fait ordinaire et banal en début de récit), où foisonne un réseau de pensées bouddhiques, d'évènements incompréhensibles, d'histoires étranges (et non moins fascinantes) et de rencontres de personnages énigmatiques.
Liant le féérique au réel, les rêves prémonitoires à la conscience, les pouvoirs surnaturels au matérialisme pur et dur, l'ouvrage mêle des sujets habituels à l'auteur tels, la question de vie et de mort, de ténèbres et de rayonnement, de détachement et d'emprise, de situations absurdes et d'instants quotidiens « terre-à-terre ».
La substance si riche n'est pas digérable en une seule lecture. Un conseil : ne perdait pas votre chat, on ne sait ce qui peut arriver à la suite de cela... Pour moi, il s'agit d'un des ouvrages les plus aboutis de Haruki Murakami.
Écoute le chant du vent / Flipper, 1973 Écoute le chant du vent / Flipper, 1973
Haruki Murakami   
Je commence à entrer dans l'univers de Murakami, et celui-là est mon deuxième de lui. Je suis toujours aussi surprise de ce que l'on peut retrouver dans ses ouvrages et de la manière dont il parle de tout et de rien, faisant de cela, les éléments phares de ses récits. De rien, on part très loin, toujours de manière inédite, dans un réel parsemé de rêve. C'est toujours très poétique avec cette portée philosophique.
J'ai beaucoup apprécié Ecoute le chant du vent, que j'ai trouvé un peu moins énigmatique que Flipper, 1973, mais les deux sont liés, d'une certaine manière, avec le personnage du Rat.
C'est drôle de trouver que l'univers de Murakami était déjà affirmé dans ses premiers écrits, et que l'on retrouve très bien dans ses autres œuvres (il y a des éléments qui reviennent souvent et très amusant de les trouver pour les mettre en lien).
En tout cas, cette lecture était très agréable, et m'a donné envie de lire toute la bibliographie de cet écrivain très intriguant.

par Owenna
W3, tome 2 : Le mal par le mal W3, tome 2 : Le mal par le mal
Nathalie Hug    Jérôme Camut   
Le mal par le mal est le 2ème et avant dernier de la trilogie W3.
Un pavé de plus de 1000 pages, mais avec de cours chapitres, il se lit assez vite ;)
Et quelle fin !! !! Vite vite le 3 ;)

