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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:40:18+01:00

Puis sa bouche toucha le coin de celle de Zach. Ce dernier se figea en sentant le doux effleurement des lèvres de David sur les siennes, au début sur les coins, tendrement, chastement ; puis plus proche, plus chaud et plus fermement ; et pour finir se posant entièrement contre les lèvres de Zach, sa langue pressant gentiment contre sa lèvre inférieure. Il le laissa entrer avec l’intention de le laisser explorer à son rythme, mais pour une raison inconnue, sa propre langue s’entremêla autour de celle de David, caressant, flirtant, et ses mains s’enroulèrent autour de la taille de son ami, sentant la peau ferme et douce sous ses doigts. David garda le baiser lent et léger, ne touchant rien que les lèvres et la langue, et l’emprise légère de ses mains autour de visage de Zach. Ses yeux étaient fermés, comme s’il pouvait mieux apprécier le territoire qu’il explorait uniquement en le touchant.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:39:55+01:00

DAVID effaça quelques traits, puis redessina la ligne de la mâchoire, ajoutant une plus grande ombre dessous en crayonnant. Voilà. Ça ressemblait plus à Zach. Il travaillait de mémoire, essayant de retrouver l’expression que Zach avait eue ce matin quand ils étaient en train de plaisanter, le visage riant, mélangeant les deux visages, celui de l’homme adulte avec celui du joyeux gamin. Pendant un instant, David avait vu l’homme que Zach aurait pu être et pas l’homme amer et en colère qu’il était devenu.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:39:36+01:00

Il pleuvait des trombes, alors Zach courut vers la Jeep et sauta dedans, en secouant l’eau de sa tête. Quand il avait quitté l’appartement une heure avant, il avait prévu d’aller manger un bout au Mc Do avant de rejoindre le Fat Charlie ou le Sale Connard, mais s’était soudain senti fatigué. Fatigué et déjà mort d’ennui à l’idée d’une autre soirée à boire, à écouter de la musique forte et infecte et à choisir un coup d’un soir anonyme. En plus, David avait raison ; il avait un rendez-vous à sept heures, et il n’avait plus l’habitude de se lever tôt. Il laissa son front sur le volant un moment avant d’introduire la clé et de mettre le contact pour démarrer la Jeep.

Pour une raison quelconque, il passa par le portail est de la propriété au lieu de celui au sud, pourtant plus près. La commande à distance du portail était la même que celle du portail sud, mais le temps de réponse était plus long, alors il resta assis une minute à tapoter ses doigts sur le volant avant qu’Andy ait assez ouvert les portes pour qu’il puisse faire passer la Jeep. Les deux dernières années l’avaient rendus hyper-conscient de son état émotionnel à chaque moment, et à cet instant précis, il se sentait anxieux. Il ne savait pas pourquoi ; il pleuvait encore à verse, mais ça tombait droit et la visibilité n’était pas assez mauvaise pour l’inquiéter. Le fait qu’il avait décidé de ne pas sortir en clubs ce soir lui enlevait son habituelle anxiété nocturne à propos de ses rencontres d’un soir. Ça devait être l’idée de se lever si tôt, ou peut-être l’inquiétude d’aller se coucher de bonne heure ...

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:39:19+01:00

SES parents étaient tous les deux dans le jardin d’hiver avec le Dr Barrett quand Zach y entra le matin suivant. Il était parti courir avec David, bien que ça avait été plus de la marche avec quelques poussées de vitesse qu’une vrai course, et quand ils étaient revenus, il avait dû monter à son appartement prendre une douche rapide avant sa session de thérapie. David lui avait simplement dit au revoir de la main en souriant alors que Zach gravissait ses escaliers, puis il était reparti en joggant vers sa propre maison.

