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Extrait ajouté par Jessica-142 2021-10-27T21:40:37+02:00

– Tu me jures que tu ne diras rien ? insiste Luke. Fais semblant, s’il te plaît, fais ça pour moi.

Je penche la tête et l’observe. Il est grave et sa demande revêt un ton solennel qui trouve écho en moi. Il ne plaisante pas, et je sens soudain que je vais devoir lui faire confiance sur ce coup-là. C’est trop important, je crois, pour jouer avec le feu. Et avec un chef mafieux particulièrement flippant, qui n’hésitera pas à m’éliminer, moi ou mon frère. Quant à Luke, j’imagine qu’il ne resterait pas longtemps en vie si King apprenait sa trahison.

Alors je hoche la tête et murmure les mots qu’il attend.

– Je ne dirai rien.

Luke me fixe quelques secondes avant d’opiner du chef à son tour. Nous venons de signer un accord et je me prends à espérer que je n’ai pas pactisé avec le diable en personne.

Décollant son épaule du mur, Luke se met à marcher dans ma direction et s’arrête juste devant moi. Je lève la tête, étonnée, indécise sur ses intentions. Je plisse les yeux alors qu’il se penche et pose sa main droite sur mon chignon. Ses yeux semblent hésitants, mais il retire les neigeuses une à une, libérant ma chevelure qui tombe dans mon dos.

Il la regarde, comme fasciné, et reste ainsi le bras en suspens quelques secondes, avant d’esquisser un sourire narquois. Mais il ne dit rien et ses iris bleus reviennent vers les miens, alors que je sursaute quand, d’un geste brusque, il m’ébouriffe les cheveux des deux mains.

– Mais ? protesté-je aussitôt.

Il ne répond pas et son regard se fait plus intense encore. Il balaie mon visage des yeux, s’attardant sur mes pommettes, mes joues sans doute rouge tomate, puis redescend vers mes lèvres, que j’entrouvre sous le coup de la surprise.

– Je suis désolé, murmure-t-il d’une voix devenue rauque. J’ai promis que je ne te ferai jamais rien sans ton consentement, mais là, j’ai pas le choix. Je m’excuse à l’avance de ce qui va suivre.

Hein ?

Pas le temps de réfléchir au sens de sa phrase qu’il comble les quelques centimètres qui nous séparent et fond sur ma bouche. J’écarquille les yeux, complètement prise au dépourvu, quand je me rends compte qu’il m’embrasse. Il ne se contente pas d’un baiser chaste et léger, non. Il me butine, carrément ! Ses lèvres harponnent les miennes, sucent, lèchent, se fondent en un ballet hypnotique qui me fait fermer les yeux.

J’ai bien conscience que je devrais le repousser, et même lui administrer une gifle bien sentie, mais mon cerveau a visiblement décidé de se déconnecter. Non seulement je me laisse faire, mais j’y réponds ! Impossible d’y mettre un terme !

Le pire, c’est que la main que je sens se faufiler sur mon chemisier et enlever les premiers boutons de mon décolleté, je ne l’arrête même pas !

Bordel, Faith, réagis, tu ne vas quand même pas le laisser te prendre en plein milieu de la bibliothèque de la prison !

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-12-03T19:26:22+01:00

J’ai une envie folle de passer mes doigts dans les petits cheveux qui bouclent sur sa nuque, là, juste sous son chignon strict. Ah, ce chignon, bordel, c’est carrément devenu une obsession. J’en ai même rêvé cette nuit, bon sang, et je ne désire qu’une chose, depuis un mois, c’est de le défaire entièrement et de laisser cascader ses cheveux blond cendré pour voir jusqu’où ils descendent. Je me prends à fantasmer sur leur longueur. Si ça se trouve, ils lui frôlent les fesses. Merde, je devrais éviter d’aller aussi loin dans mes rêveries, je me fais du mal pour rien.

Reste concentré, Luke, et bosse.

Évidemment, maintenant que l’image est imprimée sur ma rétine, mes yeux se meuvent tout seuls, et je relève la tête pour planter mon regard sur la croupe de Faith, pile à la hauteur de mes yeux. Ouais, Faith. Voilà un bon bout de temps que je ne l’appelle plus autrement. Enfin dans ma tête, hein, parce que dans la vraie vie, je donne du « miss Coleman » en permanence. C’est pas l’envie qui me manque d’effectuer un rapprochement avec la demoiselle. Mais je m’efforce de me tenir à distance, parce que ce serait n’importe quoi. D’une, ça ne ferait que m’empêcher de me concentrer sur mon objectif, à savoir me rapprocher des Irlandais. De deux, elle en a vraisemblablement rien à foutre d’un taulard dans mon genre. Elle a sans doute un petit copain, là, dehors, qui la sort au resto, l’emmène au ciné et la tronche le week-end. Rien qu’à l’idée, je grogne. Parce que ça me fait chier, et parce que ça remue dans mon pantalon.

J’ai pas dû être discret parce que quand je relève les yeux vers elle, ce sont deux prunelles d’ambre qui me scrutent avec attention. Les yeux plissés, elle m’observe en silence, tournée vers moi, et je lui balance une mine contrite avec le peu de talent d’acteur que j’ai.

– Désolé, j’avais une crampe au mollet.