par HELENE45
Zoo City Zoo City
Lauren Beukes   
En m’aventurant dans ce roman, je m’attendais à passer à un très bon moment fantaisiste entouré d’animaux symbiotiques et attachants. Malheureusement, le contenu ne me semble pas à la hauteur de la couverture, ni de la quatrième de couverture. Effectivement, il y a un petit peu de fantasy avec ces animaux qui viennent se greffer à leurs humains, mais l’essentiel de l’intrigue vogue plutôt sur la vague du polars. Ce qui est décevant, parce qu’on ne s’attend pas à une telle ambiance. Le résumé laisse à penser à une œuvre digne d’un Philip Pullman alors qu’il n’en est rien. 
Côté personnage, il est difficile de s’attacher à l’héroïne, Zinzi. C’est une femme très égoïste et très intéressée. Si bien qu’elle vit d’arnaques à la pauvreté africaine sans jamais se soucier des gens qu’elle arnaque. Seule sa petite personne compte ! Et, elle le prouve encore lorsqu’elle continue à se soûler et à se droguer alors qu’elle sait pertinemment que Paresseux en ressent les effets. Au-delà de ça, j’ai été incapable de m’imaginer cette femme comme étant une adulte. Du début à la fin, elle a été à mes yeux, une adolescente. Pourquoi ? Peut-être parce que ses prises de paroles et ses réactions semblaient plutôt enfantines. Elle agissait souvent comme ces adolescents qui atteignent « l’âge bête ». De plus, c’est un personnage incohérent. Elle est une femme très égoïste, qui ne se soucie de personne … Pourquoi s’intéresse-t-elle tant au sort de ces jumeaux stars, dans ce cas ? Ça ne colle pas ! Benoît, quant à lui, est trop gentil. Il est lisse et donc sans grand intérêt. 
Les personnalités des « méchants » n’ont malheureusement pas été assez développées, ce qui nous fait passer complètement à côté. Ni on les aime, ni on les déteste … Ils sont là, donc on les prend comme ça. C’est un dessin qui semble inachevé. 
Autre reproche, également, concernant les mots inconnus au dictionnaire français. Ça a souvent été compliqué car le roman est relativement chargé de termes africains qui nous sont inconnus. Du coup, on coupe notre lecture pour aller chercher la signification de ces mots. Et, n’étant le roman le plus haletant qu’il existe, il est relativement difficile de s’y remettre d’autant plus qu’il n’existe pas de réelles connexions entre les insertions d’annexes et l’histoire elle-même. On a l’impression, parfois, de lire une succession d’idées juxtaposées. L’œuvre en ressort un peu élitiste en excluants les lecteurs occidentaux qui ne pratiquent par cette langue. 
Malgré une écriture un peu lourde, l’intrigue se lit. À la fin, ça devient intéressant et ça attise notre intérêt. Dommage, que ce ne soit le cas qu’à la fin. On oublie un peu le côté vulgaire de cette œuvre, qui s’explique par le fait que Zinzi vit dans Zoo city : une sorte de banlieue où se rassemblent les zoos. On remercie l’auteur pour ne pas nous avoir noyé dans une romance à deux francs six sous entre Zinzi et Benoît. Leur relation restait légère et ne prenait pas beaucoup de place dans le cours de l’histoire, ce qui est très bien. Pour résumer, si vous cherchez une œuvre de la poigne de Philip Pullman, passez votre chemin. Mais si vous voulez lire un petit polar « gentillé » avec une pointe de fantasy, lancez-vous. Mais restez accroché et gardez près de vous un accès Internet afin de faire des recherches à chaque phrase.
Mort-en-direct.com Mort-en-direct.com
John Katzenbach   
Génialissime ! Je ne vois pas d'autres mots pour qualifier ce livre.
Le scénario est subjuguant ; le suspense, intense ; les personnages, parfaitement détaillés ; l'écriture, simple et limpide. Ce polar relève plus du thriller, d'une course contre la montre ou contre la mort annoncée que de la véritable enquête policière.

[spoiler]On peut noter un certain génie dans l'écriture, intentionnel ou non, qui consiste à nous laisser autant dans le flou que la petite Jennifer quant au temps qui s'écoule et ce qui lui arrive. Lorsqu'un objet est posé dans la pièce, nos yeux sont aussi bandés et nous découvrons à tâtons ce dont il peut bien s'agir, et ce à travers les mains et les sens du personnage. De même, nous nous surprenons, en tant que lecteur, en constatant que nous avons certaines des réactions des clients du site : nous encourageons Numéro Quatre, espérons pour elle, essayons d'anticiper ce qu'il va se passer. Nous passons donc tour à tour du statut de victime à celui de voyeur, sans oublier de suivre l'enquête du professeur.
La seule chose qui m'a un peu étonnée, mais que j'ai finalement appréciée, c'est la pudeur avec laquelle on nous cache le viol sous une ellipse. C'était vraiment LE moment que j'appréhendais et qui peut être dur à lire. En le sautant, même les âmes sensibles peuvent aller jusqu'au bout.
Au bout du compte : un véritable hymne à la psychologie, aux déviances humaines et à la folie plus qu'à la violence gratuite.[/spoiler]

par Iliane
Ring zero Ring zero
Koji Suzuki   
Trois nouvelles qui seraient plus agréables à lire après avoir déjà parcouru la trilogie The Ring, mais on rappelle tellement d'éléments (dont une énième fois le contenu de la fameuse cassette, ce qui fini par m'énerver) qu'on peut très bien le lire à part, mais je ne conseillerai pas de le lire avant la trilogie.

Sur les trois nouvelles, les deux premières voient leurs péripéties se dérouler en parallèle du second tome, la dernière vient après le troisième tome, et qui aurait en fait mérité d'y être directement rattachée comme épilogue.

