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Poèmes barbares



Description ajoutée par Thyberth972 2019-01-30T00:00:45+01:00

Résumé

«Les Poèmes barbares ouvrent à la poésie de nouveaux domaines. Comme Baudelaire, écrit Pierre Flottes, Leconte de Lisle crée un frisson : "le frisson des grandes inquiétudes cosmiques, des attentes d'apocalypse", et aussi "un frisson qu'on appellerait biologique, par quoi le poète se sent en communion obscure avec la vie de la bête et de la plante" ; il épouse les préoccupations de son temps, scientifiques et politiques (on trouvera par exemple dans les notices des poèmes maint renvoi au fouriérisme, auquel il adhéra dans sa jeunesse) ; il aborde la description de civilisations primitives avec une précision et un réalisme supérieurs à ce qu'on trouve dans La Légende des Siècles, et dans une forme irréprochable.

Violence des actions et des sentiments, dureté du vers et de la syntaxe, barbarie du vocabulaire se conjuguent pour laisser au lecteur une impression de sauvagerie et de dépaysement peut-être unique.»

Claudine Gothot-Mersch.

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Classement en biblio - 14 lecteurs

Extrait

Le rêve du Jaguar

Sous les noirs acajous, les lianes en fleur,

Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,

Pendent, et, s'enroulant en bas parmi les souches,

Bercent le perroquet splendide et querelleur,

L'araignée au dos jaune et les singes farouches.

C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,

Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,

Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.

Il va, frottant ses reins musculeux qu' il bossue ;

Et, du mufle béant par la soif alourdi,

Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,

Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,

Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.

En un creux du bois sombre interdit au soleil

Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;

D'un large coup de langue il se lustre la patte ;

Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;

Et, dans l'illusion de ses forces inertes,

Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,

Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,

Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants

Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.

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Commentaires récents

Diamant

Un des plus beaux recueils de poésie que j'ai lu.

Je relis régulièrement certains poèmes, un vrai bonheur.

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Les chiffres

Lecteurs 14
Commentaires 1
Extraits 14
Evaluations 7
Note globale 8.14 / 10

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