Livres
472 825
Membres
445 865

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Prince des ténèbres



Description ajoutée par sameera 2017-07-09T23:26:39+02:00

Résumé

Au sein des maisons Montague et Capulet, un seul mot d’ordre : le pouvoir. Les hommes naissent pour combattre et meurent pour l’honneur. Leurs unions sont régies par l’argent. Les femmes, elles, sont une monnaie d’échange. Leur destin est écrit. Benvolio Montague, le cousin de Roméo, en est conscient et serait prêt à mourir pour sa lignée. Néanmoins, une étincelle de rébellion couve en lui. La nuit, il devient le prince des ténèbres : le plus grand bandit de Vérone, spécialiste des larcins chez les Capulet. Ce faisant, il pose un jour les yeux sur Rosaline, la sœur de Tybalt, promise au couvent. Dès lors, une terrible malédiction s’éveille, menaçant de réécrire l’histoire de Vérone et de ses habitants...

Afficher en entier

Classement en biblio - 28 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Riverie 2018-02-03T13:21:15+01:00

Je n’étais pas habitué à ce genre de femme – peu sentimentale, vive d’esprit et brillamment perspicace. J’avais cru qu’une vieille fille éprise de livres aurait jalousement amassé des poèmes d’amour pour se réchauffer avidement le cœur, mais Rosaline possédait manifestement sa propre source de chaleur. Elle irradiait tel un feu de joie autour duquel l’air serait très, très froid.

Je m’éclaircis la voix, avec l’impression d’être aussi ébahi qu’un garçon dans un bordel.

— Ai-je votre parole ?

Elle eut un sourire fugace.

— Je suis une Capulet, messire. Pourquoi croiriez-vous en ma parole ?

— Pourquoi, en effet ? Pourtant, il me semble que ce serait le cas. À condition que vous me la donniez.

— Alors, vous l’avez.

— Merci, répondis-je. (Ma voix était infiniment moins ferme que sa main autour du manche de la dague.) Je crois que nous en avons terminé, madame.

— En effet, confirma-t-elle. Pouvez-vous quitter les lieux sans risque ?

— Je suis le prince des ténèbres, répliquai-je avec humour. Je pourrais quitter l’enfer sans faire tressaillir la queue du diable en personne.

— Vous n’êtes pas très loin de le rencontrer.

Elle ne souriait plus, pas même légèrement. Ses prunelles étaient sombres.

— Il y a un vacarme du tonnerre dans la rue de l’autre côté de la maison. Profitez de cette diversion tant qu’il est encore temps. Les gardes reprendront bientôt leurs patrouilles en force, et je ne puis prendre le risque de vous sauver. Vous le comprendrez aisément.

Je hochai la tête en guise de remerciement et reculai lentement vers la fenêtre du balcon. La bibliothèque se trouvait sur ma gauche, et j’en arrachai un volume au dernier moment – le court ouvrage qu’elle lisait lors de notre première rencontre. Rosaline laissa échapper un hoquet de surprise et se rua sur moi, mais trop tard.

— Un souvenir de vous, annonçai-je en le brandissant.

J’avais franchi le seuil. Elle pouvait se mettre à hurler, désormais. Me trahir et causer ma mort. J’étais bien incapable d’anticiper ses intentions et n’éprouvais nullement l’envie de les deviner. Je fourrai le livre dans mon jaque, enjambai la rambarde et dévalai le treillis aussi vite et silencieusement que possible, disparaissant dans l’ombre du balcon. Je marquai alors une pause pour examiner le jardin en contrebas.

Rosaline s’aventura dehors à mes trousses, et elle se pencha par-dessus la balustrade pour me regarder droit dans les yeux. Nous ne pipâmes mot, et malgré tout… nous échangeâmes quelque chose.

Sur une impulsion des plus stupides, j’ôtai mon masque. J’avais besoin qu’elle vît mon visage.

Cette fois, elle me gratifia d’un large sourire. Il était froid et méfiant, mais me provoqua néanmoins un étrange afflux de chaleur dans les veines.

— Un échange juste, chuchota-t-elle. Maintenant, partez vite.

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Diamant

Les mots me trahissent, ne voulant pas sortir de leur écrin. Pourtant, ils me submergent, ils m'étourdissent. Mes mains tremblent à leur toucher et mon cerveau se consume à leurs résonances.

Sachez que, je n'ai point perdu l'esprit, mais j'ai frôlé la crise. Je bouillonne de l'intérieur et mon cœur danse dans ma poitrine, tel un enfant insouciant, arpentant une forêt enchanteresse. Est-ce à cause du Prince des ténèbres ? Oui, sans l'ombre d'un doute...