Dans la première donc, on en apprend plus sur le passé de Sadako, au temps du théâtre, au travers des souvenirs de son amant de l'époque, interrogé par un collègue d'Asakawa, le journaliste du premier tome. Celui-ci lui avait demandé d'enquêter sur cette période, et c'est ce que nous voyons, une Sadako très femme (oui oui, malgré ce qu'on peut apprendre dans la trilogie, ici on se doute de ce qu'il en est réellement au vu des évènements si on a tout lu, sinon Sadako passe complètement pour une femme et en joue), qui monte sur scène pour la première fois, et sa subite et mystérieuse disparition du théâtre. Peut-être la nouvelle que j'ai le plus aimé, pour sa chute, même si le dernier geste de Sadako pour son ex-amant fait froid dans le dos, et qu'il me semble qu'il y ai une légère incohérence.
[spoiler]Le fait qu'elle lui donne un bout de son propre cordon ombilical qui date d'une semaine après sa "renaissance" à travers Mai Takano est symbolique des évènements qui se sont déroulés dans le théâtre 24 ans plus tôt, mais dieu que c'est glauque. De plus, il me semble que dans la trilogie il est dit qu'un de ses camarades de théâtre l'avait vu manipuler son pouvoir sur des appareils électroniques (style télé et autres) et l'électricité. Si elle savait déjà pour ses pouvoirs, que son amant lui dit qu'il est en train d'enregistrer à blanc sur une cassette, et qu'elle en use malgré tout, cette nouvelle n'a pas de sens dans le "mystère" qui fait qu'elle s'en va sans un mot pour personne. Elle est trop intelligente pour avoir oublier ce genre de détails aussi important. Alors soit je suis à côté de la plaque, soit cette incohérence casse toute la nouvelle, car on ne parle jamais de l'autre épisode cité dans la trilogie ici.[/spoiler]

Pour la seconde nouvelle, on se retrouve dans le corps de Mai Takano, au fond de sa bouche de ventilation juste avant son accouchement. C'est intéressant de voir dans quel état second elle peut se trouver avant ces péripéties, mais globalement, l'écriture ne transporte pas à côté du petit côté enquête de la nouvelle précédente. Même logiquement, elle aurait dû être placée en première pour la chronologie. Mais soit, je n'ai pas grand chose de plus à dire que dès bébé après sa renaissance, Sadako est fichu bébé démoniaque. Il n'y a pas grand chose de plus à dire, si ce n'est qu'elle fait la liaison avec la troisième nouvelle par un fait étrange : [spoiler]dans le ventre de Mai, pour apaiser ses douleurs, Sadako chante.[/spoiler]

Dernière nouvelle, celle qui aurait mérité d'être un épilogue parfait, raconte l'acceptation de la mort de Kaoru, après les évènements du troisième tome, par Reiko, sa petite amie enceinte. On rappelle bien évidemment toutes les péripéties, et c'est un peu long, mais on en apprend également plus sur la Boucle après le retour de Ryoji en son sein et ses différentes actions pour enrailler la pandémie Sadako. Cette nouvelle peut clairement déroutée si on ne s'était pas déjà accrochée à la série de base vu tous les concepts qu'elle aborde et le fait qu'elle soit en total décalage avec les deux premières, comme le troisième tome pouvait l'être avec les deux premiers de la trilogie. La fin est très émouvante dans l'acceptation de Reiko et son envie de continuer d'avancer, mais... [spoiler]Vous vous souvenez de ce gentil bébé Sadako qui chantait dans le ventre de Mai ? Et bien le bébé de Reiko, un petit garçon, chante également dans son ventre avant la naissance... Et vu ce qu'il se passe en salle d'accouchement, voilà Sadako lâché en liberté dans "notre" monde avec tout ça.[/spoiler]

Bref, constat mitigé pour ce livre, qui vaut le coup d'être lu pour l'ambiance de la première si on exclut la petite incohérence, la deuxième est totalement passable à part un évènement qui prend tout son sens dans le troisième, qui est une vraie apothéose que j'aurais souhaité avoir directement dans le troisième tome. Je me répète, oui, mais vu que Ring Zero n'est plus édité, je trouve que c'est un pur gâchis, alors que là tout aurais pris beaucoup plus de sens avec elle à la fin de la trilogie.

par Spika
L'Étrange Bibliothèque L'Étrange Bibliothèque
Haruki Murakami    Kat Menschik   
Une nouvelle onirique magnifique avec ses airs de conte.
C'est un peu glauque mais aussi féerique, j'ai ressenti les mêmes sensations que en regardant Le voyage de Chihiro de Miyazaki ou encore d'être dans une ambiance à la Tim Burton.

