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Plaidoyer pour les animaux



Description ajoutée par anonyme 2016-01-28T07:35:46+01:00

Résumé

Nous tuons chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de l'Humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé.

En plus de l'alimentation, nous instrumentalisons aussi les animaux pour des raisons purement vénales (trafic de la faune sauvage), pour la recherche scientifique ou par simple divertissement (corridas, cirques, zoos).

Et si le temps était venu de les considérer non plus comme des êtres inférieurs mais comme nos "concitoyens" sur cette terre ?

Nous vivons dans un monde interdépendant où le sort de chaque être, quel qu'il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s'agit pas de s'occuper que des animaux mais aussi des animaux.

Cet essai lumineux met à la portée de tous les connaissances actuelles sur les animaux, et sur la façon dont nous les traitons.

Une invitation à changer nos comportements et nos mentalités.

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Classement en biblio - 42 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par anonyme 2016-01-19T20:23:38+01:00

«Un jour viendra où l'idée que pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu'aux voyageurs du XVIIe et XVIIIe siècle les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains. »

Qui peut dire si cette prédication de Claude Lévi-Strauss finira par s'accomplir...

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Commentaires récents

Diamant

Les yeux et le coeur ouverts *****

Ce « Plaidoyer pour les animaux » est une œuvre magnifique et indispensable dont l’on sort à la fois meurtri et grandi. Meurtri parce qu’il nous livre une succession d’agonies et que pour citer Marguerite Yourcenar, « il me déplaît de digérer les agonies » ; grandi, parce que tant le cœur que l’esprit y puisent une grande richesse.

La qualité première de ce livre est selon moi l’immense compassion qui s’en dégage. Alors que les défenseurs des animaux sont souvent taxés de sensiblerie ou de fanatisme, Matthieu Ricard remet les choses en perspective et rappelle ce que notre société a une fâcheuse (et volontaire) tendance à oublier : il est légitime de s’indigner et c’est notre attitude d’indifférence actuelle qui est extrême et innommable, et non la prise de conscience de celle-ci. La compassion envers les animaux n’exclut pas celle envers les humains et les défenseurs des animaux ont souvent été aussi des défenseurs des droits de l’homme. Pas question d’humaniser l’animal ou d’animaliser l’homme, il s’agit simplement d’éprouver de l’empathie envers les plus faibles et de cesser de considérer qu’ils existent pour le seul plaisir ou le seul usage de l’homme.

Un second aspect qui m’a intéressée est la qualité de l’analyse historique et philosophique. Matthieu Ricard retrace, de façon à la fois intelligente et accessible, l’évolution de notre relation à l’animal et fait appel aux grands penseurs pour illustrer son propos. Nous comprenons mieux ainsi comment nous en sommes arrivés là, dans cet état de faillite morale, puisque comme le rappelle Milan Kundera, « Le véritable test moral de l’humanité <…>, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent. »

Tous les aspects de la maltraitance animale, passée et actuelle, sont passés en revue à l’aune de la compassion la plus élémentaire, et de cet effroyable tableau se dégage une vision d’enfer permanent. Matthieu Ricard n’évite aucun tabou, que ce soit le bien-fondé de l’expérimentation animale (des centaines de petits singes séparés de leur mère pour tester la profondeur de l’attachement maternel : est-ce que ce monde est sérieux ?), notre compassion qui s’arrête à la limite de notre assiette (nous mangeons volontiers un animal qui a souffert le martyre tout en considérant notre chien comme un membre de la famille) ou encore la mauvaise foi des aficionados qui parlent de combat loyal là où pour un matador mort, il y a eu 41.500 taureaux massacrés sous les vivats de la foule (« l’instant de triomphe où les épiciers se prennent pour Néron », jolie formule de Brel citée par Matthieu Ricard).

Deux chapitres m’ont particulièrement interpellée : « Les mauvaises excuses », où sont démontés un à un les arguments auxquels sont souvent confrontés les défenseurs des animaux, et « La tuerie de masse des animaux », où l’analogie (et non la comparaison) avec les camps de concentration est expliquée, l’auteur rappelant notamment que « c’est dans les abattoirs de Chicago que les nazis ont appris comment gérer les corps » (Coetzee) et que ce sont les survivants des camps eux-mêmes qui ont établi ce sinistre lien.