Avec tout le respect que je dois à l'œuvre de Shakespeare que je n'avais jamais lue, néanmoins, je connaissais les principales lignes qui la constitue, je peux me prononcer en ces termes qui viennent du cœur, que ce roman, qu'en effet, ne ressemble à aucun autre, il a enfermé mon âme dans ses pages, en me détournant de Roméo et Juliette, en l'effaçant de mon esprit pour laisser uniquement le Prince des ténèbres sur son trône de majesté, dans un château constitué de chair et de sang, cela dit : dans mon cœur qui palpite son nom.

Cela ne peut être un coup de cœur, non, cela ne peut l'être, c'est plus fort et plus intense. Est-ce un coup de foudre ? Je ne saurais m'exprimer... Que faire si je suis tombée éperdument amoureuse de ce livre.

Comment sentirais-je derechef l'envie de vivre une nouvelle aventure ? Comment le pourrais-je, sans que mes pensées me conduisent à Vérone et ses habitants, à l'intrépide et adoré Benvolio et à la belle et forte Rosaline. Ainsi qu'au malheureux et insouciant, Roméo, et le pauvre et torturé Mercutio.

Ce livre est une torture. Une malédiction d'amour et de souffrance, dont je suis éprise. Son charme subsiste en mon sein, me hantant de sa sublime plume. Une langue riche et élégante, qui ravit et rend jaloux tout amoureux, voulant adopter un tel style, qui relève de la perfection, de la poésie et de l'érudit.

Les dernières pages m'ont fait vibrer, transpirer. J'étais livide, écrasée sous le poids d'un suspens insoutenable et la crainte du dénouement. Un supplice qui n'avait pas d'égal seulement les battements et le hurlement de mon cœur tourmenté et malmené, et des yeux gros ouverts à la quête d'un quelconque apaisement dans ces mots et ces lettres, qui défilent devant mon regard ébahi.

Ici même, je déclare mon amour à ce livre, au Prince des ténèbres !

Lisez-le, dévorez-le ! Et laissez-vous vous emporter par cet amour maléfique.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Or

J’ai le plaisir d’annoncer que cette fois le roman correspondait parfaitement à mes attentes! (...) L’ambiance veronaise, les romances interdites, le bandit masqué romantique et mystérieux, voilà tout ce qu’il me fallait! (...)

L’histoire de Roméo et Juliette reste la même, avec les même étapes et morts cruciales. Cependant le point de vue est celui de Benvolio Montague dont les pensées vont tourner autour de Rosaline Capulet, la sœur de Tybalt.

J’ai adoré ce nouveau point de vue qui nous fait découvrir les personnages sous un autre angle. Et je ne vous cacherais pas que découvrir Benvolio en voleur masqué m’a tout simplement charmée. L’époque et le décor m’ont vraiment fait rêver: les épées, les capes, les masques, l’honneur, les duels, la haine, l’amour, les trahisons, le romanesque! Je soupire de contentement. L’auteure a su dépeindre l’ambiance que j’attendais. (...)

J’ai adoré les personnages tous autant qu’ils sont. Je les ai trouvé tantôt attachants, tantôt exécrables ou encore naïfs. Cette naïveté, venant beaucoup des personnages de Roméo et Juliette et qui s’explique par leur jeune âge, m’a fait réfléchir différemment à cette histoire.

En bref, bien qu’il s’agisse d’un drame, peut-être le drame le plus célèbre du monde, j’ai vraiment adoré être plongée dans cette ambiance qui était tout à fait ce qu’il me fallait à ce moment précis. Si vous êtes fan du romanesque, des drames, des amours interdits ou tout simplement de Roméo et Juliette, foncez!

La chronique complète sur le blog: https://degustationslitteraires.wordpress.com/2019/10/12/prince-des-tenebres/

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Lildrille 2019-10-10T13:03:24+02:00
Argent

Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=30171

J'ai mis la note de : 17/20

Mon avis : Rachel Caine, notamment célèbre pour ses histoires d’amour entre créatures de la nuit avec quelques-unes de ses séries bit-lit, signe ici un étonnant roman, loin de ses œuvres habituelles, qui s’inspire largement de la célèbre romance entre Roméo et Juliette. L’auteure reprend tous les éléments de la pièce de théâtre shakespearienne, tous les personnages et toutes les intrigues, les analyse et nous donne sa propre interprétation des faits.

Roméo ou Juliette ne sont pas les personnages principaux du livre. Le Prince des ténèbres est un roman écrit à la première personne dont le point de vue est celui de Benvolio, le cousin de Roméo. Pas si présent que cela dans la pièce d’origine, et souvent accompagné de Mercutio, le poète, on ne le connaît pas vraiment. Protecteur de son cousin, désirant la paix entre les Montaigu et les Capulet, Benvolio est tout de même montré comme quelqu’un d’intelligent, de mâture, loyal envers les siens et se préservant des affres pernicieuses de l’amour. Ce roman ne détrompe en rien ces traits et nous dépeint un homme en apparence intègre, défenseur de sa famille et de ses amis, impulsif et prêt à tirer son épée à la moindre contrariété.

La nuit, il devient une toute autre personne : le prince des ténèbres, un voleur à la Robin des Bois qui vole aux riches pour donner aux pauvres. L’égalité des chances ne fait pas vraiment partie de ses priorités. Voler lui permet de se défouler, de revivre et de se venger de certaines personnes, notamment de ses ennemis, les Capulet, ainsi que de tous ceux qui portent outrage à sa famille. Persécuté entre devoir, envie et amour, Benvolio est un personnage complexe et intéressant, bien plus que ne peut l’être le lyrique Mercutio, prompt à ravir les cœurs, ou le sentimental Roméo, enivré par ses passions amoureuses. Le lecteur se plaît à suivre ce personnage dans ses occupations et pérégrinations en tant que protecteur de Roméo et défenseur des Montague.

La traduction a opté pour le nom « Montague » au lieu du très usité « Montaigu » dont on a l’habitude. Cela perturbe quelque peu même si les deux noms se réfèrent à une même famille, et à une même étymologie, « Montague » étant d’ailleurs préféré dans la version anglaise, alors que « Montaigu » est plutôt prisé par les francophones.

L’auteure a porté un soin tout particulier à l’écriture, se servant de figures de styles poétiques, de descriptions lyriques et de dialogues dramatiques, rappelant une époque riche au niveau du vocabulaire et du parler courtois. Les premières pages peuvent s’avérer difficiles à lire quand on n’a pas l’habitude de ce style bien particulier qui rappelle, non sans envie et intérêt, les tournures et enluminures du célèbre dramaturge anglais. Le rythme de lecture est, de ce fait, particulier, variant entre des scènes de combats épiques à l’épée, rappelant les duels interminables et nombreux à la Alexandre Dumas, des scènes de dialogues emportés, des scènes de vol à la Arsène Lupin et des moments plus calmes où le narrateur nous livre ses plus noires pensées. Ce roman est un vrai plaisir de lecture pour ceux qui aiment le beau phrasé et le bien-parler, même si le rythme peut s’avérer parfois un peu lent, quand l’action est entrecoupée de réflexions et de questionnements.

D’autres personnages de la pièce sont mis en avant dans ce livre. Par exemple, Rosaline Capulet est un personnage secondaire d’importance dans le Prince des ténèbres. Aimée de Roméo avant que ce dernier ne s’éprenne de Juliette, la jeune femme est décrite dans ce livre comme l’alter-ego de Benvolio, aussi réfléchie et mûre que lui, réfléchissant toujours avant d’agir et dénotant avec les femmes de l’époque qui n’avaient pas droit à l’éducation. On assiste, petit à petit, au rapprochement des deux protagonistes, qui ne cessent d’hésiter et de douter et qui finissent par vivre leur amour au grand jour, donnant à ce roman une belle fin, ce qui n’était pas spécialement gagné vu le sujet principal du livre. Ce revirement de situation est agréable et clôt cet ouvrage avec un sentiment de paix et d’harmonie qui fait du bien.

La personnalité de Mercutio est admirablement bien détaillée dans ce roman. La première moitié le définit comme un joyeux compagnon, qui aime et est aimé en retour, et qui est toujours prêt à aider Benvolio. Dans la seconde partie, Mercutio est tout autre après qu’un grand malheur lui soit arrivé, le tuant littéralement de l’intérieur.

D’ailleurs, l’auteure se sert de ce personnage pour nous donner son interprétation de la pièce shakespearienne. Comment Roméo et Juliette ont-ils pu en arriver à de tels extrêmes, à un amour aussi ravageur et meurtrier ? Comment l’amour peut-il être si destructeur ? La réponse donnée est intéressante et mène à réfléchir. On voit ainsi la pièce et l’amour tragique d’une toute autre façon, que l’on soit ou non d’accord avec le parti-pris de l’écrivaine.

