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Enceinte de mon ancien patron milliardaire et futur ex-petit ami, je traversais ce qu’on appelle une période de crise ; pour m’en sortir, rien de mieux que le soutien de ma meilleure amie.

Seulement voilà, Holli préparait sa valise pour Paris, où l’attendaient essayages et répétitions pour un défilé en tant qu’égérie du styliste Elie Saab. J’étais fière de mon amie, mais terrifiée à l’idée que nous soyons séparées. Nous vivions en colocation depuis notre première année d’études et ne nous étions jamais quittées, à l’exception de quelques jours pour des vacances en famille. À présent, quatre semaines d’éloignement s’imposaient pour son immersion dans la tornade médiatique savamment orchestrée par son agence de mannequin.

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Tous ces détails perdirent leur importance dès la seconde où la voiture s’engagea dans une allée de graviers blancs bordée d’imposants arbres taillés qui menait jusqu’à un immense… château.

— Je n’en crois pas mes yeux ! m’exclamai-je en portant la main à mon front. Neil, à l’avenir, essaie d’être plus précis lorsque tu utilises le mot « maison ».

— Pourquoi ? rétorqua Neil, d’un ton presque vexé. C’est ma maison. Je t’avais prévenue qu’elle était grande.

Grande ? Non, ce n’était pas le bon mot. « Tentaculaire » conviendrait mieux. Voire même « gargantuesque ». Si on penchait la demeure sur le côté, j’étais persuadée qu’elle toucherait la lune.

L’architecture semblait mêler des éléments gothiques à un style de châteaux français avec ses toits pointus et sa lignée de chiens-assis au troisième étage. L’ensemble était parfaitement symétrique, depuis les deux tourelles carrées érigées à chaque extrémité des ailes jusqu’aux plus petites et rondes qui marquaient le centre de la propriété. Entre le jaune pâle des murs et le gris des toitures, l’endroit faisait penser à un mélange fantasmagorique entre Poudlard et le manoir de la famille Addams.

Une quinzaine de citations comiques de la série télévisée Downton Abbey me vinrent à l’esprit.

En sortant de la voiture, je remis mes ballerines. Les grandes portes d’entrée semblaient capables de résister à l’attaque d’un bélier médiéval.

— Si ce n’est pas La Chose de la famille Addams qui nous ouvre la porte, je risque d’être très déçue, déclarai-je en sifflant devant l’imposante demeure.

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Je me suis levée avant de le suivre dans l’autre partie de l’avion où nous nous sommes assis sur les sièges et avons bouclé nos ceintures.

Pendant le décollage, j’ai serré la main de Neil aussi fort que j’ai pu, mais dès que nous fûmes stabilisés dans les airs, le vol se révéla calme. Je bâillai à plusieurs reprises pour me déboucher les oreilles, et Neil me proposa un chewing-gum. Je l’acceptai avec plaisir.

— Au moins, ce jet est plus silencieux qu’un 747. Je déteste avoir les oreilles bouchées avec un vacarme assourdissant en toile de fond. On n’entend rien et on a la sensation d’avoir un sac sur la tête.

— Le pire, ce sont les décollages et les atterrissages.

Tandis qu’il se passait la main dans les cheveux et sur le visage, je remarquai que Neil était pâle comme un linge.

— Je trouve que tu as plutôt bien maîtrisé ta peur.

Ou sans doute étais-je trop paniquée moi-même pour remarquer son angoisse.

— Disons que je m’efforçais de me contrôler parce que toi aussi tu avais peur.

Puis il éclata d’un rire gêné et ajouta avec un terrible accent du Sud :

— Je dois être fort pour ma poupée.

J’entrai dans son jeu, me pâmant d’admiration, la tête posée sur son bras.

— Oh, mon héros.

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— Écoute, tu es malade, vraiment très malade, il faut t’y faire. Personne ne t’en voudra si tu vomis, si tu fais dans ton pantalon, ou si tu es tout simplement grognon pendant la journée entière. Arrête de faire semblant d’être bien pour faire plaisir aux gens. Arrête de faire semblant de pouvoir faire semblant

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Parfois, il faut se débarrasser de certaines choses pour nettoyer la route qu’on veut emprunter.

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Debout près du frigo, je portais le même pyjama depuis quatre jours et faisais tous les efforts du monde pour ne pas m’apitoyer sur mon sort devant Délia. Après tout, elle travaillait toujours pour celui qui était mon futur ex-petit ami et sans aucun doute le père de mon futur bébé, j’ai nommé Neil Elwood, pointure du milieu du journalisme et stupide milliardaire immature.

Typiquement la démonstration d’amertume que je voulais éviter devant Délia. Je ne souhaitais pas la mêler à tout ça. C’était moi l’imbécile qui était sortie avec son patron, et ce n’était pas à Délia d’en payer les conséquences.

En même temps, comment ne pas m’apitoyer sur mon sort ? Je ne m’étais pas douchée depuis l’hospitalisation en urgence de mon futur ex. Les grands yeux marron de Délia s’emplirent de compassion.

— Tu n’as toujours pas de nouvelles ?

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