Son regard dévie sur mes jambes, avant de remonter sur le reste de ma personne. Merde, heureusement qu’il y a le bureau pour cacher l’érection monumentale qui tire sur les coutures de ma braguette. Mince, c’est pas le moment.

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-12-03T19:24:50+01:00

Elle a dit oui. Elle a accepté une invitation de ce minable. Gallagher, sérieux ? Il a le charisme d’une huître et le physique d’un têtard. Bordel, pourquoi elle a fait ça ? Qu’est-ce qu’elle lui trouve à ce type ? Si c’est son genre, alors je me suis bien trompé sur son compte.

En y réfléchissant, c’est peut-être moi qui ai faux sur toute la ligne. Les femmes, peut-être qu’elles veulent des mecs comme lui. Rassurants, tranquilles, sérieux. J’en sais strictement rien, en fait. Mais c’est sans doute son cas à elle, j’imagine, et je ne devrais pas m’étonner qu’elle ait accepté.

Pourtant, j’ai beau me dire qu’elle n’est pas pour moi, et surtout que je ne suis pas assez bien pour elle, ça m’emmerde. Parce que je l’aime bien.

Je ricane tout seul, assis à ma table. Pauvre con.

Tu l’aimes plus que bien. Tu pourrais au moins l’avouer à ta propre conscience, crétin.

Mouais, non. Je vais continuer à me dire que non. Sauf que si.

Je remue sur ma chaise comme un gosse de 5 ans en mal de récré et relève la tête vers l’objet de ma tentation. Ce chignon, bordel, ce chignon. Et ces yeux. Putain, je me fais du mal pour rien.

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Extrait ajouté par MarinaRose 2021-12-03T19:23:26+01:00

– Bien, prenez vos stylos et inscrivez vos prénoms en haut à gauche. Pas besoin de mettre vos noms de famille, ça y est, je les ai mémorisés.

Le sourire qu’elle nous adresse ce matin ne nous laisse pas indifférents. Enfin je parle pour moi, là, mais je crois ne pas me planter en en faisant une généralité. Je trouve les gars bien sages, honnêtement ; ils sont sûrement bien trop absorbés par sa jolie personne pour songer à s’agiter. Ou peut-être plutôt par son joli petit cul, moulé dans un jean noir qui n’a rien de particulièrement sexy, mais qui est néanmoins le point de mire de quatre-vingt-dix pour cent des paires d’yeux de la salle. La mienne y compris, bien entendu. De jolies fesses, bien rebondies, qui produiraient un joli son au toucher… Bordel, c’est malin, me voilà obligé de réajuster mon pantalon aussi discrètement que possible. Heureusement qu’il y a les tables, parce qu’elle s’enfuirait sans doute en hurlant si elle se rendait compte de toutes les triques actuellement présentes dans cette salle.

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Extrait ajouté par Adeline-113 2021-12-02T00:16:35+01:00

Je pousse un soupir las en avisant les fissures des tuiles, tellement nombreuses que j’en perds le compte en essayant de les dénombrer. Puis, fataliste, j’abandonne mon calcul et balaie du regard l’ensemble de la toiture, mangée par la mousse, rabotée par les vents, délavée par la pluie. Bon sang, tout est à refaire !

– Alors, ma chérie ? Tu vois quelque chose ?

Ah, ça, pour voir, je vois. Mais inutile que je l’alarme plus que de raison, alors je me contente d’un simple pouce levé pour lui signifier que c’est le cas.

– Ne tombe pas, mon cœur !

– Ne t’inquiète pas, Mamie, je fais attention !

Debout sur le dernier barreau de l’échelle, à plus de six mètres de haut, j’évite de me retourner pour regarder ma grand-mère qui, au pied de l’échafaudage de fortune, veille à ce que celui-ci ne glisse pas. Je crois honnêtement que même si c’était le cas, elle n’y ferait pas grand-chose. Elle a presque 80 ans et doit peser cinquante kilos à tout casser. Ça m’étonnerait qu’elle réussisse à me retenir si, d’aventure, l’échelle basculait.

Mes doigts frôlent une tuile et sa surface rugueuse ne m’inspire rien de bon. Poreuse, elle s’effrite carrément sous mes ongles lorsque je gratte un peu. Foutue, complètement, comme toutes les autres, d’ailleurs. Quant aux chéneaux, n’en parlons pas. Ils sont tellement troués qu’ils pissent de partout à chaque épisode pluvieux. Et quand on habite Boston, la flotte, ça n’est pas ce qui manque. Là, nous sommes fin août, et à part pour les quelques rares orages qui se sont abattus sur la région cet été, nous n’avons pas été trop embêtés depuis quelques mois. Mais la mauvaise saison arrive et l’état du toit me donne des sueurs froides.

Bon, inutile de rester plus longtemps, j’ai désormais pleinement conscience de l’ampleur du désastre et surtout des travaux à entreprendre. Lorsque j’atteins le dernier barreau, je tombe directement sur le visage anxieux de ma grand-mère, qui semble m’interroger du regard. Mentir ou dire la vérité, voilà la question. Je gagne quelques secondes en repoussant l’échelle sous l’auvent, me promettant de venir la ranger un peu mieux plus tard dans la journée dans le petit appentis qui jouxte la maison, à l’arrière.

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