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Elles sourient toutes, mais on dirait que seule la Gardienne Egara a droit à la parole. — Dans une certaine mesure, oui. S’il vous plaît, dites-nous comment vous vous sentez après le test. — Bien. Elles ont toutes un air sérieux au visage. La brune qui m’a réveillée de mon rêve, la Gardienne Egara, s’éclaircit la gorge. — Pendant la, hum, simulation... Ah, c’est comme ça qu’ils l’appellent. — … vous avez assisté au rêve en tant que tierce personne ? Ou vous avez eu l’impression que c’était réel ? Je soupire. Comment aurais-je pu faire autrement ? J’ai l’impression d’avoir baisé comme un bonobo avec deux immenses guerriers… et j’ai adoré. — J’étais là. C’était réel. — Vous aviez l’impression d’être son épouse ? Votre partenaire vous voyait comme étant sa propriété ? Sa propriété ? C’était bien plus que lui appartenir. C’était… ouah. — Partenaires au pluriel. Eh oui. Merde. Le rouge me monte aux joues. Au pluriel ? Pourquoi avoir avoué ? Les épaules de la Gardienne Egara se relâchent. — Deux partenaires ? Vraiment ? — Je viens de vous le dire. Elle applaudit. Je me tourne et vois qu’elle est soulagée. — Excellent ! Vous êtes compatible avec Prillon Prime, alors tout semble marcher à la perfection. Un grand guerrier doré rien que pour moi, comme ceux qu’on voit à la télé ? Je valide. Heureusement que je n’ai pas été accouplée à des guerriers d’autres races. D’ailleurs, je me demande si elles existent vraiment. La Gardienne s’adresse à l’une des autres femmes : — Gardienne Gomes, pouvez-vous informer la Coalition que le protocole a été validé dans la population humaine et semble fonctionner parfaitement ? Nous serons en mesure d’enrôler des épouses volontaires dans nos sept centres d’ici quelques semaines. — Bien sûr, Gardienne Egara. Avec plaisir, répond la Gardienne Gomes avec un fort accent portugais. J’ai hâte de retourner voir ma famille à Rio. La Gardienne Egara pousse un soupir de soulagement. Elle prend une tablette posée sur la table à l’autre bout de la pièce et revient vers moi. — Très bien. Étant donné que vous êtes la première femme participant au Programme des Épouses Interstellaires, j’espère que vous ferez preuve de patience durant l’élaboration des protocoles. Elle sourit, elle est rayonnante, m’envoyer loin de la planète pour épouser un extraterrestre inconnu la galvanise. Toutes ces femmes ont vraiment été épouses d’extraterrestres ? Pourquoi est-ce que ce sont elles qui posent les questions ? Je veux en savoir plus. Quelques mois en arrière, les extraterrestres n’étaient que des petits bonshommes verts comme dans les films, des petites créatures dégoûtantes avec des tentacules qui squattaient notre corps et déposaient des larves faisant éclater notre poitrine. OK, j’ai dû regarder trop de films de science-fiction. J’ai les jetons, il est temps de filer. — Hum… je dois d’abord parler à mon père. Sinon il va s’inquiéter. — Oh, bien sûr ! Elle recule et baisse sa tablette, qu’elle met de côté. — Faites vos adieux, Amanda. Une fois le protocole lancé, le processus de transformation débutera et vous partirez immédiatement. — Aujourd’hui ? Maintenant ? Eh merde. Je ne suis pas prête là, tout de suite. Elle hoche la tête. — Oui. Maintenant. Je vais chercher votre famille. Elle me laisse seule, et les autres femmes sortent en file indienne derrière elle. Je fixe le plafond, serre et desserre les poings, et j’essaie de rester calme. Mon père ? Ouais, même pas vrai. Il n’est pas de ma famille, mais la Gardienne ne le sait pas. Je ne suis pas retournée à New York depuis deux mois. Mon appart ? Disons plutôt un pied-à-terre où dormir lorsque je ne suis pas en mission. Ce qui ne se produit… quasiment jamais. Au moins, ça ne me manquera pas. Mon patron a réussi à m’appeler durant mes trois seuls jours de congé en trois mois et m’a emmenée directement de New York au Pentagone, où j’ai passé deux mois en débriefing et préparation intensive. Lorsque j’ai atterri à Miami, ils sont venus me chercher en limousine. J’aurais dû me douter que je ne rentrerais plus chez moi une fois le processus enclenché. Putain, je le savais, mais dans un coin de ma tête, j’espérais encore que tout cela n’était qu’une vaste farce. Je n’ai pas eu cette chance, et je ne pouvais rien faire. Impossible de dire non à la Compagnie. Je ne pouvais pas abandonner mon poste aussi facilement. Ce n’était pas la Mafia, mais un espion ne peut pas démissionner pour devenir prof, par exemple. Il y a toujours une nouvelle mission. Un boulot. Une nouvelle menace, un nouvel ennemi. Mais de là à m’envoyer dans l’espace en tant qu’épouse extraterrestre ? C’est aberrant, même pour eux. Je sais néanmoins pourquoi j’ai été choisie. Je parle cinq langues couramment, je suis espionne de terrain depuis cinq ans, et, fait important, je suis célibataire, je n’ai pas de famille et par conséquent, rien à perdre. Mes parents sont morts et je suis une femme. On dirait que les extraterrestres ne veulent que des épouses femelles, je me demande s’il y a des homosexuels parmi eux. Les guerriers gays se marient-ils ? Ou est-ce qu’ils se débrouillent avec leurs potes guerriers et s’en contentent ? Tant de questions sans réponses. Voilà pourquoi ils ont besoin de moi. Cobaye ? Agneau sacrificiel ? Ouais. C’était un bon résumé. La lourde porte s’ouvre et mon patron entre, suivi d’un homme que je reconnais. Je l’ai déjà vu. Ils portent des costumes bleu clair, des chemises blanches, une cravate jaune et l’autre à motifs cachemire. Ils ont les tempes grisonnantes et arborent la coupe militaire réglementaire. Ils paraissent insignifiants, le genre de types qu’on croise dans la rue sans les remarquer, à moins de les regarder droit dans les yeux. Ce sont les deux hommes les plus dangereux que je connaisse, et j’en connais un tas. Le Président les a choisis pour rétablir la vérité sur cette nouvelle menace extraterrestre. Apparemment, je ne suis pas la seule à ne pas croire à toutes les conneries débitées par ces extraterrestres ‒ nous venons vous sauver, nous voulons vos soldats et vos femmes. Aucun État sur Terre n’était très content, et les États-Unis et leurs alliés sont déterminés à découvrir la vérité. Grâce à mes origines ‒ un père irlandais et une mère moitié africaine, moitié asiatique ‒, ils sont tombés d’accord sur un fait : je suis la représentation parfaite de l’espèce humaine. Ils m’ont demandé de me porter volontaire pour cette mission. Quelle chance. — Amanda. — Robert.

