Livres
477 343
Membres
457 759

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Poésies complètes



Description ajoutée par Biquet 2011-11-27T12:13:43+01:00

Résumé

Né après Lamartine, Vigny et Hugo, Musset sera l'éternel cadet du romantisme, et Rolla le dira bientôt : " Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux. " Lorsqu'en 1829 - il a dix-neuf ans -, il fait paraître son premier recueil, les Contes d'Espagne et d'Italie, il ne cache rien de son insolence iconoclaste, et cette liberté d'allure, cette impudeur clairement affichée s'accompagnent d'une grâce juvénile qui fait tout pardonner. Pleine de promptitude et de nonchalance, de désinvolture et pourtant d'efficacité, sa poésie va s'ouvrir au théâtre, accueillir tous les registres - mondain, politique, satirique ou comique - et bien sûr toutes les expériences amoureuses, qu'elle évoque du ton le plus badin au plus grave. Passé l'âge de trente ans, il n'y a plus chez Musset que des surgissements sporadiques, et cependant parfois superbes : cette oeuvre est tout entière une œuvre de jeunesse. Poète de la facilité dont le je n'en finit pas d'envahir l'œuvre ? Peut-être. Mais dans ce je ouvert et finalement mobile, chacun peut se reconnaître. La poésie de Musset a besoin du lecteur, de sa sensibilité et de sa voix, pour s'accomplir et se réaliser : cette fragilité secrète est ce qui la fait vivre encore pour nous.

Afficher en entier

Classement en biblio - 24 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Sergent_Keroro 2014-08-29T19:57:16+02:00

ADIEU A SUZON

Adieu, Suzon, ma rose blonde,

Qui m'as aimé pendant huit jours ;

Les plus courts plaisirs de ce monde

Souvent font les meilleurs amours.

Sais-je, au moment où je te quitte,

Où m'entraîne mon astre errant ?

Je m'en vais pourtant, ma petite,

Bien loin, bien vite,

Toujours courant.

Je pars, et sur ma lèvre ardente

Brûle encor ton dernier baiser.

Entre mes bras, chère imprudente,

Ton beau front vient de reposer.

Sens-tu mon coeur, comme il palpite ?

Le tien, comme il battait gaiement !

Je m'en vais pourtant, ma petite,

Bien loin, bien vite,

Toujours t'aimant.

Paf ! c'est mon cheval qu'on apprête.

Enfant, que ne puis-je en chemin

Emporter ta mauvaise tête,

Qui m'a tout embaumé la main !

Tu souris, petite hypocrite,

Comme la nymphe, en t'enfuyant.

Je m'en vais pourtant, ma petite,

Bien loin, bien vite,

Tout en riant.

Que de tristesse, et que de charmes,

Tendre enfant, dans tes doux adieux !

Tout m'enivre, jusqu'à tes larmes,

Lorsque ton coeur est dans tes yeux.

A vivre ton regard m'invite ;

Il me consolerait mourant.

Je m'en vais pourtant, ma petite,

Bien loin, bien vite,

Tout en pleurant.

Que notre amour, si tu m'oublies,

Suzon, dure encore un moment ;

Comme un bouquet de fleurs pâlies,

Cache-le dans ton sein charmant !

Adieu ; le bonheur reste au gîte,

Le souvenir part avec moi :

Je l'emporterai, ma petite,

Bien loin, bien vite,

Toujours à toi.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par alexandre-ragon 2012-07-31T15:40:33+02:00
Lu aussi

Je vous ai mis un extrait de la nuit d'octobre que les fans de Gainsbourg connaissent puisque ce dernier l'a mis en musique en 1959 :

Vous pouvez l'écouter ici :

http://www.youtube.com/watch?v=cDl-qKJmC8U

Afficher en entier

Date de sortie

Poésies complètes

  • France : 2006-08-23 - Poche (Français)

Activité récente

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 24
Commentaires 1
Extraits 9
Evaluations 7
Note globale 8.29 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode