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Extrait ajouté par feedesneige 2015-07-09T01:01:30+02:00

Il était une fois une princesse appelée Poudrerie.

Elle vivait dans le royaume d’Hiver, une immensité blanche située aux confins de la terre.

Grand Froid y régnait en maître et imposait son règne glacé sans jamais se soumettre.

La jeune princesse Poudrerie était la fille du roi Blizzard et de la reine Neige et sa vie était gaie comme un tour de manège.

Le roi Blizzard avait parcouru bien des contrées et soufflé bien des années avant de rencontrer la reine Neige qui recouvrait l’Hiver de son manteau immaculé.

Blizzard et Neige avaient tourbillonné et tourbillonné encore et encore dans une danse effrénée appelée Tempête qui avait duré sept jours et sept nuits sous le regard de Grand Froid, quelque peu amusé.

Peu de temps après la grande Tempête, la princesse Poudrerie ainsi que sa sœur Tornade, la forte tête, virent le jour.

Poudrerie avait la force de son père Blizzard et la légèreté de sa mère Neige. Douce, élégante, insouciante, elle était la préférée de ses parents alors que Tornade, emportée et colérique, ne vivait que tourments.

Au fil du temps, Tornade était devenue tellement jalouse de Poudrerie qu’elle essayait de lui rendre la vie difficile à chaque instant.

Poudrerie adorait danser. Sans cesse en mouvement, elle parcourait l’Hiver en virevoltant joyeusement.

Dans la forêt, elle chatouillait les branches des arbres qui frissonnaient de plaisir, laissant échapper des flocons qui se joignaient à la danse pour se divertir.

Elle courait dans les plaines et caressait les collines, entraînant avec elle toujours plus de flocons avant de se reposer un instant en formant une congère ou un petit pont.

Puis elle repartait de plus belle dans un ballet étincelant, transportant avec elle les murmures du firmament.

Terriblement coquette, Poudrerie aimait se parer des plus beaux flocons qu’elle trouvait dans ses quêtes. Plus ils étaient brillants, plus ils étaient gros, plus elle était fière de les porter sur son dos.

Blizzard et Neige trouvaient cela amusant et leur fille était tellement belle ainsi habillée de lumière naturelle.

Tornade grondait et enrageait, car le spectacle de sa sœur se pavanant ainsi était pour elle si inconvenant.

Alors, elle imagina un plan très méchant pour se débarrasser à jamais de Poudrerie qui prenait toute la place dans le cœur de ses parents.

- Sais-tu ce qu’Aurore Boréale m’a raconté lors d’une nuit sans étoiles ? susurra Tornade à Poudrerie.

- Non, répondit-elle curieuse.

- Eh bien, il paraît que les plus beaux et les plus gros flocons se trouvent au bout de l’Hiver. Loin, très loin vers le sud, de l’autre côté de la terre.

- Ah oui ! s’exclama Poudrerie qui se voyait déjà porter ces joyaux.

- Oui, d’après ce que l’on dit il s’agit de vraies merveilles. Ces flocons seraient tellement purs et brillants que Grand Froid lui-même rêverait de les offrir à Dame Lune pour qu’elle en orne son diadème.

Il n’en fallait pas plus à Tornade pour captiver l'esprit de Poudrerie et aiguiser son envie.

Sa coquetterie piquée au vif, Poudrerie s’élança dès le lendemain vers la frontière de l’Hiver en un mouvement décisif.

Tornade la regarda disparaître au loin dans une étrave d’ivoire, satisfaite de son mauvais coup et espérant bien ne jamais la revoir.

Poudrerie fila vers le sud et ses trésors, laissant sans remords sa famille derrière elle pour assouvir sa passion pour les flocons, qui valaient pour elle bien plus que l’or.

Plus elle cheminait et plus l’immensité blanche perdait l’éclat de sa lumière franche.

Les flocons se faisaient de plus en plus rares et Poudrerie commençait à penser que Tornade lui avait raconté des histoires.

Elle arriva enfin à l’ultime limite de l’Hiver. Des couleurs nouvelles, inconnues pour elle, dominaient le blanc qui depuis sa naissance constituait son univers.

Elle voyageait depuis tellement longtemps vers le sud qu’elle avait perdu en chemin tous ses flocons les moins rudes.

Seuls les plus gros n’avaient pas disparu de sa parure qui la rendait tellement fière et lui donnait belle allure.

Mais la promesse de trésors fabuleux était encore présente dans son esprit aventureux et elle était convaincue qu’elle reviendrait parmi les siens couverte des flocons les plus extraordinaires jamais arborés par une princesse de l’Hiver.

C’est alors qu’elle aperçut au loin le spectacle le plus fascinant : une immense prairie couleur de ciel ponctuée d’avalanches dévalant des montagnes en mouvement.

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