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Je bafouille, mais mes partenaires m’entendent et resserrent leur étreinte. Nous ne faisons plus qu’un, pour l’éternité.

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— Tu verras. Enlève ta chemise.

Je regarde le petit objet métallique entre ses mains, puis je le regarde lui. Il attend patiemment, calmement que je me décide à tenter l’aventure ou pas.

— Tu veux que j’enlève ma chemise.

— Je te veux nue et implorante, alors commençons par la chemise.

Merde. Pourquoi me dire ça ? C’est hyper torride.

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— Mademoiselle Bryant, vous êtes désormais une épouse guerrière de

Prillon Prime. Vous vous conformerez aux coutumes et aux lois de cette planète.

Si votre partenaire ne vous convient pas, vous pouvez faire une demande pour obtenir un nouveau partenaire primaire à l’issue d’une période de trente jours.

Vous continuerez le processus d’accouplement sur Prillon Prime jusqu’à ce que vous trouviez un partenaire qui soit digne de ce nom.

Je tire sur les liens qui me maintiennent sur la table. Mon esprit turbine à mille à l’heure. Pouvais-je m’échapper ? Changer d’avis ? Pour toujours ? Ne plus jamais rentrer chez moi ? Abandonner la Terre à jamais m’oppresse, je manque d’air. La pièce commence à tourner.

— Mademoiselle Bryant... Oh, mon Dieu.

La Gardienne Egara effleure la tablette qu’elle pose sur la table derrière elle.

— Tout ira bien, ma petite. Promis.

Promis ? Elle me promet que tout va bien se passer alors qu’on va me faire voyager dans l’espace et que je ne… rentrerai plus jamais chez moi ?

Le mur situé derrière moi s’éclaire d’une étrange lueur bleu clair. Le fauteuil bouge légèrement et se déplace vers la lumière.

Je ne peux pas regarder. Je ferme les yeux et me concentre sur ma respiration. Je ne dois pas paniquer. Jamais. Ça ne me ressemble pas.

D’un autre côté, c’est la première fois que j’éprouve des orgasmes multiples dans un putain de fauteuil. Et je n’ai jamais ô grand jamais fantasmé sur deux partenaires en même temps. Je n’ai jamais rien éprouvé de pareil sur Terre.

Serait-ce comme ça ? Allais-je ressentir ce genre de choses avec mes hommes ?

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Le regard sombre d’Amanda est sérieux et interrogateur. J’aime cet aspect de sa personnalité, tout comme j’aime la séductrice sauvage qui se soumet à mes désirs sexuels en beauté. C’est le leader qu’il me faut pour mon peuple, la seule et unique Dame Zakar que je pensais ne jamais trouver.

Ma main tremble lorsque j’effleure sa mâchoire, ses traits fins. Elle ne se dégage pas, et me regarde avec cette intelligence tranquille que j’admire et que j’attends d’elle.

— Notre technologie de régénération peut sauver des millions de vies, mon amour, mais elle peut aussi en détruire le même nombre. Voilà pourquoi nous estimons qu’il n’est pas opportun de la partager avec les dirigeants de ton monde. Ils se chamaillent pour des questions de territoires et de religion, ils sont en guerre et tuent des dizaines de milliers de personnes alors qu’ils possèdent déjà la technologie nécessaire pour nourrir les affamés, soigner les malades, prendre soin de tous les citoyens de la Terre. Ils ne se respectent pas entre eux, n’éduquent pas leurs semblables, n’honorent ni ne protègent leurs femmes. Il faudrait être vraiment idiot pour donner des armes aussi sophistiquées à un peuple aussi primitif.

Je la regarde tandis qu’elle enregistre mes paroles, les considère comme vraies et les accepte. Je ne mens pas, nos colliers lui transmettent ma sincérité, tout comme le sien me renvoie ses doutes.

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