D’autres personnages au caractère fort apportent aussi leur force au récit, comme la sœur de Benvolio, sa grand-mère ou sa mère. Les personnages comme les descriptions des vêtements, des lieux et de l’époque, nous font voyager et rêver avec volupté.

Connaître la pièce ne fait en rien déprécier la qualité de l’ouvrage, étant donné tous les ajouts et les sous-intrigues liées à Benvolio et Mercutio. De plus, l’histoire shakespearienne ne débute véritablement qu’à la moitié du roman et n’est en rien portée au premier plan. Les disputes familiales, les intrigues politiques et les méfaits de Benvolio sont mis en avant, ne déplaisant pas au lecteur qui connaît la pièce de théâtre sur le bout des doigts et qui peut vivre l’histoire de Roméo et Juliette sous un tout nouvel angle. L’intérêt de ce livre, outre l’écriture et le plaisir associé, consiste tout particulièrement en cette nouvelle vision et la réinterprétation donnée par l’auteure.

Une lecture apaisante, qui ne tombe jamais dans l’exagération des sentiments et qui nous fait réfléchir, tout en nous baladant dans un Vérone malsain, rougit par les cadavres et fatigué des combats fratricides.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Ellana06 2019-09-03T14:04:47+02:00
Lu aussi

Je ne dirais pas que c'est un mauvais livre car les décors historiques se font bien ressentir, et les intrigues sont crédibles, mais il y a définitivement un rythme assez lent dans ce roman qui m'a déplu. De même les personnages sont assez incompréhensibles par moments, bref je n'en garde pas un très bon souvenir.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Heros 2019-01-07T15:48:54+01:00
Or

Une version originale de la véritable version de Roméo et Juliette.

Le personnage principale ici est Benvolio que l'on voit sous un jours différent et en même temps j'ai eu l'impression de le connaître depuis longtemps. L'auteure donne son point de vue sur l'histoire de Roméo et Juliette, où tout serait dû à une malédiction.

Je trouve cependant dommage d'avoir si peu de romance. Il y a pas mal d'action mais qui reste assez en surface, elle n'est pas encore assez développé.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Shamii 2018-04-03T19:28:54+02:00
Bronze

Original sans plus, Roméo & Juliette devaient être des personnages secondaires dans ce roman, ils en sont tout de même les maîtres.

J’esperais Plus de romance, de complot... l’écriture est fluide,mais je n’ai pas complètement accroché c est un redit de l’hist Originale.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par florigirl 2018-03-22T14:15:24+01:00
Bronze

Alors quand j'ai lu le pitch de ce livre , je trouvai ça interessant d'avoir une autre version de l'histoire, qui mettait en scène donc Benvolio et Rosalinde, et ça plaisait d'autan plus que j'ai vu la série télé Star-Crossed qui raconte un peu la meme histoire, mais je fus un peu déçu, parc eque je m'attendais a ce que ce soit beaucoup plus romancée et que l’histoire en elle meme soit vraiment axée sur cette romance entre Benvolio et Rosalinde, et ce fut pas le cas, j’ai eu l'impression d'avoir lu une énième version de Romeo et Juliette, tellement on parle d’eux alors qu'ils devrait etre effleurés, il m'a manqué aussi beaucoup de moment de romance entre les 2 , et cet axe sur le catholicisme certes cela doit etre trés présent dans l'oeuvre de Shakespeare mais la j’ai trouvé que c'était un soupçon de trop, et je parle meme pas des effusions de sang a foison après le livre ne fiat que 319 pages mais j'ai eu un peu de mal a le terminé le style de l'auteur n'était pas fluide et par fois je fus assez agacé par ma lecture mais je l'ai terminé je le conseille a ceux qui sont féru de classiques et qui s'attendent a retrouvé une autre façon de raconter l'histoire tragique de Roméo et Juliette

Afficher en entier
Commentaire ajouté par nina-nani 2018-02-16T13:58:18+01:00
Bronze

Je ne sais que penser de ce roman...il m'a un peu fait le même effet que le cirque des rêves. Certes les personnages sont d'une complexité prodigieuse et chacun possède sa propre sombre personnalité pourvue de démons, mais je n'ai malheureusement pas pu m'attacher à eux. J'avais l'impression de planer sans arriver à m'attrister de leur sors. Le style est enchanteur, mélodieux et se prête facilement à l'époque évoquée. Mais ( toujours ce mais ), je n'ai pas pu plonger dans l'univers. Je regrette de ne pas avoir eu la chance d'apprécier ce roman qui a du potentiel !