Chacun peut retirer quelque chose d’infiniment précieux de ce livre. Les végétariens ou végétaliens y trouveront écho de leur conviction profonde par le biais d’une réflexion intelligente et instructive, avec le réconfort de faire partie d’un mouvement croissant de prise de conscience. Quant aux autres, ils feront ce qu’ils voudront de leur lecture : simple information d’ordre moral ou intellectuel ou envie de changer des comportements devenus éthiquement injustifiables à la lumière de ce qu’ils savent. A défaut d’être sensibles à la souffrance animale, ils seront peut-être interpellés par le fait que notre consommation de viande exagérée se fait au détriment des plus pauvres et que lors de la famine en Ethiopie, leurs céréales étaient utilisées pour le bétail des pays riches. Une information parmi des centaines d’autres qui ne peut qu’inciter à la réflexion…

Matthieu Ricard ne juge pas et n’exhorte pas les gens à changer : il informe, sans retenue, de ce que l’on nous cache trop souvent, il pose les bonnes questions et ce faisant, invite son lecteur à se les poser. Merci, monsieur Ricard, pour ce livre qui allie à un degré rare intelligence et empathie.

Page Facebook: Pascale Bookine

Blog: pascalebookine.eklablog.com

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Commentaire ajouté par Earendile 2016-05-31T21:11:09+02:00
Lu aussi

Un beau livre qui ne parle que de paix et d'amour entre les êtres. Il dégage un magnifique message. Je connaissais déjà la totalité des informations que l'on trouve dans ce livre (pour avoir lu déjà presque tous les livres sur le sujet) mais la façon positive de dire les choses m'ont particulièrement touché.

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Commentaire ajouté par keria31 2015-03-20T15:38:15+01:00
Diamant

Un livre coup de poing et qui ne peut que choquer ou nous faire réagir !

Mathieu Ricard pose la plus forte problématique qui se pose en ce début du xxie siècle et qui font des animaux les principales victimes. Grâce à une vision très large, il aborde les différents aspects de la condition animale, ses aspects religieux, philosophiques, économiques et scientifiques. Ce livre est une vraie bible pour nos amis les mammifères car vraiment, tout y est. Un livre indispensable pour ceux qui s'intéressent au sort des animaux dans nos sociétés d'aujourd'hui, très instructif, profond et sensible. Je n'avais jamais rien lu sur ce sujet qui soit aussi complet.

D'abord une vue d'ensemble sur notre évolution actuelle. Un défilé de chiffres tous plus impressionnants les uns que les autres complètent et soutiennent une réflexion morale sur les rapports de l'homme à l'animal. 60 milliards d'animaux et 1000 milliards de poissons sont tués chaque année pour notre seule consommation. Si la population humaine a presque triplé en 50 ans (de 2.5, nous sommes 7 milliards aujourd'hui), celle de la consommation de viande a elle aussi triplé en 40 ans dans les pays en voie de développement.

D'où le développement et la généralisation de l'élevage intensif dans les pays riches avec ses fermes-usines qui soutiennent des rythmes de production infernales pour les animaux (voir le fameux chapitre 4 sur l'élevage industriel). "Ames sensibles s'abstenir" nous prévient l'auteur car ce qui suit, c'est l'enfer des camps concentrationnaires pour les poulets, les porcs et les bœufs. Séquestration, concentration, enchaînement et immobilisme pour des milliers d'entre eux, abattage frénétique (1100 animaux abattus par heure soit 1 tué toutes les 3 secondes dans les grands abattoirs), sevrage aux antibiotiques, mutilations sans anesthésie, la liste est longue des maltraitances qui se poursuivent dans l'indifférence quasi-générale. Surtout que comme l'auteur le prouve, 60 % des terres sont consacrées à nourrir les animaux d'élevage alors qu'il suffirait d'utiliser une partie de ces terres pour nourrir les pays les plus pauvres.

D'autres activités sont également traitées : le trafic de la faune sauvage comme celui de l'ivoire qui détruit la population des éléphants et des rhinocéros mais aussi celui, moins connu des ours dont la bile en Chine est reconnue pour ses vertus thérapeutiques. Que de traditions et de superstitions qui concourent à justifier des tortures inutiles ! Les cirques et les corridas sont aussi dénoncés même si pour ma part, j'ai trouvé que notre penseur bouddhiste y consacrait trop de temps quand on sait que c'est un phénomène minoritaire par rapport aux autres qui sont exposés. Il n'oublie pas non plus l'expérimentation animale et les parcs aquatiques.

Enfin d'autres discours philosophiques ou croyances religieuses sont rapportés et comparés. Alors que Descartes au XVIe siècle considérait les animaux comme des êtres machines mus par des réflexes dénués de sensations (douleur/plaisir), Voltaire au XVIIIe s'en offusquait et notait que l'animal, étant pourvu d'un système nerveux, devait ressentir les coups ou les caresses. Alors que la religion chrétienne met l'homme au-dessus de la création, le bouddhisme considère l'ensemble des êtres dans une sorte de continuum du vivant ...

De toute façon, selon moi, les hommes savent mais ne veulent pas changer leur rapport à l'animal parce qu'il y a trop de profit en jeu (pour les firmes agro-industrielles, le braconnage et même l' industrie pharmaceutique) et parce que les consommateurs sont trop avides (comme le rappelle Mathieu Ricard, il suffit de très peu de viande pour notre santé et l'excès cause des maladies cardio-vasculaire, mais dans tous ces arguments, il en oublie un de taille : la viande, c'est bon !)

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Commentaire ajouté par Jdlagarde 2014-10-26T14:34:30+01:00
Or

Je ne suis pas végétarien, mais je voulais lire ce livre pour m'informer et connaître un peu son médiatique auteur. Le fait est que cet ouvrage est très documenté, est un bon début pour approfondir le sujet.

Pour faire bref, j'ai déjà indiqué manger de la viande. D'ne vais dorénavant tenter d'en manger moins et mieux, pour commencer. C'est quand même fou tout ce qu'on peut ignorer, ce qu'on nous cache volontairement, ou ce qu'on ne veut pas voir...

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Commentaire ajouté par luckita 2014-10-18T18:27:12+02:00
Diamant

Bien que je connais Matthieu Ricard pour l'avoir déjà vu ou entendu lors d'interviews, je n'avais encore jamais lu ses livres.

Que dire après la lecture de cet ouvrage qui fait suite à Plaidoyer pour l'altruisme ? La lecture m’a bouleversée et J’ai bien l'intention de la partager avec ma famille et mes amis afin qu’ils prennent conscience des différentes raisons qui m'ont poussée vers le végétarisme il y a près de 10 ans déjà.

Dès l'introduction, je me suis reconnue dans les propos de l'auteur.

Après une très intéressante présentation de l'évolution des hommes et de leur rapport aux animaux, Matthieu Ricard nous rappelle les différents positionnements des religions en étayant à chaque fois ses propos de citations et références de penseurs et philosophes reconnus jusqu'à la réelle prise de conscience que l'animal est un être sensible, l'émergence du mouvement de libération animale et des associations et ONG de défense et protection des animaux. Comme l'explique Matthieu Ricard, il est si facile de se mettre des oeillères, de refuser de voir ce qui se passe dans les élevages et les abattoirs, de refuser de prendre conscience que ce qui se trouve dans nos assiettes provient d'un cadavre d'animal !

Les aspects écologique et santé sont également développés par l'auteur, rappelant ainsi qu'une grande partie des terres agricoles dans le monde est consacrée à la production de céréales qui servira à nourrir les animaux d'élevage alors que "les 775 millions de tonnes de blé et de maïs [...] suffiraient à nourrir convenablement les 1,4 milliard d'êtres humains les plus pauvres." (p.72). De même, la consommation de viande augmente certains cancers et risques de maladies cardio-vasculaires. Comme le dit si bien Matthieu Ricard : "Tout le monde y perd".

J’ai beaucoup aimé également dans cet ouvrage la manière dont l'auteur démonte les fausses excuses et les idées reçues sur le végétarisme nous rappelant par exemple que, non, l'homme n'a pas besoin de manger de la viande pour être en bonne santé, entre autre.

Dans Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard aborde toutes les thématiques cause de souffrance animale et nous incite à plus de compassion vers les animaux, qui tout comme les hommes sont des êtres sensibles.

C’est une lecture forte, parfois dérangeante mais indispensable pour une prise de conscience et, je l'espère un changement durable de la perception des animaux. A placer entre toutes les mains.

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Date de sortie

Plaidoyer pour les animaux

  • France : 2014-10-09 (Français)

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Les chiffres

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Extraits 20
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Note globale 8.31 / 10

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