Les dessins vectoriels qui accompagnent chaque chapitre sont très beau et apportent un vrai plus au récit, ce n'est pas juste pour faire chouette, l'histoire vous happe et comme c'est assez court (trop court ? Perso c'est mon regret car j'en aurais bien lu un court roman plutôt qu'une nouvelle) vous êtes embarqué pour le lire d'une traite et d'en ressortir avec des etoiles plein la tête.

Un Murakami en grande forme !

par Maks
Le Passage de la nuit Le Passage de la nuit
Haruki Murakami   
Murakami est un auteur qui ne peut laisser indifférent et si son style est souvent sujet à controverse on lui reconnait bien souvent la richesse de son univers.
Les différents récits qui composent ce livre se superposent l'espace d'une seule nuit. Ce sont des récits d'angoisse, de violence, de trouble et de perte, mais l'art de Murakami est de les envelopper d'une sérénité mélancolique qui nous touche au plus profond de notre âme.
Le Cimetière des Hirondelles Le Cimetière des Hirondelles
Mallock   
C'est sur le conseil de l'auteur lui même que j'avais offert ce tome à mon papa pour le lui faire découvrir. Ayant déjà lu moi-même Les larmes de Pancrace ainsi que Les visages de Dieu, je l'ai donc lu avec un certain recul.
Manu Gemoni, le frère de Julie, la Julie de Mallock, un de ces cinq flics qui l'entourent et le soutiennent dans la résolution des enquêtes, chacun avec ses qualités et ses connaissances particulières, vient d'être arrêté pour meurtre en République dominicaine. À son interrogatoire il a avoué son crime et l'a expliqué par une phrase sibylline : "je l'ai tué parce qu'il m'avait tué". C'est sur cette énigme que notre bon commissaire part vers Saint-Domingue pour tenter de découvrir le fin mot de l'histoire et éventuellement d'innocenter Manu.
Sur fond de vaudou, de dictature et de torture nous découvrons au travers des yeux du commissaire ainsi que des commentaires de ses acolytes régionaux un île pleine de surprises et de contradictions.
Une chose est sûre la plume poétique de Mallock est toujours là. Les paysages, les décors, le climat même, tout semble vous sauter au visage tellement les descriptions sont pleines de vie et de couleurs.
Pourtant sa plume vous transporte aussi dans l'horreur des découvertes. Car ce semblant de paradis n'en est pas un. Ces habitants chaleureux et souriants ont hélas vécu pire que la canicule ou ces tempêtes tropicales parfois mortelles. Une atmosphère lourde parfois vous étreint le cœur à la lecture des exactions commises par les autorités en place. Et lorsque vous découvrez Manu et ses conditions de détention alors qu'il est blessé, vous avez la sensation d'être passé de l'autre côté du miroir. Mais contrairement à Alice, derrière n'est pas synonyme de pays des merveilles. Ici il serait plutôt devant. Et derrière, nous découvrons le pays des secrets, du sordide et des malheurs.
Nous découvrons aussi notre Mallock sous un jour encore plus différent que dans ces autres livres. Nous l'avons vu sensible et plein d'empathie pour les familles dans Les visages de Dieu, plein de déductions à la Sherlock dans Les larmes de Pancrace, ici nous découvrons plus avant Mallock le sorcier, Dede le devin comme le surnomme ses hommes. Et en même temps un Mallock dépassé par l'irrationnel, un irrationnel qui n'est pas, pour une fois, de son fait.
J'avoue avoir apprécié le connaître déjà. Cette découverte quasi irrationnelle, ses visions troubles pour le néophyte que nous sommes et les réflexions qui en découlent auraient pu troubler le lecteur qui le découvre seulement. Pour moi cela a été une plongée dans les affres et les méandres de son moi et de son inconscient si fantasque et psychédélique aussi. L'aide de cette vieille sorcière et de sa drogue y sont probablement pour quelque chose mais notre Mallock semble alors sortir hors de lui même et par la même occasion nous entraîner avec lui dans ses visions. Visions qui pour les connaisseurs prendront tout leur essor au fil des pages et des chapitres. Mais le lecteur sans entraînement que nous sommes parfois peut se perdre dans les méandres de ses pensées délirantes.