Ils n’avaient pas beaucoup parlé ; mais en même temps ils n’en avaient pas besoin. Juste un bref échange de saluts, un coup d’œil septique de David sur le pantalon treillis kaki de Zach avec un grognement ‘Tu vas avoir chaud’, et un haussement d’épaules indifférent de Zach ; ils avaient ensuite fait quelques échauffements avant de se diriger vers le chemin qui faisait le tour de la propriété. Le chemin entier faisait huit kilomètres, et Zach était épuisé, essoufflé et dégoulinant à leur retour au point de départ. David n’était pas du tout fatigué. Zach grimaça en repensant à la veille. Son père avait eu raison, faire de la musculation c’était bien et adapté pour aider à reconstruire ses muscles détérioré par cinq ans d’emprisonnement, mais il avait bel et bien besoin d’exercices d’aérobic pour retrouver son endurance. S’il continuait comme ça, peut-être que dans quelques mois il serait capable de rester au même niveau que David tout en maintenant une conversation, au lieu de rester juste concentré à prendre douloureusement sa respiration.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:39:05+01:00

ZACH prit la porte sud trop vite, son ouverture à peine assez large pour la moto alors qu’il passait beaucoup trop rapidement, comme s’il pouvait fuir la morsure acide de la panique qui lui brûlait le fond de la gorge. Il gravit la côte vers le garage à plus de 100 km/h, et dérapa pour s’arrêter sous l’auvent du porche, éteignit la Ducati, et courut dans les escaliers pour entrer dans son appartement en claquant la porte derrière lui, puis s’arrêta finalement, sa poitrine se soulevant rapidement comme s’il avait couru tout le chemin depuis le bar. Il ôta son blouson et le balança sur une chaise, puis se jeta sur le canapé et laissa la crise de panique le submerger. Le psy lui avait toujours dit de ne pas la combattre, de laisser passer l’anxiété le balayer et le traverser, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Ce foutu psy n’avait sans doute jamais eu de crise d’angoisse, jamais su ce qu’on ressentait quand on était convaincu qu’on était en train de mourir, que la peine incroyable dans la poitrine était une crise cardiaque, que la tourmente dans le cerveau était une attaque cérébrale ou que finalement on avait dépassé le seuil de la folie ... Il trembla violemment, la sueur suintant sur sa peau moite et des larmes coulant de ses yeux troublés. Il sanglota, frissonna et pleura hystériquement.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:38:28+01:00

Zach s’était arrêté et retourné, souriant – non, rayonnant – de triomphe après la victoire de son équipe, les yeux brillants et le visage illuminé par les couleurs douces du coucher de soleil, et David s’était figé à quelques pas de lui, en tenant les chaussures sans un mot, écrasé par une prise de conscience soudaine et inattendue. Il n’avait jamais pensé à Zach autrement que comme un petit pot de colle, le gamin qu’il trimbalait aux entraînements de baseball ou de football, qu’il avait emmené faire des centaines de randonnée, guidé dans des leçons de ski, battu à des jeux vidéos, partagé les grands et les petits événements. Mais soudain, il avait réalisé que Zach était presque aussi grand que son mètre quatre-vingt-trois, large d’épaules et fort, avec l’ombre d’une barbe naissante, et l’idée l’avait secoué. Zach n’était plus un gamin.

Zach s’était avancé vers lui en souriant toujours et lui avait pris les chaussures des mains, puis les avait laissé tomber sur le sol.

— J’attendais que tu me regardes enfin comme ça, avait-il dit, puis il l’avait embrassé, sa bouche douce et chaude contre celle de David.

Pendant un moment, David avait été immergé dans le baiser, sentant à peine la main de Zach se poser sur sa nuque, seulement conscient de l’odeur de Zach, de la sueur et de la boue, et le goût de sa bouche, le beurre de cacahouète et de chocolat de la barre chocolatée qu’il avait mangé après le match. La langue de Zach avait caressé et taquiné la sienne.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:37:23+01:00

LE JARDIN d’hiver où ils avaient leurs sessions de thérapie était vide quand Zach entra, mais les portes vitrées donnant sur le patio étaient ouvertes, les voilages flottant doucement dans la brise. Il traversa la pièce et regarda dehors pour voir sa mère en train de boire un café à une des petites tables en fer forgé blanc qui entouraient la piscine. Elle n’était pas en train de lire, bien qu’un livre soit ouvert sur la table devant elle ; elle était juste assise, buvant son café et regardant au loin au delà de la piscine et des jardins. Quelques mèches de cheveux blonds décolorés s’étaient échappées de son chignon soigné ; elle les chassa distraitement, remettant une mèche derrière son oreille. Elle était si belle, pensa Zach le cœur serré, et si triste. Même quand elle souriait, elle ne perdait jamais ce fond de tristesse dans les yeux. Il voulait corriger ça, mais ne savait pas comment.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:36:55+01:00

Je me rase et me lave avec le chiffon en utilisant le moins d’eau possible ; quelque soit la quantité qui reste, ça sera mon eau à boire pour la journée, et je préfère être nu et sale que nu et assoiffé. Ensuite je balance le rasoir à Che, juste par principe. Le chiffon va dans le petit tas dans un coin de ma cage. C’est mon passe temps de collectionner les chiffons. Un jour je ferai un dessus de lit. Sauf que régulièrement au bout de quelques semaines, quand Esteban me plie en deux sur son bureau avec sa queue dans mon cul, Che se faufile à l’intérieur et prend le tas de chiffons. Je pense que sur le moment ça me fait encore plus enrager que l’acte sexuel forcé. Ces fichus chiffons sont à moi, salaud.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:36:35+01:00

J’AI oublié ce qu’est la gentillesse. Je continue d’attendre que quelque chose arrive, pour me réveiller de ce rêve tellement agréable, mais je ne me réveille pas. Ça ne peut être la réalité ; je connais la réalité : c’est une cage, des restes de repas, des coups, la douleur, les viols et la faim. Pendant si longtemps j’ai su exactement à quoi m’attendre ; j’ai gardé ma santé mentale en m’endurcissant, faisant face à la cruauté avec de l’indifférence quand je pouvais et de la haine quand je ne pouvais pas. Je n’ais pas eu beaucoup de choses dont je pouvais être fier, mais chaque jour passé où j’étais encore en vie après cinq ans aux côtés d’Esteban m’a donné une sorte de force pour continuer. La haine peut te rendre fort ; je sais que cela était mon cas.

Pourtant, des personnes me donnent à manger et à boire et sont gentilles avec moi, me mettent des vêtements, me lèvent, me transportent pour m’installer dans un siège matelassé et même bouclent la ceinture du siège ; tout cela me trouble, et je ne sais pas comment y faire face. Ce n’est pas la réalité. Ça me fait peur, même si c’est plutôt agréable.

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Extrait ajouté par ilovelire 2018-02-13T20:36:07+01:00

— LES otages sont en sécurité, Capitaine. Ils sont tous présents, personne ne manque. Le périmètre a été sécurisé.

Le Capitaine John Rogers repoussa un peu son casque en arrière sur son front et regarda son subordonné.

— Des pertes ?

— Jamison a pris une balle dans le mollet ; le médecin est avec lui en ce moment. Autrement, pas de victimes de notre côté. Trois morts, douze blessés chez l’ennemi jusqu’à maintenant, sans compter le corps du pauvre mec fouetté à mort pendu au poteau dehors. Quelle merde !

— Et parmi les otages ? Des blessures ?

— Un des hommes a apparemment quelques côtes cassées. Autrement, des ecchymoses, une cheville foulée. Ils sont sacrément chanceux.

— ‘Chance’ pourrait résumer l’ensemble de cette opération, Lieutenant Pritzker.

Rogers soupira.

— Sans rires, Capitaine. C’est un vrai miracle qu’un des Hollandais portait une balise GPS personnelle expérimentale. C’est la meilleure publicité pour ce produit qu’on pourrait imaginer.

Le lieutenant pressa ses doigts sur son casque audio.

— Les baraques sont sécurisées. Le dernier bâtiment est apparemment le quartier général du commandant. Il y a eu des coups de feu là-bas tout à l’heure, mais ça s’est arrêté. Soit le tireur a été touché soit il a fui.

— Ou il se prépare pour résister plus efficacement, dit le Capitaine cyniquement. Tout s’est trop bien passé à mon goût. J’aimerais qu'une équipe fasse le tour du bâtiment et s’approche avec le maximum de précautions. Je n’ai pas confiance en cette chance.

Il jeta un coup d’œil à la poignée de soldats ennemis agenouillés quelques mètres plus loin, leurs mains sur leurs têtes.

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