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Poésie. Une saison en enfer / Illuminations



Description ajoutée par mamoac 2012-03-31T07:59:42+02:00

Résumé

Le désordre somptueux d'une passion exotique, éclat d'un météore, selon Mallarmé ; un ange en exil aux yeux d'un bleu pâle inquiétant, pour Verlaine. Un " éveil génial ", et c'est Le Bateau ivre, une " puberté perverse et superbe ", puis un jeune homme brièvement " ravagé par la littérature ", le maître d'une " expression intense " aux sujets inouïs - tout cela dans un mince volume, dû au poète touché, puis déserté, par le génie, " aventure unique dans l'histoire de l'art ".

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Classement en biblio - 195 lecteurs

Extrait

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles

La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,

Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...

- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie

Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir

Voici plus de mille ans que sa douce folie

Murmure sa romance à la brise du soir

Le vent baise ses seins et déploie en corolle

Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;

Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,

Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;

Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,

Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :

- Un chant mystérieux tombe des astres d'or

II

O pâle Ophélia ! belle comme la neige !

Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !

C'est que les vents tombant des grand monts de Norwège

T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,

À ton esprit rêveur portait d'étranges bruits,

Que ton coeur écoutait le chant de la Nature

Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;

C'est que la voix des mers folles, immense râle,

Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;

C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,

Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !

Tu te fondais à lui comme une neige au feu :

Tes grandes visions étranglaient ta parole

- Et l'Infini terrible éffara ton oeil bleu !

III

- Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles

Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;

Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,

La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

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Commentaires récents

Bronze

De fortes émotions se dégagent de cet ouvrage. Même si on ne comprend pas tout (et c'en est le but), nous comprenons la "poésie", la musique, les messages qui veulent être passé via ces poèmes. Un véritable chef d'oeuvre.

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Bronze

Un livre très intéressant qui permet de voir l'évolution de la plume de Rimbaud au fils des années. J'ai une préférence pour les poèmes du "Cahier de Douai" qui sont plus percutants et qui critiquent ouvertement la guerre avec la Prusse. Très bonne lecture!

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Bronze

Je le trouve assez difficile à lire, et pas assez addictif. Dommage. À part ça, on ne peut évidemment pas nier le génie de Rimbaud et le contenu extrêmement riche, pointu et intelligent du texte.

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Bronze

J'ai surtout aimé les poèmes du recueil intitulé "Les cahiers de Douai", notamment : Sensation, Roman, Ophélie, Le Dormeur du Val, Le Buffet, Ma bohème, Voyelles, et Le Bateau ivre.

Le reste, j'ai eu du mal...

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Pas apprécié

Ce livre m'a permis de me rendre compte que je détestais la poésie et tout ce qui s'y apparente... Sans aucun intérêt pour moi... Mais après tout, il en faut pour tout les goûts...

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Lu aussi

J'ai une préférence pour la poésie joyeuse donc c'est la première partie que j'ai le plus apprécié même si je ne suis pas un grand fan de ce genre et que Rimbaud n'était visiblement pas quelqu'un de joyeux. Poésies est, à mon sens, le plus accessible de part ses thèmes variés, la simplicité et l'efficacité de ses vers, pour le reste j'ai eu du mal.

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Bronze

C'est un ouvrage assez dense, il faudrait le lire poème par poème et seulement quand on en a envie pour pouvoir l'apprécier. Je n'ai pas eu cette patience et mon avis ne sera pas très objectif, néanmoins, il y a quelques points que j'ai remarqués.

L'écriture est jolie, avec des mots recherchés, cela fait un certain aspect à la poésie. J'ai trouvé parfois que le poète était trop présent dans ce qu'il écrit, un peu de prétention, une volonté de se démarquer trop perceptible. Le langage n'est pas ouvert à tout le monde, alors c'est souvent que je n'ai pas pu adhérer à la poésie, ou même la comprendre, mais il ne faut pas chercher à comprendre la poésie dira-t-on. Il y a quelques poèmes qui m'ont beaucoup plus quand même.

En comparaison, j'ai lu un peu Les Fleurs du Mal, que j'ai trouvé plus chouette.

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Lu aussi

Je n'ai pas croché. La poésie n'est peut-être pas faite pour moi.

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Lu aussi

Je suis pas trop fan de la poésie, alors lire Rimbaud n'a pas été facile. Je n'ai pas fini le recueil (j'ai seulement lu ses Premiers Écrits, Les Cahiers de Douai, Poésies 1870-1871 et Album Zutique) mais seulement très peu de poèmes m'ont plu. Je ne pense pas aller relire par moi-même du Rimbaud

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Lu aussi

De très beaux poèmes, joueurs et riches. D'autant plus surprenants quand on sait à quel âge Rimbaud les a écrits...

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Date de sortie

Poésie. Une saison en enfer / Illuminations

  • France : 2015-09-17 (Français)

Activité récente

Frais l'ajoute dans sa biblio or
2018-05-05T14:40:24+02:00

Les chiffres

Lecteurs 195
Commentaires 16
Extraits 9
Evaluations 40
Note globale 7.97 / 10

Évaluations

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