Alors quand après le climat chaud et humide de St Domingue, le ciel neigeux et froid de Paris nous réveille frileusement, ce retour nous sort doucement mais sûrement de cette transe irréelle. Pourtant une fois la crise mystique pourrait-on dire terminée ce bon commissaire nous reparaît comme régénéré et le fil tenu qui nous trainait encore derrière lui nous ramène dans l'enquête comme l'effet d'un élastique. Est-ce le froid revigorant ou ce changement brutal de climat ? mais notre Mallock nous entraîne toujours plus loin.
Les enchaînements de découvertes, les éléments à la fois véridiques et invraisemblables dans leur contexte, la réincarnation des âmes, tout cela nous enfonce de plus en plus dans cette enquête derrière lui.
Pour mon esprit féru de légendes, mythologies ou superstitions, le chemin que prend alors cette enquête devient pavé de tentations, de bonheurs particuliers et d'apprentissages en tout genre. Que ce soit le développement des sciences du comportement, la mise en avant de la sémiologie, ou bien celle plus ancienne de l'hypnose, notre esprit ne peut que s'ouvrir pour continuer à suivre cette enquête. Le lecteur pragmatique et rationnel, refusant l'irréel ou les réponses parfois floues devra faire un effort sur lui même pour oublier ses défauts, et suivre les chemins détournés empruntés par Mallock et ses amis. Il sera alors récompensé par une enquête déroutante et entêtante qui nous entraînera vers des faits passés et présents, des histoires dans l'Histoire, des visages empreints de dignité et d'autres de cruauté. Vous ne pourrez rester insensible à ce défilement d'honneur et d'horreur. Les secrets les mieux gardés ne peuvent lui résister. Car même les ombres du passé se confient à lui.
C'est encore un mélange de poésie et de vulgaire (ici dans le sens du commun, de tous les jours) que nous assène la plume de l'auteur. Vous ressentez le climat, la beauté et la cruauté de cette île paradisiaque puis la froidure et les secrets enfouis qui semblent tels des zombies affamés de chair humaine ressortir à la surface. Chaque mot pèse sur votre cœur comme sur celui des protagonistes. L'irrationnel vous semble envisageable car tout comme le commissaire Mallock vous vous laissez convaincre par les faits découverts.
En plus de suivre cette enquête, votre cerveau en arrière fond tourne en boucle une question de croyance ou de doute.
Peut-on finir par croire à l'irrationnel lorsque l'on est pragmatique ?
Peut-on oublier l'irrationnel pour ne se concentrer que sur les faits ?
Comme d'habitude la solution vous surprendra par sa simplicité et son audace. Audace car cette vérité a tout fait pour rester cachée de nous et le serait demeurée sans le flair et les déductions de notre bon commissaire. Tout alors s'éclaire et en même temps se trouble sur les dernières pages.
C'est encore une enquête menée avec brio pour notre commissaire. Mais en même temps une ode à l'amitié, la fidélité et au courage des braves ainsi qu'une dénonciation des horreurs de la guerre et des dictatures.
Merci Mr Mallock pour ce moment de lecture intense et toujours surprenante.

par Aelynah
Le cycle de Takeshi Kovacs, tome 1 : Carbone modifié Le cycle de Takeshi Kovacs, tome 1 : Carbone modifié
Richard Morgan   
Ce polar de science fiction est parmi les meilleurs que j'ai pu lire a ce jour ! L'univers futuriste est incroyablement bien construit et complet et c'est avec délectation que l'on se plonge dans la cybernétique, le clonage, les intelligences virtuelles ou voyages planétaires. Et c'est dans ce fantastique cadre qu'évolue notre anti-héro, Takeshi Kovacs, escroc, ancien militaire et tout récent ressuscité. Ce personnage, bourré aussi bien de défaut que de qualité nous entraine dans son sillage et nous fait rencontrer la terre et ses habitants au 26e siècle, et ce n'est pas reluisant ... Quand a l'intrigue elle même, elle est bien menée, surprenante et originale, bénéficiant bien sur d'atouts futuristes ! Tout fan de science fiction devrait s'y plonger ! Ce livre est en quelque sorte l'équivalent en science fiction des Détective Garett de Glen Cook en Fantasy selon moi.

par krisalt