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Riverie 2018-02-15T12:01:45+01:00
Diamant

Les mots me trahissent, ne voulant pas sortir de leur écrin. Pourtant, ils me submergent, ils m'étourdissent. Mes mains tremblent à leur toucher et mon cerveau se consume à leurs résonances.

Sachez que, je n'ai point perdu l'esprit, mais j'ai frôlé la crise. Je bouillonne de l'intérieur et mon cœur danse dans ma poitrine, tel un enfant insouciant, arpentant une forêt enchanteresse. Est-ce à cause du Prince des ténèbres ? Oui, sans l'ombre d'un doute...

Avec tout le respect que je dois à l'œuvre de Shakespeare que je n'avais jamais lue, néanmoins, je connaissais les principales lignes qui la constitue, je peux me prononcer en ces termes qui viennent du cœur, que ce roman, qu'en effet, ne ressemble à aucun autre, il a enfermé mon âme dans ses pages, en me détournant de Roméo et Juliette, en l'effaçant de mon esprit pour laisser uniquement le Prince des ténèbres sur son trône de majesté, dans un château constitué de chair et de sang, cela dit : dans mon cœur qui palpite son nom.

Cela ne peut être un coup de cœur, non, cela ne peut l'être, c'est plus fort et plus intense. Est-ce un coup de foudre ? Je ne saurais m'exprimer... Que faire si je suis tombée éperdument amoureuse de ce livre.

Comment sentirais-je derechef l'envie de vivre une nouvelle aventure ? Comment le pourrais-je, sans que mes pensées me conduisent à Vérone et ses habitants, à l'intrépide et adoré Benvolio et à la belle et forte Rosaline. Ainsi qu'au malheureux et insouciant, Roméo, et le pauvre et torturé Mercutio.

Ce livre est une torture. Une malédiction d'amour et de souffrance, dont je suis éprise. Son charme subsiste en mon sein, me hantant de sa sublime plume. Une langue riche et élégante, qui ravit et rend jaloux tout amoureux, voulant adopter un tel style, qui relève de la perfection, de la poésie et de l'érudit.

Les dernières pages m'ont fait vibrer, transpirer. J'étais livide, écrasée sous le poids d'un suspens insoutenable et la crainte du dénouement. Un supplice qui n'avait pas d'égal seulement les battements et le hurlement de mon cœur tourmenté et malmené, et des yeux gros ouverts à la quête d'un quelconque apaisement dans ces mots et ces lettres, qui défilent devant mon regard ébahi.

Ici même, je déclare mon amour à ce livre, au Prince des ténèbres !

Lisez-le, dévorez-le ! Et laissez-vous vous emporter par cet amour maléfique.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Naelwynn 2017-08-15T16:42:24+02:00
Or

Un très bon livre, truffé de belles références a l'oeuvre originale de Shakespeare.

Cette version, avec ce point de vue de la tragédie que l'on connait tous, serait vraiment à intégrer a la version cinématographique de Baz Luhrman, tant on peut y retrouver certains petits clins d'oeil. (Ce n'est que mon avis personnel là dessus, tout le monde n'étant pas forcément fan de cette version là! :) )

On suit ici Benvolio, le dévoué cousin de Roméo qui doit lui aussi lutter contre ses propres tragédies.

Le fait que l'histoire de Roméo et Juliette ne soit qu'en second plan n'est pas vraiment dérangeant, puisque l'on connait leur destin.

En revanche on en sait un peu plus sur Mercutio, ce personnage un peu énigmatique que l'on connait sans vraiment savoir qui il est réellement.

Bref, ce livre m'a tenu en haleine pendant des jours! je l'ai littéralement dévoré!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par IsaR 2017-07-20T18:35:04+02:00
Or

Il s'agit d'une réécriture de l'histoire de Roméo et Juliette, qui sont ici des personnages secondaires par rapport à un autre couple Montague/Capulet, celui de Benvolio et Rosaline. On suit aussi l'histoire terrible de Mercutio et sa responsabilité dans le drame. C'est cousu de références à la pièce de Shakespeare, très bien glissées dans le récit ; on trouve aussi une sorcière, une malédiction, des duels, un voleur quasi-invisible, et beaucoup de conflits familiaux (entre familles, et à l'intérieur). Vraiment un livre qui ne ressemble à aucun autre, pour moi. Très réussi.

Afficher en entier

Dates de sortie

Prince des ténèbres

  • France : 2017-06-14 (Français)
  • USA : 2014-02-04 (English)

Activité récente

Titres alternatifs

  • The Prince of Shadows - Anglais

Évaluations

Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 28
Commentaires 10
Extraits 15
Evaluations 16
Note globale 6.88 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode